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  • Un cas de racisme intéressant

    De mon expérience personnelle je tire la conclusion que les peuples grégaires sont les plus racistes. Les femmes sont plus racistes que les hommes car elles sont généralement plus grégaires, supportant mal la solitude. Les femmes volontairement solitaires sont rares. Un anthropologue décrit plus précisément ce phénomène ainsi : - Dans la société multiculturelle et antiraciste états-unienne, les mariages "mixtes" restent exceptionnels ; ils sont au contraire plus courants en France où les hommes hésitent moins à se reproduire avec des femmes d'origine africaine ou asiatique.

    Cela s'explique par le fait que la société états-unienne capitaliste est entièrement dévirilisée, à un point quasiment métabolique. Les efforts de Donald Trump et ses partisans pour paraître virils font penser aux efforts des femmes pour paraître plus féminines. En réalité D. Trump est surtout un acteur, et son goût pour les sunlights fait penser à celui de Marilyn.

    On peut prendre le Japon comme le pays théoriquement le plus grégaire et le plus raciste au monde. Le Japon est véritablement "transsexuel", dans la mesure où l'esprit de sacrifice, que l'on prête généralement aux femmes et aux enfants, et qui n'est pas éloigné du suicide, cet esprit de sacrifice est aussi répandu chez les Japonais que chez les Japonaises. L'adhésion presque spontanée du Japon à l'économie capitaliste en dit long : la culture animiste est un terrain favorable à l'éthique totalitaire mathématique et au culte capitaliste des fétiches (fétiche automobile et fétiche musical notamment, selon A. Huxley).

    Il est donc inutile de prêcher l'antiracisme dans le cadre d'une culture totalitaire qui repose très largement sur l'encouragement des comportements grégaires. Cette version laïcisée de l'amour du prochain relève de la tartuferie démocrate-chrétienne.

    L'élection d'un maire noir à la mairie de Saint-Denis a suscité quelques réactions identitaires hostiles teintées de racisme. De mon point de vue marxiste, "identitaires" comme "antifas" sont de jeunes idiots manipulés par la police ; d'un côté comme de l'autre, on s'étonne de la tolérance des autorités judiciaires et policières - elle est parfaitement logique puisque ces crétins font bénévolement diversion. Refermons la parenthèse.

    Ce maire noir a été comparé à un singe, et cette comparaison a été justifiée par un argument darwiniste tiré par les cheveux, comme ils le sont tous ; le "darwinisme social" (autrement dit "spencérisme"), quelle que soit sa tendance idéologique : nazie, féministe, libérale ou technocratique, est toujours débile et tiré par les cheveux.

    On doit à Aldous Huxley, descendant d'une famille de biologistes darwinistes, d'avoir présenté le darwinisme comme le socle de la bêtise totalitaire, AVANT même l'avènement du IIIe Reich. De fait, le darwinisme apparaît en filigrane dans l'éthique des élites depuis 1930, que ces élites se disent "libérales" ou "socialistes". Autrement dit, la théorie du surhomme précède l'avènement du IIIe Reich et lui a survécu. L'expression populiste et franche du racisme dissimule que l'esprit de compétition est l'éthique totalitaire véritable. On parle parfois de "l'arrogance des élites" : en réalité elle est systémique et le fruit d'un conditionnement culturel.

    Le rapport d'Huxley à ce nouvel élitisme occidental est ambigu. Contrairement à Orwell, Huxley surestimait les élites occidentales (ce qui est souvent le cas des théoriciens du complot), élites qui ont tendance à confondre la science-fiction avec la science véritable. Le totalitarisme est toujours un "futurisme". Mon hypothèse à propos d'Aldous Huxley est que le darwinisme heurte de plein fouet sa culture littéraire et artistique très solide. La principale réticence d'Huxley à la mondialisation heureuse totalitaire vient -on le sait-, de ce que cette mondialisation implique la mort de la littérature et de l'art. Il n'est pas question en principe d'une autre culture que la culture-opium dans le contexte capitaliste totalitaire. Un critique d'art ou de littérature se trouve le plus éloigné de croire que l'art et la littérature procèdent de l'imitation. Il y a bien de tels artistes, qui se contentent d'imiter leurs maîtres, mais ce sont des artistes de second ordre - c'est Balzac quand celui-ci se contente d'appliquer (sous pseudonyme) la recette du feuilleton qui tient en haleine les jeunes femmes. Un mauvais artiste ou un mauvais romancier est "un singe". Il est significatif qu'au stade darwiniste-totalitaire on attribue très souvent l'art original à la folie. Van Gogh n'est pas fou, il est suicidaire, ce qui est assez banal et peut s'expliquer pas son éducation puritaine culpabilisante ; mais surtout l'art de Van Gogh ne reflète pas la folie ; l'aliénation mentale est beaucoup plus nette dans la pratique darwiniste des sports de compétition.

