dimanche, 24 février 2013
Le bénéfice du doute
Je souffre chaque fois que j'entends quelqu'un déclamer contre la vérité, surtout quand c'est un homme issu du peuple. Je souffre d'autant plus que c'est un artiste, qui coupe ainsi les ailes de son art, le ramenant ainsi au niveau de la musique.
Si les mathématiques sont élevées au niveau de la science dans les régimes technocratiques, de même que la musique est élevée au rang de l'art, c'est pour une question de pouvoir : afin de mieux diviser. Ainsi la vérité ne subsiste plus qu'en tant qu'elle est religieuse, c'est-à-dire fondée sur la foi et la raison. Quel capital donnera des fruits, sans le doute et sans la foi ? Les déments qu'on voit s'agiter dans les salles de marché, sont sous l'emprise d'un délire de religieux.
La foi de Benoît XVI dans l'avenir trahit que sa théologie est une mystification.
Si l'on ne doit retenir qu'une seule chose de Marx, c'est celle-ci : la vérité est ce qui dérange le plus les élites, et, bien entendu, cela inclut les soviétiques et leurs poètes avides du sang des peuples. Qu'il y ait des "poètes communistes", des fêtes pitoyables "de l'humanité", cette absurdité signifie que le prolétariat a été maintenu dans l'ignorance et l'esprit de sacrifice, exactement comme les paysans furent par le clergé romain.
La masse est assimilable au néant pour Marx, comme elle l'est pour tout chétien. Aucune aspiration à la liberté n'est compatible avec le raisonnement quantitatif.
L'obstacle de la foi religieuse et du doute, n'est pas seulement levé dans le christianisme ; il l'a été bien avant, dès l'Antiquité. Le bénéfice du doute est toujours pour les élites. A cet égard, le jansénisme est la théologie judéo-chrétienne la plus exécrable, dans laquelle on retrouve l'origine de tous les méfaits accomplis par l'Occident moderne. Musique, mathématique, foi et raison, forment le socle d'un culte satanique, dont les symboles sont transparents, et dont le maléfice est accru des oripeaux chrétiens qu'il porte, qui éclabousse l'épouse du Christ du sang versé par la race de fer.
A la suite de Shakespeare, transperçont donc ces chiens, planqués derrière la tenture de l'éthique.
Pape romain, geignant sur les maux de la terre et la possession des propriétaires, ne se prive pas pourtant de bénir les puissances démocrates-chrétiennes, qui dans la zizanie ont trouvé le dernier moyen de faire durer le monde.
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mardi, 12 février 2013
L'antichrist Benoît XVI
- Pourquoi Benoît XVI est-il un antichrist, du point de vue évangélique ? Parce qu'il prône la doctrine païenne de Nitche sous l'étiquette chrétienne, et que cela EST SCANDALEUX POUR LES ENFANTS ELEVES DANS CETTE SECTE, non moins que les viols et abus sexuels, mais plus encore.
- Quelle est cette Eglise où la "tradition" païenne est présentée comme la transmission de l'évangile, si ce n'est une synagogue de Satan ? Qui sont ces pleutres incapables d'assumer leur culte néo-païen ? Ces chiens démocrates-chrétiens et leur plan babylonien au nom de prophètes juifs ou chrétiens qui l'ont combattu avec force ? Pourquoi ne lancent-ils pas un défi au dieu des chrétiens, au lieu de faire croire que celui-ci bénit leur avarice immonde ?
- Quel est le sens de cette puissance maximale accordée au mensonge maximal de la démocratie-chrétienne, et d'un masque de carnaval aussi grotesque que même l'antichrist Nitche n'a pas voulu le porter ?
- Si la démission de Joseph Ratzinger de sa charge est un événement, c'est parce que l'institution dont il détient les clefs est la matrice de toutes les institutions de l'Occident moderne. La bêtise juridique de l'Occident moderne et son inaptitude économique particulières, sa science technocratique la plus spéculative ou hasardeuse de tous les temps, en un mot cette formule totalitaire, trouve son origine dans l'Eglise catholique romaine, selon l'avertissement net et comme jailli du coeur de l'enfer du prophète Shakespeare. Ce saint ne juge personne, afin de ne pas verser dans la magistrature infernale : sur quoi la puissance de l'Eglise romaine s'appuyait-elle ? Sur le désir d'aliénation ancré dans l'espèce humaine, plus encore que dans sa volonté de puissance. Ce désir d'aliénation, l'Eglise romaine l'a répandu dans le monde, jusqu'à faire du sexe faible le sexe dominant, ce qui présage une solution finale d'une extrême violence pour l'humanité, car la nature est sans pitié.
- Quel PDG, découvrant l'entreprise à la tête de laquelle il a été nommé, gangrenée par la corruption et le vice, ne démissionnerait-ils pas ? Seul un orgueil démentiel peut animer en revanche celui qui consentira à tenter la mission ténébreuse de relever une institution qui a fourni sa caution à tous les génocides commis pas la technocratie occidentale moderne, et qui porte des emblèmes dont le nouveau testament nous dit qu'ils sont sataniques, proscrivant d'appeler son "père" quiconque, hormis dieu lui-même, de sorte que les chrétiens sont fils de la Vérité et doivent laisser à César la morale et les arts décoratifs abstraits.
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mardi, 25 décembre 2012
Le faux prophète Benoît XVI
Que le dernier évêque de Rome soit bien intentionné quand il prêche la paix ou la pauvreté, cela importe peu, car l'enfer est pavé de bonnes intentions. Il doit y avoir aussi des apôtres bien intentionnés de la démocratie, qui ne se contentent pas de faire miroiter l'enrichissement aux pauvres : cela ne fait pas moins d'eux des imbéciles dangereux, servant l'intérêt des cyniques à faire gober aux peuples l'utopie démocratique.
L'évangile ne départage pas les imbéciles des cyniques, car au fond c'est la même bêtise qui les anime.
La parole de Dieu ne plaide pas ; elle ne cherche pas à convertir comme le pape : elle est un glaive, une arme entre les mains du Juste pour qu'il frappe l'iniquité.
L'incitation à la paix, au mépris de l'argent : tous les beaux discours du pape n'ôtent rien au fait que je suis Français, vivant dans un pays dont les édiles se disent athées ET guéris des vieilles croyances désuètes, MAIS pourtant n'hésitent pas à faire garder leurs biens et entreprises colonialistes par des officiers catholiques romains, confortés dans leur superstition par un clergé appointé par l'Etat. Que fait le pape, si ce n'est prêter son sceau et son goupillon à un tel crime contre l'Esprit ?
- Faisant le constat de l'ignominie du monde actuel, pas une fois l'évêque de Rome dans son homélie de Noël ne mentionne Satan, ni l'apocalypse, qui fournit aux apôtres le sens de l'histoire.
- L'homme est tout entier empli de lui-même et ne laisse pas de place à Dieu, critique le pape. Bon sang, mais l'homme moderne est ainsi fait à cause de l'Eglise romaine, dont les plus terribles idéologies modernes portent la marque : Rome est la première cause de l'enivrement de l'homme par ses propres oeuvres, aussi nulles soient leurs causes et leurs buts.
Le pape prône la paix et la pauvreté, quand on retrouve à l'avant-poste de la violence militaire et de la finance ploutocratique... le parti démocrate-chrétien, grand pourvoyeur de charniers, par qui essentiellement le pape conserve le peu de crédit qu'il a.
Que l'évêque de Rome démissionne donc incessamment de cette charge pontificale ubuesque, s'il y a un peu de responsabilité dans sa caboche, et puisque ses ouailles ne l'applaudissent que pour mieux rester sourdes à ses exordes sur la pauvreté et la paix. En France, le parti démocrate-chrétien, plus limité qu'ailleurs dans son crédit, est la lie de la société civile française, de sorte que chaque fois qu'un démocrate-chrétien ouvre la bouche il en sort un mensonge, à commencer par cet accouplement insane de la démocratie et du christianisme.
Si le Messie avait trompé le peuple avec la promesse mensongère d'une démocratie "à venir", il serait un prophète semblable à Staline, Hitler ou Barack Obama. Si les démocrates-chrétiens n'étaient des chiens serviles, ils ne cèleraient pas que la démocratie est une pure spéculation libérale, indexée à la pire doctrine économique de tous les temps.
Benoît XVI ne dit mot de Satan parce que celui-ci est confortablement installé dans Rome, d'où s'est répandue une parodie de christianisme de plus en plus grossière, jusqu'au plaidoyer pour la fornication dont les encycliques des derniers papes sont ourlées, plaidoyer pire au regard de l'Esprit que les viols ou les attentats isolés. Ce plaidoyer en faveur de la fornication est à peu près du niveau de la rhétorique psychanalytique, dont peu savent qu'elle n'a rien de juif, mais correspond à la subversion du christianisme par la philosophie catholique romaine.
- Enfin l'évêque de Rome parle dans son discours de "l'hypothèse dieu" : c'est une expression théologique réservée à Satan ou à l'homme, sur qui pèse la lourde hypothèque de son conditionnement naturel, doublé de l'argument totalitaire du droit naturel ou de la morale pure antichrétienne.
Cette expression trahit de la part de Joseph Ratzinger qu'il est lui-même beaucoup trop empli, non de dieu mais d'une fonction juridique antichrétienne. C'est l'auto-persuasion qu'il a un rôle ou une fonction à jouer sur la scène du monde qui rend principalement l'homme aveugle à dieu, et l'en détourne pour se conformer inconsciemment au destin. On ne peut entrer dans la Jérusalem céleste que par la voie de l'histoire et de l'apocalypse ; l'ordre ou l'équilibre humain trouve sa solution finale dans l'étang de soufre et de feu. La sous-estimation de Satan : c'est en résumé le rôle joué par l'Eglise romaine dans l'histoire ; le sort de la bête et du faux prophète sont bel et bien liés dans l'apocalypse.
