Le sujet de l'affaire Epstein-Maxwell n'est pas celui des moeurs pédophiles des élites mondialistes, dévoilées dès 1932 par A. Huxley dans son "Brave New World", moeurs qui s'avancent très souvent masquées derrière la "protection de l'enfance".
L'illusion d'Huxley était de croire que cette bestialité était compatible avec la non-violence, et que le libéralisme perfectionnerait le nazisme grâce à des méthodes de conditionnement plus sophistiquées, telles que celles que le réseau Epstein a mises en oeuvre à une échelle réduite, dans un but de trafic d'influence politique.
Orwell, lui, n'évacue pas comme Huxley le ressort historique fondamental de la lutte des classes : la domination sadienne par les élites dirigeantes des citoyens entraînés au masochisme (la culture totalitaire de la "résilience") : c'est pourquoi il ne conçoit pas un totalitarisme non-violent. Huxley fut bien obligé d'admettre en 1958 que l'eugénisme libéral transhumaniste n'avait pas tenu ses promesses d'un être humain fabriqué en éprouvette. Ce cauchemar n'a pas eu lieu, mais les eugénistes libéraux continuent d'en rêver au XXIe siècle. Le régime totalitaire chinois a poussé le curseur de l'eugénisme d'Etat au maximum, tandis que les sectes évangélistes aux Etats-Unis représentent la seule opposition en Occident à cette politique eugéniste étatique.
J. Epstein, c'est le marquis de Sade expert-comptable, qui gère la traite des blanches avec un professionnalisme de rond-de-cuir. Il y a quelque chose de puéril dans la sexualité des violeurs d'enfants, que l'on retrouve aussi dans le clergé catholique immature, autre cas de pédophilie criminelle systémique à grande échelle.
Sommé de se justifier en raison de ses liens avec le couple de proxénètes Epstein-Maxwell, Jack Lang a pointé du doigt "Mai 68", comme Joseph Ratzinger il y a quelques années. On pourrait démontrer sans peine que le mouvement de "Mai 68" est le plus hostile qui soit à la culture de masse infantilisante pédomaniaque. "Mai 68" oppose la jouissance aux moeurs sado-masochistes totalitaires, quasiment comme Orwell. L'homosexualité est avant tout emblématique d'une sexualité sado-masochiste et elle n'a jamais été idéalisée en Occident en dehors du contexte totalitaire et de la société de consommation.
Epstein s'installe donc à Paris en 2019 après avoir purgé une courte peine de prison aux Etats-Unis, et y développe son entreprise de trafic d'influence politique sans se heurter au moindre obstacle, ce qui implique la complicité des autorités judiciaires françaises ou leur gabegie. Il fait de même de l'autre côté de la Manche au Royaume-Uni, capitale secondaire de l'empire anglo-saxon.
L'ex-conseiller de N. Sarkozy, Alain Bauer, est la seule personnalité publique de premier plan à oser s'exprimer sur l'affaire Epstein-Maxwell. Il tient peut-être à préserver son honneur intact, dans la mesure où l'inertie du système judiciaire fait peser le soupçon sur l'ensemble de la classe politique ? Ou bien la liquidation politique de N. Sarkozy par le système judiciaire lui reste-t-elle en travers de la gorge ? N. Sarkozy aurait opéré pour le compte de Washington "à l'insu de son plein gré", comme son complice Alain Juppé ?
L'affaire Epstein opère comme une véritable ordalie, en particulier aux Etats-Unis où Elon Musk a introduit une (relative) liberté d'expression : le limogeage de la procureure générale Pam Bondi (garde des sceaux) montre qu'un Etat profond ne peut pas enquêter sur un Etat profond. Cette démission forcée a eu pour effet de semer le doute dans l'électorat MAGA de D. Trump. Le doute profite au parti démocrate à la veille des élections de mi-mandat : du banc des accusés, il est passé à celui d'accusateur.
L'affaire Epstein souligne le mobile impérialiste de l'Etat profond, pourquoi l'utopie libérale démocratique a fait long feu dès la fin du XIXe siècle.
Dans le contexte français moins démocratique, où les médias sont contrôlés à 100% par des oligarques, il s'est avéré plus facile de déminer l'affaire Epstein pour la presse française (tandis que le premier ministre anglais a été contraint de démissionner). Le peu d'empressement des leaders de l'opposition "d'extrême-droite" et "d'extrême-gauche" à réclamer une enquête parlementaire peut être interprété comme un signe de leur dépendance vis-à-vis d'un Etat profond coordonné depuis Bruxelles depuis le confinement sanitaire et le coup d'Etat du surendettement de 800 milliards d'E. Macron et U. von der Leyen.
Cependant la campagne des présidentielles françaises coïncide avec les élections aux Etats-Unis, où l'affaire Epstein joue un rôle crucial. Si les dirigeants de l'UE ne parviennent pas à contrôler les réseaux sociaux américains, l'ordalie Epstein pourrait parasiter les élections françaises, destinées à élire le ou la remplaçante idéale d'Emmanuel Macron aux yeux d'U. von der Leyen et de la Commission.