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  • Baudelaire contre Harry Potter

    Les gothiques sont sympathiques ! Je ne devrais pas dire ça, vu que mon échantillon n’est pas très représentatif, et puis que, ces derniers temps, les gothiques ont foutu le feu à deux ou trois chapelles en Bretagne et les ont réduites en cendres… Mais n’empêche, je les trouve sympas, surtout les gonzesses, elles n’attachent pas comme les autres bobos un prix excessif à leur petite vertu, elles ne font pas tout un fromage de leur indépendance, elles ne prétendent pas avoir des idées, elles ne font pas de plans. Normal, puisqu’elles sont “antisociales”.
    En principe, je ne suis pas anarchiste, mais dans ces circonstances, l’oppression que fait subir la société capitaliste bobo à tout ceux qui ont un minimum le sens de la liberté, je me sens un peu “gothique” moi aussi. À condition qu’on ne me demande pas d’écouter de la musique de “gothiques”.

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    Dans cette histoire des chapelles bretonnes, la société se place du point du vue du patrimoine et crie au scandale. Les incendiaires adorateurs de Satan, aussi minables soient-ils, se placent sans doute à un point de vue sprirituel supérieur.

    Ah oui, ce qu’on peut regretter chez les gothiques, c’est qu’ils se contentent d’un Baudelaire “officiel”, d’un Baudelaire de programme du baccalauréat.

    « Pour que la loi du progrès existe, il faut que chacun veuille la créer ; c’est-à-dire que quand tous les individus s’appliqueront à progresser, alors, et seulement alors, l’humanité sera en progrès.
    Cette hypothèse peut servir à expliquer l’identité de deux idées contradictoires, liberté et fatalité. - Non seulement il y aura, dans le cas de progrès, identité entre la liberté et la fatalité, mais cette identité a toujours existé. Cette identité c’est l’histoire, histoire des nations et des individus. » (“Mon cœur mis à nu”)