mardi, 22 juillet 2008
"Meetic", piège à cons
Comment expliquer que les gonzesses qui pour beaucoup seraient prêtes à payer pour ne pas se faire draguer dans le métro, sauf la bobo trentenaire dont les ovaires commencent à faire "bling-bling", le genre Carla Bruni pas encore casée, sur le strapontin de gauche ou de droite, comment expliquer que les gonzesses paient pour se faire draguer sur "Meetic" ?
Seraient-elles assez bêtes pour croire qu'on ne va pas les prendre sur "Meetic" comme dans le métro, pour des femmes-objets ?
Ou serait-ce un "must" pour une bourgeoise de jouer à la putain ?
Ou est-ce que la "femme moderne" ne préfère pas le miel au sperme, l'homme en photomaton souriant, plutôt que l'homme en chair et en bite, ce violeur potentiel ?
Si comme le dit Patrick Besson - qui s'y connaît -, les relations bourgeoises commencent toujours par un interrogatoire de police, alors "Meetic" est le plus grand commissariat sexuel de France.
Ah, j'allais oublier... Par la grâce du féminisme, passé par là, qui a oeuvré pour faire de la femme un homme comme tout le monde et vice-versa, "Meetic" n'est pas seulement un "piège à cons" mais aussi un formidable attrape-couillons. Bref "Meetic" est le non-lieu de rencontre idéal entre connes et couillons.
"La courtisane est la parure de la civilisation capitaliste. Qu'elle cesse d'orner la société et le peu de joie qui reste encore en ce monde ennuyé et attristé, s'évanouit ; les bijoux, les pierreries, les étoffes lamées et brodées deviennent inutiles comme des hochets ; le luxe et les arts, ces enfants de l'amour et de la beauté, sont insipides ; la moitié du travail humain perd sa valeur. Mais tant que l'on achètera et que l'on vendra, tant que le Capital restera maître des consciences et le rémunérateur des vices et des vertus, la marchandise d'amour sera la plus précieuse et les élus du Capital abreuveront leur coeur à la coupe glaciale des lèvres peintes de la courtisane.
Si la raison n'avait pas abêti l'homme, si la foi avait ouvert les portes de son entendement, il aurait compris que la courtisane, en qui vont les luxures des riches et des puissants, est un des moteurs du Dieu Capital pour remuer les peuples et transformer les sociétés."
Paul Lafargue
06:50 Publié dans Anti-journalisme | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : patrick besson, carla bruni, meetic
jeudi, 05 juin 2008
Le goût bourgeois
C'est marre de toutes ces odes à la beauté de Carla Bruni dans les médias !
Il faut bien que quelqu'un le proclame, à la fin, que Carla n'est qu'un boudin, un boudin maigre, mais un boudin quand même. Est-ce de voir tous ces cadavres et tous ces camps de travail à la télé qui a donné aux téléspectateurs le goût du fil de fer ? A moins que ça ne vienne du puritanisme laïc, de l'anorexie-boulimie capitaliste ?
Quand je pense que Patrick Besson a couché avec cette gonzesse ! Il faut avoir du vice ! Ce devait être une manière de défi sado-masochiste pour lui, étant donné qu'il doit bien peser cent kilos de plus qu'elle.
Une femme qui n'a pas de forme... Ici j'ouvre une parenthèse : avoir une forme ne signifie pas avoir des formes, être grosse, mais avoir une ligne fascinante. Une forte poitrine, par exemple, est plutôt nuisible. Un peintre classique diminuera la poitrine (ou le sexe masculin) pour obtenir une création plus harmonieuse, pour ne pas briser sa ligne abstraite. Une forte poitrine nuit à la gravité (cf. les cours du professeur P.). Le pire étant une fille maigre à forte poitrine, le modèle capitaliste. Déduire le régime social du XVIe siècle de la peinture du XVIe siècle, comme la majorité des contemporains, c'est rabaisser la peinture au niveau de la photographie ou du trompe-l'oeil.
La femme, chez les maîtres, n'est ni excessivement grosse ni excessivement maigre. Si Rubens ou Boucher en rajoutent un peu ici ou là, c'est à leur caractère flamand qu'il faut l'attribuer, qui joue des effets de coloris et de carnation à un point que la peinture italienne ne cherche pas à atteindre, ayant à sa portée d'autres moyens. Mais Rubens ne confère pas de valeur mystique à la couleur ou à la lumière, comme Hegel fait naïvement, puis les ultimes crétins Klee ou Rothko (etc., etc.), ésotériques imbéciles programmés.
