Ce n'est pas seulement Pascal Sevran que le Niger devrait attaquer en justice en raison de ses préjugés évolutionnistes néo-colonialistes, mais tout le paysage audiovisuel français.
L'évolutionnisme est en effet un des dogmes les mieux partagés par les journalistes qui font désormais la pluie et le beau temps en matière de préjugés et d'idée reçues. Malthus, méprisé des contemporains de Flaubert, bientôt les capitalistes lui attribueront un boulevard.
Pas plus tard qu'hier, c'est un gugusse, bombardé spécialiste scientifique à Europe 1 (joujou d'Elkabbach, capitaliste pluridéficitaire), qui parle dans sa chronique de notre "proche cousin le singe" d'une voix de ravi de la crèche. Qu'est-ce que ça signifie, "proche cousin" ? Proche par la ressemblance ? Proche moralement ? Proche dans le temps ? Plus proche que le lynx ou le poisson-lune dans le tronc généalogique des évolutionnistes ? On serait dans une émission religieuse, je comprendrais, mais la chronique est censée être scientifique et un scientifique ne pas prendre forcément ses désirs pour des réalités.
Le gugusse en question poursuit en détaillant la théorie inepte d'un évolutionniste de Tel Aviv selon laquelle les larmes humaines, provoquées par l'émotion, un de nos "privilèges" par rapport au singe, les larmes ne seraient en fait que le résultat d'une mutation, une adaptation de l'homme à son environnement. Pour expliquer que les larmes constituent un atout dans la compétition entre les individus au sein de l'espèce, l'argument invoqué est tellement foireux et incohérent qu'il m'est impossible de le retranscrire ici de façon cartésienne.
En dehors d'un historien, Franck Ferrand, tous les journalistes d'Europe 1, à commencer par le directeur, donnent l'impression d'avoir fait leur éducation dans "Pif-Gadget". Chaque fois que j'écoute Franck Ferrand parler sur Europe 1, j'ai l'impression d'entendre le représentant d'une espèce en voie d'extinction.
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Créationnisme (9)
Les créationnistes sont bien placés pour savoir que la loi naturelle de sélection des espèces de Darwin, "empruntée" à Malthus, est fausse, infirmée par l'observation des faits par les naturalistes.
Le "struggle for life", la loi du plus fort, ne permet pas de comprendre l'évolution. Dans l'échantillon infini offert à la curiosité du chercheur, on a trouvé des exemples contraires, d'individus apparemment plus faibles qui survivaient. Ensuite c'est comme si on avait essayé d'harmoniser les faits avec la théorie affaiblie, on a imaginé que ces individus faibles renforçaient l'espèce, le groupe auquel ils appartenaient. Aujourd'hui cette explication ne satisfait plus les scientifiques.
Le combat de l'art contre la production industrielle, des créationnistes qui pensent de travers contre les évolutionnistes rigides, du dévédé contre le livre, du catholicisme dissident contre le capitalisme, tous ces combats font penser à celui de David contre Goliath : la chute n'est peut-être pas aussi prévisible qu'on pouvait penser d'abord. -
Le dopage, c'est le capitalisme
Le dopage est caractéristique des mœurs capitalistes. Le condamner est caractéristique aussi de l’hypocrisie capitaliste… à la française.
La coexistence de principes de civilisation complètement immoraux et d’un discours extrêmement moralisateur, ce décalage produit des situations mi-bouffonnes, mi-absurdes, comme le mariage homosexuel de Bègles, l’art contemporain, le féminisme, l’avortement industriel, l’écologie, les sites pornographiques qui affichent un label cynique “Nous luttons contre la pédophilie”, etc.
Ce décalage étrange, cette absurdité qui choque d’abord les âmes sensibles, n’est pas la cause de la décadence, une folie étrange, ce n’est pas “la fin de l’histoire”, ce n’est que le symptôme d’une économie fondamentalement viciée, le résultat d’un engrenage fatal.
Le matérialisme marxiste permet de voir la force de cet engrenage économique et social. Contre cet engrenage, les sermons sur la “loi naturelle” ne peuvent rien. L’intelligence même, c’est-à-dire la meilleure compréhension de la réalité possible, loin des discours philosophiques, ne peut suffire. Mais le matérialisme permet de prendre la mesure de la force de cette réalité, de mieux saisir le sens de l’esclavage actuel.
La “dissidence”, qu’on peut compter sur les démocrates-chrétiens pour transformer en simple discours philosophique, n’est cependant plus du domaine du discours, mais de l’action, ne serait-ce que de l’action passive : cette dissidence a besoin d’être éclairée.
Le sentiment d'impuissance qu'éprouve la poignée de dissidents qui manifeste tous les ans contre l'avortement, contre toute la société, ce sentiment d'impuissance n'est pas infondé. Mais il n'est pas plus justifié de penser que le capitalisme et la démocratie dureront mille ans, ou ce genre de slogan publicitaire.
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Pour revenir au sport capitaliste, que fait-on en France ? On condamne hypocritement des champions cyclistes étrangers relativement obscurs, tandis que Zidane, demi-Dieu de l’Olympe, peut raconter naïvement et en toute quiétude dans des intervious comment il se dope sur les conseils de Johnny Halliday.
