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  • KTO est Satan

    Quelquefois il m'arrive d'allumer la chaîne KTO, dédiée au bavardage à connotation chrétienne. Qui imagine Jésus-Christ en animateur télé ? Personne.

    Cette fois-là des clercs catholiques africains discutent doctement du problème de l'acculturation, c'est-à-dire de l'adaptation aux coutumes locales de la religion catholique.

    Que cela plaise ou non, le Christ méprise ostensiblement la culture, que cette culture soit africaine, égyptienne, juive ou romaine. La culture est le domaine réservé de Satan.

    Qu'un Congolais se plaigne du remplacement de sa religion par des rituels latins, cela peut se comprendre, mais cette question est dénuée de rapport avec l'évangile.

    Le culte des morts et des ancêtres, la religion de la famille, est commune à de nombreuses religions païennes à travers le monde, sur les cinq continents. A cela Jésus-Christ oppose un : "Laissez les morts enterrer les morts." radical.

    La vie est trop courte pour s'adonner à des rituels. Sans doute la société ne peut pas se passer de rituels ni de religions, mais l'amour, lui, en est capable, car il n'est pas faible d'esprit.

    Si l'Eglise romaine est en proie à de tels débats, absolument dénués d'intérêt spirituel, c'est parce qu'elle a inventé l'idée aberrante de culture universelle.

  • KTO est Satan

    Celui qui cause "Urbi et orbi" s'expose à n'être entendu que de quelques actionnaires. Ainsi va le monde jusqu'à n'être plus qu'une vaste propriété (intellectuelle).

  • KTO est Satan

    Comme il convient de ne pas parler de corde dans la maison d'un pendu, on ne dira pas "Satan", mais "le génie du christianisme".

  • Satan est KTO

    Sur la chaîne de télé KTO, relais de la propagande romaine en France, le directeur de la rédaction de "Famille-chrétienne", Aymeric Pourbaix, fait grief à la religion musulmane de mélanger les choses d'ordre spirituel avec les questions d'ordre temporel.

    Précisons que "Famille chrétienne" est une gazette méprisable de bonnes femmes soi-disant chrétiennes qui fait l'apologie de la télévision et de la culture de vie païenne sous l'étiquette chrétienne. Elle représente une grave menace pour les enfants qui y sont exposés. En effet, tandis que Jésus dit : "Laissez venir à moi les petits enfants !", télévision et culture de vie réduisent à néant les gosses.

    Néanmoins A. Pourbaix a raison de s'opposer ainsi à l'islam ; les chrétiens ne peuvent servir deux maîtres : dieu et la société. Les choses du monde sont décrites par le Christ et ses apôtres comme sataniques. Le "temps est un assassin", rappelle le héraut chrétien Shakespeare, et la mort le fruit du péché selon l'apôtre Paul.

    La seule bonne raison d'un chrétien de combattre spirituellement l'islam est le caractère moral ou éthique du coran, qui traduit l'influence du temps. Jésus combattit de même les juifs, pour la même raison d'une spiritualité juive rabaissée par le clergé juif au niveau de l'éthique. Pour le chrétien, il n'y a pas de vérité éthique ; le temps est cause de tous les relativismes.

    A quoi tient l'intense tartufferie d'Aymeric Pourbaix ? Juste avant de repousser l'islam justement, il faisait l'éloge de la "doctrine sociale" de Benoît XVI ! Ainsi, les catholiques romains pourraient se permettre ce qu'ils critiquent dans l'islam, se vautrer dans le lit du monde ? Y compris lorsque celui-ci revêt toutes les apparences d'un marécage fangeux ? Quel langage de vipère !

    Exactement au même niveau que l'islam, l'Eglise romaine se retrouve dans la position de justifier hypocritement l'éthique libérale dominante, ou bien de suggérer en vain, pour les quelques personnes sincères et non directement subventionnées par la puissance publique, une réforme morale impossible.

    L'éthique démocrate-chrétienne de Benoît XVI est la cousine germaine de l'éthique nazie de Hegel, Heidegger ou Arendt, que l'esprit de résistance français verra naturellement comme de nouveaux Pangloss, non pas soucieux de vérité, mais actifs dans la justification du crime social pour le bénéfice d'une élite cléricale. Dans une perspective analogue de justification personnelle, l'antichrist Nitche a au moins le mérite de parler d'éthique "au nom de Satan" et non de dieu ou du Christ.

