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  • La Fièvre

    La fièvre électorale, dans un pays comme la France, en principe sceptique et peu porté à croire dans des promesses qui n'engagent que les bonnes femmes à qui elles sont faites, est un présage plutôt sinistre.

    Salopards de curés catholiques qui incitent leurs ouailles à aller voter en se servant du Christ ! L'inclination à gauche traduit exactement la même générosité factice, dissimulant la constante lâcheté du clergé, contre lequel tout ce qu'il y a de résistant dans la pensée française, s'est toujours forgé. Marx, lui, s'est dressé contre le ventre mou de la philosophie allemande.

    Face à sa mort, la France incline à gauche, croyant ainsi pouvoir amadouer le destin. L'homme penche à gauche dès lors qu'il devient faible et que, ayant renoncé aux espoirs de son jeune âge, il préfère se laisser porter jusqu'à la mort par les illusions que lui sussurre son désir, de plus en plus faible et efféminé ; sur la perte de vitalité, est venue se greffer une pensée impuissante de gauche.

    Dans ce contexte, la droite ne subsiste plus que comme l'homme en plein complot féminin - Nitche, par exemple, réac de droite exemplaire - parce qu'il faut quand même trouver le moyen de procréer. Qu'est-ce que c'est que le nitchéisme, tant vanté par les journalistes, si ce n'est la volonté d'un type, Nitche, cerné de tous les côtés par des bonnes femmes allemandes socialistes, de bander à son aise ?

    Car une nation qui se résout au suicide, se coiffe de la tiare d'Ubu : la bêtise du plan moral et politique, déjà flagrante sur le plan économique, éclate aux yeux de tous. Même le pape, avec sa mitre et sa crosse de Pangloss, n'est pas aussi débile ; il est bien obligé de se raccrocher aux derniers linéaments de la foi et de la raison païennes.

    Ceux qui croient que "c'était mieux hier", sont exactement les mêmes qui ont gobé naguère que "ça sera mieux demain". Une telle versatilité est le produit de la morale ou de la politique. C'est cet art qui rend l'homme plus bête que l'animal, Hitler rétamé comme Icare, ayant à peine pris son envol vers des millénaires de gloire.

    "Petit con de la dernière averse, vieux cons des neiges d'antan : quand on est con, on est con." : entendez parmi les poètes français, le moins allemand, peu suceur de bite ou de canon, nous parler du plan politique.

    - Citoyens, aux urnes s'il-vous-plaît, mais foutez-nous la paix avec votre baume après-rasage, et votre musique d'enfoirés.

     

  • La Condition humaine

    J'avoue lire l'oeuvre de François Bacon comme celle d'un grand saint ; avec une révérence sans doute un peu ridicule. Jésus-Christ n'a-t-il pas recommandé à ses apôtres de ne pas le prendre pour leur maître, mais leur frère ?

    Je relis encore cette élucidation du mythe de Prométhée que Bacon a donnée, pleine d'allusions à la Genèse. Elle fait partie du top 10 des oeuvres occidentales. Je parle sérieusement, pas comme le crétin démocrate-chrétien Rémi Brague qui croit que Rome et les Romains sont des Occidentaux, alors qu'ils sont des technocrates, c'est-à-dire habiles comme des singes, mais dépourvus du sens de l'histoire.

    Bacon est représentatif de la pensée occidentale, que la femelle Nitche souhaita détruire ; au sens où Bacon incite à se rebeller contre la condition humaine et le destin. Cela peut paraître anodin, mais toute la mathématique dévotion orientale pour le clergé tient à ça : "Inch Allah !" dit le soldat yankee ou musulman avant de se sacrifier pour la mère-patrie. Le clergé dont la fonction, à travers le temps - les publicitaires aujourd'hui, investis de la fonction éthique - est d'accommoder leurs ouailles à la condition humaine, sinistre pour les misérables, médiocre pour les gens heureux, le clergé est nécessairement byzantin.

    Comprenez bien : pourquoi le personnage de Hamlet est-il un Christ prométhéen ? Parce qu'il est le seul à quémander de l'esprit de dieu la force, dans Elseneur peuplé de tous les types de lâchetés qui sont forment les piliers de la sociétés, à peu près semblables à ceux qu'on retrouve chez Molière. Pour Shakespeare ce n'est certainement pas Rome qui est catholique, mais l'Esprit saint.

    Prométhée refuse de se laisser faire par la nature, c'est-à-dire la mort. Prométhée c'est ce qu'il y a en vous, en moi, qui refuse à s'abaisser au niveau de la chiennerie ou du singe, qui continue de vivre bien que la vie et la société soient totalement absurdes. Bacon nous explique que la raison en est que le monde paraît avoir été créé pour l'homme ; il y a une foi et une raison humaine, presque primitives, qui vont dans ce sens. Bien qu'il soit plus fragile que de nombreuses espèces, l'homme domine le monde par son esprit, c'est un microcosme à lui tout seul. L'anthropologie ou le socialisme perpétuent le mouvement religieux qui situe l'homme au centre.

