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jean-christian petitfils

  • Jésus et les Femmes

    Jean-Christian Petitfils est un archéologue catholique, dont le récent ouvrage, "Jésus", a rencontré un large succès il y a quelques années.

    Cet ouvrage collectionne et présente les preuves archéologiques de l'existence de Jésus-Christ et ses apôtres.

    Bien plus consistante que les preuves archéologiques s'avère la preuve historique de l'antichristianisme, qui se manifeste à travers la démocratie-chrétienne ; ce monstre politico-religieux a en effet vidé la Parole de Dieu de sa substance et l'a remplacée par une doctrine sociale chimérique.

    J.-C. Petitfils est en outre l'auteur dans la (très mauvaise) collection des "dictionnaires amoureux", d'un "Dictionnaire amoureux de Jésus".

    A l'entrée "Jésus et les Femmes", J.-C. Petitfils commence : - Jésus, assurément, n'était pas misogyne.

    Ce qui est exact, c'est que Jésus n'est pas "sexiste". Pourquoi ? Parce que Jésus n'approuve ni ne désapprouve aucune forme d'organisation sociale ; or il n'est pas d'organisation sociale qui ne soit "sexiste". Les sociétés traditionnelles sont naturellement sexistes, c'est-à-dire qu'elles tiennent compte de la différence physique entre l'homme et la femme dans leur organisation.

    Cependant il est tout aussi vrai de dire que Jésus n'est pas féministe, ainsi que la société moderne ploutocratique, où une place prééminente est accordée à l'argent ET à la femme - deux signes visibles que la culture moderne est une culture de mort. On note ici que c'est à une femme, Marthe, que Jésus explique que la mort est seulement une nécessité humaine, une femme que l'évangile décrit comme étant accaparée par des choses futiles.

    Jésus-Christ fustige la faiblesse, et la chair comme le signe de la faiblesse humaine ; Jésus est insensible lui-même à l'attrait de la chair. Certains athées, s'efforçant de nier la divinité de Jésus-Christ, s'efforcent de démontrer qu'il était "amoureux" ou qu'il a vécu maritalement avec telle ou telle ; ils savent très bien que démontrer l'attirance pour la chair de Jésus revient à prouver qu'il n'est qu'un homme, soumis aux besoins naturels et non libre.

    Or la sagesse antique associe fréquemment la femme à la chair ; par exemple quand elle fait d'une femme, Artémis, le symbole de la chasse, c'est-à-dire de la soumission à l'instinct naturel. Dionysos, qui est présenté comme un dieu raté par la mythologie antique - le plus humain des dieux en quelque sorte, est lui aussi nettement efféminé.

    Or Jésus-Christ ne remet pas en question cette sagesse antique, réputée "misogyne" parce qu'elle pointe du doigt la faiblesse pour mieux enseigner la force.

  • Jésus selon Petitfils

    L'universitaire athée Jean-Christian Petitfils a pondu un bouquin sur "Jésus", le sauveur des chrétiens, qui témoigne de la bizarrerie de notre époque où l'Université est en pointe. Je dis "athée", car ce bouquin n'est pas pour les chrétiens, qui reliront avec beaucoup plus de profit les évangiles.

    Comme les athées se piquent de science, et qu'elle conduit leurs pas sur le chemin de la connaissance ultime en forme d'oreille (c'est très chiant la science athée, parce qu'on en connaît déjà la fin depuis le début), la compilation de Petitfils se veut scientifique. En gros, c'est une compilation des documents historiques attestant de la vie de Jésus, à quelques années près. Petiitfils dit "sept" : toute la ressource du savant moderne est dans le détail, et il se comporte plus comme un instrument de la science, que comme un véritable savant. La science moderne, du point de vue chrétien, ressemble à s'y méprendre à une ésthétique, et donc à une posture. Il est plutôt désopilant ce goût de la science, quand l'inconscient collectif moderne exige que tous les points de vue se valent.

    L'universitaire se méprend doublement, sur l'athéisme moderne et sur le christianisme. Ce n'est pas tant que les athées modernes ne croient pas que Jésus-Christ a réellement existé, mais ils ne veulent pas le suivre - ils ne l'aiment pas -, c'est bien différent ; ils préfèrent suivre la musique.

    J'imagine que Jean-Christian Petitfils a voulu suppléer aux déficiences de l'enseignement laïc républicain, qui ne s'intéresse qu'à lui-même, et ne dit pas toujours clairement son nom d'instruction civique. Les sectateurs de la République laïque reproduisent en fait ce qu'ils disent souvent détester le plus : le catéchisme. Ici on remarque que la philosophie des Lumières procède bien différemment : d'abord parce que les philosophes des Lumières ne croient pas positivement que dieu n'existe pas, ensuite parce que c'est l'enseignement de l'Eglise romaine que les Lumières critiquent ou contestent, en connaissance de cause. Au total, le bouquin de Petitfils est le point de vue de cet auteur sur le christianisme, qui n'en tolère pas puisqu'il conçoit la vérité comme étant indivisible.

    La découverte récente des manuscrits de la Mer Morte confortera peut-être ceux qui doutent, mais le christianisme n'est pas fondé sur la foi. Contrairement à l'allégation mensongère de cet universitaire, la résurrection du Christ n'est pas une "question de foi", mais un fait historique, c'est-à-dire scientifique. Je reprends ici une explication de Guy Debord dans "La Société du spectacle". L'homme n'est du point de vue chrétien qu'une hypothèse, comme toutes les choses vivantes. La réalité pour un chrétien est métaphysique ; autrement dit, la résurrection qui est métaphysique, c'est ça qui pour un chrétien est scientifique, c'est-à-dire le début de l'apocalypse. Ainsi, un savant chrétien à la logique rigoureuse comme Francis Bacon, qui ne se préoccupe que secondairement des questions de mathématique ou de foi, considère la résurrection comme un fait historique ou scientifique, et non comme un objet de spéculation, ainsi que l'homme l'est pour lui-même, afin de se réconforter entre deux catastrophes.