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  • What were you doing on 9/11?

    - What were you doing on 9/11, Lapinos?

    - Was at work. At this time, I remember that I was tortured by this sentence of the Christ: "The one who wants to earn one's living will waste his life", which is a kind of Damocles sword upon Christians' head that does explain there is no Future for them, and thus no Past. Just think about it and you will understand that it is not less terrible than the terrorist threat for people who don't believe in the salvation but trust the future.

    - But how did you react to this Terrorist Outrage?

    - Funny detail: though one of my colleagues got the news in real time and told to others, nobody spoke about it until the end of the day. Our boss would not have appreciated that some people were listening to the radio during their jobs.

    One must admit in fact that the sympathy for victims who are not from your family and friends is made of hysteria and hypocrisy. As some atheists say: "For some reason you must die." Best is quick and with no suffering.

    - Don't you think you are a kind of 'Christian Terrorist'?

    - Not at all! Christian people are hating the Society, it is true, which End is written in their Revelation book, but contrarily to what Satanists sometimes do believe, Christian people do not have any reason to fight against the Society. First of all because it is condemned by itself to death. Twice because no one is innocent in this program, though only a few people does admit it; even terrorists are contributing, as predators for animal species.

    Earning one's living (and mostly making others working for this now) is the more religious or mystic way you can take. Jesus-Christ is not the first philosopher to underline that this is a wrong way. Some Greek philosophers before Him were explaining the same: "People are not made for working as animals." You can even notice that in their acurate natural philosophy (no idea of 'evolution' coming from human pride), Greek philosophers take the example of insects as the vilest animals, that are obviously under the tightest 'matrix program' of working the day long.

    And of course those who claim they are both Christian and Civic Citizen are not far away from pure madness and lie. Apostle's fishing-boat was their sole social reason, that they lost after Christ made death uncertain, death from where every human or social organization is issued. 

  • Que faisiez-vous le 9/11 ?

    - Que faisiez-vous le 9/11, Lapinos ?

    - J'étais au boulot. Je me souviens qu'à l'époque j'étais tourmenté par l'idée que "Celui qui veut gagner sa vie la perdra", parole du Christ qui est une sorte d'épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête de tous les chrétiens, non moins terrible quand on y pense que la menace d'attentat terroriste pour ceux qui ne croient pas dans le salut de l'homme.

    - Mais comment avez-vous réagi à la Nouvelle ?

    - Détail amusant, alors qu'une de mes collègues avait appris la nouvelle et l'avait propagée, la discrétion fut de mise jusqu'à l'heure de fermeture. Notre "boss" n'aurait guère apprécié d'apprendre que certains écoutaient la radio sur leur lieu de travail.

    Il faut bien admettre d'ailleurs que la sympathie pour les victimes de drames qui ne nous touchent pas directement, traduit l'hystérie bien plus qu'autre chose. Comme disent certains athées : "Il faut bien mourir de quelque chose."

    - Vous devez bien avoir conscience, quand même, que vous êtes une sorte de fondamentaliste chrétien ?

    - Mais pas du tout ! La religion est le fait de ceux qui travaillent avec acharnement ; la logique du côté de ceux qui s'en abstiennent. L'acharnement au travail vient d'une grande peur de la logique. Le Christ n'est pas le premier savant à tenir un tel propos dissuasif des activités mondaines. La sagesse grecque dit : "L'homme n'est pas fait pour le travail." De fait, il n'y a pas de perspective religieuse plus obscure que de travailler du matin au soir ; ça confine même à l'aliénation mentale de la part de chrétiens qui se disent inspirés par des apôtres, des hommes qui ont démissionné de leur boulot quasi-instantanément. La barque des apôtres était leur doctrine sociale jusqu'à l'avènement du Christ.

    - Vous êtes en train de me dire que la principale vertu du capitalisme est d'engendrer autant de chômage ?