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lundi, 05 novembre 2012
De Pangloss à Nitche
De toutes les personnalités publiques encore vivantes et qui hantent la terre, le pape Benoît XVI est la plus "nitchéenne" d'entre elles. Quelques-uns de ses sbires en France s'attachent par conséquent à démontrer, sans économiser les "loopings" rhétoriques, que l'antéchrist, a contrario de ce qu'il a écrit noir sur blanc et argumenté longuement, est parmi les plus fidèles apôtres chrétiens. Cela revient à trahir Nitche pour mieux trahir Jésus-Christ.
Il y a encore trop de vérité dans Nitche pour la démocratie-chrétienne, sans doute la frange la plus représentative de la faillite de l'esprit français. Les arguments de la démocratie-chrétienne se limitent à : "Le général de Gaulle a dit que...", alors même que Napoléon III paraît un géant à côté de ce dernier ; la dimension politique de de Gaulle est une invention de l'éducation civique, proportionnelle au poids de la télévision dans l'éducation civique.
Mais Nitche, contrairement au pape, n'est pas démocrate pour un sou : il hait le peuple tant qu'il peut, et tous ceux qui ne lui trouvent pas moins de mérite qu'à l'élite : Jésus-Christ, les communistes, les anarchistes. Mais qu'a-t-elle fait, la démocratie-chrétienne, pour le peuple ? Moins qu'Adolf Hitler ou l'ex-RDA. Ah, si, elle lui a léché le cul : mais le peuple n'a jamais demandé ça. En termes d'oppression, la démocratie-chrétienne excède la puissance de l'idéologie nazie ou soviétique. L'idéologie nazie ne fait qu'indiquer le retard de l'Allemagne à se conformer au modèle totalitaire : retard par rapport à l'idéologie soviétique, et plus encore par rapport à la démocratie-chrétienne dont le modèle est anglais. Les méthodes de Hitler pour hypnotiser le peuple sont rudimentaires.
Nitche étant un irresponsable parfait, ne briguant aucun mandat électif, mais seulement les privilèges anciens d'une caste déchue, celle du propriétaire agricole, il est naturel qu'il se tamponne de la démocratie et ne dissimule pas sa vocation purement démagogique. Nitche n'a nul besoin de gauchir son discours ou de le féminiser pour séduire. Sans inséminateur mâle, d'ailleurs, fini les comices agricoles sous le haut-patronage de Bacchus, fini l'écologie authentique. Nitche est le tenant d'un ordre démoniaque révolu à jamais ; il oublie un des principaux dons de l'Antéchrist : le don de métamorphose, que Shakespeare met en revanche en exergue tout au long de son théâtre, entreprise de démolition de la culture médiévale, dans laquelle le dernier tragédien de l'ère chrétienne fait ressortir la permanence d'un culte païen primitif jusqu'au coeur de l'Occident apparemment chrétien - si peu chrétien, en réalité, nous explique Shakespeare, qu'il n'a opposé aucune résistance à la polytechnique islamique ou arabe, pourtant la plus radicalement opposée à l'esprit chrétien. Les nations mahométanes sont aujourd'hui opprimées par des puissances hyperboréennes à qui elles ont enseigné l'art de maîtriser les forces naturelles précédemment... dans la seule mesure où Satan permet aux polytechniciens et tous ceux qui ont passé un pacte avec lui de le faire, ajoutera le chrétien à la suite de Shakespeare. Ce sont aujourd'hui les musulmans qui ont le plus de raison de faire la critique de l'islam. Etrange malice du destin ; n'y a-t-il pas là, comme Shakespeare, le plus grand motif de se méfier de la Providence, qui fait les cocus cocus, et les mahométans mutilés par leurs propres armes ? A trop étudier l'islam en profondeur, en effet, à l'instar du protestant Jacques Ellul ou de R. Guénon, les Occidentaux risquent d'y découvrir un Occident -et un Etat israélien-, non pas exactement façonné par l'islam comme dit Ellul, mais plutôt animé par des valeurs culturelles identiques. On constate que l'opposition entre la culture occidentale et la culture musulmane est artificiellement creusée par les partisans du choc culturel ou de la guerre : avec plus de ruse de la part des Occidentaux qui possèdent un net avantage militaire : le terrorisme musulman profite d'abord à l'Occident, qui n'a de cesse de l'exciter pour conserver le principal argument au service de l'exploitation colonialiste.
Au contraire c'est dans un but pacificateur que certains font l'effort de rapprocher la culture islamique de l'art occidental (on peut constater que l'art iranien a évolué d'une manière identique à l'art européen, c'est-à-dire qu'il n'est pas moins marqué par le mercantilisme que l'art occidental au bord de la crise cardiaque) : ils vont ainsi au devant d'une impasse qui n'est pas moins tragique que la guerre, événement érotique où la culture retrouve une nouvelle vigueur (à condition que l'extermination ne soit pas générale) : celle qui consiste à fournir la preuve que l'argument de la modernité est une supercherie "hénaurme", et que le même souci d'exploitation anime toutes les civilisations depuis l'origine, doublé d'une grossière conscience religieuse au niveau de la culture de vie, c'est-à-dire du tribalisme. Cela revient à tuer définitivement le dieu que Nitche a voulu sauver à travers cette dernière parade de la modernité.
La seule vérité, à l'écart de ce débat éthique ou purement stylistique, demeure l'avertissement de Shakespeare contre la culture, qui n'est qu'un masque de beauté, un vernis d'autant plus épais que la croûte à cacher est bourbeuse ou grossière. Tant qu'on n'a pas arraché le masque de la culture, on ne sait pas qui ou quoi se cache derrière. Le culte identitaire, maquillage le plus économique et vulgaire, n'est encouragé dans le peuple par un clergé cynique qu'à la seule fin de rendre celui-ci le plus manipulable et dévoué possible. Si l'on autopsie le cadavre de quelque pauvre bougre, suicidé sous la pression sociale, ex-employé d'une entreprise de télécommunication, on y retrouvera la programmation identitaire, puce électronique de base des citoyens tatoués des régimes identitaires.
- Même s'il est moins absurde et mensonger, je m'étonne du rapprochement que certains "nitchéens" opèrent avec Voltaire. Voltaire, conseiller du prince prussien, est une sorte d'Alain Minc qui aurait fait des études plus poussées, de sorte que si Voltaire avait fini évêque au lieu d'académicien, il aurait été parmi les deux ou trois évêques les moins ignares de toute l'histoire de l'Eglise romaine, qui a toujours promu à ces postes des bellâtres ignares (dans le genre de Mitt Romney) afin de mieux capter l'attention des femmes.
Nitche ou Benoît XVI sont plus proches de Pangloss, dont celui-là porte les habits sacerdotaux, empruntés au culte de Mithra : crosse et chapeau pointu. L'immobilisme moral, dont l'ataraxie bouddhiste n'est pas loin, c'est-à-dire le penchant confessé par Nitche, et le pousse à s'opposer à tout ce qui lui semble incarner le changement, en bien ou en mal, est en effet justifié mathématiquement par Pangloss-Leibnitz, dans sa formule fameuse : "Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes." Cette formule implique que, puisque la nature est structurellement ou mathématiquement inaltérable, la société dont les principes éthiques ne font que refléter l'âme du monde, ne peut mieux faire que rester figée, elle aussi, dans des rapports de force immuables, où la violence trouve sa place, aussi bien que le plaisir ou le profit. Les mutations sociales ne peuvent aller que dans le sens d'une dégradation. Leibnitz complète la morale privée de Nitche d'un plan géométrique ou astronomique.
On raconte que Voltaire était "franc-maçon", mais lorsqu'il s'attaque à la religion de Pangloss, c'est au culte démoniaque de l'Egypte antique qu'il s'attaque, perpétué surtout par les moines du moyen âge et non seulement certains cercles maçonniques laïcs modernes ou le nazisme. Voltaire ne peut s'accommoder du caractère statistique de la culture, et de son recyclage à l'infini des mêmes valeurs réconfortantes pour les élites.
Sur ce point Voltaire suit Shakespeare (et précède Marx) dans la critique radicale du monachisme romain et l'instrumentalisation du christianisme au profit des élites. Le culte de Baphomet qui sévit aujourd'hui aux Etats-Unis, exprimé plus moins franchement en fonction des castes, n'est que la queue d'un ancien dragon. Dans cette société américaine, la plus strictement inégalitaire ou pyramidale, où l'argent seul transcende les castes, le christianisme affiché partout fait office d'argument démagogique. Il comble la lacune d'un ancien paganisme où la domination des masses était assurée à l'aide d'instruments plus rudimentaires que la drogue, la publicité, la télévision ou le millénarisme démocratique.
+ L'illustration représente le culte de Mithra, à côté du "Sol Invictus", culte perse, iranien, ou encore installé à Rome, et à quoi l'Eglise romaine catholique a progressivement ramené le christianisme sous couvert de "tradition" (en l'occurence une trahison) afin de pallier l'absence de solution morale ou éthique dans la spiritualité chrétienne, inutilisable par l'élite.
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lundi, 15 octobre 2012
L'Antéchrist Benoît XVI
Comme je ne peux pas revenir sur les cinquante raisons qui, peu à peu, m'ont conduit à reconnaître dans l'Eglise catholique romaine la synagogue de Satan, je me contente de quelques-unes...
- Mais d'abord je dois dire que je n'ai pas subi de sévices personnels de la part de curés catholiques romains lors de mon éducation au sein de cette secte, en dehors du mensonge qui est, somme toute, le lot de tout un chacun aujourd'hui, tant l'Occident s'appuie désormais pour justifier son appropriation de la majeure partie des richesses du monde sur un humanisme entièrement truqué, une rhétorique juridique si mensongère qu'elle porte en elle les germes de sa propre destruction. En effet, le mensonge est comparable à la maçonnerie ou l'architecture, qui pour durer nécessite un peu de cohérence.
