Ah, les Parisiennes sont enfin de retour ! Il était temps ! Les jolies femmes fêtent Noël en province mais le Jour de l’An à Paname, apparemment.
Mon frère m’a offert un joli slip de bain à Noël, aux couleurs de l’Empire prussien, car l’ancien commençait à être usé sur la raie des fesses. C’est toujours là que les slips de bains s’usent d’abord. Paradoxe qui m’interpelle.
Je l’ai étrenné hier à la piscine de la Porte Dauphine. Où j’ai été témoin, dans les douches mixtes, d’une scène qui m’a ému.
J’observe la fillette de quatorze ans en bikini qui se savonne en face de moi, avec son approbation muette - un grand sourire mutin -, et je m’apprête à lui adresser un clin d’œil admiratif alors qu’elle n’est pas tout à fait à mon goût, en fait, pas assez formée, mais pour étoffer un peu son capital confiance, quand je remarque que son voisin, un tout petit Hindou, bande très dur. Sous son caleçon élastique qui ne masque rien de son état, je vois sa bite se tendre à l’horizontale. Il n’éprouve aucune gêne. Il vient même quémander un peu de savon liquide, que la fillette lui verse au creux de la main, en se gardant tout de même de toucher du doigt l’intouchable, puis l’Hindou retourne sous son jet, toujours raide comme l’envie. C’est peut-être son état normal ?
La fillette pouffe un peu en me regardant, me prenant à témoin. De quoi ? De son innocence ? L’Hindou aussi a un petit rire aigu. Je suis bien obligé de m’esclaffer à mon tour. C’était charmant. Et si la piscine était le dernier havre de liberté ?