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karl marx

  • Saint Marx

    Saint Marx veut nous tirer du rêve où la bourgeoisie a ses racines et les actionnaires de la bourgeoisie veulent emprisonner l'humanité.

    A la suite de Shakespeare, Marx est un briseur de rêve, un massacreur d'Avenir, là où la bourgeoisie se trouve enracinée. Coupez la bourgeoisie de ce pieux mensonge qu'est le rêve, et elle se mettra à convulser.

    Tenez-en pour preuve que le rêve et l'argent sont deux plans identiques, et voyez ce qu'une petite saignée d'argent entraîne dans les régimes capitalistes : ils commencent déjà à se faire dessus.

    L'Etat soviétique a immédiatement rétabli le rêve dans ses droits. Tandis que l'Eglise romaine théorisait le paradis au-delà, le parti soviétique a théorisé le paradis sur terre et l'a appelé "socialisme". Non pas Marx ; Marx est resté fidèle à la science.

    "Le Capital est le principal ennemi du Capital." : ce qui est valable pour le Capital est valable pour le Totalitarisme, dont le capitalisme représente la raison sociale, l'impulsion nerveuse.

    Autrement dit, le totalitarisme trouve en lui-même son point de rupture ; il vient de la tension extrême à laquelle la rhétorique du mensonge est soumise.

    On ne peut avoir une vision d'ensemble du totalitarisme, cette barbarie qui s'avance au nom de la culture et du progrès, de la démocratie, si l'on ne comprend pas quel est son mobile. Si Marx n'est pas loin de le cerner, c'est en raison de ses références bibliques.

  • Idéologie et mathématiques

    La notion difficile à définir d'infini est le cadre nécessaire à toute idéologie. C'est pourquoi il n'est pas rare de voir les savants ou les philosophes réalistes contester le pouvoir des mathématiques de traduire la réalité.

    Karl Marx à propos du calcul indique qu'il consiste à définir les choses par ce qu'elles ont de moins essentiel ; on comprend ainsi pourquoi la démocratie libérale totalitaire est une culture relativiste, farouchement hostile à l'individualisme.

    L'Etat protège l'idéologie libérale à travers l'enseignement du calcul et des mathématiques modernes, enseignement présenté comme "fondamental". La culture moderne repose largement sur les mathématiques modernes, dont on pourrait dire qu'elles sont l'avenir de l'homme, comme la femme.

  • Onanisme

    "L'existentialisme est un onanisme" : Karl Marx disqualifiait ainsi la culture bourgeoise (marquée par la philosophie allemande, de Hegel à BHL ou Ratzinger).

    Nous sommes désormais au point de pourriture extrême où cet onanisme est revendiqué publiquement ; ainsi un soi-disant "critique littéraire" pourra comparer la lecture, en cette période de rentrée littéraire, à la masturbation, et l'air pas peu fier, encore, de sa comparaison de marchand de livres. Il y a ne serait-ce qu'une vingtaine d'années, aucun journaliste n'aurait osé tenir ce discours de pourceau en public ; cet aveu est le signe que la caste bourgeoise ne connaît plus les limites de son pouvoir.

    La délégation de pouvoir du peuple à la caste bourgeoise censée le représenter repose en effet sur l'idéal du progrès, et non celui du bonheur. Le reproche de l'onanisme est un reproche lourd de sens dans la bouche de Marx : il comporte une menace de retour à la barbarie la plus primitive, sous l'égide de la caste bourgeoise ; car quand on ne progresse pas, on régresse forcément.

    La coïncidence de la révélation divine ultime avec la faillite politique des nations est la traduction de la vision apocalyptique de Jean. La ruine d'une civilisation, extrêmement coûteuse sur le plan humain, peut en effet n'être d'aucune conséquence sur le plan scientifique.

    La ruse bourgeoise consiste à faire passer la science dite "anthropologique" pour un progrès, alors qu'il ne saurait y avoir de progrès sur le plan humain. Pour étouffer la critique marxiste, on l'a ainsi ramenée à un discours sociologique. L'idée de "progrès anthropologique" est entièrement contenue dans la mort ou le néant, de sorte que le terme de la culture bourgeoise est son propre anéantissement.

     

  • De Marx à Shakespeare

    A travers K. Marx, on a seulement un aperçu de la menace que la vérité fait peser sur les élites de la terre. L'hécatombe des menteurs accomplies par Shakespeare est une large trouée dans laquelle Marx s'est engouffré.

    Aussi l'impuissance des clercs à traduire les tragédies de Shakespeare en prose, leur insistance à les dire "énigmatiques", n'est pas tant une preuve d'incompétence que d'occultisme.

    Comme dit le prophète Shakespeare : "L'amour rend aveugle" ; qui veut voir clair dans Shakespeare doit savoir briser le miroir d'amour futile.

  • La question juive

    La question juive demeure au centre de presque tous les débats politiques, éthiques, religieux, voire économiques.

    Sous ce titre, Karl Marx traite surtout de la question des Juifs d'Europe de l'Est. On sait que Marx, s'inspirant de Shakespeare, définit l'argent comme un agent corrupteur et un instrument d'auto-aliénation, a contrario de Freud et des psychanalystes, ignorant l'histoire et le fait de la circulation de l'argent au sein des sociétés modernes, comme le sang circule dans le corps.

    La vocation professionnelle des Juifs dans ces contrées, en raison de la honte et de la méfiance vis-à-vis des métiers où l'on est amené à manipuler l'argent, compte tenu de ses facultés corruptrices (la plupart des crimes de sang ont pour cause l'argent), conduit Marx à souligner la corruption particulière des milieux juifs assignés à ce type de fonction.

    On constate d'ailleurs que lorsque l'art est assimilé à sa valeur marchande, comme c'est le cas désormais aux Etats-Unis, dans le même temps l'aliénation mentale de l'artiste ou de l'art qui traduit une telle détermination macabre, est porté au crédit de cet artiste ou de cet art. Le nécrophile Salvador Dali feint la folie, bien plus qu'il n'est véritablement fou, mais il a conscience de la nécessité de feindre la folie et de produire un art "surréaliste" dans une société ploutocratique.

    Bien sûr les milieux d'affaire, à qui ne manquent pas les scribes dévoués, s'efforcent de faire passer Marx pour un antisémite proche d'Adolf Hitler. Suivant une loi anthropologique constante, l'homme pointe l'ignominie d'autrui, réelle ou supposée, afin de dissimuler la sienne.

