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  • Bigard & Kassowitz

    Avec Bigard et Kassowitz, difficile de faire plus crétins comme dissidents, c'est vraiment du pain béni pour les médiats ! On entend d'ici Frédéric Bonnot ou Frédéric Taddéi du Team Lagardère, si c'est pas leur frère Zemmour du Team Dassault, se poser en garants de la liberté d'expression en excipant du cas Bigard & Kassowitz, autorisés à dire n'importe quoi à peu près quand et où ils veulent.

    A croire que Bigard et Kassowitz le font exprès... Qu'on se creuse cinq minutes la tête et on arrivera facilement à imaginer un mobile valable, ne serait-ce que pour un éventuel bidonnage du voyage sur la lune par la NASA. Tandis qu'à l'appui de la théorie du bidonnage des attentats sur le sol yanki, Bigard et Kassowitz n'ont même pas un mobile sérieux à avancer.

    Les Etats-Unis ont-ils jamais vraiment eu besoin d'un mobile sérieux pour larguer leurs bombes atomiques sur le Japon ? Plus récemment sur l'Irak ? Menacer l'Iran ? Financer la révolution orange en Ukraine ? Installer des miradors et faire patrouiller des hélicos le long de la frontière mexicaine pour canaliser l'entrée de la main-d'oeuvre bon marché ?

    Les médiats yankis viennent de faire applaudir Barack Obama par les médiats du monde entier juste parce qu'il est noir et a décroché comme un blanc son diplôme de faux-cul de Harvard ! Les médiats yankis ont réussi à faire passer dans le monde entier Ben Laden pour un danger plus grand que le Pacte atlantique et la Russie réunis, non seulement aux yeux des rentiers occidentaux -ça n'était pas difficile-, mais même aux yeux de victimes du colonialisme yanki -c'est plus fort.

    Lorsque les Etats-Unis décident de bombarder les populations civiles irakiennes, en violation de toutes les lois de la guerre, c'est le directeur du "Monde" en personne (J.-M. Colombani) qui se déplace à la télévision pour tenter de justifier l'attaque terroriste aux yeux de l'opinion publique française.

    Kassowitz et Bigard postulent à la fois que le gouvernement yanki est extrêmement machiavélique et en même temps qu'il est un ramassis de crétins. En réalité le Yanki moyen lui-même sait bien au fond de son coeur que ce qui fonde les raids de l'aviation yankie, c'est pas tant la lutte contre le terrorisme que la guerre économique que les cartels des différentes nations se livrent. S'il ne le sait pas, c'est qu'il ne VEUX PAS le savoir. L'inconscient collectif a même spécialement été inventé pour ça par la science puritaine, pour couvrir les crimes des Etats puritains.


  • The Cube

    EITHER YOU SIT ON YOUR CUBIC SOUL

    OR YOU ARE SMASHED BY IT.

     

     

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  • Bacon notre Shakespeare

    "Le conseil adressa une remontrance à la reine Elisabeth relative aux complots ourdis en permanence contre sa personne ; notamment un homme venait d'être appréhendé le soir même, apparemment très dangereux et suspecté de projeter un assassinat ; on lui montra l'arme supposée du crime. Et par conséquent on conseillait à la reine de moins sortir prendre l'air, ainsi exposée, comme elle en avait l'habitude. Mais la reine répondit qu'elle préférait mourir plutôt qu'être mise en prison."

    F. Bacon, "Apophtegmes", 1624.

    Le totalitarisme est bien sûr indissociable de cette haine récurrente dans le peuple vis-à-vis de la personne censée le représenter. La solution qui consistait autrefois à prêter des pouvoirs divins au monarque, au prix du blasphème dans les royaumes chrétiens, cette solution a été remplacée peu à peu par des escouades de gardes du corps dans les régimes dits "démocratiques", où l'on fait logiquement plus confiance au rempart humain qu'au rempart divin.