  • Mise au point sur le satanisme

    Les accusations de "satanisme" sont de plus en plus fréquentes sur les réseaux sociaux américains. Les électeurs MAGA de Donald Trump ont remis ce type d'invective à la mode, en particulier la frange issue des nombreuses sectes évangélistes que comptent les Etats-Unis, fédérées par les slogans de D. Trump sur la famille (contre l'avortement) et la moraline d'Etat LGBT (égalitariste).

    L'idéologie libérale est d'ailleurs une idéologie chrétienne dès l'origine. Les formules libérales athées ne sont apparues que tardivement, au stade technocratique, notamment dans le monde de la haute finance états-unienne (Ayn Rand).

    Le satanisme est précisément défini par les évangiles et les prophéties chrétiennes comme une attaque contre la Foi chrétienne au nom de la Foi chrétienne. Le satanisme n'est pas incarné dans les Evangiles par Judas (Judas ne prêche pas), mais par les pharisiens, et Pierre à deux reprises, qui interprète de travers la parole de Dieu. Les apôtres ne sont vraiment des apôtres qu'après la Pentecôte.

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  • Les Gilets jaunes ont disparu ?

    Emmanuel Macron est sans doute le dernier à le croire ; sans quoi il n'aurait pas demandé à ses adjoints le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau et le préfet de police Laurent Nunez de déployer en septembre 2025 un dispositif policier d'une ampleur probablement inégalée sous la Ve République. Dès le début de la matinée, la police procédait à des arrestations ciblées, plus de cinq heures avant le début des manifestations.

    Les partis de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon, dont on sait qu'ils étaient les mieux représentés avec les abstentionnistes parmi les grévistes de 2019 opèrent comme des brise-lames. C'est la fonction qu'ils remplissent principalement, pourquoi ils sont subventionnés au même titre que la télévision d'Etat : scinder idéologiquement la classe moyenne inférieure en deux, pour la tenir éloignée des rênes du pouvoir. Pourquoi l'oligarchie a-t-elle décerné un brevet de respectabilité à Bardella et à Le Pen, qu'elle refuse à J.-L. Mélenchon ? Parce que le parti de Marine Le Pen, en cas de victoire, serait le plus facile à contrôler. Que fait Mme Meloni en Italie depuis qu'elle est élue en dehors d'appliquer la politique de la Commission en la saupoudrant de sucre glacé néofasciste ?

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  • L'impasse Jancovici

    Jean-Marc Jancovici est un ingénieur français qui s'est fait connaître du grand public grâce à une bande dessinée à fort tirage (près d'un demi-million d'ex.), plaidant pour la décarbonation de la production industrielle grâce à la relance du programme nucléaire français. Son principal argument : le pétrole va bientôt venir à manquer, sa production décroît déjà depuis quelques années - le mode de vie capitaliste-occidental se trouve donc menacé à brève échéance - une bonne moitié des Français éprouve déjà des difficultés à joindre les deux bouts... Je ne décris pas plus en détails un argumentaire biaisé de tous les côtés.

    Le raisonnement presque entièrement mathématique de cet ingénieur est très éloigné de la réalité politique, économique et sociale. Il véhicule une illusion très répandue en France, celle du pragmatisme de la technocratie. Il peut être tentant pour certains Gilets jaunes d'y voir un remède au naufrage du "Titanic".

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  • Le paradoxe Trump

    L'attaque soudaine de l'Iran par les Etats-Unis de Donald Trump pour tenter de décapiter le régime des mollahs et des "gardiens de la Révolution" a surpris la plupart des observateurs. En effet D. Trump a été élu sur la promesse de ne pas envahir l'Iran, ou du moins de ne pas répéter les erreurs de ses prédécesseurs démocrates et républicains en Irak, en Afghanistan et en Ukraine.

    Les Gilets jaunes et les "médias citoyens" indépendants ont intérêt à scruter la révolution libérale MAGA et la politique de D. Trump, car la grève générale des Gilets jaunes de 2019 est un mouvement similaire à celui qui a porté D. Trump au pouvoir en 2016, contre toute attente. L'alternance républicains/démocrates est un rouage de l'Etat profond libéral à part entière, et la surprise vient donc de ce que D. Trump a réussi à mettre fin à cette "alternance" dès 2016. Les "Gilets jaunes" se heurtent au même verrou médiatique...

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  • Pour en finir avec le gaullisme

    Le culte du général de Gaulle s'est répandu au XXIe siècle dans presque toute la classe politique. Dans un ouvrage récent de propagande à destination des militants, François Hollande s'emploie ainsi à décrire le général de Gaulle comme "un grand homme de gauche". Le cas de Hollande est remarquable puisqu'il est encarté dans un parti qui ambitionna de rétablir le parlementarisme dans ses droits.

    On peut s'inquiéter d'un tel consensus, y voir un signe de nostalgie, une façon de regarder dans le rétroviseur qui n'est pas sans faire penser au projet de D. Trump de retour à l'âge d'or du capitalisme. Le futurisme de la "mondialisation heureuse" est en échec, vive le passéisme !