    - Oui, à condition de ne pas oublier la contribution extraordinaire des terroristes musulmans. Les accidents de la route font chaque année dix fois plus de victimes que l'attentat de Manhattan, mais ils n'ont pas pour effet de décourager les gens de travailler. Tandis que l'attentat du 11 Septembre a pas mal contribué à la crise économique. Qu'il leur fournisse du travail ou qu'il les en prive, la fonction du capitalisme est d'occuper l'esprit des gens. C'est le régime de possession le plus poussé.

    - Vous êtes fou !

    - Dites plutôt "antisocial" ; car la folie est toujours un mouvement collectif. Elle touche notamment les personnes au chomedu qui ne savent pas à quoi employer leurs forces. Dans ce cas, en cas d'échec de solutions moins radicales, l'Etat les tourne systématiquement vers la guerre, sans doute la meilleure façon de dissimuler l'irresponsabilité totale des élites. On peut donc dire que le gaspillage des ressources humaines par l'Etat atteint son comble dans la guerre. C'est évident d'ailleurs depuis des millénaires, grâce à des types comme Homère ou Eschyle. L'effort constant du clergé contre l'esprit, se résume d'ailleurs à restaurer à l'infini les principes romains.

    - En somme, "l'Iliade", "l'Odyssée", est tout est dit ?

    - Certainement Ulysse est le plus difficile à enrôler sous une bannière quelconque. Il l'est encore plus après avoir fait Troie qu'avant. Il faut traiter d'imbécile celui qui croit qu'Ulysse accomplit tous ces efforts pour retourner à la maison retrouver bobonne et repartir à zéro. De même les savants et artistes attachés au progrès de l'esprit humain ne reviennent pas au classicisme. Ils y voient une base saine pour s'appuyer, afin de renverser l'anthropologie des barbares.

    Mais il faut souligner le surcroît de barbarie de la civilisation moderne. Aussi brutaux soient les guerriers achéens ou troyens, ils font la guerre eux-mêmes. Ils ne se contentent pas de suggérer à d'autres par des moyens pyschologiques de la faire à leur place. Le remplacement des élites politiques par des élites morales est un signe de féminisation ou de sénilité accrue de la société. Malheur aux peuples dirigés par un complot de vieillards et de femmes.

  • 11 Septembre

    11 septembre twin towers babylon

     

     

     

     

     

     

  • Les Juifs et Satan

    Le judaïsme est-il satanique ?

    (Je reproduis ici des extraits d'une allocution du rabbin Tovia Singer destiné à améliorer la compréhension du judaïsme par les chrétiens.)

    Les chrétiens ne comprennent pas comment un ange de D. peut inciter des personnes à désobéir à Dieu. D'où ils en arrivent à la conclusion insupportable que Satan doit s'être rebellé contre D.

    C'est complètement contraire aux croyances juives. Nous rejetons complètement cette interprétation.

    Donc, qu'enseigne le judaïsme sur Satan ?

    (Suit une parabole du rabbin, à partir de l'exemple d'une chocolaterie. En résumé, en confrontant l'homme au bien et au mal, Satan permet à l'homme, à l'aide de la loi, d'éprouver sa force morale.)

    Les chrétiens ne comprennent pas l'intérêt de cette épreuve. Les Juifs ne l'entendent pas ainsi, et ne l'ont jamais entendu de cette façon. Satan n'est pas autonome.

    Le mot hébreu "satan" signifie "empêcheur". Empêcher quelqu'un signifie le retenir de faire quelque chose. D. a créé l'Empêcheur pour nous donner du travail dans ce monde. Satan est ici-bas pour nous compliquer la tâche, afin que nous surmontions notre tentation démoniaque, et REUSSISSIONS le test. C'est le but de Satan. Satan est un ange déterminé par D. Nous sommes libres d'agir mal. Mieux : nous avons la possibilité de voir ce qui est diabolique et de le refuser. Si nous ne pouvions faire le mal, nous ne pourrions pas faire délibérément le bien, dont dépend la volonté libre.