Une femme qui n'a pas de forme (l'allure, le port en font partie) peut tenter de compenser par le vêtement ou l'expression. La chirurgie esthétique à laquelle Carla Sarkozy a visiblement eu recours est le meilleur moyen de tuer l'expressivité, de surmonter son squelette d'une tête de mort. Carla c'est "Fantômette à l'Elysée". La femme transparente. Du concept, de l'essence de femme, sans aucune féminité.
11:24 Publié dans Anti-journalisme | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : carla bruni, patrick besson
jeudi, 27 décembre 2007
Puceau
À Sarkozy, à Enthoven père et fils, et à Arno Klarsfeld, il faut ajouter, paraît-il, Laurent Fabius et Patrick Besson. Celui-ci a écrit élégamment quelque part qu'il avait "servi dans le même corps que le président de la République". Ça doit être de Sacha Guitry ou de quelque autre auteur de boulevard apprécié de Besson ; les citations aussi peuvent resservir. Moi je peux me vanter de n'avoir pas été attrapé par Carla Bruni ! Ou presque, vu qu'à dix-sept ans, j'ai quand même été amoureux d'elle quelques jours, à la suite d'une interviou à la télé. Mais c'est resté platonique, et c'était inévitable : la conversation d'une aristo italienne ne pouvait manquer de produire une forte impression sur le jeune lycéen provincial que j'étais alors. Aujourd'hui, si j'étais Président de la République, quitte à prendre un modèle, j'en prendrais un plus récent. Ou quitte à prendre une chanteuse, je prendrais plutôt Rihanna. Et si la conversation n'était pas à la hauteur du reste, eh bien tant pis, on ne causerait pas. Patrick Besson a l'air d'être fier d'être passé avant le président ; aurait-il été aussi fier s'il était passé après ?
17:16 Publié dans Anti-journalisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : laurent fabius, nicolas sarkozy, patrick besson, carla bruni, arno klarsfeld
vendredi, 30 novembre 2007
Table rase de la télé*
*En remplacement de la chronique de Patrick Besson, trop occupé à cirer les pompes de BHL.
"Flash back" sur Danielle Mitterrand, l’Antigone du Parti Socialiste : je comprends mieux François Mitterrand. Danielle est laide mais elle est jeune. Comme dit le poète romantique Hogarth : « La beauté, c’est la vie. » Une beauté que le cinéma et la télé sont à peu près incapables de rendre. Le cinéma c’est la mort. Dans le meilleur des cas une danse macabre : Charlie Chaplin.
Mais je m’égare. Danielle Mitterrand remonte aux temps héroïques. Je l’imagine en cotte de mailles, escortée de quelque vengeur masqué, faisant pendre haut et court les traîtres du parti socialiste par charettes entières.
Il y a deux façons de voir François Mitterrand. Comme celui qui a ouvert la boîte de Pandore et déchaîné les baveux, la presse, cet organe qui charrie la merde comme une canalisation d’égout. Ce point de vue est un peu anachronique vu que Giscard avait déjà ouvert largement les vannes de la modernité version gadget libéral.
Ou alors on peut voir Mitterrand comme un homme seul, impuissant à faire la révolution antilibérale. C’est pas les imbéciles et les traîtres qui ont manqué dans son entourage. Pour les imbéciles il y a Mauroy, Rocard, Dumas, la liste est longue. Pour les traîtres il y a Jacques Attali, évidemment, mais aussi Lionel Jospin. On peut être un imbécile ET un traître. Lent suicide de cet homme couvert de femmes après son échec.