    Le mirage gaulliste et le mirage trumpiste sont à peu près équivalents : c'est le mirage des "Trente glorieuses", d'une part, et celui du "Gilded Age" (âge d'or) entre 1865 et 1901, période de forte croissance aux Etats-Unis, d'autre part. Les "Trente glorieuses" sont un slogan. En réalité on ne peut scinder les périodes d'euphorie économique des périodes de grave dépression. Le Capital est parfaitement instable : aucune histoire n'illustre mieux cette instabilité que celle des Etats-Unis depuis 1865, date de la guerre civile dite de "Sécession". Les économistes capitalistes eux-même ne dissocient pas le creux de la vague - la dépression économique - de son sommet - la forte croissance ; ils s'efforcent de justifier a posteriori ces cycles par un raisonnement darwiniste, en prenant soin d'occulter le rôle des guerres dans la sortie de crise. Le darwinisme est l'un des piliers de l'idéologie libérale progressiste.

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  • Mélenchon osera-t-il ?...

    ...se servir de l'affaire Epstein-Maxwell ?

    Quiconque a parcouru un tant soit peu les dossiers Epstein-Maxwell sait que cette affaire est une véritable bombe. Ce n'est pas pour rien que le ministère de la Justice des Etats-Unis a rendus librement consultables ses pièces par les Européens, en prenant soin d'en filtrer une partie. Ce n'est pas pour rien que les médias français, ceux du service public en particulier, s'appliquent à déminer cette affaire.

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  • Dr Frankenstein & Mr Epstein

    Après quelques semaines de déballage des dossiers confidentiels de l'affaire Epstein-Maxwell, on constate que le pouvoir oligarchique français est le mieux protégé d'Europe contre le scandale et les compléments d'enquête judiciaires, puisque la démission du président de l'Institut du monde arabe, Jack Lang, est la seule conséquence à ce jour. Les régimes britannique, norvégien, sont en revanche ébranlés. Quant à l'Allemagne, c'est le seul pays au monde dont la presse est moins indépendante que la presse française : l'Allemagne est le seul membre de l'OTAN qui, attaqué par un autre pays de l'OTAN en mer Baltique, ne s'est même pas émue de cette attaque.

    Mais la zone de non-droit en quoi consiste la Ve République n'est pas le sujet de cette note... Un aspect de l'affaire saute aux yeux à mesure que l'on épluche les pièces du dossier, touchant non pas aux moeurs pédocriminelles d'Epstein et Maxwell directement, mais plutôt à la culture et la mentalité des membres de ce réseau d'influence, qu'ils soient des criminels actifs comme le conseiller spécial du premier ministre britannique Keir Starmer, ou des criminels passifs comme (semble-t-il) Bill Clinton et Bill Gates.

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  • Catholiques zombies

    Je lis ceci dans un hebdo capitaliste qui se réjouit de la recrudescence de jeunes adultes baptisés en France dans la religion catholique (15.000 en 2025) : "Le politologue Emmanuel Todd fustigeait en 2015 les catholiques zombies..."

    E. Todd ne fustige aucunement les catholiques zombies. Ce sociologue, à partir des outils de la sociologie wébérienne, tire le constat que l'on ne peut plus, depuis les années 1980, repérer à l'occasion des grands scrutins, un "vote catholique", comme c'était le cas auparavant. Autrement dit, les catholiques sont fondus dans la masse des Français depuis près d'un demi-siècle.

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  • De quoi Epstein est-il le nom ?

    Le comédien Dieudonné M'Bala M'Bala, harcelé par la police d'Etat française depuis 2013, présente l'affaire Epstein-Maxwell comme un tournant décisif. Du point de vue orwellien, on ne peut le contredire, car l'opacité de l'Etat profond est une condition même de sa survie ; la corruption se développe dans l'obscurité.

    L'idéal de transparence démocratique qui animait Julian Assange -ou la révolution culturelle MAGA en cours- est aussi utopique que la Fraternité qui séduit Winston Smith, utopie dont Orwell indique qu'elle est vouée à l'échec. Non loin d'Hannah Arendt sur ce point, Orwell présente la dissolution de l'action politique dans l'utopie comme le phénomène majeur du XXe siècle. L'utopie ne s'oppose pas efficacement à l'Etat profond, elle le conforte.

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  • L'action des Gilets jaunes en 2025

    Je compare dans mon essai sur "Orwell & les Gilets jaunes" le mouvement historique de grève générale de 2019 à la révolution MAGA aux Etat-Unis. Si les Gilets jaunes sont désunis sur le plan des idées et des remèdes, nombre d'entre eux ont conscience d'avoir débusqué "l'Etat profond", qui jusque-là était resté tapis dans l'ombre. Big Brother est invisible selon G. Orwell, et il ne paraît abusif ou totalitaire qu'à une frange infime des citoyens.

    Comparer n'est pas admirer, mais comprendre que le mouvement des Gilets jaunes est un mouvement révolutionnaire, tout comme le mouvement MAGA. La crise économique qu'affrontent les Etats-Unis, aggravée par le bras de fer avec Poutine en Ukraine, ressemble à la crise que traverse la France, sous la tutelle de l'Union européenne allemande, qui agit ostensiblement depuis 2020 comme l'Etat fédéral états-unien.