- Je dirais plutôt des derniers clercs romains qu'ils sont particulièrement efféminés - non pas forcément sodomites -, mais enclins comme les femmes à ratifier l'ordre social en place, quel qu'il soit. Ce n'est pas moi, ce sont des militantes féministes qui, aujourd'hui, osent inciter des jeunes femmes à la prostitution, c'est-à-dire à l'esclavage ; je ne porte aucun jugement moral sur ce féminisme ubuesque, revendiquant pour la femme le statut d'objet, mais il illustre mon propos misogyne : c'est certainement un effet du libéralisme et des prétendues valeurs démocratiques ou républicaines censées lui servir de cadre si la prostitution est entrée dans les moeurs : or, cette violence institutionnelle est couverte par les femmes ou des clercs. Le mercantilisme et le viol des consciences est partout, mais ces chiens apeurés nous disent que la civilisation est menacée par le terrorisme islamiste !? (Je rappelle que plusieurs centaines de milliers d'avortements sont perpétrés chaque année dans l'Occident "judéo-chrétien", dirigé par des banquiers et des industriels "judéo-chrétiens", qui blasphèment à chaque fois qu'ils invoquent le nom de dieu à l'appui de leur cause sinistre.)
- L'une des raisons de ma prise de conscience vient de mon éducation française. C'est en Allemagne que les femmes sont plus viriles que les hommes, et non en France. Le féminisme est une religion d'Etat aux Etats-Unis, en Allemagne : à l'exception des millieux culturels et l'Eglise catholique romaine, on peut exposer une opinion contraire au féminisme en France et faire usage de sa liberté d'expression ; (ailleurs j'ai exposé en quoi les allégations de l'essayiste protestant Jacques Ellul selon lesquelles le féminisme serait fondé sur les évangiles sont infondées).
Le respect de l'art ou de la culture, et des autorités qui la représente, est moindre en France qu'à l'étranger ; et, tant mieux, vu que la religion de l'art est un principe national-socialiste ; il se trouve qu'il contient, en outre, la formule de l'athéisme moderne.
- Ainsi l'histoire révèle, contre les mensonges des professeurs d'éthique allemands, que l'athéisme moderne est le produit dérivé du catholicisme romain, en même temps que l'anticléricalisme, en Occident, est largement inspiré par l'attitude de Jésus-Christ face aux pharisiens juifs. Donc que les étiquettes religieuses, morales ou politiques, aposées aujourd'hui sur tel ou tel groupe confessionnel ou anticonfessionnel, n'ont qu'une valeur pratique dans le meilleur des cas, en aucun cas "spirituelle" ou scientifique ; en effet, le slogan éculé de la "modernité" est un slogan religieux -indissociable de l'organisation technocratique-, et non un projet scientifique. La modernité consiste à asservir la science aux nécessités politiques, ainsi que sous les régimes nazi ou soviétique, mais encore comme ce fut le cas dans l'antiquité la plus reculée, ou chaque fois qu'une théocratie fut instaurée dans l'histoire.
Autrement dit je prétends que si le régime technocratique actuel fait faillite -et quel chrétien regretterait un tel léviathan, mêlant la confession du crime au crime lui-même ?- s'il fait faillite les croyances actuellement répandues par l'université dans le domaine des sciences seront bouleversées.
- Bien sûr le pape allemand Ratzinger incarne un type de mensonge très particulier aux yeux d'un chrétien, c'est le mensonge au nom de Jésus-Christ. Or il est assez frappant comme les propos du papes sont dépourvus de rapport avec le message évangélique. La paix ? Elle est le souhait de n'importe quel chef de guerre païen qui veut ménager ses troupes ? La repentance pour les crimes commis autrefois par l'Eglise romaine ? (Quel Français n'y verra la conjonction de la tartuferie chrétienne et du pharisaïsme juif, tant l'acte de juger des morts paraît aussi lâche que vain et puéril, en même temps qu'il bafoue la plus élémentaire recommandation évangélique de s'abstenir de juger autrui, sous peine de se condamner soi-même ?) Les voyages diplomatiques ? En quoi imitent-ils Jésus-Christ, notoirement persécuté par les représentants d'institutions juive et romaine ? La culture de vie ? Elle est si païenne, qu'on ne trouvera quasiment pas de théologien chrétien assez délirant pour oser prêter au christianisme le mouvement qui est celui attribué par Moïse à Eve elle-même. La démocratie-chrétienne ? On ne peut la fonder sans violer le nouveau testament d'une manière similaire à ceux qui, réinventant la monarchie de droit divin des anciens pharaons, le firent au XVIe siècle et que l'Eglise condamne officiellement désormais - autant dire avec une hypocrisie invraisemblable.
- De tel discours sont caractéristiques de la volonté de leur auteur d'hypnotiser ses fidèles, ou bien de sa propre aliénation mentale, ce qui revient au même. Comme Nitche et les adeptes de sa religion antichrétienne l'ont bien compris, c'est la méthode de s'emparer des foules à l'aide de la folie.
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mercredi, 01 août 2012
L'Antéchrist Benoît XVI
Je ne crois pas que le nombre de la bête (666) désigne une personne en particulier. Benoît XVI est plutôt le type de l'Allemand prédéterminé et fier de l'être, comme l'était Hitler auparavant, avec un excédent de bêtise de la part du pape par rapport au chancelier nazi, puisque Benoît XVI prêche la "culture de vie" (sic) au nom du christianisme, tandis qu'Hitler n'ignorait pas qu'elle est l'essence du paganisme.
La doctrine sociale nazie est d'ailleurs plus cohérente et moins hypocrite que la doctrine sociale du pape actuel (libérale et faite pour justifier le patronat). La doctrine sociale nazie peut être analysée comme l'effort pour adapter l'éthique païenne au monde ouvrier. Son échec en tant que doctrine sociale résulte de la mondialisation des échanges commerciaux. Le darwinisme social libéral prolonge d'ailleurs l'idéologie nazie - il a la même fonction - et sa caution par la démocratie-chrétienne est à la fois un motif de stupéfaction et de scandale. Les chrétiens doivent se montrer absolument intransigeants avec cette race de vipères, comme le fut le christ Jésus avec les marchands du temple de Jérusalem.
Or, je le dis aux artisans de paix, convaincus comme moi que la démocratie-chrétienne est l'axe du mal, c'est-à-dire qu'elle contient la méthode pour assassiner son prochain en se faisant passer pour un homme juste, le meilleur antidote contre la ruse démocrate-chrétienne est dans le christianisme lui-même, dans l'évangile qui permet la confusion des traîtres et nulle part ailleurs. Autrement dit il ne faut pas se moquer des démocrates-chrétiens, il faut être inflexible avec eux, et ceux dont la conscience n'est pas encore une poutre vermoulue (il y en a nécessairement) "craqueront" ; au lieu de se croire "élus de Dieu", ils verront qu'ils n'ont été que de petits oedipes, tyrannisant autrui et se tyrannisant eux-mêmes, en vertu de principes égyptiens auxquels Jésus et ses apôtres n'ont nulle part. L'évangile est très simple, tandis que la démocratie-chrétienne, elle, traduit la complexité du monde.
- Contrairement à ce que prétend la philosophe nazie Hannah Arendt, la bestialité sociale n'est pas une chose banale ou naturelle, elle est entretenue par les élites modernes à l'aide d'un discours pseudo-scientifique ou pseudo-artistique, bien loin d'avoir été enterré avec Hitler.
Du point de vue de la pensée française, il est impossible de différencier un Allemand d'une femme, en raison de leur manière systématique de se croire prédestinés, qu'ils ne remettent jamais en cause, et leur donne le même air mélancolique que les animaux domestiques, qu'ils tentent de faire passer pour la pénétration des choses naturelles, alors que ce sont les choses naturelles qui les pénétrent bien plus sûrement, l'Allemand n'émettant le plus souvent que des paradoxes. Depuis Voltaire, et sans doute plus longtemps, qui a heureusement choisi Leibnitz comme l'exemple de la bêtise humaine, centrale dans la tragédie et le génocide de l'homme par l'homme, on distingue le Français de l'Allemand à ce que les paradoxes qui font rire le premier, suscitent l'admiration dévote du second - l'art contemporain, par exemple.
- C'est bien plutôt du côté de ce qui incline l'homme à se croire prédestiné et à raisonner ainsi comme une femme ou un Allemand, selon la raison et la foi qui découle de la biologie jusqu'à former la morale pure la plus insane, qu'il faut chercher la signification du nombre de la bête (666), plutôt que dans la désignation d'une personne morale précise. Ainsi cette enquête rejoindra la fable véridique de la Genèse et l'histoire de la chute du couple originel dans l'espace-temps ou le néant.
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lundi, 18 juin 2012
Grâce à Voltaire
L'enjeu des Lumières françaises comme mythe fondateur des valeurs républicaines interdit pratiquement de comprendre ce qu'elles représentent et de les étudier comme il convient dans le cadre des institutions républicaines.
- A cette impossibilité s'ajoutent les travaux obscurs de certains adversaires des Lumières. Dernièrement, la thèse de l'idéologue Zeev Sternhell est parmi les plus vaines, probablement faite pour occulter que le nationalisme juif est un néo-nazisme. C'est se moquer du monde, à la manière de l'imposteur public n°1 Bernard-Henri Lévy, que de faire du "nationalisme" une composante essentielle du fachisme, tout en s'abstenant de vouer aux gémonies l'Etat d'Israël.
- La critique des Lumières françaises par Karl Marx reste à ce jour, à la fois la plus lucide et la plus politiquement incorrecte. En effet, les usagers de la philosophie des Lumières en tant que mythe fondateur sont idéologiquement liés à leurs adversaires, "comme tenon et mortaise", pour emprunter à Marx sa comparaison de l'idéologie et de la mécanique.
