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  • Le Rose et le Noir

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    De toutes ces femmes proches du pouvoir, Anne Sinclair, Marie Drucker, Béatrice Schönberg, etc., qui prennent les Français pour des veaux avec leur prétendue “impartialité”, celle qui m’est le moins antipathique, c’est Christine Ockent, la "Reine Christine". Rien à voir avec sa pomme d'Adam, qui faisait marrer mon paternel quand j’étais petit, non, je suppose que c’est parce qu’elle est belge - elle fait montre d’une arrogance inférieure à la moyenne de ses consœurs, ou, disons, d'une arrogance teintée d'ironie, ce qui la rend beaucoup plus supportable.

    En revanche elle ne se gêne pas pour faire de la propagande féministe, Madame Christine, profitant de sa position pour ça. Au fait de quoi se plaint-elle, n’a-t-elle pas un concubin célèbre, élancé, galant, "de gauche" et épargné par la calvitie ?
    Mme Ockrent apporte sa caution à un ouvrage intitulé Le livre noir de la condition féminine. Je suis bien obligé de le dire, en tant que "misogyne éclairé", je trouve ce bouquin scandaleux !
    D’abord le procédé éditorial : on se souvient qu'il y a tout juste quelques années un collectif d’historiens avait brisé la résistance et fait paraître un bouquin intitulé Le livre noir du communisme, afin de mettre un terme à des années d’omerta autour des crimes de Lénine, Trotski et Staline, et de tenter de faire savoir à l'opinion publique que les crimes communistes avaient été encore plus barbares et cruels que les crimes nazis - aussi difficile à imaginer que ça peut paraître.
    Le bouquin "marrainé" par C. Ockrent imite à dessein le titre et la maquette de la couverture de ce bouquin d'histoire. Faire un parallèle entre l’oppression dont sont victimes les femmes aujourd'hui dans le monde et les millions de morts en Ukraine, affamés par le régime soviétique, c’est faire un amalgame malhonnête ; si dans certaines parties du monde les femmes peuvent se plaindre d’être opprimées par les hommes, de n'être pas sur un pied d'égalité, elles ne meurent pas par dizaines de millions !

    En outre, cet épais cahier de doléances de mille pages s’intéresse à 99 % à la situation des femmes en Afrique, au Moyen-Orient, dans les pays musulmans en général… En Occident, la légende dorée du féminisme veut que la femme ait été libérée du joug de l'Église catholique par la contraception et le travail. Quid des femmes qu'on vend sur internet ? Le bouquin donne quand même un chiffre ; ce business, typique des démocraties occidentales, génère sept milliards de dollars par an environ. Quelques pages seulement lui sont consacrées dans ce dossier féministe. D'ailleurs jamais je n’ai entendu B. Kouchner lorsqu’il était au pouvoir suggérer qu’on tente de mettre un terme, au moins en France, à ce commerce juteux, à cette exploitation de la femme par l’homme (ou par la femme).

    Et si on s’élève d’un cran, c’est tout le système publicitaire - dont dépendent les médias et Mme Ockrent ! - qui est pourri. Utiliser le cul des gonzesses pour appâter le consommateur de sexe masculin, ça en dit long sur le niveau moral des démocrates capitalistes et leur mépris profond pour l'humanité tout entière, hommes et femmes confondus. La propagande féministe ne fait que dissimuler cette médiocrité.

    De grandes bourgeoises ont voulu cette guerre des sexes. Elles l’ont déclarée, maintenant elles l’attisent ; demain ce seront les plus isolées qui paieront le prix de leurs caprices de grandes bourgeoises, car il est à peu près certain que les femmes la perdront, cette guerre. Le Livre noir du féminisme reste à écrire.