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  • Cause toujours

    Consensus autour du robinet d'eau tiède ouvert par Benoît XVI. Du moment que le pape paraît approuver la croisade capitaliste, les rampes de missiles en Pologne, l'occupation de l'Irak, celle de l'Afghanistan, les préparatifs de guerre contre l'Iran, sans compter les centaines de milliers d'avortements chaque année...

    "Paris vaut bien une messe", comme dit l'autre.

    Que dire des dizaines voire des centaines de milliers de crétins qui se sont massés dans Paris pour applaudir les discours du pape ? En quoi cette idolâtrie-là est elle différente de l'idolâtrie des fans de Zidane ou de Johnny Halliday ?

     

  • Marx pour les Nuls

    Qui se souvient de THIERRY MAULNIER ? Sa critique de la "Pensée marxiste" vaut pourtant mieux que le jargon de pseudo-marxistes tels qu'Althusser, Derrida ou Balibar, dont tous les efforts consistent à museler Marx et à donner une version du communisme conforme à la métaphysique capitaliste.

    Maulnier a le mérite de souligner que Marx prolonge la tradition positiviste. Il souhaitait d'ailleurs corriger Marx sur ce point. Erreur ! Marx connaissait cet aspect "utopique". Il savait que depuis la Grèce antique, l'utopie, la science et le progrès politique ont toujours fait bon ménage.

    Le tout est de savoir distinguer l'utopie baptisée "Projet de constitution européenne" de tel polytechnicien débile, ou encore le "Projet de construction d'une station spatiale sur Alpha du Centaure" de l'utopie véritable, féconde au plan scientifique, celle de Thomas More par exemple.

    On sent que le coeur d'athée de Maulnier parfois se révulse : il reproche à Marx d'être fondé sur le "dogme de la bonté originelle", aussi "antiscientifique" selon lui, si ce n'est plus, que le dogme du péché originel. Maulnier ignore donc que l'athéisme qui est le sien est lui aussi fondé sur le dogme du péché originel, ce que Marx, au contact de la théologie protestante allemande qu'il a combattu de toutes ses forces, ne pouvait ignorer.