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  • Révisionnisme ?

    Je me réveille ce matin décidé à parler du révisionnisme et des révisionnistes sur mon blogue. Allez savoir pourquoi ? Mystères de la conscience, arcanes du cortex. À me colleter avec la vérité, toute la vérité, rien que la vérité, en évitant les provocations inutiles et les faux-semblants. Quand soudain, j’entends une petite voix à l’intérieur de moi-même, une petite voix qui me dit : «Lapinos, Lapinos, tu es fou, tu te prends pour Tintin ou quoi ? Tu veux prendre des coups de bâtons comme Faurisson ?» C’est mon instinct de survie qui s’est réveillé et qui me parle avec fermeté.

    J’hésite, ne sachant pas encore très bien qui va l’emporter, de Tintin ou de l’instinct de survie, quand j’aperçois Marjolaine qui vient à ma rencontre, boulevard des Capucines. Marjolaine de Marjolaine et les Millionnaires bien sûr, je n’en connais pas d’autre.
    Sa casquette de baise-baul ne m’a pas empêché de la dévisager et de la reconnaître. Elle porte une culotte de cheval moulante et des bottes. Elle agite dans sa main quelque chose que je prends d’abord pour une cravache mais qui n’est qu’en fait qu’un gros porte-clefs. D’un pas nonchalant, on dirait qu’elle rentre chez elle. Elle n’a pas l’air pressée, s’ennuirait-elle ?

    Hélas, je n’ai pas vraiment le temps de m’arrêter, et le problème avec Marjolaine, selon moi, c’est qu’elle manque d’exotisme, elle s’est trop bien acclimatée, jamais elle n’étouffe un petit rire coquin du bout des doigts comme font les autres Asiatiques et c’est ce qui fait leur charme.

    Mais, comme je ne suis pas bégueule, je me retourne quand même sur la chute de reins du tonnerre de Marjolaine. Peut-être que sans elle j’aurais parlé du révisonnisme et des révisionnistes, après tout.