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satan

  • Satan dans l'Eglise

    "Il ne faut pas voir le diable partout." (un prêtre catholique à des enfants qui l'interrogent sur le diable)

    Partons de ce conseil d'un prêtre à des enfants pour tâcher d'élucider la question du "diable" telle qu'elle est élucidée par les évangiles - ainsi que par Shakespeare, compte tenu de l'écoulement des siècles.

    Un mahométan m'interrogeait il y a quelque temps sur les raisons qui pouvaient le conduire à suivre Jésus-Christ plutôt que Mahomet. Ce disciple de Mahomet savait que "toutes les religions ne se valent pas", évitant ici de tomber dans un piège tendu par Satan.

    Mon argument pour le convaincre fut celui-ci: l'enseignement du Messie et des apôtres est le plus net en ce qui concerne Satan, son but et ses moyens, son avènement dans le monde. Mahomet ne décrit pas Satan comme Jésus-Christ le décrit - un mahométan se trouve par conséquent moins bien armé, son glaive est moins bien aiguisé pour mener la guerre sainte contre Satan. C'est aussi en quoi l'enseignement de Jésus-Christ est plus élevé que l'enseignement de Moïse, le conducteur du peuple juif.

    Le fait que l'Occident "judéo-chrétien" paraisse gouverné en sous-main par Satan n'a rien de contradictoire avec ce que je viens d'énoncer précédemment, car grandes sont la ruse et la puissance de Satan, dont les Evangiles nous montrent qu'elles agissent parmi les apôtres de Jésus-Christ au cours de sa "vie publique", avant que les apôtres ne reçoivent l'appui de l'Esprit lors de la Pentecôte.

    Mais revenons à la question posée au départ :

    - D'une part le Messie semble ne voir le diable nulle part : il ne condamne ni la femme adultère, ni le condamné à mort, ni le soldat romain... au point que de nombreux philosophes, défenseurs de la morale, fustigent l'immoralité de Jésus-Christ ou le traitent d'anarchiste comme F. Nietzsche; ce dernier félicite même les soldats romains d'avoir assassiné Jésus, débarrassant ainsi la terre d'un fou (N. ne croit pas à la divinité de Jésus-Christ et s'efforce de la réfuter).

    - D'autre part Jésus-Christ paraît mobilisé en permanence contre Satan et il n'hésite pas fustiger avec une grande force ses plus proches apôtres, dès lors que ceux-ci penchent du côté de Satan. Simon-Pierre notamment doit affronter plusieurs fois la colère de Jésus-Christ ; les pharisiens, ces juifs qui ne reconnurent pas dans le Christ le Sauveur et commanditèrent son assassinat, font aussi les frais de la colère de Jésus-Christ. Celui-ci leur reproche d'avoir vidé l'enseignement des prophètes de sa substance spirituelle.

    Comment expliquer cette attitude qui peut paraître paradoxale ? Elle s'explique simplement du fait que l'éthique est une religion de Romain, c'est-à-dire de païens. Les philosophes païens enseignent à discerner le bien du mal, dont la meilleure récompense est le bonheur terrestre. Rien de plus normal qu'un moraliste ou un philosophe "athée", et l'on doit se méfier des prêtres qui promettent le bonheur ou une quelconque félicité "dans l'au-delà". Les utopistes en politique, avec la promesse des lendemains qui chantent, sont les héritiers de ces prêtres charlatans.

     Le chrétien n'est pas jugé sur sa "bonté" au sens païen (platonicien) du terme. C'est ici aussi le sens de l'explication de Paul aux disciples que "les oeuvres ne sauvent pas". Les oeuvres ne sauvent pas, car elles n'ont rien de spirituel, elles ne participent pas à l'amour de Dieu, qui seul sauve. Celui qui accomplit une bonne oeuvre le fait d'abord pour lui - le principal bénéficiaire d'une "bonne oeuvre" n'est-il pas celui qui l'accomplit ?

    Jésus ne nie pas que nous sommes faits de chair - il nous dissuade de croire que la chair peut nous affranchir du péché.

    Le satanisme, en revanche, déclenche la colère de Jésus-Christ. Le satanisme est l'antichristianisme ; il n'est pas tant le blasphème contre Jésus-Christ, qui n'a cure des blasphèmes de la soldatesque romaine, que les attaques contre le Salut.

    L'exégète chrétien E. Swedenborg explique bien cette notion de péché contre l'Esprit (fornication), qui consiste à trahir la Parole de Dieu ou la déformer. C'est là le sens du satanisme, et les Evangiles illustrent qu'il vient toujours, systématiquement, de l'intérieur de l'Eglise (on ne peut trahir ou déformer ce que l'on ignore).

    Je mentionne Shakespeare au début de cette note, car il s'est attaché dans plusieurs pièces à montrer l'importance de l'antichristianisme et de la trahison de la Parole de Dieu au cours de l'Histoire, selon une prophétie de l'apôtre Paul qui annonce la montée en puissance de l'antichristianisme au cours des siècles. Ainsi dans "Hamlet", Shakespeare raconte sur le mode de la fable le mariage de la puissance publique (Claudius) avec l'Eglise (Gertrude), mariage qui implique la trahison de l'Esprit (le spectre), que Hamlet est amené à découvrir peu à peu. La difficulté des moralistes à comprendre cette pièce vient de ce que Hamlet ne se venge pas lui-même mais venge l'Esprit, en transperçant Polonius (incarnation du pieux mensonge chrétien), dissimulé derrière une tenture.

    L'Histoire prouve bien la virulence du satanisme, à travers les schismes qui, sanglants ou non, représentent non seulement une insulte ou une injure à la face de Dieu, mais surtout une attaque contre le Salut.

  • L'Avenir de l'Homme

    Je ne connais que deux sortes d'hommes capables d'insulter l'Avenir : le suppôt de Satan et le chrétien ; entre les deux, la masse grouillante des dévots, qui préfèrent laisser le "hasard" décider à leur place.

  • De la prière

    Je suis entré récemment dans un temple dont les murs étaient presque entièrement recouverts d'"ex-voto", ces petites plaques gravées que l'on offre à Dieu pour le remercier d'avoir exaucé tel ou tel voeu. J'en suis ressorti en ayant eu l'impression de visiter un temple dédié à Satan - dont on nierait à tort la grande générosité. C'est bien un effet de la puissance que de se montrer généreux.

    Je suggère plutôt l'aumône aux personnes démunies, car le Messie nous a assuré que ce que nous faisons au plus petit d'entre les siens, c'est à Lui que nous le faisons. Il y a donc dans l'aumône un moyen sûr d'entrer en relation avec Dieu. C'est sans doute une excellente prière que celle d'un homme laborieux qui, ajoutant un peu à son labeur, en offre le fruit à une personne démunie.

    J'avoue ici avoir toujours été gêné par la prière - disons à cause du flou artistique qui entoure cette pratique, commune à toutes les religions ; il y a même dans l'art, son exercice ou sa contemplation, une forme de prière qui supplée chez certaines personnes athées la prière adressée à un dieu ou à un démon.

