Je compare dans mon essai sur "Orwell & les Gilets jaunes" le mouvement historique de grève générale de 2019 à la révolution MAGA aux Etat-Unis. Si les Gilets jaunes sont désunis sur le plan des idées et des remèdes, nombre d'entre eux ont conscience d'avoir débusqué "l'Etat profond", qui jusque-là était resté tapis dans l'ombre. Big Brother est invisible selon G. Orwell, et il ne paraît abusif ou totalitaire qu'à une frange infime des citoyens.
Comparer n'est pas admirer, mais comprendre que le mouvement des Gilets jaunes est un mouvement révolutionnaire, tout comme le mouvement MAGA. La crise économique qu'affrontent les Etats-Unis, aggravée par le bras de fer avec Poutine en Ukraine, ressemble à la crise que traverse la France, sous la tutelle de l'Union européenne allemande, qui agit ostensiblement depuis 2020 comme l'Etat fédéral états-unien.
D. Trump a des admirateurs en France parmi les Gilets jaunes, convaincus que sa volonté de redressement économique est la meilleure politique possible. Pour un Gilet jaune marxiste, elle est vouée à l'échec : aucune révolution mieux que la révolution MAGA n'a fait éclater au grand jour la contradiction qui, selon Marx, entraîne l'économie capitaliste à s'autodétruire : le programme économique de D. Trump consiste en effet à essayer de revenir à un état antérieur du capitalisme, comme si la désindustrialisation des Etats-Unis ne participait pas à la mécanique du capitalisme.
Même les plus trumpistes, s'ils sont honnêtes, devront reconnaître que l'entreprise politique de D. Trump en est à ses balbutiements. Remporter l'élection présidentielle est loin d'être une étape décisive ; la révolution MAGA n'est donc pas plus avancée que celle des Gilets jaunes. Les MAGAs se heurtent à la résistance pugnace de l'Etat profond états-unien, qui semble loin d'avoir dit son dernier mot. Les Etats-Unis n'ont jamais été un "Etat-nation", comme leur organisation "communautaire" le souligne, ce qui aggrave en cas de crise économique le risque de guerre civile.
La guerre civile qui tend les bras aux MAGAs n'est pas une option pour les Gilets jaunes, mais bien plutôt un comité de salut public représentant les intérêts de la classe moyenne. Si la bureaucratie capitaliste française est très étendue, bien au-delà des seuls fonctionnaires de police et du personnel de l'Education nationale (principal acteur du culte de Big Brother), elle ne représente qu'une minorité de Français éparpillés dans tous les partis.
La pression des Gilets jaunes sur les partis d'opposition (RN et LFI) est telle qu'elle a entraîné la chute de Michel Barnier, puis de François Bayrou, et bientôt de Sébastien Lecornu. Depuis 2019 Le Pen & Mélenchon sont tenus de donner des gages à leurs électeurs qu'ils constituent réellement une force d'opposition ; leurs attermoiements au parlement de Bruxelles permet de douter de la réalité de cette opposition. La politique économique catastrophique de l'UE au cours des dernières années n'a rencontré aucune opposition réelle d'aucun parti.
La nasse des Gilets jaunes se referme peu à peu sur E. Macron. Son projet de guerre, aux côtés du chancelier allemand F. Merz est, pratiquement, sa dernière chance de se tirer de la nasse par le bas.
Si les Gilets jaunes ne représentaient pas encore, en 2025, une épée de Damoclès suspendue au-dessus de l'ensemble de la classe politique, non seulement le chef de l'Etat profond n'aurait pas mobilisé, sous la houlette du premier flic de France Retailleau, toutes les forces de police disponibles devant la menace d'une nouvelle grève générale.
qui fait tenir pour quantité négligeable, accepter comme dommage collatéral les milliers de blessures graves ou de décès de personnes allergiques au vaccin inoculé que Pfizer a été contraint de déclarer plus tôt que prévu sous la contrainte judiciaire aux Etats-Unis. Les abrutis "antispécistes-darwinistes" ont le don d'ignorer que la principale fonction de l'antispécisme n'est pas d'améliorer la "condition animale", mais de traiter les êtres humains comme des animaux.