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  • Sur le ring

    « Excusez-moi d’employer un mot un peu compliqué… » (Maurice G. Dantec).

    Sur le ring d’Ardisson, Maurice Dantec n’a pas tenu un round… Son patalangage n’a pas traversé la garde serrée de Malek Chebel, obscur mi-lourd sorti d’on ne sait trop quel distributeur automatique de diplômes universitaires, et qui a démoli en quelques directs prévisibles mais efficaces le champion des catholiques identitaires. Ce traître de Baffie n’a même pas eu besoin de sortir ses banderillettes.

    Dantec a peur, très peur, c’est sûr, ça se voit rien qu’à ses lunettes noires qu’il n’ôte que pour écrire (du moins j’espère). Mais de quoi ? Peur de l’Islam ? de Ben Laden ? des Kosovars ? des Banlieusards ? d'être reconnu ? Peur d’être comparé à Houellebecq ? Il n’a pas l’air de le savoir - c’est peut-être pour ça qu’il flippe tant.

    C’est pathétique, comme lorsque Bambi est poursuivi par les méchants chasseurs. J’écrase une larme de compassion pour mon frère. Je ne veux pas qu’on dise que je suis insensible. La dernière fois que j’ai entendu quelqu’un dire qu’il était catho sur un plateau, c’était Sarko, ça m’avait moins ému. Il faut dire que c’était avant qu’il soit cocu (catho et cocu, ça fait beaucoup).

    On se dit qu’il aurait mieux fait d’avoir peur d’Ardisson, Dantec, et de ses matches truqués, de planquer un peu de plomb dans la doublure de ses gants.

    Quelques minutes auparavant, l’onctueux Jean d’Ormesson s’était fait mettre dans le podex avec une élégance bien française. Dantec, lui, a préféré mettre les bouts en boudant. Il a raison, les temps changent.