    Jésus-Christ lui-même, en comparaison d'un moine bouddhiste, prie peu. Dans une prière fameuse au domaine de Gethsémani, peu de temps avant son assassinat, Jésus-Christ prie son Père d'éloigner de lui le calice des supplices qui l'attendent... prière qui ne sera pas exaucée.

    La fréquentation de la parole de Dieu, retranscrite par ses apôtres, est sans doute un moyen plus sûr d'entrer en relation avec dieu et de ne pas se laisser subjuguer par Satan. Je ne peux m'empêcher ici de penser que la prière a été pendant longtemps un pis-aller, une méthode proposée aux croyants dont l'accès à la parole divine était limité, du fait de l'illettrisme ou d'un labeur excessif. D'une certaine façon la faiblesse humaine semble justifier la prière.

    Simone Weil s'est efforcée de préciser la prière en la définissant à peu près comme l'effort pour être attentif et se concentrer ; la prière est liée chez Simone Weil à la condition de la solitude. On peut trouver cette définition de la prière assez sèche, mais elle a le mérite de distinguer la prière d'une forme de transe collective en usage dans certaines tribus païennes ou sectes démoniaques. On parle ici d'une disposition de l'esprit implicite quand on fréquente la parole de dieu ; mais les artistes recherchent aussi la solitude et le silence afin de pouvoir s'adonner à leur art.

    La prière correspond donc à un besoin humain ; on voit Jésus-Christ s'irriter violemment contre les offrandes faites à son père qui n'en réclame pas. Quelle sorte d'homme voudrait, par la prière, s'attirer la colère de dieu ?

    Comme je considère le manque d'esprit comme ma principale faiblesse, je ne manque pas de prier régulièrement l'Esprit de dieu de m'en accorder un peu plus ; il me répond que les évangiles contiennent assez d'esprit pour satisfaire l'appétit le plus grand en cette matière.

  • Imitation de Jésus-Christ

    Faut-il pousser l'imitation de Jésus-Christ jusqu'à traiter de suppôt de Satan les soi-disant apôtres qui confondent leur désir avec la volonté de Dieu ?

  • Satan et le diable

    "Il ne faut pas voir le diable partout !" : quelques précisions à propos de ce conseil d'un prêtre catholique à l'attention d'un jeune garçon.

    En premier lieu, l'erreur serait de sous-estimer l'importance du diable dans la culture contemporaine, et de faire comme s'il était caractéristique de la société médiévale, ou encore des mahométans qui fustigent certaines tenues vestimentaires féminines suggestives comme étant "diaboliques".

    La diabolisation reste un phénomène très répandu dans l'Occident dit "moderne". Le racisme et l'antisémitisme sont ainsi diabolisés ; cela n'a rien d'évident puisque la xénophobie fut considérée pendant des millénaires comme un principe politique raisonnable. L'attitude diabolique ou décrite comme telle aujourd'hui par de nombreux prêcheurs, consiste d'une manière générale dans le refus d'admettre certaines transformations de la société comme un progrès. La "religion du progrès" et ses apôtres ne mentionnent pas le diable, mais ils utilisent la diabolisation à tout-va, ce qui trahit un dispositif religieux inquisitorial.

    Les plus jeunes générations n'ont guère d'autre choix que de se soumettre à cet enseignement moral particulièrement abstrait, d'y adhérer plus ou moins. On pourrait s'interroger sur cette éthique occidentale "à géométrie variable" : ce n'est pas le but de cette note, mais simplement de mentionner que la religion du progrès, si elle a la prétention d'avoir mis dieu entre parenthèses, ne repose pas moins sur un abondant clergé et des sermons en quantité.

    Il n'y a pas de jugement éthique chrétien ou évangélique à proprement parler -on sera peut-être surpris de l'apprendre si l'on a connaissance des évangiles que par ouïe-dire. En effet, pour le chrétien, juger autrui revient à se condamner soi-même. Il s'agit dans le christianisme d'imiter Jésus, ou plutôt de le suivre : or le Messie ne condamne personne ; il ne condamne pas même Judas (l'Iscariote), qui le livra à ses assassins ; ce que dit le Messie à propos de Judas, c'est que celui-ci s'est précipité lui-même dans le néant.

    Les évangiles sont parfaitement anarchiques dans la mesure où ils n'ouvrent droit à aucune formule politique ou sociale.

    S'il n'est pas ou peu question du mal et du diable dans les évangiles, au sens moderne ou bien antique et platonicien du terme, en revanche Satan est omniprésent. Lorsque le Christ explique à ses apôtres qu'il n'est pas venu faire la paix, mais la guerre, on peut sous-entendre : la guerre au dieu des hommes et des nations, à savoir Satan. Toute la dynamique chrétienne -Paul de Tarse nous le rappelle- est contenue dans cette guerre contre Satan.

    L'activité de Satan ne consiste pas à propager le mal, mais à étouffer la vérité chrétienne chrétienne, parfaitement distincte du discours ou de l'exemple éthique. On peut être l'homme le plus vertueux de la terre, et néanmoins ignorer tout de l'amour. A l'inverse un individu au bord du suicide, rejetant la vie comme un fardeau absurde, peut avoir conscience que l'univers n'est pas régi par la seule loi de vie et de mort.

    Les évangiles illustrent que l'humanité, tributaire de Satan et du péché, a plus à craindre de la vérité que du mal, dont elle a toujours su s'accommoder et s'accommoderait indéfiniment si jamais Satan n'était pas condamné. 

     

     

     

  • Satan dans l'Eglise

    S'il y a bien une manifestation courante de l'athéisme au sein de la communauté des soi-disant chrétiens, c'est la passion pour le débat politique. Elle trahit la foi ou l'espérance dans un avenir, un "au-delà", en même temps qu'une inquiétude dont les évangiles sont les plus dissuasifs.

    Cette passion pour la politique contredit l'incitation du Messie à se tourner vers les choses de l'Esprit et non les questions temporelles ou sociales.

    L'interdiction de bâtir le royaume du Christ sur la terre est violée lorsque tel ou tel "chrétien" prétend instaurer une "politique chrétienne" ou la prône. On se situe sans doute au niveau de la fornication et du satanisme quand un prêtre, s'exprimant au nom ou dans la suite des évangiles proclame que "C'est un devoir chrétien de voter".

    J'écris "débat politique" et je parle de "passion" pour indiquer à quel point la politique déborde désormais le domaine des choses pratiques. Pour ainsi dire le domaine des choses pratiques est l'affaire de quelques-uns, que l'on nomme "administrateurs", tandis que le débat est l'affaire de tous, bien que l'on puisse douter de son utilité. La politique occupe donc les esprits de ceux qui en ont peu, et la place démesurée accordée au débat ("Ce qui sort de la bouche de l'homme, c'est cela qui souille l'homme.", prononce Jésus-Christ) nuit à l'administration pratique.