    D. Trump a des admirateurs en France parmi les Gilets jaunes, convaincus que sa volonté de redressement économique est la meilleure politique possible. Pour un Gilet jaune marxiste, elle est vouée à l'échec : aucune révolution mieux que la révolution MAGA n'a fait éclater au grand jour la contradiction qui, selon Marx, entraîne l'économie capitaliste à s'autodétruire : le programme économique de D. Trump consiste en effet à essayer de revenir à un état antérieur du capitalisme, comme si la désindustrialisation des Etats-Unis ne participait pas à la mécanique du capitalisme.

    Même les plus trumpistes, s'ils sont honnêtes, devront reconnaître que l'entreprise politique de D. Trump en est à ses balbutiements. Remporter l'élection présidentielle est loin d'être une étape décisive ; la révolution MAGA n'est donc pas plus avancée que celle des Gilets jaunes. Les MAGAs se heurtent à la résistance pugnace de l'Etat profond états-unien, qui semble loin d'avoir dit son dernier mot. Les Etats-Unis n'ont jamais été un "Etat-nation", comme leur organisation "communautaire" le souligne, ce qui aggrave en cas de crise économique le risque de guerre civile.

    La guerre civile qui tend les bras aux MAGAs n'est pas une option pour les Gilets jaunes, mais bien plutôt un comité de salut public représentant les intérêts de la classe moyenne. Si la bureaucratie capitaliste française est très étendue, bien au-delà des seuls fonctionnaires de police et du personnel de l'Education nationale (principal acteur du culte de Big Brother), elle ne représente qu'une minorité de Français éparpillés dans tous les partis.

    La pression des Gilets jaunes sur les partis d'opposition (RN et LFI) est telle qu'elle a entraîné la chute de Michel Barnier, puis de François Bayrou, et bientôt de Sébastien Lecornu. Depuis 2019 Le Pen & Mélenchon sont tenus de donner des gages à leurs électeurs qu'ils constituent réellement une force d'opposition ; leurs attermoiements au parlement de Bruxelles permet de douter de la réalité de cette opposition. La politique économique catastrophique de l'UE au cours des dernières années n'a rencontré aucune opposition réelle d'aucun parti.

    La nasse des Gilets jaunes se referme peu à peu sur E. Macron. Son projet de guerre, aux côtés du chancelier allemand F. Merz est, pratiquement, sa dernière chance de se tirer de la nasse par le bas.

    Si les Gilets jaunes ne représentaient pas encore, en 2025, une épée de Damoclès suspendue au-dessus de l'ensemble de la classe politique, non seulement le chef de l'Etat profond n'aurait pas mobilisé, sous la houlette du premier flic de France Retailleau, toutes les forces de police disponibles devant la menace d'une nouvelle grève générale.

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  • L'illusion souverainiste

    La souveraineté d'une nation n'est pas d'abord constitutionnelle ou juridique, elle est d'abord économique. Dans "Orwell et les Gilets jaunes", j'explique comment l'impératif de croissance économique l'emporte sur toutes les règles constitutionnelles. Le rôle du président du conseil constitutionnel est de faire croire à un maximum de Français que l'action du chef de l'Etat s'inscrit dans un cadre constitutionnel. Il se trouve que l'actuel président du conseil constitutionnel (Laurent Fabius) est l'un des principaux artisans du passage à la monnaie unique européenne au début du XXIe siècle, qui a opéré dans l'organisation politique un changement substantiel ; on peut ici parler de "coup d'Etat bancaire".

    Nul n'est censé ignorer la loi, mais la plupart des Français ignorent le b.a.-ba du fonctionnement économique. Tout est fait par la presse économique, largement détenue par des oligarques, pour maintenir les Français au niveau d'ignorance le plus bas, ou pour organiser de faux débats économiques "pour ou contre la taxe Zucman" qui parasitent dangereusement l'action politique.

    L'illusion souverainiste consiste à croire que l'on peut réparer par le droit ce qui a été entamé par l'économie. Il m'arrive de discuter avec des souverainsistes-gaullistes sur les réseaux sociaux ; je leur fais immédiatement observer l'inanité du Brexit des Anglais, resté lettre morte ou presque. Si l'oligarchie financière britannique n'a pas entièrement défait le Brexit, c'est seulement en raison de l'incertitude que fait peser la guerre en Ukraine sur l'avenir du consortium bancaire européen. Aux électeurs de Mélenchon qui prônent une VIe République, je fais remarquer l'annulation du résultat des élections grecques en 2015 par les instances dirigeantes de l'Union européenne - encore un "coup d'Etat bancaire", qui a eu pour conséquence de transformer la Grèce en "lānder touristique" allemand.

