Au-delà du réseau
Car, comme dirait ce bon Dr Knock, nulle foi n’est complètement saine de tout germe d’hérésie, en cherchant bien. M’auscultant, je crois déceler chez moi tantôt les symptômes d’un dangereux pélagisme, tantôt ceux, au contraire, d’un jansénisme pernicieux. J’ai voulu en avoir le cœur net et je me suis plongé dans les “Confessions” de saint Augustin, en poche, chez Garnier-Flammarion.
Pélage, moine breton, “professait la bonté de la nature et l’inutilité de la grâce pour le salut”, résume Joseph Trabucco, le préfacier ; “Le souvenir qu’Augustin gardait de son enfance et de sa jeunesse pécheresse, celui de ses durs combats, l’assurance du secours divin qui seul avait pu les terminer, toute son expérience devait lui représenter comme monstrueux un tel optimisme (…)”.
La théologie d’Augustin est comme un costume bien taillé à la mesure de son intempérance. À propos des nourrissons, je trouve qu’il charrie un peu : convoiter le sein en pleurant, un péché ? Sous prétexte que les adultes s’y prennent autrement pour réclamer leur pitance ?