    L'absence de pragmatisme de la politique moderne peut se traduire par une forme de mysticisme, assez creux -disons le mysticisme de l'Avenir-, mais qui fascine un grand nombre de personnes. Ce mysticisme frelaté a un but de subversion du christianisme, reconnaissable à deux traits caractéristiques : - d'abord le mysticisme fait perdre à la politique son caractère pragmatique en lui assignant des missions qui ne relèvent pas de la politique ; deuxièmement ce mysticisme est une sorte de philanthropie, à laquelle de nombreux clercs disent adhérer, mais qui n'a aucun fondement évangélique.

    La nécessité que les sociétés humaines ont de s'organiser est un besoin banal auquel le message évangélique ne s'oppose pas. Jésus-Christ ne propose pas d'abolir la peine de mort ou la guerre en appliquant une morale extraite de son enseignement. De même, auparavant, Moïse ne régna pas sur l'Egypte en souverain, mais incita symboliquement le peuple juif à fuir l'Egypte.

    La politique n'est pas l'affaire des chrétiens fidèles en tant qu'ils sont chrétiens ; en revanche la corruption et la subversion du message évangélique à travers un discours politique prétendument chrétien doit mobiliser contre elles tous les chrétiens qui ne sont pas athées, portant le déguisement des racines chrétiennes de la France, ou de telle ou telle autre insanité de propriétaire bourgeois.

     

  • Votez con !

    Voter est ce qui s'appelle du point de vue chrétien "se jeter dans la gueule du loup".

    Redisons ici à quel point la démocratie prouve Dieu et l'Histoire, à travers l'acharnement bizarre de cette idéologie moderne et de ses prêtres à flatter le peuple dans le sens opposé à celui indiqué par l'évangile de dieu, auquel la démocratie-chrétienne se garde de s'attaquer directement.

    En cela la démocratie-chrétienne diverge nettement de la tactique d'éradication du judaïsme et du christianisme prônée et ourdie par Nietzsche.

    Comme je l'ai déjà écrit ici, la tactique démocrate-chrétienne est tactiquement bien supérieure à celle des suppôts de Satan qui s'expriment ouvertement comme Nietzsche.

    C'est un fait aisément démontrable que la "démocratie-chrétienne" tend peu à peu à n'être plus qu'un "parti démocrate", composé d'adorateurs du veau d'or ; cependant elle ne doit pas trop s'éloigner de la mission qui lui a été assignée par Satan de former entre le peuple et Jésus-Christ une sorte de cordon sanitaire.

    On peut soupçonner à travers le propos de la démocratie-chrétienne elle-même son antichristianisme sournois, et d'une espèce plus redoutable que l'apologie de Satan. La démocratie-chrétienne est en effet assimilable à une promesse de salut universel ; au contraire Jésus-Christ annonce que "peu seront élus" par le Père, invités au festin de la vie éternelle, car il sait combien le pouvoir d'attraction de Satan est grand, et l'homme faillible dès lors qu'il est privé de la force de l'esprit.

    Il est un fait constatable, dans la littérature et la culture démocrate-chrétiennes, c'est l'effacement progressif de Satan. Cet effacement a pour corollaire ce que les anthropologues modernes qualifient de "triomphe de la raison sur les mythes". Quel mythe lesdits anthropologues cherchent-ils à faire passer à la trappe ? L'apocalypse, c'est-à-dire l'histoire tragique du combat de l'homme contre Satan.

    L'asservissement dont Jésus-Christ nous explique que l'homme est victime, et dont la mort est la conclusion effective, cet asservissement l'idéologie démocrate-chrétienne le nie, tout en assignant au peuple un but dont les évangiles ne comportent pas l'amorce.

    On peut par conséquent être chrétien et ne pas se sentir concerné par le mysticisme frelaté et somptuaire de l'élection du président au suffrage universel. En revanche les mensonges proférés par les démocrates-chrétiens au nom de Jésus-Christ requièrent que nous indiquions où se situe la vérité - dans la direction opposée au piège tendu par la démocratie-chrétienne et ses représentants, laïcs ou prêtres. 

  • Des Miracles

    Au sujet des miracles, la question n'est pas de savoir si l'on y croit ou pas ; l'opposition des esprits "cartésiens" à ceux qui ne le sont pas n'a pas plus d'intérêt.

    En effet, la foi dans le hasard est très répandue de nos jours, et le hasard est une forme de miracle. Le miracle s'étale d'ailleurs quotidiennement et en permanence sous nos yeux. Pour les personnes prudentes, dont je suis, la survie des personnes imprudentes est un miracle qui ne lasse pas de me surprendre. Parfois j'en sursaute, même : - Certainement ce con-là doit avoir un ange gardien à son service ! me dis-je en voyant toujours vivant, malgré le temps qui passe, un qui a le don de se jeter dans tous les pièges mortels de la vie.

    On pourrait multiplier les exemples ; je suis sûr qu'à l'inverse, l'existence des personnes prudentes a quelque chose de miraculeux pour les têtes brûlées.

    L'économie capitaliste fonctionne à partir d'impulsions irrationnelles ; on peut donc dire que son fonctionnement relève du miracle.

    D'une certaine façon, le miracle est banal et ce sont les choses qui n'arrivent pas par miracle qui sont rares.

    La signification du mot "miracle" a changé depuis que l'Eglise catholique s'en est emparé pour le besoin de sa propagande. On le voit actuellement, où l'Eglise romaine multiplie les décrets de canonisation, piétinant allègrement au passage la doctrine de saint Paul sur les oeuvres et le salut.

    En présence d'un miracle, la vraie question est de savoir si c'est Dieu qui opère, Satan, ou bien un démon quelconque ? Comme la question est ardue, les théologiens s'y risquent rarement, même si beaucoup indiquent la réticence de Jésus-Christ à accomplir des miracles.

    L'évangile de Jean, dans sa partie la plus prophétique, évoque les grands miracles accomplis par "la bête de la terre" (dont le nombre est 666) à la fin des temps afin de détourner l'homme de Dieu ("Elle [la bête] opérait de grands prodiges, jusqu'à faire descendre le feu du ciel sur la terre, à la vue des hommes, et elle séduisait les habitants de la terre par les prodiges qu'il lui était donné d'opérer (...)" Ap. XIII, 14-).

    Comme la culture est le principal argument contre Dieu (notamment au sein d'Eglises soi-disant chrétiennes), et que la culture contemporaine est essentiellement "technocratique", on peut déduire que les grands miracles accomplis par l'Antéchrist sont les grandes découvertes techniques que l'homme s'attribue, et qui ont bouleversé son mode de vie au cours des dernières décades, tantôt lui apportant plus de confort et de sécurité, tantôt se traduisant par des fléaux dévastateurs pour l'humanité. Ces fléaux font apparaître que l'homme n'a qu'une maîtrise relative de ce qu'il présente comme son oeuvre.

    J'ai remarqué depuis longtemps que les grandes trouvailles technologiques impressionnent beaucoup plus les esprits dévots et superstitieux que les esprits sérieux. Ces derniers font un effort pour que les super-pouvoirs (à double tranchant) de la technologie empiètent le moins possible sur leur existence.