    Ainsi, afin de nous faire contribuer au bien que Hashem veut nous donner, le bien du monde à venir, nous avons besoin d'une impulsion. La possibilité de faire le mal. Satan est notre pente au mal (Yetzer Hara). L'inclination au mal est faite pour nous empêcher de faire le bien, car Hashem a commandé au diable de le faire. Pourquoi ? Pour nous doter d'une volonté libre.

    Chacun de nous, chaque jour, combat Satan. Nous sommes toujours tentés, toute la journée. Mais nous, Fils d'Israël, avons le pouvoir d'être plus fort que les anges, pour peu que nous nous y efforcions. D'ailleurs le Talmud dit que les hommes sont plus grands que les anges, pour que nous puissions combattre un ange (Satan) et le vaincre.

    Satan n'est pas, comme les chrétiens pensent, un ange rebelle. C'est impossible ! Les anges sont des êtres spirituels et saints, sans apparence physique ou disgrâcieux, et la grâce d'Hashem les contient tous entièrement. Les anges, contrairement aux humains, sont de plus constamment et pleinement conscient de la présence de Hashem partout. Pourriez-vous rester secs au beau milieu de l'océan ? Un ange ne pourrait cesser d'être saint, et ne peut faire aucun mal. La grâce est partout dans la création, partout dans l'Univers, et les anges sont ainsi. Un ange ne pourrait cesser de servir D., même s'il essayait.

    En outre, les humains ont Satan pour les tenter. Pas les anges. Qui pourrait être le Satan de Satan ? Un super-Satan.

    La vérité c'est que Satan a un travail à faire, comme tous les autres anges. Et les anges n'ont pas de libre-arbitre. Ils font ce que Hashem leur commande.

    Un homme vint un jour consulter un grand rabbin, en proie au trouble. Il dit au rabbin : "S'il-vous-plaît, priez Hashem d'éloigner de moi la tentation diabolique. Je fais tant de péchés, et je voudrais cesser de pécher !"

    Le rabbin répondit : "Quel serait ton but dans ce monde, si tu n'avais pas d'inclinations maléfiques ? Ton but dans la vie est de surmonter ton attirance pour le mal. C'est pour cela que tu as été créé. Hashem a assez d'anges dans le ciel. Il n'en a pas besoin d'un supplémentaire. Il t'a créé homme afin que tu puisses t'améliorer." (...)

     

     

    Commentaires (Lapinos)

    Afin d'expliquer aux Juifs pourquoi cette doctrine est diabolique au regard du christianisme (Dans la mesure où le christianisme considère comme l'action de Satan d'éloigner les hommes de la vérité, synonyme de "dieu" pour les chrétiens.)

    + De façon concise, on peut dire que la voie étroite qui mène à Dieu, que les chrétiens veulent voir "face à face" selon ou comme l'apôtre Paul, cette voie n'est pas d'ordre "moral". Cela est signifié de maintes façons dans le Nouveau Testament des chrétiens : par exemple l'immortalité accordée à un criminel condamné à mort, tandis qu'un jeune homme riche précédemment, bien qu'il accomplissait ses devoirs religieux scrupuleusement, n'est pas admis parmi les apôtres.

    Autrement dit, et pour reprendre le vocabulaire du rabbin Singer, la "volonté" traduite comme l'exercice du libre-arbitre, diffère complètement de l'amour aux yeux des chrétiens - amour qui, seul, peut sauver l'homme de la mort et du péché.

    L'animal lui-même est-il sans volonté ? On voit bien que non. Il a donc une forme de libre-arbitre. Celui-ci n'est pas subordonné, bien sûr, au respect de la loi juive, mais au souverain bien l'espèce à laquelle il appartient. Ainsi peut-on dire, suivant la sagesse d'Aristote, qu'une cité qui légifère pour le bien commun, souvent par le truchement d'une ou plusieurs personnes dites "morales", passe par un raisonnement d'espèce analogue à celui de l'animal. Je crois que cette remarque empruntée à Aristote n'est pas sans portée, cette fois en ce qui concerne l'effort des Juifs pour être vertueux. Que feront-ils, hors d'un Etat qui n'est pas le leur et décrète des lois contraires à leurs tables ? Karl Marx fait ainsi la remarque que des Juifs, cantonnés dans certains lieux et temps à la pratique de l'usure, et donc d'une forme de vol, se détourneront nécessairement de leur loi qui le prohibe.

