Quand on n’a rien à dire, on ferme sa gueule… ou bien on cause télé. Nouvelle saison pour “Tout le monde en parle”, l’émission branchée d’Ardisson, qui pourrait aussi bien s’appeler “Beaucoup de bruit pour rien”. Malgré la médiocrité des invités, une ribambelle de seconds couteaux, la femme d’Alfred Sirven, Yvan Attal, Mathilde Seigner, Smaïn, Yann Moix, la fille de Choron, etc., je m’amuse quand même un peu. C’est peut-être bien parce qu’ils sont médiocres, justement, qu’Ardisson peut les manipuler ainsi à sa guise. En tirer tout le ridicule. A commencer par Agathe de La Fontaine, jolie fille à dénuder, bien qu’un peu usée, déjà – elle a été mariée six ans au joueur de foot Emmanuel Petit. Figurez-vous que la pauvre pomme a dû éventrer cinq cents ballons de foot dans une chambre d’hôtel pour dénicher sa bague de fiançaille ! Bien sûr, c’est facile de se moquer d’une actrice, mais qu’est-ce qu’Ardisson pouvait bien faire d’autre avec ? D’ailleurs, Agathe et fâchée et fronce les sourcils, ce qui lui donne l’air un peu moins con.
Yvan Attal, lui, est venu vendre son dernier film : Ils se marièrent, etc. Il a préféré emmener sur le plateau Angie David, sa maîtresse à l’écran, plutôt que Charlotte Gainsbourg, sa femme partout. Comme je le comprends… D’ailleurs, si on voit Angie à poil dans ce film, je ferai peut-être une exception, j’irai voir ce film à l’usage des bobos.
Et puis je découvre la tronche de puceau attardé de Yann Moix. En fait, je l’avais peut-être déjà vu une fois à la télé, mais j’y avais pas fait attention. C’est un adepte de la “littérature au culot”. Persuadé qu’il reste encore quelques pépites à gagner, il gratte tant qu’il peut ce qui reste du filon de Houellebecq, du cul et des attentats – difficile de faire plus putassier que Partouz, comme titre de bouquin, lui fait remarquer la fille de Choron.
Et cet ingrat de Moix n’hésite pas à s’en prendre à… Houellebecq lui-même, l’accusant presque de racisme. Je sais pas si Moix connaît mieux le coran que Houellebecq, ainsi qu’il le prétend, mais en tout cas c’est difficile de faire plus tarte que son reportage dans des boîtes à partouzes parisiennes.