    Conscient que le diable ou la nature est le dieu des anthropophages, comme celui des anthropologues, F. Bacon vante de la part de Prométhée l'art, certes désordonné, mais qui meut Prométhée au-dessus de la masse statistique des hommes et de la vie sociale, par définition récurrente et imbécile.

    Hercule vient en aide à Prométhée, comme le Christ est venu arracher l'homme au péché et à la mort, qui forment les frontières de son microcosme et des religions païennes. L'art ne suffit pas à Prométhée. Encore faut-il que cet art ne se contente pas de conforter la médiocrité humaine, dit Bacon, et ne se contente pas des explications mathématiques hasardeuses ou providentielles.

  • Logique de l'art

    La raison ultime de la culture, c'est la légitimation de la guerre. 

    Il convient bien de qualifier la culture nazie de pornographique, pour pouvoir affirmer que la culture républicaine ou libérale moderne est "néo-nazie". On évitera ainsi le piège tendu par les pharisiens, hypocrites prêcheurs d'éthique.

    Pour comprendre que la pornographie est militaire, il faut prendre conscience de la guerre économique totale, qui se joue désormais à l'échelle mondiale, et que l'échange de tirs de roquettes entre les hordes de l'ONU et celles de quelque chef de guerre taliban, ne peut être dissocié des autres aspects de la vie économique.

    Est-ce si difficile de piger que le sacrifice d'un bidasse, et celui d'une pute, sont du même ordre ? La prostituée et le soldat s'accordent, car l'un et l'autre acceptent de se laisser immoler sur l'autel de Satan. Ils procèdent de la même aliénation mentale. Dans une société soi-disant chrétienne comme les Etats-Unis, cela en dit long sur la culture : comment le même prisme permet de diaboliser Hitler et de blanchir les hordes yankees.

    Bien sûr la résistance n'est pas moins utile et nécessaire aujourd'hui qu'elle ne fut en 1939-45. Bien sûr la résistance qui consiste à buter un soldat alllemand ne sert à rien. Non pas parce que Stéphane Hessel ou de Gaulle l'a dit, mais parce que la résistance n'a rien changé au cours de la culture. Un de ces tocards de romanciers yankees, probablement imbibé d'alcool ou de religion, s'est posé la question : qu'est-ce que ça aurait changé si Hitler avait gagné ? - Rien, a déjà répondu Bernanos, qui connaissait beaucoup mieux la question que 100% des romanciers alcooliques yankees, et avait prévu que des types comme Fillon s'abaisseraient jusqu'à la collaboration avec l'Allemagne pour des raisons purement économiques, donc pornographiques.

    La logique de l'art est de flanquer le feu aux vases sacrés de la culture. Il y a bien un mouvement de la musique pour étouffer l'art, et une logique de l'art qui tend à réduire la religion ou la musique au silence. Comme dit Rodin, même s'il n'a pas été capable d'appliquer cette maxime : l'art proscrit l'imitation ; il n'y a pas de progrès sans ça, mais une potion de bonne femme, répétitive et ennuyeuse comme la musique, qui ne fait que copier, imiter, pomper, recomposer, et n'hésite pas réclamer des droits de propriété intellectuelle et des royalties pour ça, exactement comme bon nombre de curés catholiques hypocrites, incompétents voire pédérastes, et payés à ne rien foutre.

    Faisons table rase de la culture ! C'est ce que fait Jésus quand il bouscule les marchands du temple, vendeurs d'offrandes sacrées au profit du clergé. La culture est une indécente partouze sous les auspices du dieu Pan, portant mitre et crosse d'évêque romain. Les chrétiens ne peuvent pas apporter leur caution à ce cinéma immonde.

  • Lettre à ma mère

    Petite mère, en m'accouchant tu m'as projeté dans un monde irrémédiablement atroce, dont seuls les adeptes d'une nostalgie ou d'une science mathématique débiles peuvent croire qu'il a été ou sera un jour autrement qu'inique.

    Si je n'éprouve pas de haine pour ma génitrice, tu ne dois en revanche t'attendre à aucune gratitude de ma part. Le plus bel homme, le plus viril, le mieux doté par sa mère pour la conquête et le profit dans ce monde, n'est encore qu'un petit tas de chair qui se consume au fil du temps ; de la merde orgueilleuse.

    Tu dois encore moins t'attendre à ces lettres que les poètes, les prêtres ou les Allemands écrivent à leurs mères, pleines de sentiments incestueux dégoûtants, et dont seules de véritables salopes, à vrai dire, peuvent se délecter.

    Tu m'as fait homme, mais tu n'y es pour rien. En principe les femmes n'engendrent que des femmes. D'être homme m'a évité bien des tracas sexuels et de demeurer "in utero", dans le plan social, c'est-à-dire coupé de dieu, d'où vient toute l'intelligence à rebours de l'instinct de survie des femmes.

    Que puis-je pour toi si ce n'est te répéter aussi souvent que je peux cette devise chrétienne : "Femme, prends garde à ta féminité." Ce qui signifie : garde-toi, idiote, de prendre tes désirs pour la réalité.