  • KTO est Satan

    Quelquefois il m'arrive d'allumer la chaîne KTO, dédiée au bavardage à connotation chrétienne. Qui imagine Jésus-Christ en animateur télé ? Personne.

    Cette fois-là des clercs catholiques africains discutent doctement du problème de l'acculturation, c'est-à-dire de l'adaptation aux coutumes locales de la religion catholique.

    Que cela plaise ou non, le Christ méprise ostensiblement la culture, que cette culture soit africaine, égyptienne, juive ou romaine. La culture est le domaine réservé de Satan.

    Qu'un Congolais se plaigne du remplacement de sa religion par des rituels latins, cela peut se comprendre, mais cette question est dénuée de rapport avec l'évangile.

    Le culte des morts et des ancêtres, la religion de la famille, est commune à de nombreuses religions païennes à travers le monde, sur les cinq continents. A cela Jésus-Christ oppose un : "Laissez les morts enterrer les morts." radical.

    La vie est trop courte pour s'adonner à des rituels. Sans doute la société ne peut pas se passer de rituels ni de religions, mais l'amour, lui, en est capable, car il n'est pas faible d'esprit.

    Si l'Eglise romaine est en proie à de tels débats, absolument dénués d'intérêt spirituel, c'est parce qu'elle a inventé l'idée aberrante de culture universelle.

  • Satan ou la Culture

    Je propose cette définition chrétienne de la "culture" : Ce qui sépare l'homme de Jésus-Christ.

    La culture empêcha ainsi Judas Iscariote de suivre Jésus-Christ jusqu'au bout. La culture peut se résumer à l'argent, comme dans le cas du jeune homme riche mentionné dans l'évangile de Marc, ou encore de la société occidentale judéo-chrétienne, dont on voit que le mobile principal est l'argent, c'est-à-dire le plus anthropologique qui soit.

    Si les "sciences humaines" sont aussi honorées dans la société occidentale, en dépit de l'impasse à laquelle elles conduisent, c'est pour la raison que l'argent est devenu le principal MODE DE JUSTIFICATION. A peu de choses près, est juste l'homme dans nos sociétés à mesure des biens qu'il possède ; quel meilleur exemple que l'abolition du clivage sexuel par l'argent ?

    Notons ce phénomène : à mesure que les contours de la notion de culture se sont estompés, le mot "culture" a pris de l'importance - une importance mystique, pour ne pas dire superstitieuse. On parlera par exemple avec déférence d'un "homme de culture", sans bien savoir ce que recouvre la notion de culture. Cela fait penser au bourgeois gentilhomme de Molière et son ravissement de découvrir qu'il a manié la prose sans le savoir. Entre l'homme cultivé et l'homme inculte, la différence s'est donc estompée.

    Rares sont les philosophes qui, à l'instar de Nietzsche, ont fait un effort pour définir et préciser cette notion de culture, pour la préciser avec un minimum de rigueur. Nietzsche n'est pas seulement un cas isolé, il est aussi censuré comme si sa rigueur était devenue excessive ou impardonnable ; pourtant, c'est Nietzsche qui a raison du point de vue culturel : une culture qui n'a pas de limites équivaut à la barbarie, c'est-à-dire au point où nous sommes parvenus, dont les massacres entre peuples européens du XIXe et XXe siècles sont le témoignage.

    La culture occidentale moderne - mettons le cinéma ou la musique, pour prendre deux éléments promotionnels caractéristiques - a ceci de particulier qu'elle "magnétise" plutôt qu'elle plaît vraiment, opérant comme la lumière des phares sur les papillons.

    On conçoit donc qu'il y a quelque chose de "positif" qui nous sépare de dieu et de sa parole ; c'est le sens caché du récit de la Genèse, et on pourrait prendre le "fruit défendu" (figue ou pomme) comme le symbole de la culture ; la culture est une façon discrète d'exalter ou de faire-valoir le péché. Pourquoi cette discrétion ? Parce que la culture, telle que nous la connaissons, a été inventée par de soi-disant chrétiens, et non par des athées déclarés comme Nietzsche, franchement hostile à Jésus-Christ et ses apôtres.

    Le caractère subversif de la culture occidentale, sa fonction d'exaltation discrète du péché, est d'ailleurs largement ce qui la prive de produire les fruits de la culture païenne, telle que Nietzsche rêva de la restaurer.

    Les djihadistes mahométans nous semblent révoltés contre la culture occidentale moderne, bien plus que par un autre mobile. A cet égard, ils ressemblent beaucoup aux milices communistes issues du prolétariat, et leur erreur est sans doute la même : comme la nature, la culture a horreur du vide, de sorte que l'on ne peut détruire une culture sans y mettre autre chose à la place. A la place de la culture bourgeoise inique qu'elles ont détruite, les milices communistes ont instauré une culture bureaucratique et égalitaire qui ne valait guère mieux. Par quoi les milices mahométanes veulent-elles remplacer le veau d'or qui règne sur les nations occidentales judéo-chrétiennes ?

    La même erreur consiste, de la part de certains chrétiens, à vouloir anéantir le pouvoir de Satan sur leurs actions, d'un seul geste ou à l'aide de quelques exercices. C'est sans doute sous-estimer le maître de la destinée humaine, mal le connaître, et s'exposer à l'échec. Prenons la musique, par exemple, en qui les femmes trouvent souvent le réconfort et un remède à leur inquiétude native : on aura tort de s'en priver complètement, presque autant que de se priver d'une nourriture véritablement spirituelle. Il faut, comme le héros grec Ulysse, ne jamais perdre à l'esprit le but et ne pas se laisser entamer par les échecs ou les détours.

    Ce que Jésus-Christ propose, c'est la vérité, face à laquelle toute forme de culture fond comme neige au soleil - voyez comme la culture se nourrit du rêve, ne peut se résoudre à y renoncer, tandis que la science réduit le rêve au bête murmure des organes. De même la mort fait office d'argument culturel : on augmente ses mérites, tandis que du point de la vérité et des évangiles, la mort est la sanction des erreurs humaines.

  • Satan dans l'Eglise

    La démocratie-chrétienne, dans la mesure où le christianisme est spirituellement pur de tout idéal politique (c'est notamment cet aspect de la parole divine que Judas et les pharisiens ne voulurent pas entendre), se présente comme la subversion du christianisme la plus subtile aux yeux des chrétiens instruits des vérités divines. Ce qui est visiblement satanique également, c'est la façon dont les représentants de la démocratie-chrétienne ont assumé au nom de Jésus-Christ les entreprises sociales les plus criminelles au cours des temps modernes.

    On peut traduire la démocratie-chrétienne, qui déborde les limites de sa matrice catholique romaine, comme le triomphe des mythes politiques platoniciens sur le message évangélique au sein de l'Eglise institutionnelle. Le démocrate-chrétien, le catholique ordinaire, raisonne suivant les idées de Platon, bien que la lecture de la parole divine, même parcellaire, soit un danger permanent pour ses convictions platoniciennes, en particulier dans le domaine de la morale, car Jésus ne tient aucun compte de la vertu dans son enseignement. C'est en cela que le message chrétien est universel, et en cela qu'il est un bouleversement majeur et définitif : parce qu'il met fin au bonheur comme but ultime, il se situe par-delà la jouissance.