    La question de l'antisémitisme est liée à la première. Du lien entre les élites capitalistes et les Juifs, Karl Marx ne fait pas une nécessité, et son opprobre s'étend au patronat chrétien, bien plus actif encore à faire passer à l'aide de "doctrines sociales" plus spécieuses les unes que les autres la propriété pour une "valeur chrétienne", quand la vérité évangélique impose renonciation à tout ce à quoi les hommes attribuent de la valeur.

    Plusieurs essayistes modernes ont tenté d'élucider la question de l'antisémitisme. Bernard-Henry Lévy est sans doute le plus connu aujourd'hui. La rhétorique antisémite lui semble omniprésente dans la culture occidentale ; mais la démarche apparemment scientifique de Bernard-Henry Lévy cache mal que son effort est d'abord clérical, pour faire passer l'antisémitisme pour un péché, et non pas tant pour comprendre ses causes ou ses buts.

    Tandis que Marx souligne la corruption de certains milieux juifs, pour Bernard-Henry Lévy le judaïsme est une sorte de concept philosophique très proche du baptême catholique romain. On le décèle notamment au fait que son rapport à l'Etat d'Israël est analogue à celui des catholiques romains français "ultramontains" à Rome. On a pu voir d'ailleurs Bernard-Henry Lévy adopter des positions quasiment "christiques", comme s'il était le Messie tant attendu par Israël.

    On peut attribuer à Marx la même détermination messianique, étant donné sa volonté de faire franchir à l'humanité l'étape ultime qui la sépare de la vérité. Marx connaît trop bien l'ancien et le nouveau testaments pour ignorer que la vérité est l'autre nom de dieu, d'une part, et d'autre part que la puissance étatique est représentative de la force satanique qui s'oppose à la vérité.

    Nombre de Juifs, à l'instar de BHL, parlent d'un judaïsme largement fait de l'éducation qu'ils ont reçue de leurs parents, sans grand rapport avec saintes écritures, et que les circonstances du martyr des Juifs d'Europe de l'Est a transformé en religion d'Etat, suivant le procédé des nations occidentales qui consiste pour elles à tenter par divers stratagèmes et blanchiments à se présenter comme des nations civilisées. On censure ainsi Marx autant que possible, pour occulter qu'il présente la civilisation occidentale, soumise aux mutations économiques, comme une civilisation décadente au regard de celles qui s'appuient, par exemple, sur le conservatisme artistique. Et on promeut en revanche Hegel, le philosophe de la modernité sereine, le moins susceptible de prévenir contre les effets de la barbarie occidentale.  

     

  • Table rase

    "Table rase" est l'expression marxiste la plus évangélique, probablement directement inspirée des sources bibliques de K. Marx et de sa volonté de s'affranchir du préjugé hégélien dominant son époque.

    Le profit qu'il y a à s'affranchir de toute forme de culture, à rejeter le culte identitaire anthropologique, qui n'est autre que la formule totalitaire de la culture, est en termes de conscience. Si le Christ n'est d'aucune culture, que rien ne le rattache à la terre, ce n'est pas parce qu'il est mort ou abstrait, suicidé ou victime, c'est parce qu'il est catholique, c'est-à-dire divin et universel. Les catholiques romains défient le ciel en inventant une culture catholique.

    Au contraire le gain de l'identité et de la culture est en terme de sécurité : il n'y a rien d'étonnant à ce que les personnes les plus faibles physiquement et spirituellement, se soumettent aux aléas de la culture moderne (la plus labyrinthique) ; la culture de masse est d'ailleurs un puissant motif d'incitation au culte identitaire.

    L'érudit néo-païen Carl Jung note le dégoût de l'homme pour l'inconscience, c'est-à-dire sa pétition de principe en faveur de la liberté ; en pleine possession de ses moyens, il est en effet pénible à l'homme de concevoir que son existence n'est que la réponse plus ou moins active à des stimuli du type de ceux auxquels l'animal obéit. Aussi confus soient les savants évolutionnistes, ils s'efforcent de trouver des explications à l'originalité de la conscience humaine, au regard de la conscience animale. Les personnes religieuses sont les moins aptes à qualifier cette différence, en raison du mouvement collectif que supposent les religions "horizontales" ou la culture.

    En même temps que ce dégoût de l'inconscience, C. Jung relève qu'il est une limitation à la conscience dont l'homme s'accommode facilement, et qui correspond à peu près à l'état heureux. On peut comprendre par-là le mépris des hommes de science vis-à-vis de la religion épicurienne, non pas spécialement athée, mais essentiellement orientée vers la quête du bonheur. On pourrait dire que l'homme moyen ou vertueux se contente d'une conscience moyenne, et qu'il se doute inconsciemment du risque que comporte la vérité.

    Quoi qu'il en soit, le plan politique ne peut englober celui de la vérité ou de la liberté, car le plan politique ne peut faire mieux qu'atteindre des objectifs moyens. Tout parti politique qui feint d'associer à ses moyens le but d'atteindre la liberté doit être regardé comme l'antéchrist en action - à commencer par la démocratie-chrétienne et les démocrates-chrétiens contre qui, tôt ou tard, la colère des apôtres finira par se déchaîner.

    Comme la culture moderne est inférieure en termes de moyens à la religion épicurienne, cette culture moderne définit l'état de l'homme moderne au niveau de la sous-humanité ou d'un esclavage extraordinaire, touchant aussi bien les maîtres du monde que leurs esclaves. Sur ce point le chrétien ne peut qu'approuver Nitche. En revanche, il n'est pas véridique que cette culture de mort soit absurde. Elle a bien un sens que Nitche ignore.

     

  • Histoire et totalitarisme

    Du point de vue historique, modernité et totalitarisme sont synonymes. Je veux dire par là, si l'on considère Shakespeare et Karl Marx comme les historiens les plus lucides des temps modernes.

    Le point de vue moderne est un point de vue intellectuel ; il n'est assumé que par une catégorie d'hommes qui se définissent eux-mêmes comme des "intellectuels", en se gardant d'ailleurs de préciser ce qu'ils entendent par "l'intelligence". Le paysan rend un culte à la nature ; l'intellectuel, lui, rend un culte à ses parents, ce qui constitue une religion de plus courte vue.

    Certainement Marx, et moins encore Shakespeare, ne sont des intellectuels : ils s'efforcent en effet de réduire au maximum le degré d'abstraction de la pensée, non de s'abriter derrière des mots ou des idées.

    George Orwell souligne utilement la stupidité excessive des intellectuels en comparaison des gens ordinaires, et la tolérance desdits intellectuels vis-à-vis du totalitarisme. Cela suppose que la privation de liberté due au totalitarisme, les intellectuels ne la sentent pas ou ne l'éprouvent pas. De quoi le totalitarisme prive-t-il surtout ? De science.