    Le droit consitutionnel s'oppose à l'économie capitaliste comme une charge de cavalerie polonaise à des panzers allemands. Les médias oligarchiques ne sont pas les seuls à maintenir les Français dans l'ignorance des questions économiques, les cours d'Education civiques poursuivent à peu près le même but : on continue d'enseigner des âneries la théorie utopique de l'équilibre des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, alors même que la constitution de 1958 visait à transformer le parlement en chambre d'enregistrement, suivant un dispositif bonapartiste antirépublicain.

    La division du travail à l'échelle mondiale entraîne une perte de souveraineté des nations, dont l'afflux de migrants n'est qu'un des aspects. Les nations les plus puissantes et les mieux armées - les Etats-Unis, la Chine et la Russie -, subissent les conséquences de la mondialisation. Celle-ci porte atteinte à leur souveraineté. Derrière le slogan "Make America great again" se cache une crise de la souveraineté des Etats-Unis. Que dire de l'Union européenne qui n'est rien qu'un marché unique ?

    La révolution des Gilets jaunes est la prise de conscience par les passagers de troisième classe du "Titanic" que les experts qui pilotent le navire ont été formés pour l'envoyer droit sur un iceberg. Il ne s'agit pas de boucher la voie d'eau comme le suggère l'ex-premier ministre démissionnaire sous la pression des Gilets jaunes, il s'agit d'empêcher que le "Titanic" ne reprenne sa croisière infernale comme si de rien n'était.

    L'effort des oligarques français et allemand pour consolider l'Union européenne dans la guerre n'est pas un projet économique, c'est un projet désespéré.

  • Les gros sabots du féminisme

    Je visionnais l'autre jour un débat entre deux féministes, l'une homosexuelle et l'autre hétérosexuelle, arbitré par un homme : elles divergeaient sur le point de savoir s'il faudrait couper les couilles aux hommes ou non ? La féministe hétérosexuelle était un peu plus hésitante. C'est le niveau du débat politique en France sur bien des sujets ; les femmes et les hommes n'y sont pour rien, c'est la télévision qui produit ça. Les écrans ne jouent-ils pas à peu près le même rôle dans "1984" de détourner l'attention ?

    Ces deux féministes se rejoignaient en revanche sur la statistique suivante : "92% des violeurs sont des hommes".

    En dehors des statistiques de l'industrie pharmaceutique, il n'y a pas de stats plus bidons que les stats de la police, quasiment toutes bidonnées ; une très large part des affaires criminelles ne sont pas élucidées.

    La dernière chose à faire si l'on s'attaque à un problème social quelconque est de partir d'une étude statistique. Les statistiques sont étroitement liées au populisme libéral, qui est à peu près l'idéologie dénoncée par Aldous Huxley dans "Le Meilleur des Mondes". Un économiste (proche des Gilets jaunes) a récemment montré que les statistiques sur l'immigration permettent de fonder deux démagogies radicalement opposées.

    La diffamation de George Orwell par une journaliste féministe australienne, Anna Funder, ne m'a donc pas étonné, mais plutôt le procédé, à la fois original et sournois.

    On pourrait écrire un bouquin sur les tentatives de diffamer ou de saboter Orwell entre 1960 et 2019 ; je me suis contenté dans mon essai sur "Orwell & les Gilets jaunes", d'évoquer les plus significatives.

  • Edwy Plenel ou la Fraternité

    Je me suis donné dans mon essai sur "Orwell & les Gilets jaunes" pour but de montrer comment "1984" permet de ne pas se laisser abuser par les codes de la politique contemporaine. Orwell est un caillou dans la botte du totalitarisme libéral, en particulier, qu'il soit "de gauche" ou de "droite", puisque cette variante du totalitarisme est, en 2025, l'idéologie dominante d'Océania (le bloc anglo-saxon) dans "1984", non plus le fascisme ou le stalinisme démodés. L'aptitude à la mue idéologique est une aptitude caractéristique de Big Brother.

    Cela explique les nombreuses tentatives pour diffamer Orwell des élites libérales au cours des dernières décennies, qui vont de la grossière censure (caractéristique de l'intelligentsia française) à des sabotages plus subtils (j'en évoque quelques-unes dans mon essai).

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  • Le mensonge médical des médias

    Sur la dérive médicale totalitaire, Aldous Huxley est peut-être plus explicite qu'Orwell, bien que le procédé de la "novlangue" revienne au même : le totalitarisme repose sur la renonciation à la science, décrite par l'un des dirigeants du "Brave New World" comme une menace de trouble à l'ordre social.

    Dans "BNW" la médecine est instrumentalisée par l'Etat, plus précisément la médecine darwiniste, suivant l'usage illustré par le IIIe Reich, mais aussi l'Union soviétique, les Etats-Unis (la CiA) et la Chine, dont le programme démographique eugéniste est l'un des axes principaux de sa politique économique ; on peut parler d'eugénisme racial dans le cas du IIIe Reich et d'eugénisme malthusien dans le cas de la Chine. Aux Etats-Unis la pratique de l'avortement à l'échelle industrielle est impulsée, non par le parti unique, mais par l'idéologie consumériste, très proche du conditionnement décrit par Huxley dans "BNW". Le contrôle ou la régulation des naissances par divers moyens, dont le moyen religieux au Moyen-Âge, n'est pas un fait nouveau - il est un facteur de progrès économique et social, mais dans l'Occident industrialisé au XXe siècle, ou l'Orient occidentalisé, la méthode eugéniste, combinée à l'esclavage capitaliste larvé, va tourner au suicide social.