Cette opposition de nature religieuse recoupe l'opposition de l'éthique républicaine moderne à l'éthique judéo-chrétienne archaïque, opposition où réside le machiavélisme de l'Occident moderne, dont un marxiste authentique tirera argument pour avertir que le nazisme ou le fachisme ne furent que des épiphénomènes. Sur le terrain de la puissance ou de la virtualité où les régimes fachistes et nazis se situaient, ils ont été rapidement écrasés par leurs adversaires. Quiconque comprend un minimum les mathématiques, comprendra ce que signifie l'effondrement rapide d'un régime qui devait durer mille ans. Et, si les logocrates égyptiens qui ont la prétention de gouverner le monde ne comprennent pas les mathématiques, ils n'ont qu'à retourner à l'école de Pythagore ou Platon, ou plus près de nous de ces moines imbéciles du moyen-âge.
- Disons d'abord ce qui sépare radicalement Marx des "Lumières françaises". Contrairement à la philosophie des Lumières, le point de vue marxiste N'EST PAS UN POINT DE VUE CIVILISATEUR. C'est en quoi on peut rattacher Karl Marx à la spiritualité juive ou chrétienne, outre sa remise en cause radicale de l'argent et de la propriété, valeurs qui fondent le paganisme le plus primaire, tandis que les logocrates judéo-chrétiens tels que Lévinas, Benoît XVI ou Georges Steiner, ne sont en réalité que des scribes égyptiens qui avancent leurs pions derrière le masque hypocrite des "Droits de l'Homme".
Si un philosophe chrétien ou juif met en avant les "droits de l'homme", vous pouvez être certain d'avoir affaire à un imposteur, pour ne pas dire un avocat du diable. Les droits de l'homme sont aussi étrangers au christianisme que le principe de la monarchie de droit divin, grossière imitation du culte païen égyptien. Le transfert de la souveraineté du monarque au peuple est le fruit d'une manipulation juridique grossière de la bourgeoisie qui, si elle a ravi le pouvoir politique à l'aristocratie, s'est toujours bien gardée de le transférer au peuple.
La loi de Moïse n'accorde aucun droit aux Juifs, et certainement pas celui, comme font certains citoyens d'Israël abominables, de se servir de dieu pour raffermir la clôture d'un pré carré. Ce blasphème contre dieu est caractéristique d'une logocratie et du procédé des prêtres de Bel. Bien sûr le christianisme ne va pas dans le sens contraire de la loi de Moïse. Il ne remet pas en cause le fait que seules les divinités païennes accordent des dons ou des droits à leurs émules, de telle sorte que le raisonnement anthropologique païen, en termes de droit, circonscrit strictement l'homme à la chair et la compétition qu'elle engendre. L'anthropologie condamne l'homme à mort, en le coupant de la spiritualité.
- Maintenant, voici ce qui sépare les Lumières françaises du régime républicain qu'elles sont censées fonder, voire de la laïcité française. Les Lumières françaises sont le théâtre d'un débat théologique assez intense, que l'instruction religieuse de ces philosophes permet. Selon la parole de dieu "Qui n'est pas avec moi est contre moi.", on peut considérer Voltaire comme un antichrist ; il n'en reste pas moins que Voltaire connaît mieux le christianisme et son histoire que le conciliabule des évêques de France aujourd'hui, ministres du culte dont les propos traduisent une spiritualité réduite aux acquêts de la propriété républicaine, quand les trafics et opérations militaires les plus odieux ne sont pas aspergés d'eau bénite par ces goupillons mollassons.
L'originalité de Voltaire est de s'attaquer à Leibnitz et Descartes et dénoncer ainsi une éthique ou une théologie qui n'a de "chrétienne" que l'étiquette. Idem pour Diderot : celui-ci place le clergé catholique en contradiction avec ses propres écritures saintes. Le moins qu'on peut dire est qu'il est peu resté de cet "esprit des lumières" dans la république moderne, sauf peut-être l'hostilité à l'idée des racines chrétiennes de la France, puisque cette dernière, pas plus que l'identité, ne peut s'appuyer sur le christianisme, et qu'elle est un négationnisme historique pur et dur, exactement comme la mythomanie laïque ultérieure.
On ne voit pas en outre quel philosophes des Lumières possède le degré d'imbécillité nécessaire pour, comme le pape Benoît XVI, croire qu'il est possible de distinguer une sphère des affaires privées, d'une autre qui engloberait seulement les affaires publiques ? Techniquement, autant dire qu'il faut être Allemand pour avaler un tel truc. C'est aussi énorme que d'avancer que la bestialité qui anime les militaires d'un corps expéditionnaire envoyé pour conquérir un pays étranger, n'est pas le résultat d'un entraînement commandé par les plus hautes autorités de l'Etat, mais le résultat de mauvaises habitudes qu'ils ont contractées à leur domicile. Bref, c'est de la tartufferie boche de haute volée. Même les nazis ne se payaient pas la tête du peuple de cette façon.
- Les "Pensées" de Pascal sont aussi dénigrées point par point fort utilement par Voltaire, comme, à tout le moins, inaptes à fonder une vérité, tant elles paraissent imiter le mouvement vacillant d'une flamme et épouser les doutes de leur auteur. Le "pari de Pascal" est resté comme le symbole de la vanité de ces pensées.
Etant donné le flou baroque caractéristique de Pascal, et le profit que le clergé sait retirer en général de la fluidité et des envolés lyriques absconses, on peut d'ailleurs bien plus facilement tirer un trait d'union entre l'élite républicaine moderne et Pascal ou l'époque baroque, qu'avec l'élite moderne et Voltaire, qui réserve l'usage du style aux bonnes femmes et aux académiciens.
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mercredi, 06 juin 2012
Benoît XVI est-il l'antéchrist ?
- Contrairement à une idée répandue à cause de la médiocrité de l'enseignement laïc républicain moderne, l'accusation de satanisme visant la papauté n'est pas l'apanage des sectes protestantes évangélistes ou de Martin Luther ; elle est récurrente depuis l'origine du christianisme jusqu'à l'effondrement de l'institution catholique romaine à la fin du XVIIIe siècle. Sans faire de recherches approfondies, on la retrouve dans le poème de Dante Alighieri, ou encore chez l'Italien Boccace, sous une forme moins accusatrice ; mais aussi, prolongeant le propos de Boccace sur la tartufferie et la corruption des moines-prêcheurs, chez Shakespeare ; elle est encore directe chez le philosophe d'Holbach ; enfin, je citerais le théologien apolitique suédois E. Swedenborg, qui eut une influence directe sur Balzac.
- L'anticléricalisme trouve dans l'Evangile de nombreux appuis, qui rendent l'esprit du christianisme impénétrable à ceux qui n'en ont qu'une vague connaissance, et risquent de confondre cet esprit avec un génie ou un djinn oriental.
D'abord Jésus-Christ a été assassiné par un complot de prêtres juifs, et le caractère anticlérical de la révélation chrétienne entre bien sûr en compte dans ce crime, auquel le pouvoir politique romain à prêté la main. Jésus en personne incite ses disciples à la méfiance et, son message étant "catholique", c'est-à-dire universel, c'est à tout jamais la théologie qui fut placée par le Nouveau Testament en position d'être critiquée par chacun. Si l'obéissance est militaire et abstraite, l'esprit critique est, lui, chrétien et réaliste. L'avertissement du prophète Jésus est contre les faux prophètes qui parlent en son nom. La vision apocalyptique de l'apôtre préféré de Jésus, Jean, confirme le rôle néfaste de ces faux prophètes dans l'histoire.
Les colères de Jésus-Christ sont plutôt rares. Elles ont toutes une dimension anticléricale, notamment sa sainte colère contre le commerce d'offrandes organisé par le clergé juif. Ceux qui ont connaissance du fonctionnement d'une institution morale ou politique quelconque, savent à quel point la notion de sacrifice ou d'abnégation de soi est centrale dans une telle organisation. Là encore, contrairement à un préjugé assez grossier, mais néanmoins répandu, l'incitation du Christ n'est pas au sacrifice mais au salut. Et le salut chrétien ne comporte pas cet aspect sacrificiel qui est caractéristique, bien au contraire, de la gloire ou de la consommation païenne. Si ce n'est pas le cas de nombreux théologiens catholiques après lui, Jésus-Christ ne cesse de souligner que l'ordre naturel éthique ou païen est la voie du néant spirituel.
En outre Jésus dissuade ses apôtres de l'appeler "maître", ce qui constitue une récusation supplémentaire de l'ordre temporel clérical et de son organisation pyramidale. Un maître impose des devoirs, et si Jésus s'en abstient, c'est incontestablement qu'il a sur la condition humaine un regard qui diverge radicalement du point de vue social. Le Christ voit tous les hommes qui vivent dans l'espérance d'un plus grand bien social comme des condamnés à mort. Sa grande pitié et son absence de jugement moral viennent de là, du fait qu'il est parfaitement vain de condamner quelqu'un qui n'est déjà qu'une hypothèse de travail, et se débat dans le monde avec cette plaie atroce dans le coeur.
Pour ainsi dire la doctrine sociale est, du point de vue chrétien, une doctrine de fainéant ou de parasite, extrêmement dangereuse car elle condamne à mort tous les adeptes du socialisme ; de fait, le socialisme chrétien en Occident est la matrice infatigable d'à peu près tous les charniers.