    J.-P. Sartre a voulu marquer "l'engagement" comme un progrès de la philosophie moderne sur l'ancienne ; mais cet engagement marque en réalité un progrès de l'intellectualisme.

    Orwell est athée, plus que Marx dont le propos est émaillé de références bibliques, et il est certain que Orwell associe l'intellectualisme à la morale judéo-chrétienne. Il n'a pas tort, dans la mesure où transformer un message évangélique anarchiste en doctrine sociale requiert des trésors de rhétorique. La conversion tardive de Sartre au "judéo-christianisme" n'est qu'un retour au bercail ; en réalité l'intellectualisme moderne est issu de la scolastique médiévale.

    Un autre point de vue critique sur la modernité, c'est celui de l'art, dont on peut prendre Nitche pour le représentant, sans se fier à son propos historique, qui pose en principe que l'histoire n'est qu'une illusion psychologique. Aux yeux du païen ou de l'antéchrist Nitche, la modernité n'est pas un totalitarisme, mais il la qualifie de "culture de mort". Il n'a d'ailleurs pas tort d'associer la méfiance de la modernité au peuple français, et d'en faire ainsi le peuple le plus réactionnaire d'Europe.

    Pour l'historien Shakespeare, le totalitarisme a une signification historique ; pour Karl Marx, il exige une explication autre que celle mise à la disposition des intellectuels et des élites dirigeantes par Hegel. Pour un négationniste du sens de l'histoire païen comme Nitche, la culture de mort est liée à la foi chrétienne absurde dans l'histoire et la fin du monde.

    Ce qui fait le danger extrême de l'intellectualisme et des intellectuels, c'est que leur puissance est excessivement grande, comparable à l'impact de la culture de masse, dont ils sont les principaux actionnaires et promoteurs, et l'uniformisation ou l'égalisation des consciences qu'elle entraîne à l'échelle mondiale, en même temps que la fragilité de ce pouvoir, parfaitement abstrait et le plus relatif, derrière l'apparence d'une cohésion sociale.

  • Marx contre Freud

    Bien que la psychanalyse soit désormais en usage dans de nombreuses institutions chrétiennes, elle heurte l'esprit scientifique chrétien. Les Français, du moins ceux qui connaissent un peu la littérature française, le savent bien : l'hostilité de Molière à la médecine et aux médecins, très loin d'être un simple effet comique, repose sur la conscience chrétienne. Quelle conscience ? Celle que la médecine et les médecins jouent un rôle religieux crucial dans les religions païennes ; le symbole du caducée en est le témoignage persistant, qui traduit la "culture de vie".

    Le médecin de campagne autrefois était plus qu'un simple guérisseur ou vétérinaire ; la psychanalyse joue un rôle qui s'étend indéniablement bien au-delà du soin et de la médecine. C'est bien la "métaphysique thérapeutique" qui heurte le chrétien en général, non pas les soins plus ou moins efficaces prodigués par les médecins (il reste que la médecine est une profession de vantards, qui ont tendance à s'attribuer facilement les mérites de la nature et à abuser de la crédulité naturelle des femmes).

    On peut désigner par le terme générique de "cultures de vie" les religions païennes, ce que la spiritualité juive ou chrétienne ne sont pas. Le souffle de l'Esprit de dieu est un souffle de vie éternelle, et non un souffle vital biologique.

    Sigmund Freud ne cache pas son hostilité à la conscience juive selon la loi et la mythologie de Moïse. Mondain, Freud a foi dans le monde et non dans l'inspiration divine de Moïse ; il reste que la description par Freud du renversement du droit naturel égyptien opéré par la loi de Moïse est exact ; autrement dit, la spiritualité juive s'oppose à la culture de vie païenne. Je le précise, parce que de nombreux rabbins aujourd'hui tentent de subvertir la loi de Moïse, en inventant une "éthique juive", ce qui est impossible à moins de transformer le judaïsme en culture de vie satanique, ainsi que le sont toutes les cultures païennes selon Moïse.

    - Les détracteurs de Marx lui attribuent la paternité du bolchevisme, avec lequel il a aussi peu de rapport que les évangiles avec la monarchie de droit divin. Ecartons ce type de mensonge grossier pour entrer dans le vif du sujet : tandis que Freud propose des moyens de lutter contre l'aliénation dont sont victimes parfois les membres de l'aristocratie ou de la grande bourgeoisie, K. Marx propose de lutter contre l'aliénation du peuple, du fait du cadre que les élites imposent aux classes populaires. Autant dire que l'intention de Marx est proche de celle des philosophes des Lumières français - qui n'ont jamais prôné l'usage de la guillotine ; il reste que, si l'intention est similaire, Marx a tiré les leçons du passé et renoncé au rêve de monarchie constitutionnelle de Voltaire. Il est témoin avec Engels du pire esclavage que l'élite occidentale a fait subir au peuple, à savoir l'esclavage industriel.

    Nier le rapport de Freud avec l'élite bourgeoise, c'est ignorer le freudisme lui-même, et que ce thérapeute autrichien ne s'est jamais intéressé à une autre classe que l'élite. C'est un point déterminant, car il explique largement le rejet par Freud des prophètes juifs, dont la caractéristique est de mépriser l'élite et son mode de réflexion, pour s'adresser au peuple directement. Or Freud serait un imbécile s'il n'avait conscience que la détermination de l'homme d'élite est très différente de celle du l'homme du peuple, du paysan ou de l'ouvrier. Oedipe est un homme d'élite ; et très certainement l'inceste est la mieux dissimulée dans les castes aristocratiques, qui ne peuvent quasiment pas s'en passer. Le conteur grec du mythe d'Oedipe n'hésite pas à dévoiler dans ce mythe une formule aristocratique ou monarchique, beaucoup plus inconsciente du point de vue juridique égyptien.

    - On ne peut d'ailleurs négliger, en parlant de Freud, cet aspect particulier de la "famille chrétienne allemande", qui repose sur le mélange impossible des valeurs familiales "romaines" avec l'incitation du message évangélique à ne pas accorder la moindre valeur spirituelle aux liens familiaux - c'est-à-dire à rendre au complot de pharisiens et de veuves ce qui lui revient. Martin Luther n'a pas manqué de rappeler ce point à ses compatriotes, quoi qu'il ait échoué, contrairement à Shakespeare, à relier cet élément de rejet de la généalogie par le Messie au sens de l'histoire chrétien, c'est-à-dire à l'apocalypse.

    En effet, cette contradiction radicale des valeurs familiales et de la vérité évangélique est une cause spécifique d'aliénation mentale dans la bourgeoisie dite "judéo-chrétienne", dont Freud et Jung étaient issus et qu'ils eurent à traiter. 

