jeudi, 05 novembre 2009

Envoi

J'ai croisé le président Chirac une fois, il allait voir des bouddhas,

Pas moi.

Marrant comme les dictateurs, du plus dur au plus mou, aiment la poésie ;

Et comme les dictateurs inspirent les poètes :

Ode à Staline, ode à Pétain, de Gaulle s'est chanté lui-même

en un long poème, pour plus de sécurité.

(Paraît que Philippe Delerm en pince pour Jospin.)

Comme à l'UMP on fait plutôt dans les cabinets :

notaire, architecte, assureur, gastro-entérologue, etc.

Qui va chanter Chirac ?

Le petit garçon modèle qu'il fut, qu'il est et qu'il restera ?

Sans presque rien à se reprocher, hors une ou deux putes de la Casbah,

Et même écolo par-dessus le marché !

(Villepin est démissionné)

Je n'ai trouvé que ça, pour l'évoquer :

"Dans son beau salon de la rue

Bleue où crève un anthocéras

madame cause : une verrue

fleurit son doigt bagué d'un strass ;


elle parle de ses menstrues,

du temps, du Pape et de Maurras,

dit comment on cuit la morue

chez ses cousins de Carpentras,


à tous, d'ailleurs, faisant notoire

qu'elle mit un suppositoire

laxatif vendredi dernier !


Elle PARLE !!! et devant sa bouche

sans cesse un cadavre de mouche

accroît un immonde charnier."

 

de Georges Fourest ; bien qu'on pense plutôt à Bernadette à vrai dire.


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