06:55 Publié dans Anti-journalisme | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : danielle mitterrand, patrick besson
mardi, 02 octobre 2007
Table rase de la télé
Ravages du féminisme : Patrick Besson, pour pouvoir s’acquitter de ses pensions alimentaires et continuer de résider dans le centre de Paris, vu que la littérature eût payé mais qu’elle ne paye plus, Patrick Besson brigue un fauteuil à l’académie française ou autre ; à moins qu’un producteur veuille adapter son dernier bouquin au cinéma ? Il met tout son cœur, il fait au plus niais pour rendre son style le plus cinématographique possible. Autant dire qu’il a décidé de s’intégrer complètement. Fini les serberies qui faisaient son charme et des victimes mieux choisies que celles de Milosevic. Place au Besson-BHL - à moins que ce ne soit un Besson-Sollers ? S’il était moins grand, je verrais bien aussi Besson jouer dans des films de Houellebecq pour gagner sa croûte vu qu'il a une gueule d’informaticien (cf. Bill Gates). Quand on est trop petit, on met des talonnettes, mais quand on est trop grand ? Entre l’impertinence et la franchise d’une part, et Jean d’Ormesson ou Éric Orsenna d’autre part, lorsqu’on n’a pas de pensions alimentaires excessives à verser, le choix n’est pas difficile à faire ; alors j’ai décidé de remplacer Besson et son “Plateau télé”, d’essayer de tuer la télé à sa place, Don Quichotte moderne (Bien sûr je refuse par avance toute offre de collaboration au Point - déontologiquement, c’est impossible.)
11:48 Publié dans Anti-journalisme | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : patrick besson, eric zemmour
mercredi, 26 septembre 2007
Trop d'immigrés à la télé
À la télé, l’historien Michel Winock avance timidement que le pouvoir des médias dépasse désormais celui des hommes politiques ; vu l’irresponsabilité des médias, ça lui semble inquiétant. Ce danger, Simone Weil le pointait déjà sans aucune timidité il y a plus de soixante-dix ans ! La démocratie, au plan de la pensée, apparaît comme une sorte d’âge glaciaire. Régis Debray accuse soixante-dix ans de retard ; ce n’est qu’au plan de la syntaxe, complètement décadente, qu’il a dix ans d’avance. Même pour défendre l’égotisme bourgeois, il n’y a plus de philosophe du niveau de Sartre. La critique de la télé à la télé est forcément timide, quand la télé ne suscite pas carrément des guignols, de Gaccio à Jean-François Kahn en passant par Karl Zéro-talent, pour agiter des chiffons rouges : le fachisme, l’islam, la scientologie, l’antisémitisme, le réchauffement, etc., et faire diversion. En l’occurrence c’est F.-O. Giesbert, mi-homme de Cromagnon, mi-brute yankie, qui réplique à Winock que rien n’a vraiment changé sous le soleil depuis les démagogues de la Grèce antique. Winock disposait pourtant d’un bon exemple tout frais, celui de la guerre en Irak, déclenchée par les médias yankis d’abord, qui ont forcé la main de l’administration Bush, débordée par l'"enthousiasme populaire". Non contents d’avoir semé la zizanie en Irak, les démocrates voudraient voir maintenant l’anarchie régner en Birmanie. La dictature chinoise est beaucoup plus supportable : les Chinois sont de futurs clients - en Birmanie, il n'y a que des bonzes et des soldats.
08:00 Publié dans Anti-journalisme | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : patrick besson, beigbeder
mercredi, 15 août 2007
Explication de texte
Toujours à propos de Baudelaire, voici un exemple, tiré de Patrick Besson, de la façon dont certains auteurs contemporains lui font dire n'importe quoi. « Ce qu’il y a d’enivrant dans le mauvais goût, c’est le plaisir aristocratique de déplaire. » (dans "Fusées") : de cette tirade de Baudelaire, Patrick Besson déduit que le bon goût est "bourgeois". Il a dû lire Baudelaire par-dessus la jambe d'une petite pintade. (C’est souvent comme ça avec les Serbes, j'ai l'impression ; au début on les trouve amusants, mais au bout d'un moment ils finissent par vous agacer ; ils n'ont pas le sens du paradoxe comme les Français, mais l'esprit de contradiction.) Le contresens ou l'anachronisme est parfait : en effet l'idée que le bon goût est l'apanage des bourgeois est une idée on ne peut plus à la mode aujourd'hui… dans la bourgeoisie ; alors que Baudelaire dénonce justement le conformisme bourgeois et loue l'indépendance d'esprit aristocratique. Le plus dur, et ça l'histoire contemporaine nous le montre bien, c'est de distinguer le bon goût du mauvais goût, le diamant du strass, un amateur d'art de Bernard Arnault. Et ça Baudelaire savait le faire. Était-il plus bourgeois que Patrick Besson pour autant ? Rien n'est moins sûr.
08:30 Publié dans Critique littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : baudelaire, patrick besson