    On peut donc traduire la psychanalyse freudienne, aujourd'hui, comme l'enseignement aux classes moyennes ou populaires des valeurs de l'élite bourgeoise ; bel et bien une courroie de transmission religieuse. Prompts à condamner l'ingérence des autorités religieuses dans les affaires publiques par le passé, les médias s'accommodent parfaitement d'une ingérence de la médecine psychanalytique de nature équivalente. En vertu de la présence de psychiatres dans les tribunaux, ceux-ci revêtent une forme inquisitoriale typique des tribunaux ecclésiastiques imposteurs (dont l'imposture est de se substituer au jugement divin) ; précisons que, dans le christianisme, cette forme de magistrature est assimilable à la puissance satanique, symbolisée dans la mythologie chrétienne par un cavalier, monté sur un cheval noir et tenant une balance. On ne peut pas lire Balzac en ignorant cela, de même qu'on ne peut pas lire Marx en ignorant la conception du droit naturel dans le christianisme, comme l'argument de la bestialité et de la barbarie.

    L'inconvénient de la médecine freudienne est en outre de focaliser l'attention sur le déterminisme familial, quand la famille a cédé, au stade totalitaire où nous sommes, de confort intellectuel ou d'inconscience maximale, la plupart de ses prérogatives à l'Etat et à la fonction publique, qui désormais déterminent largement la sexualité dans les nations occidentales. La vague de masochisme sexuel dans les jeunes générations est un crime d'Etat couvert par la psychanalyse, dont très peu de psychanalystes s'émeuvent publiquement, car cela reviendrait à admettre l'inanité de la psychanalyse.

    Quoi que ce ne soit pas la volonté de Freud lui-même ici, son propos sert à faire passer pour scientifiques les valeurs républicaines technocratiques ; autrement dit, à masquer la dimension religieuse du totalitarisme.

    Etant donné que le freudisme permet aux élites la surveillance morale et le contrôle des désirs des milieux populaires, on peut dire que le freudisme s'oppose radicalement au marxisme, qui se donne pour mission au contraire d'éclairer les consciences populaires, en dépit de la nécessité "atavique" pour l'élite de maintenir celles-ci au-dessous d'un certain niveau de conscience.

    NB : Comme le fantaisiste M. Onfray le suggère, il serait parfaitement inepte de substituer Nitche à Freud, dans la mesure où Nitche est tout aussi élitiste que Freud. Tandis que Freud est attaché à la bourgeoisie industrielle, Nitche l'est à l'aristocratie paysanne.


  • Exit Darwin

    "Pourquoi la conception néo-darwinienne de la nature est presque certainement fausse." Thomas Nagel

    Le sous-titre de ce bouquin récemment paru aux Etats-Unis donne lieu dans la presse française à des commentaires consternants de... bêtise. Ainsi le webzine Actualitté ; l'antagonisme n'est pas entre "athées", comme T. Nagel, et "croyants". L'antagonisme est entre les tenants d'un déterminisme biologique absolu, et ceux qui estiment que celui-ci n'est que relatif. J'ai beau partager le point de vue anti-évolutionniste de Nagel, je suis le dernier à nier que le coït (nature) obéit à une impulsion biologique, ainsi que les sentiments superficiels (culture), dont l'espèce humaine recouvre la mécanique sexuelle, afin d'en atténuer la cruauté. Non seulement le christianisme ne nie pas le déterminisme social, mais il affirme qu'il ne peut y avoir de progrès sur ce terrain. Un reste de christianisme fait sans doute dire à Nitche (qui n'est pas athée mais païen), que le mouvement culturel accompagne la décadence ou la régression. La culture libérale ou démocratique lui donne raison, tant le constat de l'infantilisme des sociétés libérales est facile à faire (quoi que Nitche soit sans solution pour enrayer le phénomène culturel qui fait de lui un déclassé, ou un spécimen en voie de disparition).

    Pour autant la société n'est pas tout. Elle ne l'est que dans les esprits totalitaires ou, selon Rabelais, grégaires, pour qui il n'est pas de salut en dehors de la famille, de l'Etat, de la nation, de la race, du couple, ou du langage, qui est en quelque sorte le "racialisme épuré" des élites intellectuelles.

    Des tas de croyants sont d'ailleurs "évolutionnistes", par conviction ou parce qu'ils se tiennent dans l'ignorance des questions scientifiques. Au plus haut niveau de l'Eglise romaine, c'est-à-dire de la curie ou de l'évêque de Rome, la mode fait loi, puisque l'incroyable préjugé y est répandu que la science et la foi sont deux choses distinctes. Peu importe que la plupart des savants modernes du XVIIe siècle soient des hommes d'Eglise, ou des philosophes préoccupés de questions théologiques. Prenons Descartes, par exemple, dont se gobergent la plupart des élites républicaines aujourd'hui. Descartes est sans doute moins préoccupé par la théologie que Galilée, Mersenne, Newton, Leibnitz, etc., mais cependant parfaitement conscient des implications de la religion sur la science, et de la science sur la religion. "Je ne veux pas examiner la question du temps dans le phénomène mécanique de gravitation, écrit Descartes, parce qu'elle est trop liée à celle de dieu." Descartes ouvre droit à la partition technocratique de la science, d'une manière beaucoup plus hasardeuse que F. Bacon, mais pas sur le mode totalitaire de la censure des questions métaphysiques.

    Les bouddhistes sont aussi généralement "évolutionnistes". Mais le bouddhisme est, pratiquement, comme la philosophie morale allemande, une religion de la résignation au déterminisme biologique. Autrement dit, à l'opposé du christianisme, le bouddhisme est une religion anthropologique, de l'homme, par l'homme, pour l'homme.

    La "culture de vie" bouddhiste ou évolutionniste ne nie pas positivement la liberté, l'amour ou la vérité, ce à quoi le raisonnement biologique déterministe devrait l'entraîner, mais elle les pose comme de simples hypothèses, d'ordre juridique ou génétique. Techniquement, ou bien la liberté est repoussée dans un au-delà fictif, ou bien elle n'a d'existence que relative, entre les hommes, en fonction de leur situation les uns par rapport aux autres. Les personnes les mieux adaptées à la société -"les escrocs", dit un philosophe français athée anti-évolutionniste- sont donc les plus libres. Raisonnement bestial, puisqu'il se mord la queue. Il place certains hommes dans la condition abominable de concevoir l'animal comme un être plus libre de ses mouvements qu'il ne le sont.