    Récemment les assassinats perpétrés par l'armée yankee néo-nazie en Afghanistan nous ont valu, de la part de la sinistre chancelière Hillary Clinton une stupéfiante remarque : le fait pour les soudards de la nation yankee d'uriner sur les cadavres de leurs victimes, a déclaré cette vieille sorcière "n'est pas éthique". Voyez l'usage de l'éthique néo-nazie ou démocrate-chrétienne : elle est d'abord faite pour permettre à l'élite d'échapper à sa responsabilité. Secundo, elle place l'honneur au-dessus de la vie, dans un contexte de "culture de vie païen".

    A ce stade il me semble facile de comprendre pourquoi Emmanuel Swedenborg interprète la "bête de la terre" comme la figuration de cette éthique monstrueuse dans l'apocalypse de Jean. Les musulmans sincères doivent comprendre que la morale, petit serpent au début, a vocation à s'enrouler, anneau après anneau, tout autour de la terre.

    L'éthique est en effet la formule de l'iniquité ou du mensonge universel, justification de l'homme par l'homme, ou encore métaphysique technocratique truquée (Einstein), derrière laquelle l'homme ne voit pas la main de Satan, en dehors de quelques rares exemples comme Baudelaire ou Nitche.

  • Satan est KTO

    Depuis plusieurs mois que je regarde de temps en temps cette chaîne de télévision chrétienne, je n'y ai toujours pas entendu un seul enseignement véritablement chrétien.

    Bien sûr, il est parfois, et même souvent, question des saintes Ecritures, mais comme on traite Shakespeare dans les thèses universitaires modernes d'auteur "baroque" ou "romantique". La récupération du christianisme à des fins sordides est une chose contre laquelle les chrétiens sont assez avertis, ayant d'abord été témoins du même phénomène dans le judaïsme.

    Le "dogme", s'il convient parfaitement à la religion des Egyptiens, est assez contestable dans le christianisme, son usage plutôt obscurs étant donné le caractère institutionnel de la vérité dogmatique : mais là, sur KTO, il n'est même plus question de dogme institutionnel, mais de "chacun pour sa pomme". Untel déclare que l'essentiel du christianisme est "D'accepter de se laisser aimer par dieu.", formule incantatoire sans grand intérêt ; suivi de tel autre qui donne le christianisme selon Chateaubriand en exemple, alors que le vicomte breton n'a jamais aimé que lui-même, ne supportant même pas la concurrence que lui faisait Napoléon dans la chorale de Satan.

    En résumé, KTO diffuse sous l'étiquette chrétienne une sorte de religion bouddhiste. Je prends ici le bouddhisme comme la religion la mieux faite pour entraîner toutes les sortes de soumission. Si je me trompe, qu'un bouddhiste me corrige, car j'avoue connaître beaucoup mieux la démocratie-chrétienne et sa tendance à se prosterner devant toutes les idoles païennes possibles et imaginables que le bouddhisme. J'ai ouï-dire que Bouddha n'était pas gras dans toutes les sortes de bouddhisme, voire qu'il voulait le bien du peuple ; y a-t-il un bouddhisme qui ne traduise pas le "bien du peuple" comme une sorte d'exercice d'endurance à la douleur, susceptible d'entraîner l'adhésion de toutes les bonnes femmes de la terre, et d'être repris par tous les dictateurs de la terre comme religion d'Etat ? Si ça se trouve, qu'on me le dise.

    Quant au sigle KTO lui même, typique de la logocratie démoniaque, je ne serais pas étonné qu'il se rapporte au nombre de la bête, qui est un "nombre d'homme" selon l'apocalypse - le fameux 666, et qu'on désigne sous le terme générique d'"éthique". E. Swedenborg, rejetant la morale catholique romaine comme protestante, dans la continuité de saint Paul, qui n'est pas plus "moral" que les autres apôtres, explique assez bien en quoi l'éthique chrétienne est le fléau des temps modernes, représenté dans l'évangile comme "la bête de la terre".

  • Très Riches Heures de la Télé

    Parfois je regarde la chaîne "KTO" en croyant que je suis sur "Public-Sénat", et parfois je regarde "Public-Sénat" en croyant capter "KTO".

    Pour ne pas trop embrouiller le lecteur, je reviendrai ultérieurement sur le grand défi que je me suis lancé de regarder "KTO", jusqu'à ce que j'y entende un propos chrétien, en dehors de la simple référence au Nouveau Testament. La dernière émission regardée était consacrée à Pierre Assouline et à Marcel Proust, dont l'infantilisme fut la seule religion (= culte de l'art), bien pratique dans les dictatures pour diriger à l'aide de la musique (Wagner dans les casernes, une petite sonate dans les supermarchés et les ascenseurs).

