Saddam Hussein est un des rares hommes politiques chez qui j'aurais bien aimé être invité à dîner. Sans doute à cause de la dimension "shakespearienne" du personnage. Chez nous il y a Nicolas Sarkozy qui s'évertue à s'élargir et à se grossir autant qu'il peut pour se donner des airs rassurants de dictateur, mais ce n'est pas tout à fait le même calibre…
Vu que les Yankis ont condamné Saddam Hussein à la mort par pendaison, c'est un peu rapé, car ils doivent contrôler étroitement les visites. Il y a fort à parier que la visite d'un catholique avec une Bible et de quoi baptiser en urgence serait forcément jugée suspecte par les autorités.
La pendaison, pour une exécution comme pour un suicide, d'ailleurs, c'est un mode opératoire très efficace. Il n'y guère de "tentatives de suicide" par pendaison, que des suicides réussis. Pas de risque qu'ils ratent Saddam Hussein de cette manière, comme ça arrive parfois avec le gaz, l'électricité, la noyade, le poison, etc.
Mais ce choix est révélateur de la médiocrité de la civilisation yankie. Saddam Hussein est en effet un officier prisonnier de guerre : à ce titre il devrait être passé par les armes. Constance du mépris des Yankis pour les soldats, les prêtres et les poètes. Ces bouseux vont exécuter un chef d'État comme si c'était un vulgaire voleur de chevaux !