    Comment ne pas croire que l'histoire a un sens, quand on constate à quel point la bourgeoisie démocrate-chrétienne contredit le message évangélique, s'interpose entre l'homme et le salut, affirmant par exemple les droits de la mort sur l'homme quand les évangiles et l'apôtre Paul combattent la mort ?

    De l'évêque de Rome on comprend qu'il contribue à cet antichristianisme en raison de son effort pour affirmer ou réaffirmer sa position de chef de la démocratie-chrétienne, réajustant ainsi le discours catholique romain au niveau de propagande et de démagogie qui convient.

    "Politiquement, la conséquence la plus décisive de l'amalgame des institutions politiques romaines et de la philosophie grecque fut qu'il permit à l'Eglise d'interpréter les notions plutôt vagues et contradictoires du premier christianisme sur la vie dans l'au-delà à la lumière des mythes politiques platoniciens, et d'élever ainsi au rang d'une certitude dogmatique un système élaboré de récompenses et de châtiments pour les faits et les méfaits qui n'ont pas trouvé leur juste rétribution sur terre. (...) cela coïncida avec la chute de Rome, la disparition d'un ordre séculier assuré, la prise en charge des affaires séculières par l'Eglise, et l'émergence de la papauté comme puissance temporelle."

    (Hannah Arendt, "La crise de la culture").


    H. Arendt dissipe ici utilement le préjugé selon lequel l'"au-delà" serait une "invention des religions monothéistes" ; c'est en effet une conception qui découle des mythes politiques platoniciens, c'est-à-dire d'une philosophie païenne.
    H. Arendt donne la raison de cet emprunt parfaitement illégitime à la philosophie de Platon. Le message évangélique ne permet pas de fonder une éthique, ni d'endosser une quelconque politique.
    Le caractère temporel de l'idéologie platonicienne explique d'ailleurs que les cultures athées ou laïques proposent des substituts ou des équivalents au paradis et à l'enfer, comme la démocratie, promesse de récompense future faite au(x) peuple(s) par les élites politiques.

  • Satanée démagogie

    - On peut qualifier la démagogie de "stratégie de la terre brûlée de Satan" ; où est le satanisme là-dedans, répliquera le citoyen de ce temps ? D'abord parce que -les chrétiens fidèles à la parole de Dieu doivent bien garder cette vérité à l'esprit-, l'ordre politique reflète la volonté de Satan dans tous les siècles ; pour cette raison le Messie inculqua à ses apôtres un spirituel dédain de la chose politique ou civique.

    Ensuite parce que les politiciens cèdent à la démagogie comme on cède à une force supérieure ; autrement dit, la démagogie est un bien plus grand acteur politique que n'importe lequel des acteurs politiques des siècles écoulés. Les élites politiques modernes ne sont pas soumises au peuple, qu'elles dominent par bien des moyens, mais en revanche le personnel politique est soumis à la démagogie, aussi irresponsable considère-t-il cette manière de gouverner en son for, qui a entraîné les plus grands massacres par le passé.

    - L'ultime démagogie est représentée par la promesse de salut à toute l'humanité. "On ira tous au paradis" : voilà la chanson du musicien de Hamelin, suborneur des faibles pour le compte des puissants. On voit que la démagogie a un caractère profondément religieux - ce mysticisme ressemble beaucoup à celui qui ronge les personnes droguées, qui se croient capables de tout, libre de tout, mais qui ne font RIEN, et sont esclaves de TOUT. On voit aussi que la démagogie ne répond en rien au besoin du peuple ; la démagogie répond au besoin de domination des élites, qui malgré tout cèdent à l'irresponsabilité.

    - Cette démagogie est parfaitement étrangère à la morale et la vertu antiques païennes. Mais elle est aussi étrangère à l'évangile, qui énonce que "tous seront appelés, mais que peu seront élus" ; il n'y a pas de salut en dehors de l'Eglise.

    Il est vrai que le Messie ne donne à quiconque de leçon de morale. L'incitation au jeune homme riche et scrupuleux de donner tous ses biens n'est pas une leçon de morale mais de vérité. Quand le Messie traite ses disciples de suppôts de Satan, là encore ce n'est pas parce qu'ils font offense à la vertu, mais à la vérité.

    D'où vient donc la démagogie ? Le foyer de la démagogie est le clergé romain et sa fausse doctrine, déguisée en philosophie. C'est l'Eglise romaine qui susurre : "On ira tous au paradis", qui incite à fonder l'espoir dans l'homme et dans la mort. Le Messie n'est pas démagogue, ni démocrate, mais le pape, lui, l'est.

  • Satan dans l'Eglise

    Si un chrétien ou quelqu'un qui se prétend tel vous fait part de ses opinions politiques, vous pouvez lui lancer, que vous soyez baptisés ou non : - Vade retro Satanas !, comme Jésus-Christ lança à l'apôtre Pierre en pareille circonstance, quand celui-ci oublia que "la chair est faible" (c'était avant de recevoir le baptême de l'Esprit à la Pentecôte).

    D'ailleurs au train où vont les choses, mieux vaut avoir une bonne pomme à croquer dans sa poche que des opinions politiques.

  • Satan dans l'Eglise

    "ON IRA TOUS AU PARADIS" est la religion du bourgeois, derrière laquelle on devine la perfidie du clergé romain, ouvrant grand les portes des paradis artificiels afin de fourvoyer le plus grand nombre d'enfants, de les tenir à l'écart de l'amour.

    "ON IRA TOUS AU PARADIS" : ce qu'un suppôt de Satan ou un païen prendra comme le plus grand attentat jamais perpétré contre la vertu par le christianisme, n'est en réalité que la stratégie de la terre brûlée mise en oeuvre par Satan, afin de creuser entre l'amour de Dieu et l'homme un "no man's land" infranchissable.

    Mais douze fois le nombre des apôtres peut suffire à vaincre les légions de Satan, vêtues de pourpre et d'écarlate.

  • Cinéma de Satan

    L'acteur G. Depardieu a déclaré : - Je ne voudrais pas être un saint, c'est trop chiant d'être un saint.

    L'acteur lui-même est adoré comme une sorte d'idole, et ce statut semble avoir rempli son existence d'applaudissements et de louanges. Cette existence s'achèvera probablement dans un hommage national, sorte de paradis pour les amateurs de cinéma et d'acteurs ; un évêque catholique, sans tenir compte des déclarations sataniques de l'acteur, fera un beau sermon creux sur la dépouille du grand homme, comme sont payés à faire les évêques catholiques.

    Mais apparemment l'acteur Depardieu est persuadé, lui, de ne pas avoir eu une vie chiante mais une vie trépidante. D'avoir incarné des vies "héroïques" à l'écran l'a peut-être persuadé d'avoir été lui-même vraiment héroïque ?

