...une erreur, ou plus précisément une ambiguïté. Je n'ai pas jugé bon d'en parler dans mon essai sur "Orwell et les Gilets jaunes", pour ne pas compliquer le propos. En revanche j'explique dans un chapitre pourquoi le langage mathématique, la géométrie algébrique est, au stade totalitaire, un équivalent de la Novlangue.
Orwell étant athée, il ne conçoit pas la Vérité, à la manière des chrétiens, comme le but vers lequel les chrétiens doivent progresser. La vérité HISTORIQUE est celle à laquelle Orwell manifeste le plus son attachement ; on peut le déduire de sa critique drastique du roman ou du récit national, c'est-à-dire d'une présentation biaisée des faits historiques au service de l'Etat moderne (Big Brother). Le point de rupture d'Orwell avec le communisme soviétique se situe là. Il faut dire que, du point de vue marxiste, l'Histoire est le meilleur remède à l'utopie.