- Le pape Benoît XVI, à la tête d'une Eglise romaine à peu près déchue de tous ses pouvoirs temporels, est-il l'antéchrist en personne, dont parle le Nouveau Testament ? La première objection qui vient à l'esprit, c'est qu'il n'en a pas l'envergure. Elle me convainc assez. Bien qu'impossible et sacrifiant la logique chrétienne sur l'autel de la mode, la théologie de Benoît XVI est allemande ou mathématique, c'est-à-dire celle que sa fonction lui impose. La schizophrénie de Benoît XVI est typique de celle du fonctionnaire moderne, lieutenant du chaos qui croit contribuer à l'ordre. Elle est mathématique parce que répétitive, et que l'éthique est au coeur de l'islam comme de l'Eglise romaine depuis des siècles, fluctuant au gré des modèles économiques, aussi peu universelle que possible. La doctrine du pape romain est ésotérique parce qu'aucune institution humaine ne peut endurer la vérité. Si bien que toute institution humaine, même si cela est plus flagrant dans la théocratie égyptienne, est nécessairement sous la bannière de Satan. Toute institution juridique a un plan macabre, que la prétendue complexité du monde, ou la sophistication de l'art religieux abstrait - de la musique ou du cinéma démoniaques - a pour but d'occulter.
- Je rejoins l'avis du chanoine catholique Crampon sur l'antéchrist et le nombre de la bête, 666, que les savants ou les philosophes chrétiens sont invités à déchiffrer, afin de contribuer à démasquer les faux prophètes. "La meilleure solution ne serait-elle pas de considérer le nombre 666, non plus comme la somme des valeurs numériques des lettres d'un nom propre, mais comme un nombre symbolique exprimant par lui-même, à la manière d'un nom, la nature de l'Antéchrist ?"
Bien plutôt que telle ou telle personne religieuse ou morale à l'instar de Judas Iscariote, on peut en effet penser que la bête qui résiste à l'avènement de l'amour et de la vérité divines, est plutôt la personnalité morale elle-même, traduite dans le national-socialisme ou le républicanisme comme "l'identité", version juridique de l'aliénation mentale ; celle-ci donne lieu à un culte indécent en France, dont le but mercantile sous-jacent est soigneusement dissimulé aux pauvres gosses de ce pays par les vieillards cyniques qui le dirigent, un coup à gauche, un coup à droite, c'est-à-dire à tâtons.
E. Swedenborg rapproche justement l'éthique de "la bête de la terre", comme si la terre elle-même était la matrice de l'idéologie païenne, qui incite l'homme au sacrifice de son existence, sous prétexte de la gagner, suivant une logique ubuesque stigmatisée avec force par Shakespeare. L'éthique n'est donc qu'une mystification juridique.
Et, en effet, aussi coupé soit l'homme moderne de la terre et des vieilles religions païennes, il reste attaché à la terre par l'argent. La terre, chère aux femmes et aux personnes efféminées, n'est-elle pas tout comme le temps, un ersatz de l'éternité, et le point de départ de tous les calculs humains ? Il est écrit en outre dans les saintes écritures chrétiennes que "la terre passera".
23:50 | Commentaires (0) | Tags : benoit xvi, antéchrist, 666 |
jeudi, 31 mai 2012
Ubu-pape
J'écrivais il y a deux jours que le pape Benoît XVI semble atteint de la folie qui touche les personnes morales, c'est-à-dire les personnes qui ne s'appartiennent plus, mais incarnent une fonction sociale. Pour prendre un exemple typique : la folie qui est entretenue chez les soldats afin de mettre l'assouvissement de leur instinct au service de telle ou telle société de rapport, aboutissant généralement à l'autodestruction de cette "chair à canons".
Le pape défend l'éthique, bien qu'elle n'a rien de chrétien, parce qu'il est une personnalité morale. De même les artistes sont attachés à l'art abstrait en raison de sa valeur thérapeutique, bien que l'art abstrait soit une régression puérile et le meilleur moyen de finir par fabriquer des layettes ou des hochets, à peu près au niveau du cinéma qui fait paraître les Etats-Unis un gigantesque jardin d'enfants. Le cas du pape est sans doute aggravé par le fait qu'il est une personnalité morale apparemment dépourvue de fonction, comme une pièce de musée (on peut d'ailleurs être certain qu'il y a dans les fanatiques du pape 100% d'amateurs d'antiquités).
Jarry n'innove pas, d'ailleurs, avec son Ubu, car si la France ne se caractérisait pas par sa méfiance des gens de robes, elle serait une nation de dévots ou de maniaques comme le Japon, entièrement sous la domination des femmes.
Benoît XVI il y a quelque jours prononçait cette phrase, d'un culot extraordinaire et presque équivalent à celui des philosophes libéraux qui condamnent le nazisme :
"Nous sommes en train de revivre la même expérience de la tour de Babel, (celle) où les hommes ont concentré tellement de pouvoir qu'ils ont pensé pouvoir se substituer à Dieu."
- La première remarque est que, sur un sujet qui pourrait inciter le pape à retrouver enfin le chemin de l'eschatologie chrétienne au lieu des mensonges de la démocratie-chrétienne, phalange de Satan, celui-ci remonte à la mythologie juive. Bien sûr l'apocalypse contient des prophéties nouvelles, faute de quoi, pour parodier Augustin (une fois n'est pas coutume), la résurrection du Christ aurait été inutile et les juifs seraient aujourd'hui saufs.
- La seconde remarque est qu'il faut être un sacré tartuffe boche pour dissimuler cette réalité que l'Eglise romaine est la principale collaboratrice de ces projets babéliens démentiels. Si la démocratie-chrétienne se réduit en France à peu près au délire narcissique de François Bayrou et d'organes de presse contrôlés par des marchands d'arme, aux Etats-Unis ou en Allemagne elle reste un puissant agent d'enrôlement. Le mot de l'humoriste anglais Chesterton selon lequel le monde serait plein de fausses idées chrétiennes, doit être complété par l'affirmation que l'Eglise romaine est la première cause de cette sinistre alchimie (et donc le catholique romain Chesterton lui-même).
- Un projet babélien signifie en outre une logomachie, c'est-à-dire au lieu de la défiance chrétienne vis-à-vis du verbe humain, assimilé à une cause majeure de souillure par Jésus, une confiance exagérée dans la communication et les médias. Or celle-ci trouve son appui dans l'université, à laquelle Benoît XVI est un des derniers à rendre hommage, alors qu'elle n'est plus depuis longtemps qu'un ramassis de cacouacs majoritairement occupés à spéculer.
13:28 | Commentaires (0) | Tags : benoit xvi, ubu |
mardi, 29 mai 2012
Benoît XVI, l'idiot utile
Le sentiment amer qu'éprouve Benoît XVI d'avoir été trahi par son majordome est un sentiment que j'éprouve vis-à-vis de la doctrine catholique romaine du pape. Cette amertume se teinte d'effroi quand je songe à ceux qui restent attachés à ce folklore ésotérique, dont certains proches parents et anciens amis.
Sachant la tournure de fantaisie baroque prise par la doctrine catholique romaine, dans laquelle les chrétiens sincères ne peuvent que s'efforcer d'élucider la dimension apocalyptique, il faut être fou pour demeurer dans une telle nef, dont le moins qu'on puisse dire est qu'elle ne marche pas sur les eaux, mais paraît au contraire presque engloutie par elles. Or, dans quel évangile la folie est-elle prônée ?
Qui la folie de quelques-uns peut-elle servir - la démence des artistes, par exemple -, si ce n'est quelque oppresseur, appuyé sur elle ?
A quoi sert Benoît XVI ? Il faut encore revenir au chapitre de l'éthique pour le comprendre, éthique dont E. Swedenborg nous explique qu'elle est représentée, dans la vision de Jean, sous la forme d'un dragon rouge. L'expression familière pour qualifier les maîtresses femmes : "C'est un véritable dragon." (ou un "cerbère"), n'est que la reconnaissance du caractère social des femmes et de leur adhésion spontanée à l'éthique. On pourrait pousser plus loin l'étude du symbolisme du dragon, je le ferai ultérieurement.
L'éthique de Benoît XVI n'est même pas conforme à la logique élémentaire de l'éthique. On peut dire d'elle que c'est une langue morte ou un fantôme. En postulant même qu'elle s'applique encore au clergé romain rabougri, on lui dénierait le caractère universel. L'éthique libérale libre-échangiste, qui a des milliards d'adeptes, s'impose par-dessus toutes les autres. C'est ici qu'intervient le pape ; car aucune éthique ne s'est jamais imposée par-delà son caractère fonctionnel, si l'on excepte le domaine personnel du rêve, de la science-fiction ou des fantasmes. La morale évolue au gré du besoin des nations ; si aucune éthique n'a de caractère spirituel, pas plus que l'esthétique ou l'art abstrait n'en ont, c'est pour la raison qu'ils correspondent - éthique, esthétique et art abstrait -, à un besoin, masqué derrière l'argument de la morale pure, vent ou pet selon le besoin, rhétorique merdique de tartuffe soi-disant versé dans l'esthétique moderne ou le cinéma. La règle de vie de l'ascète, elle-même n'est qu'un moyen pour accéder à la sagesse. Pris comme but, l'ascétisme est un masochisme aussi stupide que le régime orgiaque des anciens Romains, ou le gaspillage capitaliste. L'histoire montre la tendance versatile des hommes qui le peuvent, c'est-à-dire les plus hautes castes, à verser d'un côté puis de l'autre. L'esthétique ultra-moderne porte la marque des besoins contradictoires des oies occidentales gavées, mais néanmoins frustrées et qui en redemandent.
C'est la difficulté de faire croire au caractère spirituel de l'éthique moderne qui justifie que la morale pure du pape soit la cible d'attaques incessantes, afin de faire reluire une morale libérale ou républicaine qui, comme les singes, possède le don supérieur d'adaptation à toutes les entreprises criminelles. Le rôle d'idiot utile du pape est celui de conservateur de l'éthique, au nom d'un christianisme étranger à cette matière.
L'apôtre Paul, fondateur du sacerdoce, se garde bien d'invoquer l'éthique ; ce serait convoquer dans le christianisme le régime du droit païen ou la voie romaine assassine qu'il vient de quitter.