    J'avoue avoir sursauté l'autre jour en apprenant la libération après sept ans de prison ferme, sans aucune grâce présidentielle, de Maxime Brunerie, le jeune nationaliste qui avait tenté de descendre Chirac avec une carabine de foire. Sept ans ! Autant dire que si la conception du pouvoir a quelque peu changé depuis Bacon et Elisabeth, il n'en est pas moins sacré aujourd'hui qu'hier. La réponse d'Elisabeth fait de Chirac une vraie fiotte, soit dit en passant. Mais Delanoë paya d'un coup de couteau son courage de monarque "élisabéthain".

    "Le Sieur Nicolas Bacon, alors Garde du Sceau d'Angleterre, reçut la visite de la reine Elisabeth en sa demeure de Gorhambury ; elle dit :

    - Milord, comme votre maison est petite ! Sa réponse :

    - Madame, ma  maison est comme il faut, c'est vous qui m'avez fait trop grand pour quelque maison que ce soit.

    F. Bacon (Ibidem)

    Nicolas Bacon fut Garde des Sceaux avant que son fils François ne le devienne à son tour plus tard. Ceux qui ont émis l'hypothèse d'une filiation entre la reine Elisabeth et François Bacon, fait baron Verulam puis vicomte de Saint-Alban, insistent notamment sur le fait que ce dernier, bien que peu doué pour les affaires publiques, dont ses écrits traduisent même le dédain, fut néanmoins appelé au service du régime par la reine Elisabeth, avant d'être écarté par de plus roués que lui. Ce qui est certain, c'est que le théâtre de Shakespeare comme les écrits scientifiques et historiques de Bacon révèlent une très bonne connaissance de l'histoire d'Angleterre, particulièrement riche en troubles religieux et politiques.

    "Les représentants de la religion réformée, après le massacre qui eut lieu à Paris le jour de la Saint Barthélémy, négocièrent la paix avec le roi, la reine-mère, et quelques autres membres du conseil.

    De chaque côté on s'entendit sur les différentes clauses du traité. Le contentieux persistait à propos de la sécurité, la manière de l'assurer. Après le rejet de plusieurs motions, la reine-mère dit :

    - Est-ce que la parole d'un roi n'est pas une sécurité suffisante ? A quoi l'un des députés répondit :

    - Non pas, madame, par Saint Barthélémy !"

    F. Bacon (Ibidem)

    Le commentaire scolastique de Michèle Le Doeuff, qui n'hésite pas à faire de Bacon un adepte du continuisme judéo-chrétien sous prétexte que celui-ci a lu l'Ancien Testament est parfaitement grotesque. D'une manière générale, le fait de ranger Bacon ou Shakespeare comme cela est fait régulièrement dans tel ou tel parti religieux "catholique", "anglican", etc., n'a de sens qu'au plan de la religion laïque actuelle elle-même, qui ignore à peu près tout du christianisme comme en témoignent les gaffes répétées des représentants de la religion de l'Etat, dont le souci n'est pas d'abord scientifique, mais d'établir leur propre religion réactionnaire (par rapport au christianisme). On peut citer l'exemple des préjugés de Claude Allègre, plus clergyman que savant, dans ses bouquins, à peu près aussi grossiers que ceux du "biologiste" anglais Richard Dawkins.

    L'adéquation entre les différentes théologies chrétiennes et les différents partis chrétiens n'existe pas dans les faits, mais seulement dans l'idéologie laïque consolidée en religion de l'Etat au XIXe siècle. Autrement dit, le catholicisme aujourd'hui, qui n'est plus qu'une sorte de syncrétisme, de mélange de folklore chrétien et de principes laïcs, n'a rien de commun ou presque avec le catholicisme de Dante, celui de Thomas d'Aquin, pas plus que les luthériens n'envisagent de prendre encore au sérieux les malédictions de Luther à l'encontre des commerçants allemands qui osent sacrifier aux lois du marché plutôt qu'à Dieu, qui perturberaient bien trop de plans si elles étaient entendues.