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  • Fête de la musique

    « - Je me demande ce qu'ils ont tous à vouloir faire de la musique alors qu'ils se …ladent …jà …oute ……née ……pod ………reille !
    - Hein ?
    - L'i-pod, ils se baladent toute la …née …ec !!
    - Et alors ?? je …ge pas ton …stoire …pod !? …Arle …lus …ort !!
    - …erde ! …ment veux tu que je cau… …lus …ort que ce …nard …vec …on …icro !!!
    - …aisse …omber …i-pod et vise plutôt cette nana en tee-shirt vert, les nibards d'anthologie qu'elle a !!! »

  • Chacun son style

    Sur le blogue d'Alain Juppé, il y a des "Coups de cœur", mais aussi des "Coups de gueule", et des "Réflexions". Au mois de mai, par exemple :
    « (…) J'avance lentement dans la lecture du roman de Jonathan Littell, "Les Bienveillantes".
    Récit insoutenable de l'extermination des Juifs, au fur et à mesure de l'avancée de la Wehrmacht et des Waffen-SS en Ukraine. Nausée!
    De la cime à l'abîme. »


    Vous remarquez comme c'est habile ; tandis que les crétins, se disent : « Ô, "de la cime à l'abîme", comme c'est beau ! et puis cette compassion pour les Juifs ! Quand même, on a perdu là un humaniste et un grand poète gaulliste ! », les types comme moi, qui ont du mal à avaler le "business de la choa" à la sauce charabia franglais de Littell se disent : « Ouais, il avance lentement, ça veut dire qu'il a du mal à dépasser la page 2 du pensum. Hypocrite MAIS lucide… »
    Une chose est sûre, Juppé a tout compris à l'usage commun du blogue : en remettre une couche dans le politiquement correct et les bons sentiments qui ne mangent pas de pain.
    Décidément, la société française est trop injuste vis-à-vis des grands chauves brillants. Ce qui est bien, c'est que maintenant Juppé va avoir tout le loisir d'achever les "Bienveillantes".

  • Créationnisme (2)

    Les vrais biches, elles, s’enfuient lorsqu’elles se sentent observées. Celle-ci, au contraire, s’abandonne aux regards volontiers, sur la "plage". C’est une brune, au visage un peu commun, certes, mais qui ne manque pas de caractère. Le meilleur, c’est cette anatomie délicate, ces muscles allongés et ces articulations délicates qui permettent des désaxements variés ; pour moi, il y a beaucoup de perspective chez cette fille. Je ne réclame pas de preuve supplémentaire de l’existence de Dieu.
    En rentrant, je tombe sur ce mot de Delacroix : « J’aimerais autant une société où on n’aimerait pas la vertu, que celle où il serait possible d’avoir le culte du laid. »

    *

    Les Méditerranéennes sont plus pudiques que les gonzesses du Nord, on dirait ; elles sont plus nombreuses à s’approcher jusqu’au bassin enveloppées dans un drap de bain, et la présence d’hommes dans les douches pendant qu’elles font leurs ablutions paraît les troubler davantage. Peut-être, en revanche, les gonzesses du Nord sont-elles plus secrètes sur le fond de leur pensée ?

    « Il y a peu de femmes dont le mérite dure plus que la beauté. » relève Delacroix dans La Rochefoucauld.

  • Créationnisme (1)

    Le “marché de l’art”, cette invention-là a de quoi soulever le cœur d’une âme classique ou même romantique !

    Jean-Philippe Domecq, spécialiste de Ruisdael par ailleurs, a souligné la bêtise de la critique d’art contemporain. Mais Domecq est un idéaliste. À le lire, en le simplifiant un peu peut-être, mais quand même, on peut croire que le résultat que nous avons sous les yeux, tout cet amoncellement de bluff, Anselm Kiefer & Cie, une conjuration de critiques, d’universitaires et de galeristes foireux en sont directement responsables. C'est trop leur faire d'honneur. Non, les causes de l'éclipse sont beaucoup plus profondes.
    Ce que Domecq n’explique pas, c’est comment l’imbécillité et la malhonnêteté ont triomphé de la clairvoyance et de la franchise. Domecq n’insiste pas assez sur le cynisme qui se cache derrière le barnum de l’art contemporain. L'ignorance est secondaire. Des trissotins comme Catherine Millet, Jean Clair, Yves Michaud, Daniel Arasse, il y en a toujours eu, mais ils ne jouissaient pas d'une telle faveur jadis.