    + Je fournis un autre argument chrétien que les Juifs comprendront encore mieux, au moins pour des raisons psychologiques. Si le chrétien ne peut voir Satan comme un principe positif d'exercice de la vertu, c'est aussi en raison de la rencontre du Messie avec Satan dans le désert. Face au Tentateur, qui lui promet monts et merveilles, le Christ ne cède pas. Quel sens aurait la tentation par dieu de Celui que les Chrétiens considèrent comme parfait ? Le Christ n'est d'ailleurs pas incité à faire le mal par l'Adversaire, mais à déployer sa puissance, une puissance dont il est déjà doté. On voit là encore que Satan ne peut être pour le chrétien un simple principe moteur.

    + La doctrine du rabbin Singer évoque en outre les adages suivants : "Un mal pour un bien." ou bien : "La fin (bonne) justifie les moyens (mauvais)" ; ou encore : "A quelque chose malheur est bon.", voire le sado-masochisme épicurien qui consiste à s'accommoder du mal pour mieux ressentir le bien, doctrine qui vise la jouissance, l'usufruit, le point le plus bas de la vertu.

     

    Bref, toutes sortes de devises dont on voit bien l'arrière-plan moral ou politique, étranger à l'esprit chrétien. Je me dois d'ailleurs ajouter, étant Français, que ce genre de morale est représenté dans mon pays par une caricature célèbre : Pangloss. Nombre de penseurs chrétiens français ont vu par la suite vu dans leurs voisins allemands des "fils de Pangloss", animés de vélléités morales proches de celles des bêtes, bien que celles-ci se passent d'encombrantes sommes juridiques pour appliquer les lois de la nature.

    Une question se pose d'ailleurs, en ce qui concerne la loi des Juifs, de façon plus radicale que l'usure. C'est le "Tu ne tueras point." Comment cette loi peut-elle être appliquée dans le contexte des lois civiles, qui parfois ordonnent de tuer pour des raisons d'espèce ? Doit-on dans ce cas penser que c'est encore un test, et que Satan agit à travers la puissance publique ? Que dieu a créé les gouvernements et les lois pour la seule fin de nous éprouver ?

  • L'existentialisme est un...

    panurgisme.

    Non seulement Houellebecq est dans la continuité de Sartre, mais il permet de resituer celui-ci dans la lignée du national-socialisme. L'idée de la particule élémentaire trouve son équivalent dans le bouddhisme dans le respect des insectes. Kafka a sans doute mieux exprimé que les bouddhistes ou Houellebecq, par la métamorphose en insecte, le désir d'anéantissement engendré par le totalitarisme. Rien de scientifique dans la particule élémentaire, il s'agit d'un calcul moral de la meilleure position sexuelle possible. Celle qui fera le moins mal. L'Allemagne est d'ailleurs depuis Goethe à peu près pure de toute science et de tout art, un peuple de jean-foutres existentialistes.

    L'existentialisme apparaît logiquement dans l'histoire de la philosophie comme une prothèse, au moment où l'existence de l'humanité, après qu'elle a progressé en conscience de soi-même, de ses différents membres et fonctions jusqu'à l'âge d'or de la Renaissance, a commencé de devenir de plus en plus incertaine ou, disons, "hypothétique", pour mieux marquer le caractère religieux de l'existentialisme.

    Rien n'est plus facile en 2011 que de nier le progrès ; c'est ce qui explique la prolifération d'une mauvaise littérature misanthropique en Occident (Cioran est un des plus grossiers faussaires dans cette catégorie) : il suffit de jouer avec le truc de la modernité. Vieille astuce cléricale comme l'indique Molière que la misanthropie.

