Comme elle encaissait sans broncher, « Dis, simule un peu ! », je lui dis, agacé par ce manque de coquetterie.
Évidemment, nous, les hommes, ou ce qu’il en reste, nous débordons toujours de vie et, pour celles qui se fient aux apparences, elles boivent du petit lait, s’enorgueillissent de nous ravir…
Petites dindes, elles se fourrent le d. dans l’o. jusqu’au coude ! Si la franchise est une vertu masculine, on nous a quand même appris la politesse. Parole, il est des cas ennuyeux où l’on se répète !
De là à dire que nous préférons la levrette par courtoisie, il n’y a qu’un pas que je franchis sincèrement.
Oui !! Oui !! la simulation, je vous le dis, c’est la bonne manière du sexe, et ceux qui ne simulent pas - ne serait-ce qu’un chouïa - sont des goujats, que dis-je, des SALOPES !!
Le “droit à l’orgasme”, y’a pas plus con. C’est à cause de réclamations comme ça qu’on a des écrivains déboussolés tel que Houellebecq (et non pas l’inverse) !
Moi, quand je rencontre une femme qui en veut, son orgasme, je le lui prends et j’en fais une cocotte en papier buvard, non mais, faut pas s'exagérer ! Je sais, c’est mal vu ; qu'on me traite de peine-à-faire-jouir, je m'en fous.
Et cette confidence de Suzanna m’avait ému :
« Moi, je simule tout le temps ! », en rougissant sur le canapé, avant de me le prouver. Je ne peux pas en dire autant…