    En 2025, l'ouvrage d'A. Huxley est probablement le plus subversif en circulation aux Etats-Unis - subversif au regard du "wokisme", qui consiste à brandir l'étendard de la société de consommation, mais aussi subversif vis-à-vis du trumpisme, qui repose sur la négation des meurtres de masse perpétrés pour garantir aux Etats-Unis leur domination impérialiste. "1984" a donné lieu à plusieurs adaptations cinématographiques qui vident l'anti-utopie d'Orwell de son sens pour la réduire à un pamphlet anticommuniste ; il serait plus difficile de saboter le "BNW" d'Huxley, qui dénonce plus directement la barbarie libérale-darwiniste.

    Cette semaine on pouvait prendre "Le Monde" (14 oct.) en flagrant délit de mensonge médical grossier, de nouveau à propos de la vaccination contre la grippe qui a enrichi de façon éhontée quelques laboratoires pharmaceutiques, invités par les présidents D. Trump et J. Biden à profiter de la crise sanitaire - détournement caractéristique de la médecine au profit de calculs politiciens.

    Les laboratoires ont tout avoué ou presque depuis la séquence totalitaire de 2020 : ils l'ont fait d'autant plus facilement qu'ils sont "couverts" par la classe médiatico-politique, qui a pris l'initiative de produire un vaccin miraculeux pour permettre d'accélérer le déconfinement. Les labos ont avoué que leurs vaccins n'étaient d'aucune efficacité pour empêcher l'épidémie de grippe à coronavirus de se propager, ce que les citoyens les plus conditionnés à prendre au sérieux la publicité commerciale des labos ont fini par comprendre, puisque la population états-unienne a pratiquement cessé de se faire vacciner.

    Les prédictions des rares médecins dotés de bon sens, dès les premiers jours de la pandémie, se sont toutes accomplies ; je cite par exemple ce jeune médecin new-yorkais de mémoire : "Les Etats-Uniens vont tomber comme des mouches, car ils sont tous déjà plus ou moins malades." Les Etats-Unis sont en effet le seul pays au monde où le coronavirus a tué au-delà des personnes affaiblies par l'âge ou des maladies chroniques.

    Il faut noter que le mensonge totalitaire persiste à propos des vaccins à ARNm à travers une démonstration statistique qui n'est pas plus sérieuse que la démonstration du bénéfice du tabac pour les femmes enceintes. En ce qui me concerne, j'ai eu la chance d'être éclairé il y a une quinzaine d'années par un prof de médecine sur la menace que représentent les statistiques pour la médecine. Un chirurgien célèbre, aujourd'hui décédé, rappelait chaque fois qu'il le pouvait la stagnation de la science pharmaceutique depuis plus d'un demi-siècle.

    Il est impossible de démontrer le bénéfice des vaccins contre la grippe pour les "personnes à risque", car les personnes de plus de 65 ans à qui ces vaccins sont administrés sont, pour la plupart d'entre elles, en mauvaise santé, et les causes de leur décès impossible à analyser ; le choc provoqué par un vaccin chez un vieillard de 80 ans, contribuant à provoquer sa mort, est impossible à déceler. L'industrie pharmaceutique joue donc, avec les vaccins contre la grippe, sur le velours - tandis que les malaises cardiaques provoqués par le vaccin ARNm sont plus faciles à repérer sur de jeunes types en bonne santé.

    "Le Monde" explique donc à ses lecteurs, après avoir reconnu l'existence d'études suggérant que la vaccination fait courir un risque de baisse "relatif" de l'immunité, qu'il est néanmoins souhaitable que les personnes en bonne santé se fassent vacciner contre la grippe saisonnières (20 euros/vaccin), que l'on annonce "sèvère" cette année, et ce pour augmenter "l'immunité générale". Bien sûr le Dr Knock a choisi un pseudo pour signer cet article médical. "Le Monde" a mis deux ans avant de reconnaître que l'hypothèse de la fabrication du coronavirus par le consortium millitaro-industriel n'était pas une hypothèse fantaisiste.

    Ce n'est peut-être pas un détail, l'industrie pharmaceutique est la principale source de financement de ce que les journalistes osent encore appeler "la vie politique".

    L'idéologie darwiniste a pour effet de détruire les grands principes humanistes de la médecine. C'est le principe darwinistemensonge,médical,lapinos,orwell,gilets jaunes,le monde,vaccination,science,krach scientifique,1984,aldous huxley qui fait tenir pour quantité négligeable, accepter comme dommage collatéral les milliers de blessures graves ou de décès de personnes allergiques au vaccin inoculé que Pfizer a été contraint de déclarer plus tôt que prévu sous la contrainte judiciaire aux Etats-Unis. Les abrutis "antispécistes-darwinistes" ont le don d'ignorer que la principale fonction de l'antispécisme n'est pas d'améliorer la "condition animale", mais de traiter les êtres humains comme des animaux.