    Que l'on soit croyant ou pas, il y a de très bonnes raisons de soupçonner le raisonnement évolutionniste d'être adapté au totalitarisme. A cause de son usage par les élites capitalistes et nazies, il n'est pas rare que des athées soient hostiles au "darwinisme social", c'est-à-dire à des solutions morales inspirées de l'évolutionnisme. Il est vrai que leur hostilité va rarement jusqu'à soupçonner la mécanique transformiste d'être défaillante à expliquer comment l'individu peut parfois aller à contre-courant de la culture de vie, des statistiques ou de la vie domestique - ou l'art de l'érotisme. Si l'homme descend du singe ou de l'amibe, il ne devrait pas pouvoir produire autre chose que des objets d'art érotiques. Il ne devrait pas pouvoir prononcer, comme Léopardi, que "le suicide prouve dieu", c'est-à-dire la capacité de se soustraire volontairement au déterminisme naturel, ou au fol espoir que la vie sociale a un autre sens que d'échapper le plus longtemps possible à la mort, en se couvrant les yeux des écailles de la culture ou de la religion. En dehors de servir à se rassurer, on ne voit pas bien l'usage de la culture ou de l'éthique pour un athée ?

    Quelle est la place de l'oeuvre de Shakespeare, celle de Karl Marx, entièrement soutenues par l'énergie du désespoir, c'est-à-dire le contraire de la fureur de vivre des imbéciles et des lâches, qui ne se connaissent pas et ne veulent pas se connaître en dehors des images sociales flatteuses ?



  • Marx et la Culture

    Etonnant titre de bouquin. La culture n'est autre que la religion moderne, dont Marx a montré qu'elle repose essentiellement sur la propriété.

    L'agitation culturelle ne fait que refléter celle de la Bourse. Une culture stable répond à un régime de propriété foncière plus stable.

    Bien sûr, on ne peut pas prôner la critique et la culture en même temps, à moins d'être un fonctionnaire de l'université, payé pour dire n'importe quoi. Les cinéastes ont bien raison de repousser la critique : le cinéma n'est pas fait pour ça, puisqu'il relève de la propagande technocratique. Et, du point de vue de la critique, il y a plus de raison de mépriser le cinéma que les Lumières françaises n'en avaient de mépriser le théâtre. Personnellement, je suis le cinéma yankee, non pas en tant que critique, mais en tant qu'il m'informe du national-socialisme larvé de cette nation. Bien des films yankees sont plus odieux que les discours nazis. Les nazis auraient-ils été assez barbares pour présenter le marquis de Sade comme un philosophe... "humaniste" ? On peut en douter, même si l'entraînement militaire, en tous lieux et en tous temps, repose sur l'excitation de l'instinct sexuel ; et la théorie du "soldat de la paix" sur le cynisme absolu. C'est encore un terrain, celui de la culture, où l'on peut voir que l'institution républicaine reprend à son compte toutes les ruses de l'Eglise catholique romaine.

    L'Eglise romaine a forgé une culture contre les évangiles, c'est-à-dire une éthique et une esthétique chrétiennes, alors même que cette subversion est la fornication selon les Ecritures saintes. Shakespeare le signale avec une force extraordinaire : c'est pratiquement comme s'il défiait l'Occident, passé, présent et à venir. La race de fer, Fortinbras, n'en ont pas fini avec Hamlet. La connerie de Roméo et Juliette est devenue dans l'Occident, banalité.

    La République française, quant à elle, a forgé une culture contre la science. Un fantasme contre l'histoire. La théorie de l'humanisme républicain ne résiste pas à l'étude historique. Une mafia blanchit moins vite l'argent que les institution républicaines n'ont blanchi leur prétendues "valeurs éthiques" au cours du demi-siècle écoulé. L'élite républicaine a inculqué aux jeunes générations des idéaux de nature publicitaire, et elle souhaiterait restaurer dans ces générations le respect de ses droits à édicter le catéchisme ?

    Comme tout discours religieux, le discours culturel est soumis au principe de la médiocrité ou de la vertu : il est fait pour plaire au plus grand monde. L'utopie démocratique repose exclusivement sur un sentiment généralisé que, à l'avenir, le monde connaîtra un état de repos. Curieusement, certains esprits forts énoncent que l'on doit s'ennuyer sacrément dans l'au-delà, alors que la "démocratie" est une hypothèse analogue, dont le caractère soporifique est assez palpable. 

  • Marx et l'apocalypse

    Karl Marx mêle à sa prose des citations de l'ancien ou du nouveau testament. Il imite en ça Shakespeare-Bacon, insurpassé dans cette méthode grâce à sa science des symboles et des métaphores, qui donne aux tragédies de Shakespeare leur densité extraordinaire.

    Un des éléments qui m'aida à reconnaître dans les ouvrages de Shakespeare l'esprit de Francis Bacon Verulam, fut que cette méthode, afin de fonder une mythologie chrétienne, requiert une connaissance approfondie de la Bible. Or Bacon contribua largement à la traduction de la bible du roi Jacques Ier.

    Le penseur argentin Enrique Dussel a consacré une étude à la diffusion par Karl Marx de l'esprit évangélique dans ses discours et essais, d'une manière à signifier que c'est le capital qui a pris la place de dieu dans l'esprit du chrétien bourgeois moderne.

    Grosso modo, Marx utilise les métaphores chrétiennes dans deux sens différents : - leur sens authentique, qui est celui d'une dévaluation de l'ordre social satanique, au profit des choses spirituelles - et d'une manière ironique, typiquement shakespearienne, afin de montrer à quel point le message évangélique a été subverti par le clergé chrétien. Même si la manière de Shakespeare frappe beaucoup plus fort les esprits, Marx fait jouer lui aussi à la bourgeoisie européenne le rôle du diable.

    "(...) On trouve dans le livre I du Capital une métaphore encore plus transparente, quand en expliquant les situations de crise, Marx écrit : "Comme le cerf altéré brame après la source d'eau vive, ainsi l'âme du bourgeois appelle à grands cris l'argent, la seule et unique richesse."

    L'analogie métaphorique ouvre une fois encore un nouveau champ de signification qui n'existe pas dans le texte biblique. Dans la Bible, l'équivalence est entre le cerf et l'âme, l'eau vive et Dieu. A présent elle est entre le cerf et le capitaliste, entre l'eau fraîche et le fétiche (l'argent, le capital). Au lieu du désir de l'âme, du mystique qui aspire à être avec Dieu, on a maintenant affaire à la cupidité, à l'irrépressible désir d'argent, de capital, cette "nouvelle divinité".