    Le principe diabolique, opposé à la sainteté, consiste à porter aux nues ce qui n’a qu’un intérêt limité. Les relations charnelles, la procréation, la famille et tout ce qui s’ensuit n’ont qu’un intérêt limité, spirituellement nul, par exemple ; l’homme, dit Jésus-Christ et ses apôtres, ne se soumet à la chair que par faiblesse.

    Quand on observe l’acteur Depardieu, et le cinéma tout entier, fabriqué par des personnes passives pour des personnes passives, on pense en effet à la chair, à l’ivresse qu’elle procure et au pschiiiit ! qui s’ensuit.

    Et puis quel saint Depardieu a-t-il rencontré pour fonder son témoignage ? L’un de ces saints que l’Eglise catholique fabrique pour le besoin de sa propagande à coups de procédures ridicules, sans parfois même s’embarrasser de la vraisemblance ? Pour être saint, il faut être maudit par la société, non loin des grands criminels. 

  • Satan dans l'Eglise

    Vu les dernières déclarations de l'évêque de Rome, autoproclamé chef d'une Eglise à vocation universelle, le thème de "Satan dans l'Eglise" est plus que jamais d'actualité.

    En effet, le pape François ne paraît plus désormais se soucier de l'apparence chrétienne de ses discours, qu'il convient de qualifier de "propagande" car leur but de séduction (totalitaire) détermine leur contenu. Il est vrai que ses prédécesseurs, par le biais d'une philosophie sophistiquée, procédaient de même, transformant le message évangile en gnose anthropologique athée.

    L'écologie, façon mystique de parler d'économie, est une préoccupation étrangère au chrétien, qui ne partage pas les soucis mondains de ses contemporains. Les évangiles sont sans équivoque sur ce point et PARFAITEMENT DISSUASIFS de vouer à la planète terre un culte. La terre est le socle des mondanités.

    Le discours encyclique récent "Laudato si" se place d'emblée sous le signe de la mystification, en fixant l'objectif de "sauvegarde de la maison commune". Au-delà de la vanité du discours écologiste, que l'on trouve habituellement dans la bouche d'imbéciles (dépourvus de moyens contre l'économie capitaliste) ou d'hypocrites (les actionnaires des nations) : il n'est nulle part fait allusion à une quelconque "maison commune" dans les écritures saintes. Une telle métaphore ne peut se rapporter qu'à l'Eglise du Christ ou la Jérusalem céleste, qui pratiquement est l'antithèse de la terre, tabernacle des ambitions humaines.

    Il ne faut donc pas hésiter à bousculer les catholiques romains, à leur faire régurgiter leurs serpents et argumentaires cauteleux. Tous les hommes sont pécheurs, mais se rangent directement sous les ordres de Satan ceux qui cherchent à justifier la chair ou la terre, ou encore qui cherchent à jeter la confusion sur le sens du message évangélique.

    Sur les quelques citations des apôtres que contient le discours encyclique "Laudato si", le procédé employé pour les détourner au profit d'une préoccupation étrangère à la volonté de dieu, je reviendrai ultérieurement. Disons ici que ce n'est pas un phénomène nouveau ; le pape Benoît XVI précédemment avait assez de machiavélisme pour fonder un césarisme chrétien sur ce qui l'empêche, à savoir l'injonction de rendre à César ce qui relève de César.

  • KTO est Satan

    Satan dans l'Eglise est représenté par la démocratie-chrétienne, en tant qu'elle est le discours moral ou social dominant. Cette subversion majeure est multiséculaire ; aussi peut-on parler de "la queue de la bête".

    Les évangiles et les épîtres de Paul décrivent une montée en puissance de l'Antéchrist au cours du temps, son meilleur allié. L'aspect de l'écoulement du temps est important, car il permet de reconnaître derrière la démocratie-chrétienne un culte solaire (voyez ainsi ce qu'un ancien évêque de Rome, Jean-Paul II, disait du Temps).

    On peut dire que l'Eglise catholique romaine s'est métamorphosée en démocratie-chrétienne ; l'évolution du monde a rendu caduc le cadre juridique et la hiérarchie anciennes. La doctrine du pape actuel est une doctrine plus "démocrate-chrétienne" que "catholique romaine" ; contrairement à une idée répandue, la doctrine catholique romaine n'est pas la plus dogmatique, mais la plus évolutive qui soit ; pour une raison facile à comprendre : elle n'a pas de référence fixe. Elle ne peut se référer à la nature (Th. d'Aquin a conscience que le droit naturel est la "loi païenne"), et la parole divine (évangiles) proscrit absolument toute forme de doctrine sociale chrétienne. De mauvais historiens attribuent au protestantisme l'esprit du capitalisme ou de la démocratie-chrétienne. En réalité la subversion anthropologique est bien plus ancienne.

    Preuve que la consécration de l'argent comme une espèce sacrée n'est pas l'apanage exclusif du protestantisme, ledit Pierre de Lauzun, dans une gazette démocrate-chrétienne, s'efforçait dernièrement de porter le veau d'or sur les fonds baptismaux de l'Eglise romaine. Son article s'intitule : "Il est possible de moraliser la finance."

    Sur un plan purement intellectuel et économique, n'importe quel imbécile est capable de comprendre que le succès de la finance repose sur son immoralité. Un financier qui ne le comprendrait pas donnerait un avantage considérable aux financiers du Royaume-Uni qui l'ont compris depuis longtemps. Ledit Pierre de Lauzun est donc un tocard.

    Mais le sujet n'est pas là. On peut couper court toute tentative démocrate-chrétienne de "doctrine chrétienne économique", en disant ceci : rien dans les évangiles ne permet de fonder le droit de propriété. Autrement dit, celui-ci relève d'une mystique étrangère à l'esprit du christianisme. Je dis "mystique", car aucun historien ne peut concevoir le droit de propriété autrement que comme ce qu'il est, sur un plan pragmatique : l'enregistrement d'un rapport de forces naturel.

    Or on ne peut définir de règles économiques sans poser le principe du droit de propriété. Par conséquent la thèse d'une éthique économique chrétienne (ou juive) est pure fantaisie. Disons plutôt, pour faire deviner la stratégie de Satan dans cette "fantaisie", qu'il s'agit ici de faire diversion. C'est la stratégie globale des élites démocrates-chrétiennes : non pas faire passer directement les évangiles à la trappe, mais multiplier les diversions ou les divertissements afin d'empêcher ceux qui seraient tenter de suivre Jésus-Christ que son message est entièrement dépourvu de bénéfice sur le plan social.

    Concluons en disant que le principe de la démocratie-chrétienne a déjà été divulgué par Shakespeare dans "Le Marchand de Venise". Shylock ne règne pas aujourd'hui sur le monde par hasard (même si c'est selon la loi du hasard).

  • Satan dans l'Eglise

    Les médias font actuellement de la publicité à une affaire de moeurs impliquant un haut dignitaire de l'Eglise romaine. Le nonce apostolique Mgr Wesolowski, représentant de l'évêque de Rome en République dominicaine, est en effet soupçonné d'avoir séduit (avec de l'argent) et abusé sexuellement de jeunes garçons à maintes reprises. Dénoncé en République dominicaine, il était retourné à Rome. Le scandale public oblige la police et les juges du Vatican à la juger prochainement.