L'attachement débile du dernier pape romain à l'éthique a probablement des raisons personnelles. Shakespeare ne fait pas par hasard le portrait des rois chrétiens d'Angleterre frappés de stupidité ou de folie, mais sachant que leur schizophrénie et leur aveuglement sont institutionnels. C'est l'attachement à leur maison qui les prive de raisonner autrement que selon l'éthique, comme s'ils faisaient corps avec elle, ne pouvant imaginer sa ruine ou même l'admettre. Pourtant il est écrit que nous sommes tous frères, et que même Jésus-Christ n'est pas notre père supérieur. On peut donc penser que, si Jésus-Christ a rejoint son père, le seul digne d'être nommé ainsi, sans s'être proclamé le chef des chrétiens, c'est qu'il n'y avait là aucune place à prendre. Le confort de se croire embarqué sur une barque nommée Eglise romaine, censée franchir le fleuve des enfers sans peine, n'est qu'une vaine utopie de bonnes femmes.
16:28 | Commentaires (0) | Tags : benoit xvi, éthique |
dimanche, 01 janvier 2012
Voeux du Pape
Que peut bien souhaiter un chrétien en 2012, si ce n'est l'apocalypse, la fin des souffrances de l'humanité, appelée de ses voeux par le camp des saints ?
"Et je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre ; car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et il n'y avait plus de mer. Et je vis descendre du ciel, d'auprès de Dieu, la ville sainte, une Jérusalem nouvelle, vêtue comme une nouvelle mariée parée pour son époux. Et j'entendis une voix forte qui disait : "Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes : il habitera avec eux, et ils seront son peuple ; et lui-même il sera le Dieu avec eux, il sera leur Dieu. Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu."
(Ap. chap. XXI, 8)
- Tout ça n'est pas bien sérieux ni scientifique, dira l'homme moderne... Mais celui-ci ignore le plus souvent qu'il n'y a pas d'idée plus religieuse que la "modernité", qui se passe allègrement du préalable utile à toute science laïque : un but. Quelle matière étrange, reconnaîtra l'esprit scientifique minimum, que celle qui ne se fixe pas de but ; c'est le procédé de la religion même, ou du cinéma. Si le cinéma est un art, alors la science moderne est une science, car ces deux procédés religieux adoptent la même mécanique, pleine de trous noirs et d'illusions d'optique.
- L'homme moderne ignore que ce qui est si pressant, mais n'a pas de but, c'est l'organisation, vers quoi toutes les religions tendent précisément, depuis l'Egypte antique, dont la haute tension religieuse n'a sans doute jamais été dépassée, et d'où nous viennent les principes religieux les plus purs. L'espace-temps, par exemple, dont on discerne facilement la fonction primitive organisatrice, mais le sens scientifique demeure obscur. Einstein est un nain à côté de Pythagore, un petit démon de rien du tout.
- Il y a intérêt, Mesdames et Messieurs les prix Nobel, à ce que vous découvriez enfin en 2012 votre "Boson de Higgs", vu les milliards engagés dans cette quête. Des prêtres, voire des politiciens, la corruption est "classique" ; au point qu'on se méfie parfois, à juste titre, des politiciens qui brandissent l'étendard de la morale et se disent exclusiment préoccupés du bien commun. Mais les savants ? Comment ces purs esprits responsables trahiraient-ils leurs engagements d'accroître la connaissance humaine, plutôt que de réduire à la folie le peuple, afin de mieux le soumettre ?
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"Le Figaro" se fait l'écho des voeux du pape Benoît XVI pour 2012. L'attention d'une gazette subventionnée par des banquiers et des marchands d'armes aux déclarations du pape, peut paraître l'incurie la plus grave. D'autant plus que le pape formule cette année ses voeux sincères de paix dans le monde. Songe-t-il à mettre l'Occident judéo-chrétien sur la paille, quand l'industrie militaire est la seule que l'Occident n'a pas encore songé à délocaliser chez ses partenaires chinois ?
Je vois bien une autre possibilité... Si ça se trouve le pape croit dans l'efficacité des "nations unies" ou des "soldats de la paix" pour assurer la concorde à l'échelle mondiale. Le pape et BHL, nommés co-gouverneurs d'un monde judéo-chrétien pacifié, quelle grande victoire politique ce serait, en effet, en 2012 ; on se dirait : quelle erreur de ne pas avoir dézingué Kaddhafi et Bachar-el-Assad plus tôt ! Si on avait su que le bonheur du monde ne tenait qu'à leur élimination ! Les vieux cons qui croyaient que le malheur des uns fait le bonheur des autres, les voilà bien désabusés.
- Je note que le pape se montre particulièrement préoccupé par la violence et les assassinats en Syrie. Il nous a bien eus, El Assad, avec sa laïcité syrienne, sur le modèle républicain occidental. Encore à Noël dernier, il visitait Paris en limousine, afin de mieux s'imprégner de notre esprit laïc.
Et le pétrole, quelle saloperie le pétrole, facteur aggravant de la tyrannie, qui rend le monopole de la richesse et du pouvoir encore plus facile. Prions, mes frères, pour que tous ceux qui trempent dans le pétrole ou le gaz, de près ou de loin, crèvent d'un cancer en 2012. Car on ne peut pas se contenter de prêcher la paix, il faut aussi s'en donner les moyens. La civilisation nazie, c'était tout diesel et gaz, n'est-ce pas ?
Mais, en réalité, la civilisation ne s'arrête pas ; elle ne fait jamais demi-tour ; au contraire, elle court, elle court. Elle fuit, elle fuit, comme dit Shakespeare, devant dieu et l'apocalypse. A la fin, elle n'est plus que fuite et poursuite du temps perdu. Prions pour que le pape ne se sente pas dans l'obligation, comme le capitaine obtus qui se prend pour un gouvernail, de rester le dernier à bord d'un navire qui n'est pas le sien, mais une nef des fous, au sein de laquelle la folie a valeur de raison.
19:34 | Commentaires (0) | Tags : benoit xvi, voeux, apocalypse |
mercredi, 23 novembre 2011
Satan et la Doctrine sociale
Vaquette présente Du champagne, un cadavre et... par enquete-debat
- Voici un énergumène qui a bien mieux compris que le crétin-démocrate Benoît XVI le caractère nécessairement diabolique des doctrines sociales, anciennes ou modernes.
- "N'ayez pas peur !" est l'esprit du Christ le plus opposé au plan de la doctrine sociale, encadrée par Eros et Thanatos. Car la doctrine sociale est celle des lâches et des menteurs.
- L'adhésion aux doctrines sociales chrétiennes modernes est le plus pur satanisme. Cette adhésion est d'ailleurs principalement le fait du "patronat chrétien" (sic), sans lequel nul ne prêterait attention à une doctrine qui combine le satanisme à l'ineptie ; car dorénavant les institutions chrétiennes ne disposent même plus du pouvoir de coercition pour faire appliquer un droit et une morale par conséquent TOTALEMENT VIRTUELS. Le démocrate-chrétien est le type de l'esclave volontaire de fantasmes tiédasses.
- Savoir si l'intention du pape est bonne ou mauvaise importe peu. C'est le propre de l'enfer comme des doctrines sociales d'être pavées de bonnes intentions, nécessaires pour l'adhésion des plus pauvres, privés de tirer le seul profit moral ou thérapeutique escomptable, l'opium de telles doctrines. Molière, le plus grand théologien de France, illustre cette "bonne intention" dans l'aumône de Don Juan au pauvre, c'est-à-dire la tentative de corruption du pauvre par le riche, ou de l'esclave par le maître.
- Ce Tristan-Edern Vaquette a parfaitement raison d'inclure la prostitution dans le plan social libéral, voire d'en faire le comble du bonheur social moderne... en Occident.
Il n'est aucune doctrine sociale qui ne soit subordonnée à la quête du bonheur, même pas le nazisme, la fureur de vivre, ou le sadisme. En revanche, seules les plus diabolique occultent cette loi d'airain qui veut que "le bonheur des uns fait le malheur des autres" ; le discours de Vaquette est cohérent et raisonnable, à condition de ne pas tenir compte des 2/3 de l'humanité qui souffrent.
Cette loi d'airain explique encore pourquoi, ni la perspective du bonheur, ni la doctrine sociale ne sont admissibles dans le christianisme, mais qu'elles sont bien "antichrétiennes" selon Nietzsche, suppôt de Satan déclaré, mais néanmoins meilleur lecteur de l'évangile que la plupart des papes, englués dans l'esprit juridique.
Enfin, si le christianisme n'était pas antisocial, il serait inférieur à l'art ou à la science.
14:03 | Commentaires (0) | Tags : tristan edern vaquette, eros, thanatos, doctrine sociale, christianisme, benoît xvi |
samedi, 12 novembre 2011
Grande Tribulation
Eh voilà, le 11/11/2011 a passé sans qu'aucun signe apocalyptique ou manifestation céleste extraordinaire ne se produise, du moins en apparence. Il reste que l'Europe n'est pas encore sauve. Les motifs des grands léviathans de s'entre-déchirer n'ont aucune raison de disparaître, ni l'hypocrisie de la "paix mondiale" d'apparaître au grand jour.
L'idéologie européenne, en tant que kabbale chrétienne ou démocratique, a tout lieu de continuer de susciter le mépris et une grande méfiance de la part des chrétiens authentiques, c'est-à-dire attachés à l'esprit de Jésus-Christ, contenu dans ses paroles de vie éternelle, qu'aucune "doctrine sociale" inique ne peut se permettre d'altérer sans porter des cornes.