    (...) Il est un autre texte des Ecritures, le psaume 115, qui traverse - comme l'Evangile selon Matthieu 6, 19 - toute la réflexion de Marx sur la question du fétichisme : "Leurs idoles, c'est de l'argent et de l'or, /oeuvres des mains de l'homme :/elles ont une bouche et ne parlent pas,/des yeux et ne voient pas,/des oreilles et n'entendent pas,/ un nez et ne sentent pas,/ elles ont des mains et ne touchent pas,/ des pieds et ne marchent pas,/ elles n'émettent aucun son de leur gosier" (115, 4-7). (...) L'idole, ce "produit" fabriqué par l'homme, peut être faite de matière, par exemple le bois. On lit dans Isaïe : "Le bois est pour l'homme bon à brûler ; il en prend et se chauffe ; il l'allume et cuit son pain ; il fabrique aussi un dieu et se prosterne ; il en fait une statue et l'adore." (44,15). Dans son article de la "Rheinische Zeitung" déjà cité, Marx a certainement ce texte en tête quand il écrit : "Il est possible que quelques jeunes arbres soient maltraités, mais il va sans dire que les idoles de bois triompheront et que des hommes seront offerts en sacrifice (Menschenopfer)." On rencontre ce genre de métaphore dans toute l'oeuvre de Marx, en particulier dans Le Capital.

    L'Apocalypse est un autre de ses textes de prédilection. Il écrit par exemple dans les "Grundrisse" : "L'or est indépréciable nominalement, non parce qu'il exprimerait seul une valeur authentique (...), mais parce que, en tant que monnaie, il n'exprime aucune valeur du tout, mais exprime sa propre déterminité quantitative, porte inscrit sur son front un quantum déterminé de sa propre matière." Les esclaves portent sur leur front la marque de leur Maître. Marx n'ignore pas l'évangile de Luc 20, 24-25 ; "Montrez-moi un denier. De qui porte-t-il l'image et l'inscription ? Ils dirent : De César. Il leur dit : Eh bien, rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu." Il n'ignore pas davantage le texte de l'apocalypse 7,2 : "Ne nuisez pas à la terre ni à la mer ni aux arbres tant que nous n'aurons pas marqué du sceau le front des esclaves de notre Dieu." Et le verset 13, 16, de l'apocalypse de Jean est cité explicitement dans "Le Capital" (1873, livre I, chapitre 2) : "Et elle a fait que leur soit donnée une marque sur la main droite ou sur le front."

    Il est impossible ici d'évoquer toutes les références de Marx à la Bible. Elles sont trop nombreuses. On pourrait provisoirement conclure en disant que l'on trouve en permanence dans son oeuvre des références "métaphoriques" aux Ecritures. A certains égards, elles sèment un trouble sémantique dont la logique est de montrer au chrétien qu'il est en contradiction avec "l'évangile" en transformant fréquemment métaphoriquement son dieu en fétiche. Dans le même ordre d'idées, on peut ajouter que pour Marx, le capital était "l'antéchrist", Moloch, Mammon, le Fétiche."

    (Extrait de la revue "Europe", août-sept. 2011, traduit de l'espagnol par J.-B. Para)

     

  • Bernanos contre Marx

    "Le marxiste se révolte contre la condition humaine elle-même, c'est-à-dire contre le péché originel. Il prétend organiser le monde comme si le péché originel n'existait pas, ou n'était, comme il le croit, qu'une invention de la classe exploitrice ; et il est assurément beaucoup plus dangereux pour l'homme, de nier le péché originel que de nier Dieu."

    Bernanos

    Seule la conclusion de Bernanos est véridique. C'est ce que l'homme fait contre lui-même qui est le plus dangereux. La colère de Jésus-Christ, contre ses apôtres ou les juifs, est toujours lorsque ceux-ci agissent ou parlent contre le salut de l'homme. Quand Pierre, par exemple, se saisit d'une épée pour défendre son maître.

    Lutter pour effacer le péché n'est pas le nier. Mais croire que les oeuvres de la loi peuvent "sauver", dit saint Paul, c'est-à-dire que ce type d'oeuvre peut contribuer à effacer le péché, voilà qui revient à nier le péché originel, c'est-à-dire à favoriser l'erreur et le culte identitaire satanique.

    Hélas les communistes ne se révoltent pas contre la condition humaine - sans quoi ils auraient cessé de travailler et de procréer, comme les douze. La condition humaine principale est de mourir. Bernanos doit avoir une idée du marxisme par des imposteurs comme Malraux ou Sartre, grenouilles de bénitier républicaines avant tout.

    Quant à Marx, lui se contente de dire que la hiérarchie entre les hommes, qui trouve dans la propriété sa principale justification, est une manifestation de l'iniquité qui règne entre les hommes. Marx ne fait pas l'éloge de la fonction publique ! Monarchie et démocratie, l'une comme l'autre, nient le péché originel. La seconde ne fait qu'emprunter l'idée ridicule de souveraineté populaire (étrangère au marxisme) à la première.

    Très largement, les intellectuels du XXe siècle sont illettrés. Ils sont socialistes.

     

  • Marx et les Etats-Unis

    «Ce qui distingue d'emblée le pire architecte de l'abeille la plus experte, c'est qu'il a construit la cellule dans sa tête avant de la construire dans la ruche K. Marx

    Architectes et cinématographes haïssent Karl Marx qui déclare leur art abstrait nullissimme.




  • Marx, anarchiste et chrétien

    - Mais Marx ne se vante-t-il pas rarement d'être chrétien ?

    - Dans le christianisme, et c'est la raison pour laquelle ce n'est pas vraiment une religion nitchéenne comme les autres, l'élection ne vient pas des hommes, mais de Dieu. Autrement dit, l'étiquette chrétienne ne compte pas. Ce qui compte, c'est le souci de la vérité, et donc de Dieu. Indubitablement, Karl Marx a lu la Bible avec plus d'attention que ceux qui n'éclatent pas de rire en entendant parler "d'aumôniers militaires catholiques", dont la seule fonction est d'aller au charbon pour le compte d'un régime républicain qui insulte Jésus-Christ et les apôtres comme il respire.

    - Quelle est la contribution de Marx à la défense de la parole de Dieu ?

    - Dans un siècle où le totalitarisme s'est définitivement implanté dans les esprits, où la France même est devenue "socialiste", c'est-à-dire ce qu'il y a de plus éloigné de l'esprit de ses meilleurs penseurs*, Karl Marx en démolissant la philosophie nazie hégélienne montre que l'enfer est une construction éthique et juridique, "anthropologique" comme on dit aujourd'hui. Au confort de l'éthique bourgeoise chrétienne, puis républicaine, il oppose la science. Pratiquement, Karl Marx renouvelle le défi de Hamlet aux puissances infernales qui dirigent le monde.

