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mardi, 11 septembre 2007
Revue de presse (XV)
« Qu’est-ce qu’évoque encore le nom de Montaigne aujourd’hui ?
Pour la plupart, c’est son amitié avec La Boétie qui subsiste, mais grâce à la chanson de Brassens (…).
« À Bordeaux, on se souvient parfois qu’il fut quatre ans maire de la ville… mais qu’il préféra rester dans son château du Périgord pendant la peste de 1585. Autre reproche qu’on lui adresse de temps à autre : l’indifférence affichée envers ses “deux ou trois enfants” morts au berceau (Céline a écrit une fort belle page là-dessus dans Voyage, séquence 25 : « Peut-être qu’il avait du chagrin ? Du chagrin de l’époque ? »
« Aux lecteurs les plus jeunes, on conseillera d’abord une anthologie : là encore, il faudra éviter les “petits classiques” actuels et chercher les anciens dans les boîtes (…).
Nos chères têtes blondes (ou brunes) y feront des découvertes. Par exemple que l’essai sur l’éducation (I, 26) ne s’en prend pas seulement aux programmes trop lourds ni aux maîtres trop rudes. « Otez-moi la violence et la force » dit certes Montaigne. Mais aussitôt après : « Endurcissez-le [votre enfant] à la sueur et au froid, au vent, au soleil… Accoutumez-le à tout. » Car Montaigne veut un garçon “vert et vigoureux” qui préfère la musique militaire à celle des fêtes foraines, et “revenir poudreux et victorieux d’un combat” plutôt que d’une partie de tennis ou d’une surprise-partie (“de la paume ou du bal”). Eh oui, Montaigne était “fana-mili”, c’est une chose qu’on dit peut. »
(“Présent littéraire”, samedi 25 août)
À rapprocher de l’ambition pédagogique des instituteurs de gauche : supprimer les taloches, les fessées et les coups de pieds au cul pour les remplacer par de petits discours moralisateurs.
10:28 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : montaigne



Commentaires
mouais..une amie m'avait dit que les familles maghrébines en Frane avaient bcp de mal à éduquer leurs enfants comme il faut, parce ces derniers après une bonne correction bien méritée filait directement au commissariat.
Ecrit par : Gretel | mardi, 11 septembre 2007
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