    *

    Pourquoi la production française d'art contemporain n'est-elle pas à la hauteur de celle de ses concurrents allemands ou yankis ? Je parle ici de "hauteur" en dollars, un critère sur lequel la critique d'art contemporain garde les yeux rivés.
    Probablement, entre autre, parce que le centralisme français a un effet de corset qui ne favorise pas l’expression de personnalités artistiques dans une direction toujours plus inattendue ou saugrenue. Ou, autrement dit, en France on n’achète ou ne produit que ce qu’il est de bon ton de produire à tel ou tel moment. Paris donne le “la”, pour le meilleur comme pour le pire, actuellement. Et Paris ça veut dire une poignée de gugusses.
    À un moment donné, par exemple, il n'y a pas si longtemps, il y a eu à l’école des Beaux-Arts de Paris, le chef-lieu de l’académisme depuis David, une interdiction faite aux peintres qui y avaient échoué de… peindre. On n'imagine pas une telle directive aux États-Unis, au contraire, où le sens du commerce domine et où un minimum d’intelligence des affaires incline à penser que la future mode ne ressemblera pas à la mode actuelle.
    Pourquoi l’art français est à la remorque, c’est parce que les artistes français prennent plus au sérieux l’art contemporain que les Yankis eux-mêmes ; ils cherchent à imiter une pratique dont une des caractéristiques est, précisément, d’être inimitable.
    Duchamp lui-même, ce pauvre philosophe dont la punition est d’être attaché “ad vitam aeternam” au concept d’urinoir, Duchamp lui-même était abasourdi de voir des imitateurs débarquer dans son usine à gaz pour lui soumettre de nouvelles versions de son "innovation".

    *

    Si Sarkozy, comme il en a exprimé le vœu récemment, veut faire repasser en tête l’art contemporain français dans la compétition, il n’ a pas beaucoup d’autre choix que de parfaire l’américanisation de la société française.
    Ce qui serait dommage, c’est qu’une fois cette tâche accomplie, dans le sens de l’Évolution et du Progrès, ça soit le goût russe qui s’impose au monde (le goût chinois, il n’y a guère de risque, vu que le capitalisme ajouté au communisme en Chine devrait pour longtemps couper les Chinois de toute vie artistique.)

    (PS : Je me réjouis que mon pote H. ait enfin ouvert son blogue ! [http://happeur.hautetfort.com]. On ne sera pas trop de deux pour défendre l’art créationniste occidental et provoquer un krach de l'art bidon de Pinault & Arnault.)

  • C'est fini

    Plein de bonnes nouvelles à la radio ce matin… D’abord le cœur de Ségolène Royal est de nouveau à prendre. C’est une occasion neuve qui s’offre aux amateurs, comme moi, de grandes femmes bien élevées comme Ségolène ; j’avoue que si elle n’était pas en âge d’être ma mère…
    D’emblée j’évacue l’objection de mes amis “fachos” comme quoi elle serait “de gauche”. Et alors ? Depuis la première, c’est un peu une tradition chez les femmes d’être de gauche et de prendre le contrepied du bon sens ; le tout est, au contraire d’Adam, de ne pas laisser sa femme prendre trop d’initiatives. Et puis du moment que Ségolène ne s’habille pas comme une femme de gauche, comme Sylviane, Cécilia, ou bien la régulière de Juppé (son prénom m’échappe)…

    D’ailleurs quel homme aujourd’hui ne rêve pas, à voix haute ou secrètement, d’une femme comme Ségolène, autonome, qui vaque à ses affaires et laisse son homme respirer, qui ne réclame pas une attention constante de sa part, voire pas d’attention du tout !? On n’imagine pas Ségolène en effet réclamer son quota d’orgasmes mensuel, comme une vulgaire lectrice de Elle.
    La preuve que mon choix est bon, c’est que tout au long de ces élections interminables, lorsque j’ai confessé ici ou là que j’en pinçais pour Ségolène, cela m’a valu des réflexions féminines acerbes ou ironiques, du genre : « Ben voyons, vous les hommes vous n’êtes gouvernés que par votre queue ! »
    Par respect pour les dernières femmes de la trempe de Ségolène, j’éviterai de dire, moi, à quoi je compare l’orifice féminin !

    Je précise que je n’ai aucun mépris vis-à-vis de François Hollande, au contraire, il m’est plutôt sympathique, il me fait penser à un Brueghel (de velours un peu cauteleux), et j’ai bien aimé sa façon, virant au Bosch, de fustiger le “traître Éric Besson” ; à une époque un peu plus “shakespearienne” que la nôtre, je sens que Hollande n’aurait pas hésité à faire passer le goût des petits calculs mesquins à cette face de comptable véreux en le faisant molester par des spadassins du parti. À la bonne heure ! Mais le sieur Hollande n’est pas marié à madame Royal, que je sache ; par conséquent il n’est pas interdit à d’autres hommes de la convoiter.

    *

    Seconde bonne nouvelle, les Bordelais ont rappelé Juppé aux affaires municipales. J’avoue que je trouve ça touchant, cette idylle des Bordelais pour leur édile. Celui-ci a la bobine d’un qui ne touche jamais à une goutte de vin, mais il est bardé de diplômes et de citations, et, apparemment, c’est un genre qui séduit encore en Aquitaine (On se souvient que Montaigne n’est pas des plus comiques non plus, quand il n’est pas carrément rébarbatif et plat comme la forêt des Landes).
    Mais le vin, le vin c’est une chose sérieuse ! Et le bordeaux est en danger, menacé par la montée des eaux et le réchauffement climatique. Un maître de chais qui boit de l’eau minérale est donc ce dont Bordeaux a le plus besoin en ce moment. Pour se rendre au Ministère de l’Écologie Urgente en vélo, si possible sur la roue arrière pour impressionner les médias, ce pantin de Hulot fera bien l’affaire, ou Roselyne Bachelot à trotinette.