    Pourquoi l'Allemand ou le socialiste déteste-t-il autant Marx ? Principalement par fainéantise : les Allemands et les socialistes ne pensent qu'à s'amuser. A de rares exceptions, dont Marx fait partie, la philosophie allemande est au niveau du tourisme ou de Chateaubriand, pratiquement aussi répétitive que la musique.

    *Pratiquement, le socialisme est aussi étranger à la France que le patriotisme et toutes les valeurs féminines. Le "patriote français" ne peut être autre qu'un homme d'élite ou son factotum appointé. Quand le patriote français est un homme du peuple, c'est qu'il a été manipulé, excité au sacrifice pour une cause vaine par quelque chien de curé satanique.

  • Against Ellul

    - That Christian Churches betrayed Jesus-Christ was not only observed by J. Ellul or M. Luther, but many other Christian artists such as K. Marx, William Shakespeare or Francis Bacon, Rabelais, Dante, John Wyclif, Molière, Emmanuel Swedenborg, Balzac... careful readers of the Gospels.

    - Critics by Ellul of Karl Marx were surprising for me, because Marx destroyed the hegelian/nazi modern ethics based on legal science, and Marx does condemn Christian clerks who introduced legal science in the Roman Church. What is legal science for Jewish or Christian people but the AEgyptian science?

    - Shakespeare/Bacon did probably make the best critics.

    - Are Christian 'feminists' as Ellul says when Jewish were before the most misogynist? Every society or civilization is living under a female principle. As Christian people do see Society as Hell, they no doubt beware as Jewish before the female principle.

    - Condemning Mohammedan people is rather useless. The pure satanic religion is the AEgyptian one. The Civilization that has got the best rate, 666/666 in Astronomy. Are Mohammedan people from this religion, as Plato for instance, nazi Hegel, Einstein, Freud, Carl Jung? This is the good question. More than every satanic religion, wealth is condemned by Jesus-Christ as a major barrier to spirituality.

  • Banque et Philosophie

    La philosophie démantelée par Karl Marx, avant que le culte de l'Etat et des institutions publiques ne soit reconstitué par les soviétiques, est celle destinée à servir de base au nouveau catéchisme républicain. Le millénarisme national-socialiste de Hegel est principalement visé, à cause du subterfuge particulier qu'il contient, à savoir le postulat ou l'hypothèse du progrès juridique. Marx est un penseur réaliste, non loin d'Honoré de Balzac : il ne croit pas que les sociétés s'agglutinent ou s'organisent selon une vision réaliste, mais au contraire sur le mode hypothétique ou religieux, onirique. C'est ce qui explique, à cause de Balzac sans doute, que Marx s'attendait à trouver plus de répondant à sa critique en France, où il fut un temps exilé : en raison de l'esprit concret des Français, moins prompt à se laisser endoctriner par les vieux rêves païens à la sauce catholique romaine ou républicaine.

    - Pour ce qui est du rapport de l'argent, lien social majeur, et du rêve, en effet la France ne manque pas d'arguments philosophiques. C'est pratiquement un "tableau clinique", comme on dit aujourd'hui, de la folie de l'avare et des avaricieux, que Molière dresse dans sa pièce. De sorte que l'encouragement des artistes à la folie, par de piètres philosophes allemands, est en pure perte : le désir d'enrichissement ou de reconnaissance de l'artiste est déjà une marque de folie suicidaire ; le signe qu'il méconnaît le sens de l'art, non loin du sens de l'histoire. Ce n'est pas le destin d'un artiste d'enfourcher une monture - la société - qui tôt ou tard le désarçonnera et le piétinera. Marx est tout sauf moderne, car l'histoire n'a pas le sens que la société rêverait qu'elle ait. 

  • Marx pas mort

    (Emprunt au fanzine "Au trou !?")

    karl marx,république,républicain

    Marx dérange tous ceux qui préfèrent continuer de vivre dans leurs rêves ; il menace de les réveiller. Dès lors qu'une élite communique au peuple le goût du rêve, elle accentue son emprise sur lui, et l'entraîne sur la voie de l'avilissement. Dorénavant, la publicité joue un rôle décisif dans le maintien de l'ordre.

    Le néo-païen Carl Jung veut s'attaquer à l'inconscient, au-delà des besoins du diagnostic médical. Sous l'influence de la logique chrétienne jusqu'à ce point, il conçoit que le bonheur n'est pas une fin en soi ; et le bonheur n'est d'ailleurs qu'un état hasardeux ou temporaire. De fait Marx traduit l'épicurisme, concentré sur le bonheur, comme l'absence de pensée, et le signe de la décadence grecque. L'aspiration de l'homme à la pleine conscience s'observe, dit Jung, au fait que même lorsque l'homme accomplit des actes manifestement inconscients, qui lui sont dictés par une volonté extérieure à la sienne, familiales ou sociales, par exemple, il rechigne à l'admettre et se déclare libre, confondant la volonté avec la liberté. Sans doute les femmes consultent-elles plus volontiers des psychothérapeutes ou des confesseurs que les hommes, parce qu'elles estiment que le ressort de l'action se situe dans l'âme, tandis que les hommes ont plus confiance dans leur corps. Mais on ne peut séparer le corps de l'âme, et l'âme du corps, et les religions animistes qui postulent que l'âme survit au corps ne font que la théorie d'une volonté sublime ou spirituelle. On comprend qu'un tel système de pensée soit fait pour exciter le sens du devoir.

    En réalité la volonté ne mène à rien, et se laisse guider par l'absurdité, ou à peu près n'importe quel type de récompense bas de gamme.

    Jung cherche donc à savoir ce qui fait obstacle à la pleine conscience et pourquoi le patient, une fois "dénoué", et le poids d'un déterminisme beaucoup trop pesant pour son âme ou ses épaules ôté, ne poursuit pas sa quête vers la pleine conscience, mais s'arrête au bonheur ou à un équilibre somme toute précaire ? Il faut dire à ce point ce que Jung ne dit pas, à savoir que le déterminisme ou le devoir de l'élite est d'une nature particulière, puisqu'il consiste à indiquer au peuple le sens ésotérique du devoir, ou celui de l'ordre social. Jung ignore ou feint de ne pas voir à quel point l'ordre social se nourrit du rêve et de l'inconscient, et que moins les limites d'une société sont circonscrites, plus elle pèse son poids de corps et d'âmes, plus celle-ci s'oblige à ressembler toujours plus à un gigantesque hôpital psychiatrique. La nécessité finit par faire loi, et la nécessité est la loi de la jungle. Tandis que Marx a vu l'irresponsabilité des élites, à traiter l'homme comme un chien avide de récompenses.

