Ah, les Parisiennes sont enfin de retour ! Il était temps ! Les jolies femmes fêtent Noël en province mais le Jour de l’An à Paname, apparemment.
Mon frère m’a offert un joli slip de bain à Noël, aux couleurs de l’Empire prussien, car l’ancien commençait à être usé sur la raie des fesses. C’est toujours là que les slips de bains s’usent d’abord. Paradoxe qui m’interpelle.
Je l’ai étrenné hier à la piscine de la Porte Dauphine. Où j’ai été témoin, dans les douches mixtes, d’une scène qui m’a ému.
J’observe la fillette de quatorze ans en bikini qui se savonne en face de moi, avec son approbation muette - un grand sourire mutin -, et je m’apprête à lui adresser un clin d’œil admiratif alors qu’elle n’est pas tout à fait à mon goût, en fait, pas assez formée, mais pour étoffer un peu son capital confiance, quand je remarque que son voisin, un tout petit Hindou, bande très dur. Sous son caleçon élastique qui ne masque rien de son état, je vois sa bite se tendre à l’horizontale. Il n’éprouve aucune gêne. Il vient même quémander un peu de savon liquide, que la fillette lui verse au creux de la main, en se gardant tout de même de toucher du doigt l’intouchable, puis l’Hindou retourne sous son jet, toujours raide comme l’envie. C’est peut-être son état normal ?
La fillette pouffe un peu en me regardant, me prenant à témoin. De quoi ? De son innocence ? L’Hindou aussi a un petit rire aigu. Je suis bien obligé de m’esclaffer à mon tour. C’était charmant. Et si la piscine était le dernier havre de liberté ?
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Cause toujours
Moi qui pensais être débarrassé d’Alain Juppé pendant quelques semaines… Il n’y a guère en effet de politicien qui me dégoûte plus que cet homme de fer qui plia comme du carton, que ce Sancho Pança maigre droit dans ses bottes. À part Michel Noir, peut-être.
Dès ce matin, je déchante en entendant la radio annoncer la création du blogue d’Alain Juppé. Et merde. Juppé est adoubé par un certain Loïc Le Meur, présenté comme une sorte de pionnier, ou comme le pape de la blogosphère, qui m’a l’air de n’être en fait qu’un bobo pontifiant de plus. Ce gugusse-là, qui a “rendu service” à Jean-François Coppé et Dominique Strauss-Kahn en les introduisant dans la blogosphère - merci bien - oublie volontairement l’essentiel sur les blogues dans son petit topo à la radio. Il oublie de dire que tout l’intérêt de ces petites tribunes, c’est qu’elles sont ouvertes à d’autres “citoyens” que ceux qui sont invités tous les quinze jours à la télévision, à la radio ou dans Le Monde, à rabâcher les vérités officielles.
Les blogues d’Alain Juppé, de Strauss Kahn et tutti quanti, ne sont que de vulgaires tracts. Quel intérêt y a-t-il à entendre Juppé dire toute l’empathie qu’il a pour les handicapés, exprimer toute sa compassion pour les victimes des raz-de-marée, etc. ???
Le seul intérêt de ces blogues politiques, c’est qu’ils font faire des économies de papier au contribuable. Bien sûr, je blague, car ces économies pèsent peu au regard des dépenses électorales démentielles engagées par Alain Juppé au cours de sa carrière.
Profitons-en pour botter le cul à la casuistique éthico-juridique que les journalistes-auxiliaires du pouvoir nous resservent régulièrement sur l’absence d’enrichissement personnel. Distinguer les affaires privées des affaires publiques n’a guère de sens en général, encore moins quand il s’agit des affaires d’un politicien. Si Chirac tient la télécommande aujourd’hui, c’est grâce à son parti, doté illégalement. Toute l’ambition personnelle de Chirac depuis sa plus tendre enfance, devenir Président, ainsi l'a-t-il satisfaite.
La corruption a toujours existé, dans tous les régimes, sous toutes les latitudes. Mais jamais auparavant on avait autant pris les Français pour des cons. Flattez le peuple et bientôt vous le méprisez. -
Propos "comme si"
Comme si de rien n’était, comme si les clochards ne crevaient pas de froid aux coins des rues, refusant de se faire embarquer par la milice du SAMU social.
J’étais décidé à dire du mal du Père Noël, cet ignoble saint laïc, mais je dois avouer que le rituel des cadeaux m’amuse plutôt. Cette année, par exemple, j’ai interverti par mégarde les cadeaux de mes deux copines en les postant. Ce qui a posé un problème… de taille. Au point qu'elles m'en ont voulu, ces idiotes, refusant même de faire l'échange. Tant pis pour elles. D'ailleurs, je n'aime pas les jalouses… Adolescent, j’étais moi-même très jaloux. Au point de démolir à coups de tatane la porte d'une copine, fermée à clef, que je soupçonnais de fricoter avec un autre type à l’intérieur. En fait, il n’y avait personne, et je me suis trouvé con. D’un seul coup je me suis retrouvé vacciné contre la jalousie.
Moi, un cadeau qui m’aurait fait très très plaisir dans ma chaussure, en dehors d’une jolie vierge bien disposée à mon égard, mais comme le Père Noël n’existe pas, je ne m’y attendais guère, c’est un dévédé des meilleurs épisodes de Strip-Tease, l’émission belge “qui déshabille ses contemporains”. Mais, la maison de production MK2, qui s’est avisée que ce serait un bon coup commercial de mettre ça sur le marché, a sélectionné les épisodes les plus mauvais, les plus politiquement corrects, alors que l’intérêt de ces reportages, c’est qu’ils bouleversent drôlement les idées reçues, le plus souvent. Surtout les premiers, de Marco Lamensch.
Bref, au lieu d’une anthologie, c’est une vraie coprologie que ces crétins de MK2 ont déversée dans les bacs (du grec copros, le caca, et lalein, choisir).
Pour éviter d’être tué par un tsounami, emportez toujours une planche de surf avec vous à la plage, comme moi. Et j'aimerais bien qu'on arrête de dire tsounami pour parler d’un raz-de-marée, l’exotisme a déjà fait suffisamment de morts comme ça !
Quant à Houellebecq, s’il est en panne d’inspiration, faut qu’il se dépêche de prendre un avion pour Phuket pour récolter là-bas matière à un nouveau roman. Avant Yann Moix et Adrien Zeller, qui prendront le vol suivant.
Quelle leçon pour Hollywood et ses films catastrophes, ce raz-de-marée indien. Je ne pourrai plus jamais regarder un de ces divertissements sans le trouver complètement bidon.
Il y a beaucoup moins de jolies femmes dans Paris entre Noël et le jour de l’an. J’en tirerais bien des conclusions, mais je n’ai pas le cœur à ça.
Sinon, je suis d’accord avec Patrick Besson, Brad Pitt, quarante et un ans, aurait mieux fait de s’abstenir de se faire lifter. Les chirurgiens savent peut-être retendre les tissus, mais pas sans bousiller les expressions. Avant, Pitt ressemblait à un chimpanzé (un beau chimpanzé, si vous voulez, mesdemoiselles) ; maintenant, on dirait qu’il porte un masque de chimpanzé.
Mes propos manquent un peu de liant. Je l’impute à tous ces grands crus que je viens de boire et qui m’imprègnent encore. À moins que ça ne soit le froid ? Car le froid, c’est pas bon pour les sauces.