La question n'est pas tant de savoir si le pape Benoît XVI est l'antéchrist ou non, que de comprendre que Satan est le maître de toute doctrine sociale. Nombre de religions païennes sincères, collectives comme la romaine, ou personnelle comme celle de Nitche, sont des démonologies, qui sous une forme naturelle ou une autre, rendent un culte à Satan. Il n'y a pas de "complot illuminati", liant le Vatican aux puissances capitalistes, au sens mafieux du terme, mais une chair ou une âme humaine orientée vers le complot, selon la Genèse et les écritures saintes. La nécessité de l'organisation de foules gigantesques est le principal facteur d'ennoblissement de l'impulsion bestiale personnelle à travers la morale et la politique. La rupture avec dieu n'a lieu dans l'ère chrétienne moderne, qu'en raison de doctrines sociales qui paraissent plus sûres que les divinités patrimoniales antiques.
L'argument massue de l'athée moderne contre les religions, à savoir qu'elles ne sont que des garde-fou, se retourne aisément contre les doctrines sociales ou la monnaie. Le pari imbécile de Pascal - égyptien, non pas chrétien - est celui-là même que font les "traders" chaque matin ; et leur fièvre est religieuse, car ils manipulent les saintes espèces. Vidée de toute signification universelle, la culture moderne, plus baroque qu'athée, jouant le rôle de ciment social, a une portée exclusivement thérapeutique, y compris lorsqu'elle se complaît dans des thèmes macabres ou merdiques.
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Les chrétiens doivent continuer de se montrer vigilants vis-à-vis des signes qui, dans le ciel, annonceront la tribulation des chrétiens, figurant dans l'apocalypse de saint Jean. La tribulation des chrétiens comparable à la mer de sang qui sépara les Hébreux de leurs poursuivants égyptiens, décrite dans l'apocalypse comme un étang de feu.
16:44 | Commentaires (2) | Tags : apocalypse, etang de feu, tribulation, saint jean, 11.11.2011, benoit xvi, complot illuminati |
samedi, 20 août 2011
Delenda est Roma
Nous ne voulons pas entendre les idées du pape Benoît XVI en matière de réforme économique et sociale. Nous voulons l'entendre parler d'apocalypse. Du réformateur qui échoue, on dira que c'est un incapable, le plus souvent doublé d'un assassin. Du réformateur qui n'a même pas les moyens de l'action qu'il suggère, on dira que c'est un Tartuffe.
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We don't want to listen to new ideas of Pope Benedictus XVIth in economy or social matters. We want a Christian to speak about Revelation.
14:24 | Commentaires (0) | Tags : benedictus xvi, revelation, benoit xvi, apocalypse |
samedi, 09 janvier 2010
Langue de bois de fer
Tentative opportuniste d'un jeune crétin, François Huguenin, de blanchir Benoît XVI de l'accusation d'être un pape plein de préjugés en faveur du capitalisme et du libéralisme. "Opportuniste" car il s'agissait plutôt avant la crise de la part des démocrates-crétins de légitimer le capitalisme avec des arguments chrétiens, à la suite du R.P. Bruckberger : "Le capitalisme, c'est la vie." - ou des révérences de Jean Guitton en direction de la science polytechnique capitaliste.
En admettant même que la crise ait pu révéler toute la hideur du capitalisme à de jeunes chrétiens qui l'ignoraient jusque-là, ignorant aussi le double avertissement messianique contre la politique et l'argent, il ne paraît pas que le pape a beaucoup changé son fusil d'épaule dans le laps.
L'inanité des encycliques sociales qui se sont succédées depuis que Rome a eu l'idée de ce genre de bobard, le cynisme du "patronnat chrétien" enclin au féminisme pour des raisons salariales déguisées en humanisme, etc., etc., tout ça incite à regarder la dernière encyclique du pape comme une hypocrisie de plus. Qui plus est, le socialisme en tant qu'utopie politique n'est pas plus fondé sur le Nouveau Testament que le capitalisme ou l'écologie (derrière lubbie du primate des Gaules Mgr Barbarin).
Marx, à qui le freluquet Huguenin ne risque pas de voler la palme de la contestation du capitalisme, sait parfaitement le danger plus sérieux que les socialistes font courir à l'humanisme véritable, en raison d'une aptitude particulière au jésuitisme dont les réactionnaires sont incapables (à tel point, on vient de le voir avec Sarko, qu'un réactionnaire une fois élu est obligé de se rallier à la langue de bois socialiste, au grand dam des cul-bénis sociaux-démocrates privés de leur outil de sidération favori.)
(La récupération des deux derniers papes par la propagande du Pacte Atlantique, le faux-cul du "Figaro" Patrice de Plunkett inclusivement, cette récupération a été très largement consentie par les deux papes en question ; c'est ainsi que les Russes l'ont pris, et on ne peut pas leur donner tort sur ce point ; or la Russie a donné au cours des dernières années des signes de bellicisme moins grand que les Etats-Unis.
Je cite l'ex-maire de Plancoët, commune bretonne, qui avait fait ériger une statue du pape Jean-Paul II en présence de l'agent de la CIA Alexandre Adler, propos afin de justifier l'implantation de caméras de surveillance dans sa commune : "Je ne suis pas chrétien, moi, quand on me frappe je rends oeil pour oeil, dent pour dent." pour saluer ce propos, car il montre qu'à défaut d'adhérer au pacifisme chrétien, au moins cet édile admirateur de Jean-Paul II en a eu vent.)
07:44 | Commentaires (0) | Tags : francois huguenin, docrine sociale, benoit xvi, politique, jean-paul ii |
dimanche, 27 décembre 2009
Apocalypse 2012
Faut-il aimer Jarry pour voir le caractère ubuesque de cette messe de Noël à Saint-Pierre de Rome ? C'est-à-dire le décalage entre cet événement médiatique mondial et la réalité.
De la part de Joseph Ratzinger, la référence répétée à Origène dans son sermon vaut certes mieux que la référence habituelle à saint Augustin. Les commentaires d'Origène sont en effet beaucoup moins imprégnés de paganisme que ceux de saint Augustin, ce FOUTU Romain avec sa psyché et son obsession sexuelle.
Mais si le pape voulait nettement se démarquer du capitalisme luciférien, il ne célèbrerait pas Noël, pédérastique orgie dont il est vain d'espérer tirer quelque chose qui ressemble à de l'amour vrai.
De quoi Benoît XVI a-t-il peur ?
19:25 | Commentaires (0) | Tags : benoit xvi, jarry, saint augustin, origene, noel, saint pierre de rome |
vendredi, 18 décembre 2009
Pan sur le Pape ?
La première erreur à propos du Pape -même si elle est grossière elle est assez commune-, c'est de continuer de tenir le pape pour une autorité religieuse ou spirituelle éminente. Le nombre de chrétiens qui se disent fidèles au pape en Europe est extrêmement réduit désormais, et plus réduit encore parmi eux ceux qui prêtent l'oreille au détail des propos du pape (Ce qu'on ne saurait leur reprocher, la théologie de Ratzinger se limitant à un divertissement ennuyeux à faire ronfler les chaisières de Notre-Dame.)
La lecture de la gazette papiste "Famille chrétienne", confondante de niaiserie et de sentimentalisme, est à cet égard instructive car on peut constater la difficulté du clergé à imposer, y compris dans le domaine des affaires privées où il se cantonne, sa "morale chrétienne" à base de "coïtus interruptus" dont on ne voit pas bien à quel passage des Evangiles le rapporter (d'autant moins qu'il n'est qu'un effet de la "révolution sexuelle" capitaliste).
Beaucoup plus jeunes et nombreux en Amérique, il semble que les catholiques n'y soient guère plus attentifs aux propos du pape, et qu'on y soit à peu près au même stade du culte de la personnalité.
Lointain le temps où Dante Alighieri prenait le risque de jeter dans son "Enfer" des papes et de leur donner des leçons de théologie ; voire le XVIIIe siècle de d'Holbach, qui confronte aux Evangiles la théologie pour démontrer son hypocrisie.
L'existence du pape est aujourd'hui essentiellement "médiatique". Si le business du tourisme n'imposait pas à l'Etat laïc d'entretenir le patrimoine architectural religieux, on peut même penser que le nombre des chrétiens serait encore plus réduit en Europe qu'il n'est actuellement, étant donné tout ce que la pratique religieuse doit au folklore, à des festivités familiales comme Noël.
Cette "erreur d'appréciation" n'est pas tant entretenue par les papistes eux-mêmes, aussi à l'écart de l'histoire que des collégiens le sont de la vie réelle, que par le clergé laïc qui trouve là un moyen pratique de paraître "moderne" par comparaison, à bon compte. La grande secte laïque dont c'est désormais le tour de prospérer (selon l'analyse même de Marx dès la fin du XIXe siècle) et la petite secte chrétienne à l'état de relique, se lustrent mutuellement par leurs querelles picrocholines. C'est du reste la même loi qui régit en France les partis dits "de gouvernement", bien qu'ils ont du mal à se gouverner eux-mêmes dans une direction précise.
*
Même si elle ne comporte plus aucun risque, sur un plan apocalyptique la critique du pape me paraît cependant présenter un intérêt. Entre l'adoubement de Benoît XVI par le gratin existentialiste (Jean-Claude Milner dans "Les Temps modernes") et le soupçon de satanisme que font peser certains sites internet sur le pape, où est la vérité ? J'ai déjà évoqué le site de Gérard Colombat qui passe par la cabale et Blaise Pascal pour sa démonstration.
D'autres ont vu ou cru voir sur les ornements liturgiques du pape une représentation du Dieu Pan et s'en sont émus. Deux remarques :
- Si cela même était vrai, ça ne prouve pas grand-chose. Il n'est pas de théologien à qui on ne puisse reprocher d'emprunter au paganisme. Le cas récent de Jean Guitton n'est pas loin du délire insane, hors du christianisme. Encore plus "frais" le cas de Fabrice Hadjadj, invraisemblable exégète soi-disant chrétien, où on verse carrément dans une sorte de théologie pornographique à connotation pédérastique (extrait cité sur mon blogue). A Saint-Nicolas du Chardonnet où sont les tenants de l'orthodoxie la plus pure, il m'est même arrivé d'entendre un prêcheur citer Virgile, bien que celui-ci fut beaucoup moins catholique que Rabelais. A propos d'humanisme, François Bacon souligne l'analogie entre le dieu Pan et Moïse, parmi les nombreuses analogies entre la Bible et la mythologie grecque. Ces analogies ne sont pas pour Bacon, comme pour Voltaire ultérieurement, de simples "coïncidences", mais le résultat du croisement du judaïsme et de la religion grecque.
