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  • Con comme un blogueur

    La dernière mode dans les médias, c'est de flatter les blogueurs. Ils seraient plus attentifs, plus lucides que la moyenne. Moi je trouve au contraire les blogueurs très représentatifs de la connerie des Français, connerie qui les a poussés récemment à voter en majorité contre la constitution européenne, connerie qui les pousse à voir majoritairement dans le racisme et l'antisémitisme la cause de tous les maux, à se faire peur avec le cléricalisme catholique ou musulman, avec le réchauffement climatique, connerie encore qui les pousse à approuver deux cent ou trois cent mille avortements par an au nom de la liberté et des droits de la femme, afin que notre pays soit transformé le plus vite possible en asile de vieillards, etc., etc.

    Les journalistes officiels n'ont pas un discours plus relevé en moyenne que le discours officieux des blogueurs, mais au moins les journalistes se font payer, eux, poour écrire leurs bafouilles. Ils seraient donc plutôt moins cons, même si au plan moral tout ça n'est pas très reluisant. Quoi de plus logique de leur part, à partir de l'exemple de quelques blogueurs insignifiants dans le genre de Loïc Le Meur, que de flatter la "blogosphère" ? La flatterie n'est pas une ruse réservée aux politiciens…

    Certains de ces "blogueurs-citoyens" de mes deux se plaignent, paraît-il, du "niveau de la campagne présidentielle". Ils le trouvent bien bas. C'est un comble ! Il faut en tenir une sacrée couche pour ne pas voir que ce concours de démagogie auquel on assiste de la part des hommes politiques est exactement proportionnel à l'appétit des Français pour les promesses électorales bidons, les discours ronflants sur la laïcité, le drapeau français, le mariage homosexuel ou la sauvegarde des pandas.
    Si les politiciens sont démagogues, c'est parce qu'ils briguent les suffrages des gogos - gogos en ligne ou gogos déconnectés.

    La démagogie n'est pas un phénomène nouveau, mais elle se renforce de plus en plus, elle s'institutionnalise, au point qu'il devient presque impossible de régler le moindre problème concret désormais, même un problème simple comme celui de l'insécurité dans les banlieues.
    Un homme politique qui veut entreprendre une réforme aujourd'hui doit s'efforcer de le faire à l'abri du regard des citoyens, faute de quoi il est condamné à échouer. Le marketing d'une réforme demande plus d'efforts que la réforme elle-même.

    Prenons l'exemple des accidents de la route. C'est le seul domaine où Chirac, lors de son dernier mandat, a obtenu un résultat net, abaissant sensiblement le nombre de morts, malgré la pression du lobby de l'industrie automobile.
    Bien sûr, s'il avait fallu demander leur avis aux Français, ils auraient été contre les nouvelles limitations de vitesse, puisque ce que les Français réclament ESSENTIELLEMENT, du PDG sarkozyste au facteur trotskiste, les cochons, c'est l'augmentation du pouvoir d'achat pour pouvoir rouler plus vite !
    Depuis que la campagne présidentielle a commencé, pour ne pas mécontenter les automobilistes, qui, non content de conduire votent aussi, on a levé le pied sur les contredanses, diminué le nombre des patrouilles, et le nombre des accidents de la route a augmenté de nouveau.