    J'ai consacré dans mon essai sur "Orwell & les Gilets jaunes" plusieurs chapitres au problème du "krach scientifique", lié à la culture totalitaire maquillée en "démocratie". Cette faillite collective du XXe siècle se manifeste de la façon la plus évidente par l'abolition de la frontière entre la science et la science-fiction. Ici encore on mesure l'utilité de la satire d'A. Huxley, qui présente la science-fiction comme le socle de la culture totalitaire technocratique.

  • Rupture anthropologique !?

    Je me suis pincé en entendant quelques publicistes démocrates-chrétiens parler de "rupture anthropologique" à propos du projet de loi sur le suicide assisté. La liquidation de cinquante mille Palestiniens, au bas mot, dans le cadre de la politique impérialiste des Etats-Unis, se déroulait presque simultanément, avec l'approbation de l'ensemble de la classe politique ou presque. Il est reproché aux "islamo-gauchistes" par les employés du consortium militaro-industriel de ne pas approuver ce nouveau bain de sang, après le million de morts causé par l'expédition en Irak à la fin du XXe siècle.

    Le démocrate-chrétien renouvelle le type du Juif qui ne craint pas Dieu.

    Depuis l'Antiquité, la philosophie justifie que l'être humain mette fin à des souffrances physiques excessives. L'école stoïcienne n'est pas la seule dans ce cas. Le masochisme chrétien est une formule satanique car les Evangiles n'accordent aucune valeur spirituelle à la souffrance humaine, dont la Genèse explique qu'elle est la rançon du péché. Les chrétiens marxistes ou les marxistes tout court reconnaîtront qu'il y a dans l'exaltation de la souffrance une métaphysique satanique à l'appui du capitalisme. Autrement dit, le gaspillage atroce de la ressource humaine trouve une justification dans le satanisme démocrate-chrétien.

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  • L'aveu de Lecornu

    Commençons par le mensonge de Sébastien Lecornu, qui s'est étrangement décrit comme un "moine-soldat" dans son allocution d'adieu. Les "moines-soldats" sont connus pour leurs pratiques sodomites et le culte de Baphomet. On mettra cette référence maladroite sur le compte de la fébrilité. Il n'est pas besoin de remonter aussi loin pour retrouver les pratiques barbares associées au christianisme : les Etats-Unis démocrates-chrétiens ont prouvé par la voix de leurs dirigeants encore très récemment qu'ils étaient capables de mettre l'Evangile au service de guerres impérialistes.

    - Le mensonge public de S. Lecornu est largement répandu par sa caste de technocrates, pour ne pas dire qu'il est systémique : il consiste à faire abuser les Français quant à la nature du pouvoir exercé : il ne découle pas de la constitution et des institutions VISIBLEMENT depuis 2020. Il ne s'agit même pas ici de savoir si la constitution de 1958, qui annihile les pouvoirs législatif et judiciaire en les soumettant à l'exécutif, est une constitution authentiquement républicaine - non - le pouvoir exécutif est exercé par la Commission européenne à titre principal, au prétexte de la crise sanitaire d'abord, puis de l'engagement de la France dans l'OTAN. On pourrait qualifier ce mensonge de typiquement gaulliste, s'il n'était largement approuvé par l'ensemble de la classe politique. Il va de soi que le général de Gaulle ne souhaitait pas remettre le pouvoir exécutif entre les mains de l'Allemagne, mais la constitution gaulliste a grandement facilité la tâche des technocrates de Bruxelles, qui n'ont rencontré aucune résistance parlementaire.

    Le mensonge de Lecornu est destiné à masquer pour qui et pourquoi son patron E. Macron semble s'accrocher au pouvoir, au-delà de l'ambition personnelle : on l'estime le mieux placé (ce qui n'est peut-être pas faux) pour préserver la tutelle de la Commission européenne sur la France, à quoi l'on peut résumer la politique oligarchique conduite depuis le début du XXIe siècle.

    Les Gilets jaunes ne doivent pas se laisser abuser par le faux-semblant qui consiste à décrire E. Macron comme un électron libre dévoré par l'ambition personnelle. Il est le produit d'une caste, sans doute à bout de souffle, mais dont E. Macron n'est pas le seul atout.

    L'aveu de Lecornu porte sur la paralysie des partis politiques dits "d'opposition" : cette paralysie tient à ce que ces partis ne peuvent pas dévoiler leur allégeance à la politique de la Commission allemande, sans se discréditer entièrement vis-à-vis des Français, de plus en plus hostiles à une caste européiste qui a trahi ses principaux engagements.

    Depuis 2019, la réalité politique est celle du bras de fer entre la caste technocratique et le mouvement des Gilets jaunes qui remet en cause le modèle technocratique. La réalité politique est celle d'une révolution latente. L'état de la société française est donc comparable à celui de la société états-unienne. La prise de Washington par les MAGA ne fait pas une grande différence, car les réformes ne résultent pas de grandes déclarations tonitruantes. La guerre civile n'est bien sûr pas dans l'intérêt des Gilets jaunes, quoi que le blocage vienne des actionnaires de l'Etat profond.

