Dans mon régime austère, je m’autorise quand même à me beurrer la gueule une fois de temps en temps et à fumer du bon tabac quand quelqu’un m’en propose, ce qui est de plus en plus rare. Les régimes trop stricts, c’est pas bon, et puis le vin et le tabac “humanisent” un peu cette foutue société de consommation de bobos évolutionnistes de mes couilles gonflées à bloc.
C’est du côté des femmes que je me sens le moins rassuré. Une vraie femme, il y en un peu moins en ce moment qui prennent ce chemin à l’âge de la puberté, une vraie femme sait déchiffrer dans le regard d’un homme, a fortiori d’un lapin comme moi, depuis combien de temps il n’a pas baisé. En fonction de cette information que vous lui livrez, malgré vous, elle adopte une stratégie différente.
- Votre dernier coup de rein remonte à la veille ?… alors elle se montrera accommodante, jouera peu de ses appâts ; désarmée, elle insistera sur les sentiments, qui ne sont pas son premier réflexe, et elle se montrera “maternelle” pour mieux vous embobiner.
- Au contraire, si vous vivez dans l'isolement le plus complet depuis des semaines, des mois, des années, poursuivant tel ou tel graal, là si une vraie femme veut vous mettre le grappin dessus, vous ne trouverez votre salut que dans la fuite ou dans le fameux "coup de saint Antoine" (les créationnistes comprendront).
C'est pour ça que je ne suis pas rassuré et que je fréquente de plus en plus les piscines de la rive gauche, où on rencontre peu de vraies femmes. Il m'arrive aussi d'aller courir au Bois de Boulogne, pour chasser le stress.