    L'existentialisme est une prothèse. Sa fonction est d'aider ses adeptes à mieux supporter le fait qu'ils ne sont que de petites goutelettes perdues dans un océan de désirs humains, sans d'autre but que d'humidifier la plage. Dans le meilleur des cas l'existentialisme aide à se hisser au sommet de la vague, afin d'éprouver une sensation de hauteur. Effort illusoire. D'autant plus haute et assurée la chute du haut fonctionnaire, pourrait-on dire. Croyant échapper à la masse en s'élevant au-dessus d'elle, il se fait victime de choix. 

    N'écoutez pas l'existentialisme perfide ; il n'y a pas d'autre moyen de s'arracher de l'étang de feu que de tendre la main vers le Christ, de faire passer ses désirs derrière ceux des autres et non pas au-dessus.

  • Judas et la Tradition

    Le problème de Judas et celui de la tradition chrétienne sont les mêmes, puisque selon l'adage latin : "Traduire, c'est trahir."

    + Le première erreur de Judas Iscariote est de traduire comme il l'entend le message du Christ. Les mauvais traducteurs tentent de traduire le "style" de l'auteur. Les meilleurs stylistes demeurent dans les cimetières, comme les chats.

    On peut dire que le romantisme a fait autant de dégâts dans la tradition chrétienne qu'il en a fait en art. Par la force des jeunes filles romantiques, il est devenu objet de décoration. L'Evangile est devenu propagande et le Christ talisman.

    Traduire selon Judas, c'est dévorer, comme on dit d'une telle : "Elle a dévoré ce livre."

    Il n'y a pas de poètes chrétiens. Du moins pas dans le sens où on entend la poésie depuis le XVIIe siècle, comme l'art qui consiste à presser le citron des éléments.

    La première erreur de Judas est réparable, à condition de ne pas s'entêter ainsi : "La tradition prévaut désormais sur la parole du Christ.", blasphème odieux puisque la parole est vrai sang et vrai pain de vie éternelle. Blasphème parfois proféré ainsi : "La parole n'est qu'un segment de la tradition."

    + Le cas de Judas nous renseigne sur une faute assez commune : prendre son désir pour la réalité. On la voit aussi commise par l'apôtre Pierre.

    La seconde erreur de Judas tient dans son entêtement, et elle n'est pas réparable : "Persévérer est diabolique."

    "Il aurait mieux valu qu'il ne fut pas né." constate le Christ, définissant ainsi la condition humaine d'un homme né après le Christ et coupé de lui : vélléité d'être.

    + Voyez que le Christ constate, il ne juge pas Judas. Privé de morale et de tribunaux, contrairement aux pharisiens, le christianisme affirme que chaque individu se juge lui-même. Dieu n'est pas puissance, mais vérité incalculable selon le Christ. Et, en effet, le jugement d'autrui n'a qu'une utilité sociale ou politique. En vérité la justice ne sert à rien.

  • Le Shylock chrétien

    Le "Marchand de Venise" n'est bien sûr pas une pièce sur les Juifs mais sur l'usure. Cette précision dans les manuels scolaires paraît bien inutile. Elle est d'ailleurs faussée par la référence à la choa dans certaines éditions. L'écolier peut en effet se dire : "On veut encore m'enseigner le catéchisme de la choa ; tous les moyens sont bons, et je ne peux pas y échapper, même dans Shakespeare !"

    Cette pièce a elle-même largement inspiré Karl Marx pour son étude approfondie des arcanes des républiques et monarchies européennes de la fin du XIXe siècle.

    + Il serait complètement anachronique d'attribuer à Shakespeare la conception identitaire ou existentialiste moderne. Ce tragédien classique, que le XVIIe siècle baroque a tenté d'enterrer, a en outre vécu dans une Angleterre où cohabitent tant bien que mal trente-six christianismes différents, comme autant de partis politiques en France aujourd'hui. Il est donc bien placé pour savoir qu'il y a autant de Juifs différents que de variétés de chrétiens, même si l'universalisme catholique ne fait naturellement qu'accentuer cette tendance (Rome a toujours lutté en vain contre, avant de céder sous le poids de cette contradiction, précisément à l'époque où Shakespeare s'exprime, puis de décliner lentement ensuite et plonger dans le comas cérébral qui la fait se rattacher aujourd'hui encore à la doctrine... de saint Thomas d'Aquin).