    Quelques remarques à propos de ce fait divers s'imposent ; mais d'abord notons l'attitude ambiguë des médias, qui condamnent officiellement la violence et les débordements sexuels, en même temps qu'ils tirent des profits gigantesques du spectacle qu'ils offrent et de la fascination du grand public pour ce type de spectacle, sans doute moins sanglants que les jeux du cirque, mais qui jouent néanmoins un rôle politique de sidération des masses.

    - Mgr Wesolowski est un représentant de l'évêque de Rome et non de Jésus-Christ. Un fait simple l'indique : il n'y a pas de "monsignore" ni de haut dignitaire dans l'Eglise de Jésus-Christ, qui a demandé à ses apôtres de ne pas l'appeler "maître" mais "frère", et exigé d'eux qu'ils n'appellent "père" que dieu seul. L'exigence évangélique diffère radicalement de l'exigence sociale dont dérive l'Eglise romaine. Dans cette affaire, l'Eglise catholique s'est comportée comme une institution. En effet, TOUTES LES INSTITUTIONS s'efforcent de dissimuler leurs infractions et leurs crimes quand elles en commettent, au nom de la préservation de l'institution. Aucune institution n'est transparente, de même qu'aucune élite ne l'est.

    - Le prochain procès de ce Mgr Wesolowski par les autorités judiciaires du Vatican est une parodie de procès : aucun tribunal humain ne peut se prévaloir de Jésus-Christ ou de Dieu qui, seul, sonde les coeurs. L'origine du scandale est dans cette officialité chrétienne, et c'est exactement là que se loge le satanisme, opérant son oeuvre de division des hommes et d'occultation de la vérité. De surcroît, il est impossible sur la foi des évangiles de définir une sexualité "normale", et par conséquent d'autoriser ou de prohiber tel ou tel comportement sexuel.

    C'est là le point de départ de l'aliénation mentale du clergé catholique. En effet, pourquoi Jésus-Christ est-il chaste ? Parce que c'est un homme libre, et c'est cette liberté qui en fait un être divin. La chasteté du Messie est la conséquence de son immortalité, et non sa cause. Le principe de la chasteté du clergé romain est par conséquent irrationnel et non évangélique.

    - Il semble utile de remarquer que la doctrine catholique, en fait de christianisme, véhicule une philosophie platonicienne dont le clergé catholique est largement imprégné depuis le moyen-âge. Or Platon, non seulement est pédéraste, mais justifie le bienfait de la pédérastie sur le plan de sa vocation philosophique. La pédérastie, explique-t-il, le "libère" des obligations familiales qui sont le lot de beaucoup d'hommes, le rendant ainsi plus disponible pour les oeuvres civiques. Au regard de la culture grecque, le propos de Platon n'est pas indécent. Mais l'on peut redouter l'influence de la philosophie platonicienne sur les moeurs du clergé catholique, dans un contexte où le commerce sexuel pédérastique n'est pas organisé, comme il fut du temps de Platon.

    Les évangiles, quant à eux, n'ont AUCUNE VOCATION CIVIQUE OU SOCIALE. La porte est fermée dans le nouveau testament à toutes les tentatives de réduire le message du Messie au plan social, avec une fermeté et une intransigeance éternelles.

    - S'en remettre à la psychologie et à l'art psychanalytique pour choisir de retenir ou d'éliminer tel candidat au sacerdoce catholique romain, suivant la proposition de l'ex-évêque de Rome J. Ratzinger est une suggestion parfaitement inepte. La psychanalyse n'est pas plus scientifique que les probabilités économiques ne le sont. Il faut beaucoup de superstition pour faire confiance à la psychanalyse, et cette superstition-là n'est pas chrétienne. Elle est allemande. Où sont les preuves de l'efficacité de la psychanalyse en termes de prédiction ? Beaucoup plus nombreuses sont les preuves de son inefficacité. L'aliénation mentale recule-t-elle aux Etats-Unis, nation superstitieuse où les médecins psychiatres sont tenus pour des savants et la psychanalyse pour une science ? Aux Etats-Unis, dont la population vit très largement sous une camisole chimique ?

    En somme, pour avoir confiance dans la psychanalyse, il faut être platonicien.

    - Un dernier point. La condamnation de l'abus sexuel commis sur des enfants, comme un crime d'une gravité extrême, par les représentants d'une société dont la culture concourt largement à l'infantilisme, revêt le caractère d'extrême tartuferie. Les enfants sont en effet les premiers sacrifiés sur l'autel de la vanité de l'Occident.

     

  • De la satanique vertu

    A l'épreuve du temps, la vertu virile tourne forcément au vice féminin.

    On peut, en polémiquant ainsi que Nietzsche, voir dans la société moderne efféminée, ayant dangereusement perdu la raison, la main du christianisme. Il est incontestable qu'il y a quelque chose de chrétien dans les moeurs et les politiques modernes, du moins en apparence. L'égalitarisme est une notion étrangère à la culture de vie païenne, fondée sur le droit et la raison naturels.

    Mais on y verra plus justement la marque du temps, car la vertu, aussi virile, entière, soit-elle, n'a pas de fin véritable. Il faut que Nietzsche, le suppôt de Satan, à la fin crève comme une bête, ayant ignoré la métaphysique. De même crèvera la pseudo-science moderne, en raison de son "infirmité de but", comme dit Shakespeare-Bacon ; car ce n'est pas le tout de procurer des moyens techniques, encore faut-il que ces moyens soient ordonnés à un but, sans quoi ils finissent par péricliter.

    La vertu est souvent considérée comme une fin par les femmes, sous une forme mystique abstraite, une fin qu'elles n'atteignent parfois jamais, à cause de leur vice ou de leur défaut de constitution originel. De même on peut penser que certaines féministes aspirent à la virilité qu'elles jalousent.

    C'est là aussi l'explication psychologique du satanisme de Nietzsche, intellectuel souffreteux aspirant à la vertu. Autrement dit, les hommes vertueux conçoivent mieux les limites de la vertu que les personnes vicieuses, qui, quand elles insultent la vertu, trahissent la jalousie qu'elles éprouvent de cet état.

    L'articulation entre la vertu et la métaphysique serait plus facile à comprendre si la philosophie médiévale catholique n'avait pas brouillé les cartes, une hiérarchie que le savant chrétien humaniste F. Bacon s'est employé à rétablir.

    Je réponds ici partiellement à Fodio, qui m'interroge sur le passage de l'évangile de Jean où le christ Jésus redonne ses jambes à un paralytique le jour du sabbat, au grand dam des prêtres juifs. L'antichristianisme de l'Eglise romaine se reconnaît à son attachement à une organisation ecclésiastique que le Messie et son fidèle apôtre Paul, dans ses épîtres, ont privée de légitimité. Pour cette raison, LA HAINE DISCRETE DE PAUL DE TARSE EST DANS LE CLERGE ROMAIN, FASCINE AU CONTRAIRE PAR JUDAS L'ISCARIOTE.