     

  • Barbarie socialiste

    Appeler les Français à consommer "Français" revient à les prendre pour des porcs et à assigner à leur existence un mobile de chancre.

    Plus vite le nazisme sera reconnu comme le socialisme le moins ignoble, mieux cela vaudra.

    Penser Français, c'est vomir le socialisme allemand, devant les preuves répétées et innombrables de la perfidie meurtrière de cette doctrine. Les doctrines sociales des Eglises sont édifiées contre l'Evangile, le communisme est édifié contre Marx, la modernité est édifiée contre le progrès de la science : à chaque fois le socialisme s'avère la doctrine du pire.

  • Dionysos ou l'opium du peuple


    On mesure ici la perte pour les milieux populaires causée par la censure de l'histoire marxiste (en ce qui concerne les élites, elles se situent nécessairement en dehors de l'histoire et ne connaissent que le destin à toutes les sauces).

    Cette censure républicaine (Marx nie que l'homme puisse être libre dans le cadre d'institutions étatiques tentaculaires telles que celles au contact desquelles nous sommes aujourd'hui forcés de nous forger un destin) permet à Michel Onfray de faire passer son "delirium tremens" pour la science. Cet énergumène vante depuis des années la philosophie morale d'un junker boche, nostalgique des prérogatives de sa classe aristocratique... au nom du progrès : Nitche. Michel Onfray se dit "par-delà bien et mal", tout en multipliant les jugements de valeur et les condamnations de qui dérange ou remet en cause ses stéréotypes.

    - Les Lumières n'ont pas inventé le principe suivant, qui date de l'antiquité la plus reculée : le fanatisme est proportionnel à l'ignorance. Désireux de lutter contre le fanatisme, je vais donc m'efforcer de démontrer l'ignorance crasse de Michel Onfray, proche d'une mythomanie républicaine dont le mécanisme a entièrement été démonté par K. Marx. Je suppose que l'ignorance du marxisme, au point qu'elle atteint en France, est le résultat des malversations d'universitaires staliniens. Marx avait deviné dans la pléthore de fonctionnaires entretenus par la France une cause de son immobilisme et de son encroûtement intellectuel excessif.

    - Mme Delsol commence par invoquer le destin fatal de l'Occident. Tu parles d'un scoop. Cela fait plusieurs siècles que la mort de l'Occident est annoncée ou prophétisée par divers poètes ou savants, précisément parce que la civilisation est orientée selon le destin, et que celui-ci inclut le déclin et la mort. "Hamlet", qui date du début du XVIIe siècle, est une pièce sur le déclin et la chute de l'Occident. "L'odeur du Danemark" dont parle Shakespeare est une odeur de merde ou de pourriture, préliminaire de la mort.

    - M. Onfray semble attaché à l'Occident, bien qu'il éprouve de très grandes difficultés à le définir d'une façon qui ne soit pas mathématique ou paradoxale. Pourquoi ? Quelle est cette sorte de religion ? Les développements rhétoriques à l'appui d'un vague concept sont le principe de la religion même.

    - Le mensonge historique de M. Onfray consiste à établir un lien entre la philosophie des Lumières et la République moderne. Marx montre que ce mensonge fut l'oeuvre de l'idéologie libérale (Guizot). Pour un raison facile à comprendre : l'ancienne morale paysanne au service de l'aristocratie une fois éradiquée par la bourgeoisie, celle-ci se se devait d'en inventer une nouvelle pour le monde ouvrier : ce n'est nullement le projet de Marx, bien sûr, mais ce n'était pas non plus celui des "Lumières" ; c'est seulement le projet de M. Onfray.

    La mythomanie est assez puissante pour faire oublier que Diderot et Voltaire furent les conseillers de dictateurs, qu'ils espéraient amener à plus de souplesse, suivant l'exemple du régime anglais. Pour faire oublier aussi que Rousseau n'était nullement athée, mais chrétien, et que d'une manière générale il est impossible de faire de la philosophie des Lumières un mouvement athée antichrétien.

    - "L'hypothétique Jésus-Christ" : Onfray paraît fier de sa trouvaille, comme les grenouilles de bénitier le sont lorsqu'elles inventent un nouveau dogme ou paraphrase. Mais en quoi Michel Onfray est-il moins hypothétique que Jésus-Christ ?

    Il faut une espérance et une foi en béton pour continuer de vivre, à l'instar de Michel Onfray, en étant persuadé de la chute prochaine de l'Occident et des valeurs éthiques que M. Onfray lui prête. L'espérance de lendemains qui chantent n'est pas rationnelle, nous dit Michel Onfray (à vrai dire, elle ne l'a jamais été, mais toujours un moyen d'asservir le peuple aux plans de l'élite - un opium) : il reconnaît donc vivre selon un mode religieux ou ésotérique.

    - Même à propos de l'athéisme, Nitche n'enseigne pas les rudiments, et que la principale cause de l'athéisme ne concerne pas directement les Lumières ; elle tient au développement de la technocratie au cours du XIXe siècle, et la mise en place de systèmes de protection possédant les mêmes vertus que la religion autrefois. Certes on peut soupçonner beaucoup de religions d'être des hypothèses confortables pour l'esprit, mais les prothèses que la technocratie moderne fournit ne sont pas moins propices à éradiquer l'esprit critique au profit du cinéma ou de la musique. Même trucage à propos du "matérialisme", qui n'a rien de spécialement athée. La haine du christianisme, du judaïsme et de l'anarchie est le propre de Nitche, et non des Lumières. La haine de Nitche repose sur une volonté d'immobilisme et de confort intellectuel, revendiquée, tandis que les philosophes des Lumières font preuve d'esprit critique vis-à-vis d'une religion qui cherche à imposer une morale pour le compte d'une caste dirigeante. Pratiquement, Nitche oppose le bonheur au christianisme, sachant que le bonheur n'est pas une doctrine en usage dans le christianisme.

  • Retour à l'Histoire

    Le mouvement communiste marxiste, qui est bien plus une résistance qu'un mouvement, est inachevé : il s'achèvera avec la destruction de la science bourgeoise.

    De sorte que Marx, loin de contribuer surtout au soulèvement des masses populaires, selon la légende dorée d'un Marx-Robin-des-Bois, aura permis à tel ou tel de s'accrocher au rocher de l'histoire, et de ne pas être emporté par les menstrues nauséabondes de la culture.

    Si Marx avait quelque chose à dire aux masses ou à la société, il jouerait du pipeau, puisque la meilleure façon de s'adresser aux imbéciles est de le faire en musique.