On nous dit tout, on nous dit rien. C’est plus malin. Tu veux connaître la Vérité ? Mais la Vérité, mon ami, c’est une aiguille dans une botte de foin, aujourd’hui, voyons ! Goebbels est mort, mais la Propaganda Staffel se porte bien, elle, merci.
Pourquoi ne pas inviter Faurisson à venir s’expliquer en direct avec un Historien digne de ce nom sur un plateau de télévision ? Allez, qu’on en finisse avec ce révisionnisme abject, qu’on le réfute à la face du monde une bonne fois pour toutes…
De fait, la choa est une affaire bien trop sérieuse pour qu’on la laisse à des journalistes, à des metteurs en scène qui nous ont fait croire à des charniers à Timisoara, rappelez-vous, dur comme fer. Et ces témoins qui n’ont rien vu et qui confondent parfois les chambres à gaz et les fours crématoires. La crémation n’est pas criminelle en soi, elle est même très à la mode aujourd’hui, le côté hygiénique.
La métaphysique de Mgr Lustiger - je préfère vous épargner celle de Jacques Chirac -, est très séduisante. Pour l’archevêque de Paris, le plan d’extermination des Juifs cache une volonté d’Hitler de détruire le message de Dieu. Staline, Lénine, Trotski, Pol Pot, Mao, l’ONU (eh oui, l’ONU, ne me dites pas que vous avez déjà oublié le génocide rwandais, sous le nez des Casques bleus), ne seraient à côté d’Hitler que de vulgaires bandits de grand chemin. Mais la vie n’est pas un film de Steven Spielberg, Éminence. Votre métaphysique dissimule mal que, dans le fond, la choa est une question politique. C’est pourquoi la ruche est en effervescence et la télévision déverse son flot d’images creuses.