    + Contrairement à ce qu'on peut lire parfois dans les manuels scolaires, le Juif Shylock n'est même pas le personnage ou le sujet principal de la pièce. L'objectif de Shakespeare est de provoquer son public, pas spécialement composé d'usuriers juifs. Exactement comme Hamlet fait sortir le roi Claudius de ses gonds en lui montrant son ignominie à travers un personnage de théâtre. Imaginez entrer dans une salle de cinéma et en ressortir au bout de cinq minutes parce que vous vous êtes senti outragé ; c'est exactement ce que Shakespeare veut. Son théâtre n'a pas le même but que l'opéra, le cinéma ou les concerts de rock'n roll.

    Ainsi on pourrait écrire aujourd'hui une pièce à partir d'un odieux terroriste musulman, comme les médias ou le cinéma sauraient en inventer s'il n'y en avait pas. Si odieux qu'il obligerait les femmes à se voiler. Et qu'il rendrait jaloux Jean-Marie Le Pen par sa méchanceté. Tout le public serait contre lui, forcément. Ce serait le diable. Et à la fin de la pièce, le diable serait capturé, puis torturé avant d'être mis à mort à la manière brutale des soudards. Une longue scène de torture. Une certaine gêne s'installerait alors peut-être dans le public.

    + C'est donc plutôt la question de la complicité avec le diable qui est abordée dans "Le Marchand de Venise". Et comme Shakespeare a le sens des odeurs et des corps en décomposition, sachant qu'on ne fait pas de littérature avec de bonnes odeurs, il a choisi Venise, dont la pourriture et la décadence étaient bien connues des Anglais.

    Trop fin connaisseur de la nature, d'ailleurs, Shakespeare, pour gober un truc comme la pureté ou l'évolution de la race, conceptions du niveau d'un éleveur de chiens ou d'un philosophe allemand qui prend un prélèvement effectué sur la nature pour la nature tout entière.

    Pour Shakespeare la souillure ou la pourriture vient au contraire de la race et des racines, plongées dans la terre.


  • Caricature Breivik

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  • Breivik as Universal Soldier

     Breivik massive murder of a few tens of his compatriots during this so-called bloody summer let big networks quite mute.

    For many reasons. Not the same that inspired them to make of Bin Laden a freak and a danger for peaceful Occidental civilization. But contrarily because Breivik is not a danger from oustide.

    Remember the idiotic theory of Uncle Sam Huntington, revealing the shock between poor islamic organizations and powerful military countries? The less we can say is that Breivik is exploding it and that his murder is entirely useless for Security System (Schutz Staffeln). Where the hell is this stupid white guy who does not kill Arabs coming from? Norway. And he is killing FOR Norway. In the name of love. That's pretty.

    One year ago, French-TV was showing a report about young French soldiers who were sent in Afghan free Republik for killing Arabs (or to be killed by them by mistake): one of these joystick players was sending big kisses on internet to his fiancée who was waiting for him in France. Understand why old basterds let their kids make the job?

    Muslim terrorists order the kids to do the job themselves. Rich countries have High School for this, whitening and whitening the crime until it becomes a polished Nation.

    + Take a lesson of innocent mass-murdered Breivik-the-big-dick, if you do hate this big Babylon. What you can do against her is nothing compared to what her devouring passion leads her. She is full, and although she is acting as she would be hungry. She makes her own children bellies. Yes, chant down Babylon by yourself.

    No need the stone against Babylon. Do not let her justify her violence by yours. Keep your strength for you. Her cement is your hate and you make less against her than poor Breivik who was teached wrong lessons about the World who is a giant architecture and human people a dot in this by-conic-laws prestidigitation of the Universe.

    As Hobbes said: "Hell is Truth that you see too late." You can trust me, this Satanic guy was better informed about the subject of Hell than any of those little choristers of the Devil with their guitars and "hollywood".