Antijeu débile
Quelle affliction, mon Dieu, ce match qui se déroule sous nos yeux pour savoir qui des Arméniens ou des Juifs possèdent le plus beau génocide !
L'escouade des philosophes existentialistes, des théologiens de la choa, des avocats juifs, arméniens, juifs-arméniens, des éditorialistes chiants, est mobilisée. Tous les professionnels de la langue de bois, du langage politiquement correct, des triples saltos de la raison pure, se précipitent pour entrer sur le terrain. On n'hésite pas à essuyer ses crampons sur le voisin pour se faire sa place au soleil de la déraison. Et les médias sont là pour encourager tout ce beau monde. C'est la hola dans les tribunes ! Les sponsors doivent être ravis.
Après le but marqué par l'attaque arménienne, Pierre Nora slalome entre les génocides, tente un passement de jambes pour bluffer la défense adverse sous le nez de l'arbitre : « La multiplication de ces lois mémorielles représente une négation de la liberté d'expression et de la démocratie. », avant de s'emmêler dans la négation de la négation qui n'existe pas et de chuter lourdement au sol : « Quant aux négationnistes, il existe déjà tout un arsenal judiciaire qui permet de les coincer. »
La séance de tirs au but avec Finkielkraut, Mgr Lustiger, Luc Ferry, Patrick Devedjian, Michel Onfray, etc., etc., s'annonce d'ores et déjà d'un ennui mortel. C'est d'ennui qu'ils vont tous nous faire crever, je vous jure. C'est marre de l'argument de la chemise ouverte de BHL, des grosses moues vaseuses de Luc Ferry, des yeux transparents de Charles Berling, il faut rappeler Voltaire, Diderot et Rousseau en équipe de France !!
Quant aux "noirs" et aux "homos", ils sont furax que la coupe se joue pas sur leur terrain. C'est toujours pareil, c'est toujours les mêmes qui touchent les droits ! De dépit, un collectif d'"ogres noirs" complexés a fait interdire une compilation de chansons d'époque coloniale intitulée Le beau temps des colonies. C'est tout ce qu'ils ont trouvé à se mettre sous la dent. La Fnac épinglée pour non-conformité, il fallait le faire !