    Comprends donc, Fodio, que le clergé s'organise autour de la notion de vertu. Il est donc logique que ce passage de l'Evangile de Jean aborde ensemble la question du péché et celle de la légitimité du clergé juif. L'amour de dieu est si fort, dit Jésus-Christ, que même les personnes vicieuses peuvent le recevoir : c'est cette parole qui, d'abord est neuve, ensuite fait à jamais obstacle au mensonge de "l'anthropologie chrétienne" (ou juive), comme disent les pharisiens de nos jours ; si un homme est vertueux, grand bien lui fasse, mais cette vertu au regard de dieu n'est rien. AUCUNE SORTE D'ORGANISATION HUMAINE CONCOURANT A LA VERTU n'a de valeur au regard de dieu. "Les oeuvres ne justifient pas." répète Paul.

    DANS LE CHRISTIANISME, VERTU ET VERITE METAPHYSIQUE N'ONT PAS LA MÊME SOURCE. TOUTE LA RUSE DU CLERGE CONSISTE A NE FAIRE DE CES DEUX SOURCES QU'UNE SEULE. C'est pourquoi je dis que le catholicisme romain est la religion de l'occultation de Satan et de sa puissance. Beaucoup de catholiques romains agissent pour le compte de Satan, qui croient agir pour le compte de Jésus-Christ.

    Par conséquent, pour revenir à l'élucidation demandée par Fodio : Jésus-Christ ne nie pas que le handicap physique soit la marque du péché, ou que la beauté soit une marque de vertu (= de virilité dans la mentalité antique). Le nier reviendrait à nier la puissance de Satan, à faire effectivement ce que Nietzsche reproche abusivement au christianisme : l'éloge de la faiblesse. Jésus-Christ affirme la supériorité de l'amour sur la vertu. C'est, du reste, parce qu'elle est supérieure qu'une religion de l'amour peut se passer, contrairement à toutes les autres, d'un clergé institutionnel.

    Paul ne désarme pas les chrétiens quand il les dissuade d'accomplir une oeuvre terrestre, il les arme pour un autre combat, non moins âpre que celui de la vie.

    Mais comment mener de front le combat banal mais nécessaire de la vie, et celui encore plus exigeant de la vérité ? Comment un homme le pourrait-il ? A cette question, le Messie répond : "N'ayez pas peur !" ; à quoi il est permis d'ajouter ou de faire cette remarque que la vie moderne est faite pour rendre le combat de la vie plus difficile. Or, comme la "modernité" n'est qu'une illusion, un mirage, un luxe de précautions inutiles, on peut mettre le feu à ce bûcher des vanités sans crainte de perdre quoi que ce soit.

  • Satan dans l'Eglise

    S'il n'opérait pas à l'intérieur de l'institution ecclésiastique, l'antéchrist serait impuissant à subjuguer le monde. Les disciples de Jésus-Christ ont été avertis par les évangiles et les épîtres de Paul de cette manifestation occulte de Satan, non pas sous la forme du paganisme traditionnel, c'est-à-dire de la religion du "droit naturel", mais s'avançant masquée derrière la rhétorique chrétienne.

    Même un catholique romain, même le pape ne pourra pas nier que le ou les schismes constituent une preuve de l'activité de l'antéchrist à l'intérieur de l'Eglise - car il justifie le raisonnement de l'athée ou du païen qui dit : - Il n'y a pas de message évangélique, mais trente-six interprétations de ce message propices à justifier trente-six partis différents. Et le païen ajoutera : - La nature, elle, suggère une doctrine bien plus univoque et constante - le droit naturel est dur, mais cette dureté est celle de la vie elle-même, qui ne présente pas de trace d'amour, de liberté ou d'une vérité supérieure au droit naturel. L'abstraction elle-même, où l'homme croit parfois trouver un mode de raisonnement autonome, n'est qu'un référent naturel. Le cosmos est insondable pour l'homme, qui ne peut que le réduire à des schémas, "big-bang" où autres spéculations, pour le confort de son esprit. Les limites naturelles - la mort - sont infranchissables. Il n'y a pas de progrès, seule la jouissance est pour l'homme une perspective raisonnable, et la jouissance est nécessairement inégalitaire." (je résume ici plus ou moins le propos de Nietzsche).

    Mais la vérité est bien plutôt que les doctrines sociales offrent aux chrétiens, comme aux païens ou aux athées, un refuge et une sécurité que la vérité ne procure pas. Traduire le message évangélique en "doctrine sociale" est donc une tentation permanente, la tentation décrite par le Messie lui-même comme la volonté de faire le royaume de dieu sur la terre - en effet, quelle doctrine sociale chrétienne pourrait s'assigner un autre objectif ? La quête de la vertu elle-même répond à un besoin anthropologique et non métaphysique. Nietzsche a parfaitement raison de qualifier la doctrine sociale chrétienne d'irrationnelle, voire démentielle, en tant qu'elle s'abstient de faire l'apologie de la beauté contre la laideur, de la force contre la faiblesse, de l'élitisme contre l'égalité. Mais les chrétiens fidèles n'ont pas plus de raison de croire cette transposition du message évangélique dans l'ordre social, ni l'abaissement de la métaphysique au plan de l'anthropologie pour une volonté divine.

    La faiblesse de la chair est décrite dans l'évangile comme le principal obstacle à la spiritualité chrétienne. Ce n'est pas une innovation ou un parti-pris exclusivement chrétien, puisque plusieurs philosophes antiques, grecs notamment, contrairement aux assertions erronées de Nietzsche sur ce sujet, ont pu concevoir la force de l'instinct comme une limite à l'accomplissement plein et entier de l'homme, le maintenant au stade nécessairement bestial de l'animal politique. C'est un dialogue de sourds entre le Messie et Ponce Pilate, c'est-à-dire en la métaphysique et l'organisation politique.

    La mythologie chrétienne de Shakespeare est la seule mythologie qui prenne en compte la ruse de l'antéchrist et sa manière de subjuguer le monde à l'aide de discours chrétiens. Certain critique a pu reprocher à Shakespeare son manque de simplicité en comparaison de Homère (L. Tolstoï), mais c'est ignorer que la complexité, la soumission au paradoxe présentée comme un progrès de la conscience par le clergé moderne, qui témoigne en réalité de l'arbitraire des lois modernes et non de leur rationalité, cette complexité est généralement le verre d'eau dans lequel se noie l'homme moderne. Autrement dit l'existence se présente comme un labyrinthe bien plus inextricable à l'homme moderne qu'elle se présentait dans l'antiquité. L'intellectuel est une espèce d'homme nouvelle, plus féminin que viril, particulièrement adaptée à l'assignation du néant par la culture moderne. Shakespeare ne pouvait pas ne pas tenir compte de ces circonstances nouvelles, et du progrès de la ruse dans la manière de gouverner les hommes. Cependant ses traits contre les "éminences grises", qui bien plus encore que les tyrans tirent les ficelles du monde, sont sans équivoque.