Outre les cornes, la barbe, la houlette, la position prééminente que Pan et Moïse ont en commun, Bacon démontre que Pan occupe dans la religion grecque un stade de divinité intermédiaire qui tire son savoir, sa philosophie naturelle, du contact direct avec le Ciel (les "cornes" de Moïse ont le même sens).
- La deuxième remarque c'est que si le paganisme de la plupart des théologiens chrétiens n'est pas une raison suffisante pour les condamner, le pallier franchi par Joseph Ratzinger et ses prédécesseurs au cours du XXe siècle est tout à fait étrange, puisqu'il ne s'agit plus d'emprunts à des théologies païennes (celle d'Aristote, d'Homère) ou musulmans (Averroès, Avicenne), mais à des philosophies foncièrement athées, comme celles de Théodore Adorno, Horckheimer, Freud, Maurras, Heidegger, ou carrément à des blasphémateurs comme F. Nitche ou L. Feuerbach, invoqués désormais fréquemment à l'appui de la doctrine chrétienne par ce qu'il convient d'appeler des menteurs doublés d'imbéciles.
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dimanche, 25 octobre 2009
Bacon notre Avant-garde
"La commission du trésor incita le roi Jacques Ier, afin de soulager son budget, à déboiser certaines de ses propriétés, arguant que celles-ci étaient à l'écart des routes, non près d'une des demeures du roi, pas même en voie d'accroître son gain - forêts dont il ne pourrait donc avoir ni us ni plaisir.
La Reine répondit très gravement que le mieux était au préalable de s'enquérir auprès d'eux afin de savoir s'ils voulaient être élargis ou pas."
François Bacon, "Apophtegmes" (1624), trad. Lapinos.
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dimanche, 27 septembre 2009
Shylock en "prime-time"
Première ligne de défense du système capitaliste : les soi-disant "économistes" au service des cartels -Jacques Attali, Alain Minc, Philippe Manière, Jacques Marseille, Daniel Cohen...-, qui non seulement ont répandu leurs idéologies keynésiennes ou physiocratiques dans l'Université, jouant le rôle d'huile de moteur, rabotant les intelligences tant et tant, mais continuent de s'accrocher mordicus à leurs martingales !
Karl Marx prévient déjà contre la perfidie particulière des sociaux-démocrates, plus nocive à ses yeux que l'imbécillité des derniers réactionnaires ayant coupé les ponts depuis longtemps avec la réalité, privés de toute capacité de nuisance. L'encyclique socialiste de Benoît XVI accuse en effet près de cinq siècles de retard sur les menaces plus sérieuses de Martin Luther à l'encontre des usuriers et spéculateurs boches. C'est avec sept siècles d'avance quant à lui que le Dante promulgue ses décrets d'exil dans l'Enfer des papes, clercs et édiles simoniaques, sans attendre que la grande truanderie capitaliste devienne un modèle de vertu.
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Le dernier subterfuge est signé Daniel Cohen : faire gober aux téléspectateurs qui subissent depuis cinquante ans le lavage de cerveau à l'échelle industrielle du cinéma et du slogan publicitaire, que le dérapage a pour nom l'apprenti-escroc Jérôme Kerviel et tous les petits joueurs de sa génération et de sa catégorie qui spéculent sans scrupule. L'audace de ce Cohen n'a d'équivalent que celle de son comparse J. Attali, qui continue comme si de rien n'était de fourguer sa théodicée totalitaire de coeff. x.
Toujours opposer à l'idéologie l'histoire. L'histoire est dialectique, l'idéologie chronologique.
Dès la régence de Louis XV, comme le centralisme étatique accru depuis la Florence de Dante permet un embryon de politique de flux monétaire, tous les ingrédients du crime capitaliste contre l'humanité dans sa version française sont réunis, à savoir :
- les mathématiques cartésiennes et l'idéologie physiocratique, qui ont pour effet de conférer aux artéfacts libéraux un caractère naturel, voire "mystique" puisque le clergé piétiste ou janséniste joue un rôle non négligeable dans la diffusion des idées libérales (la brève alliance du Régent et des dévôts a même ressuscité des pratiques chrétiennes à la limite de la sorcellerie dont on ne peut s'empêcher de voir l'équivalent dans la culture populaire aux Etats-Unis actuellement, qui mêle aussi superstition religieuse et économique, avec même des fonds de pension baptisés "Marie, Reine du Ciel" -mélange qui choque même les mahométans, bien qu'ils n'ont pas les mêmes raisons que Marx ou Dante de repousser le capitalisme avec horreur, au nom de la Charité et de l'Esprit.)
- le racket colonialiste ; le système de l'Ecossais John Law, qui séduisit la chienlit des aristocrates français, est inconcevable sans le miroitement des richesses toutes virtuelles de l'Eldorado et de la Compagnie des Indes française. Dans l'embolie cérébrale capitaliste plus récente, l'or ne fait que changer de couleur. L'investissement capitaliste dans son ensemble est "vertueux" ou "virtuel", c'est-à-dire fondé sur la perspective d'engranger au-delà de la mise.
- comme le racket capitaliste a enrichi aussi indirectement les pays pauvres au cours des derniers lustres (en tirer de la part des banquiers une fierté morale est sans doute le comble du pharisaïsme), le modèle réduit de John Law à l'échelle française a valu d'abord fortune à ses souscripteurs, et retombées positives pour leurs valets... jusqu'au collapsus. Même le petit renard argenté Alain Minc, avec son air chafouin de se faire passer pour marxiste, ne fait que répéter l'astuce de Law-le-bien-nommé.
Le joueur de poker qui laisse un bifton au clochard qui fait la manche à la porte -hypothèse assez théorique-, cela ne fait pas moins de lui un scélérat et un aliéné en puissance. Entre le capitalisme et le joueur de poker, il n'y a qu'une question d'échelle. Comme au poker, le meilleur "bluffeur" est celui qui a des cartes en main le plus longtemps ; chutent d'abord les "innocents" comme Kerviel. Question "bluff" Daniel Cohen n'est pas mal non plus.
15:38 | Commentaires (0) | Tags : daniel cohen, philippe maniere, jacques attali, marin luther, benoit xvi, karl marx, alain minc, john law |
mardi, 08 septembre 2009
Sermons gagnants
Le succès d'Eric-Emmanuel Schmitt, tant au cinéma qu'au rayon "livres", ne faiblit pas. Comme j'ai pu moi-même constater, c'est surtout auprès de la gent féminine qu'il se vend comme des petits pains. Comme quoi le magnétisme du curé sur les gonzesses n'est pas qu'un truc d'ancien régime. Succès de Schmitt en Allemagne aussi, nation où la féminité est plus exacerbée encore chez les hommes que chez les femmes, comme dans toutes les populations où le goût pour le droit et les mathématiques, marqueurs de l'animisme, est débordant. Il y a tout lieu de penser que le premier langage humain écrit fut un langage mathématique, et que l'écrit a progressé ensuite contre l'arithmétique et les mathématiques.
J'avoue ne connaître moi-même la teneur des sermons de Schmitt que par des échos. Pas question de regarder un film d'après Schmitt, même pour me faire une idée. Et au bout de quelques paragraphes, j'ai des troubles de la vision, toutes les lignes se superposent pour n'en former plus qu'une seule.
Cependant E.-E. Schmitt est l'auteur d'une définition parfaite de la démocratie-chrétienne, c'est : "L'Evangile selon Pilate". Dont on pourrait imaginer une suite encore plus audacieuse : "L'Evangile selon Caïphe".
Un type étiqueté "catholique" mais qui n'a jamais sans doute entendu parler de la "synagogue de Satan" (Ap. II et III), n'a pas hésité il y a quelque temps à me vanter sur un blogue les vertus de cette secte juive. D'après le "Dictionnaire du Nouveau Testament" du Chanoine Crampon (base de connaissance assez solide comparée à ce qu'un curé moyen est capable de proférer comme conneries aujourd'hui), la secte pharisienne se serait en partie constituée en réaction à l'hellénisme menaçant d'envahir la religion de Moïse.
Si Crampon dit vrai, nul besoin de pharisaïsme aujourd'hui puisque le jansénisme et la théocratie ont éradiqué peu à peu à partir du XVIIe siècle tout "hellénisme" du catholicisme. Autrement dit, Schmitt et les sermons béni-oui-oui ont remplacé Dante et Shakespeare.
Eradication complète de la mythologie grecque, comme on peut s'en rendre compte en lisant Dante ou Shakespeare. Mais éradication complète aussi d'Aristote, dont la science ne souffre pas d'être amalgamée avec les théories médiatiques et primaires de Pythagore, les mathématiques milésiennes - Pythagore que jansénistes et puritains ont lui aussi largement contribué à ressusciter ; éradication si complète que Joseph Ratzinger passe par la théorie des ensembles pour expliquer la charité à ses ouailles. Tel spécialiste de Pythagore estime d'ailleurs que sa secte rencontra beaucoup de succès auprès des femmes et des mères de famille ; c'est exactement ce qu'est devenue la secte démocrate-chrétienne en France : une religion de mères de famille où les hommes ne sont pas les bienvenus. Surtout s'ils conchient la guimauve chrétienne d'Emmanuel Schmitt.
07:54 | Commentaires (8) | Tags : eric emmanuel schmitt, ponce pilate, litterature, benoit xvi, jansenisme, shakespeare, dante alighieri |