    Bref, je mate sur "Public Sénat", la chaîne qui jette l'argent du contribuable par les fenêtres en période de crise (que le sénateur qui voudrait me jeter la pierre pour ce propos démagogue se suicide d'abord), je mate une émission consacrée aux intellectuels, ces "ennemis du peuple". Ennemis à double titre : 

    - pour la raison évidente que les intellectuels ont pour fonction, depuis l'Egypte antique ou Babylone, de justifier le pouvoir, à plus forte raison quand il chancelle. Les périodes de décadence sont fertiles en intellectuels. Le roi de Prusse embauche ainsi Voltaire, l'impératrice de Russie se rabat sur Diderot, ancêtre de nos ministres de la Culture. Napoléon est sans doute trop brutal pour enrôler autre chose que des ingénieurs, la fiotte Chateaubriand ayant fini par se débiner. Bien qu'ils fassent souvent l'apologie du sang, de la race ou du code civil, les intellectuels sont souvent trop sensibles pour aller se faire éclabousser eux-mêmes d'abats et enterrer vifs sur les champs de bataille. L'intellectuel prêche la croisade, mais il ne la fait pas, à l'exception de crétins comme Ben Laden ou C. Péguy, Che Guevara. L'intellectuel est donc comme le drapeau, "au-dessus de la mêlée".

    - la deuxième raison, c'est le mysticisme. Toute la bêtise de Nitche est de dire clairement que le mysticisme est nécessaire pour méduser le peuple. Tandis qu'il y a toujours dans la culture populaire un effort pour s'émanciper contre le mysticisme et l'inconscient, celui qui fait avouer au poilu qui a échappé à l'enfer son ignorance des raisons qui l'y entraînèrent ; mystère d'autant plus épais qu'il avait peu de part à la propriété, une part inversement proportionnelle à son droit au royaume des cieux, dira le suiveur de saint Paul, plutôt que de KTO.

    Contre cette alternative un peu trop évidente, la terre ou le ciel, l'effort du clergé et des intellectuels sera de ramener constamment l'art populaire au mysticisme. Celui du cinéma ou du poker, par exemple, où le "fruit du travail des hommes" apparaît le plus nettement comme la fainéantise. Ainsi les récits de Céline sont réduits à leur style, afin d'être intégrés à la culture, et lui servir d'engrais. De même la fameuse transsubstantation (mystique) du Christ en hostie, due aux efforts de l'alchimie monastique. L'eucharistie est en effet le "style chrétien" essentiel, dévalué par les arts ultérieurs, bien qu'on oublie de remarquer sa puissance d'abstraction presque inégalée, sauf peut-être par l'argent, "équivalent de chair" lui aussi.

    - Tout en matant "Public Sénat", je me suis pas mal écarté de son effort d'apologie des intellectuels. Ceux-ci feraient bien de s'inspirer d'Alain Minc, le plus conscient qu'un intellectuel, sans la ruse, n'est rien. Il n'obtiendra pas son fromage. Minc qui déclare n'être qu'un "intellectuel de pacotille", tentant de ramener son confrère Jacques Attali à la raison de l'éminence grise. Minc qui glisse aussi son petit couplet subliminal sur les dangers qu'internet fait courir au pouvoir des intellectuels. Sur ce terrain, Minc devrait se montrer plus machiavélique, car l'aveu public d'un pouvoir des intellectuels constitue le déni officieux de la démocratie officielle.

    - Pour finir, Minc enrobe sa propagande libérale dans un paysage de l'intellectualisme en France depuis le XVIIIe siècle, englobant avec magnagnimité dans son potager le vert Mauriac à l'âme de poireau (chaque intellectuel peut être relié à un légume, tant il vrai que les intellectuels ont, à l'instar des légumes, "la tête à l'envers" et les parties génitales tournées vers le ciel).

    Les intellectuels depuis le XVIIIe siècle, prétend Minc, n'ont cessé d'errer de plus en plus ; ça tombe bien puisque Minc lui-même prône l'exemple de l'Angleterre, mère du libéralisme et de l'impérialisme moderne, Angleterre habile à rejeter la responsabilité des massacres sur les autres nations. Sans admirer l'Angleterre directement pour son impérialisme, dont ils n'ont pas connu toute l'ampleur, les philosophes des Lumières se sont donc lourdement trompé sur le bénéfice des peuples à être gouvernés plus libéralement par la bourgeoisie, d'une manière démocratique permettant au peuple de détacher les yeux de ses travaux et dévotions rituelles.