    La violence révolutionnaire est proportionnelle à la résistance de la classe qui accapare le pouvoir et l'exerce dans son intérêt exclusif ; l'oligarchie française n'est pas, à proprement parler, une classe, mais une caste, dont la principale force réside dans une artillerie médiatique dévouée, chargée de conserve avec les cent mille CRS de nasser l'opinion publique française coûte que coûte.

  • La métaphore du Titanic

    Au moment où le sol se dérobait sous son projet de budget commandé par les banques allemandes et la Commission, histoire de mettre au pas la cigale française, François Bayrou a fait un ultime effort didactique en comparant la dette de la France à la voie d'eau dans la coque du "Titanic".

    Pour les Gilets jaunes, la comparaison n'est pas forcément absurde ; il y a même une date qui s'impose à l'esprit, pour marquer la rencontre fatale entre le paquebot et l'iceberg : 2008, date du séisme financier international. Les krachs capitalistes sont l'occasion d'une prise de conscience politique. Le communisme s'est introduit aux Etats-Unis à la faveur du krach de 1929, où il était auparavant "non grata".

    Avez-vous déjà croisé au cours de votre vie un joueur, habitué des casinos, dont le regard brille à la vue d'un tapis vert ou d'une machine à sous ? Un type qui entreprend de vous expliquer qu'il existe une "martingale", un truc pour gagner à coup sûr ? Ce jour là j'ai découvert que les mathématiques ne sont pas du tout une "science dure", mais qu'ils peuvent être une drogue dure.

    Je me souviens de m'être laissé entraîner à voir "Titanic", le fameux navet cinématographique, je n'étais encore qu'un ado. Je m'étais demandé comment un tel navet avait pu cartonner autant ? Le racolage publicitaire n'était pas une explication suffisante... Le succès du film est d'abord aux Etats-Unis ; je crois que les Etats-uniens (qui sont liés entre eux par des valeurs très abstraites) pouvaient ressentir, dans le Titanic, comme F. Bayrou, une métaphore politique.

    Les Etats-uniens acceptent beaucoup mieux/sont beaucoup plus soumis que les Français au risque économique que l'économie capitaliste fait courir à la nation. Le Français est d'ordinaire moins disposé à endosser les erreurs de navigation du commandant du navire. Tant mieux si la jeune génération de Français est récalcitrante à accepter ce que ses parents ont gobé tranquillement, comme des veaux.

    On comprend que les politiciens comme F. Bayrou, obéissant aux directives de la Commission, veulent colmater la voie d'eau dans la coque, pour pouvoir reprendre ensuite la croisière comme si de rien n'était, relancer la machine par la fabrication de chars et de missiles balistiques si les Ukrainiens persistent à vouloir se faire tuer pour l'Europe-martingale.

    C'est ici que les critiques marxiste et orwellienne trouvent leur utilité. C'est pourquoi je leur ai accordé une place de choix dans mon essai sur "Orwell & les Gilets jaunes". La propagande capitaliste est si puissante qu'elle a imposé très largement dans les esprits le développement capitaliste comme une sorte de fatalité idéale. Penser contre le capitalisme est devenu tabou, aussi bien à gauche qu'à droite : Marx et Orwell sont sans doute les moins respectueux d'un tel interdit.

  • Prêcher dans le Désert

    Prêchant contre le capitalisme, j'ai toujours eu le sentiment de prêcher dans le désert. Pour cette raison je publie "Orwell & les Gilets jaunes", espérant ainsi toucher des esprits moins obtus que mes relations proches, des esprits plus vifs et moins féminins aussi, car la culture capitaliste est une culture du "baiser à la mort", c'est-à-dire du renoncement à l'existence - pour reprendre un terme choyé des clercs capitalistes, c'est une culture de la résilience pour la résilience, qui ne prône pas la patience féminine comme une vertu mais comme une fin en soi.

    Prêcher contre le capitalisme est de surcroît un devoir chrétien en raison du mensonge charrié par la culture capitaliste, largement ésotérique.

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  • L'Intellectuel selon Orwell

    Dans "Orwell & les Gilets jaunes", je précise un des aspects les plus subversifs de "1984", à savoir le rôle crucial attribué à Orwell aux intellectuels dans le système totalitaire. "Intellectuel" n'a pas le sens vague pour Orwell de "quelqu'un qui s'adonne à une activité intellectuelle".

    La brute raffinée O'Brien, membre haut placé du parti socialiste anglais (AngSoc) qui séduit Winston Smith, avant de devenir son tortionnaire ultérieurement, est présentée comme un intellectuel ; peut-être même O'Brien est-il l'auteur des discours utopiques attribués à Emmanuel Goldstein, conçus pour piéger les dissidents - Goldstein dont l'existence n'est pas certaine ?

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