Des crétins de philosophes, le genre à être invités sur les plateaux de télé, ont même pu voir en Zidane un “artiste”, invoquer la “beauté du geste”… Outre que Zidane faisait partie des footballeurs les plus lourdingues, que c’était visblement un des moins “aériens”, ce qui prouve l’esprit moutonnier de ces philosophes, c’est se nourrir d’illusions sur la liberté de Zidane. Plutôt qu’un demi-dieu de l’Olympe, Zidane était un esclave du sport capitaliste, largement dépassé par les “enjeux financiers” - comme disent les capitalistes dans leur langage administratif.
Aux États-Unis, on a choisi depuis longtemps d’autoriser le dopage, afin de laver le sport du soupçon de tricherie. Le cycliste Armstrong n’avait certainement pas l’impression d’être un tricheur. Il devait se dire que les Français étaient des communistes un peu tarés.
On peut le comprendre. Les organisateurs du Tour de France n’ont pas les moyens de s’opposer à la mondialisation, en l’occurrence au pouvoir de l’Union cycliste internationale, qui lui impose des coureurs manifestement dopés.
En outre, le discours moralisateur contre le dopage est tenu principalement par des médias qui sont responsables pour partie de ce dopage, des médias qui ont rendu l’épreuve encore plus inhumaine. Le Tour est organisé en fonction des horaires de diffusion de l’épreuve à la télévision et des recettes publicitaires qui constituent l’essentiel des bénéfices. La seule façon de sortir de cette impasse serait d’organiser un Tour de France où les compétiteurs et leurs équipes auraient d’abord une ambition sportive. Dans un monde capitaliste, c’est inconcevable.
Le paradoxe français, nous sommes le seul pays au monde à lutter un minimum effectivement contre le dopage, le paradoxe français tient au fait que cette vieille idée aristocratique qu’en sport l’“essentiel c’est de participer”, cette vieille idée réactionnaire, bien qu’elle ait été vidée de son sens, n’est pas encore complètement morte. On n’efface pas en quelques dizaines d’années de démocratie et de capitalisme des siècles de culture aristocratique.
Elle tient aussi au fait que la France est le seul pays occidental en mesure de tenir encore un discours concurrent du discours libéral yanki. L’Allemagne est décentralisée, et elle s’émancipe à peine de la tutelle yankie. Quant au Royaume-Uni, même si la famille royale, forcément, traditionnellement a un net penchant “européen”, les gouvernements libéraux de droite et de gauche mènent une politique constante de double-jeu. Leur intérêt capitaliste est de se ranger aux côtés des États-Unis, afin d’en tirer un maximum de bénéfices au plan de la croissance, et simultanément de ne pas se couper complètement de leurs voisins européens qui, pour l’instant, se montrent incapables d’imposer un choix au Royaume-Uni. On a fait de Tony Blair un dirigeant qui avait “choisi” d’engager les forces britanniques dans le piège irakien ; c’était lui faire beaucoup d’honneur, Blair n’était qu’un exécutant aux ordres de la City. -
Revue de presse (X)
Interviou de Mgr Fellay dans le quotidien Présent (21 juillet) :
- Vous n’allez pas réagir à la publication du Motu proprio de Benoît XVI [autorisant la messe en latin] ?
- Si ! En remerciant, et en reconnaissant la beauté du geste. Voilà ! Que voulez-vous de plus ?
Je tenais Mgr Fellay, après avoir lu certains de ses libelles contre Vatican II pour un théologien, un philosophe, bref un idéologue patenté. Je dois dire qu’en l’occurrence, il fait preuve de bon sens politique. Le motu proprio est en effet un non-événement, surtout pour le chef d’une petite armée de prêtres qui disent DÉJÀ la messe en latin.
Mgr Fellay vient donc juste de remporter une petite victoire, symbolique, sur les détracteurs de Mgr Lefebvre. Pourquoi irait-il après cette victoire se soumettre à des adversaires, qui, en France, l’attendent non pas comme le fils prodigue, ce qui dans leur mentalité serait logique, mais qui l’attendent, lui et ses soldats, comme des parias, des fachistes en soutane ?
Ça serait bien bête de réagir sentimentalement au motu proprio de la part d’un chef qui a la responsabilité d’un groupe.
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À la fin de l’interviou, Mgr Fellay ne peut s’empêcher, l’homme est ainsi fait, sans doute, de retomber dans un propos idéologique :
« Nous savons que la ligne actuelle est issue de la philosophie allemande, elle voudrait déboucher sur une synthèse au sens hégélien du terme. C’est la question à laquelle aboutit le pape actuel, une conclusion qui est franchement explosive pour l’intelligence (…). »
Il est vrai que la philosophie allemande, très en vogue actuellement, est une des philosophies les plus vaines que l’Occident ait produite, qui ramène à ce que le Moyen-âge a produit de moins lumineux. Mais Hegel est certainement un des représentants les moins bêtes de la philosophie allemande. Comme parangon de crétinisme, il eût fallu plutôt citer Kant ou Nitche.
D’ailleurs l’accusation va mal à Benoît XVI, car celui-ci fait au contraire des efforts pour s’extraire de la philosophie allemande (Toujours enseignée dans les séminaires français, néanmoins, à ma connaissance.) et se tourner vers la pensée dynamique grecque.
Pour ce qui est de la dialectique elle-même : le problème n’est pas de synthétiser ce que les deux courants liturgiques ont de meilleur, comme le cardinal Ratzinger avait tenté de le faire dans un ouvrage sur la liturgie, le problème n’est pas cette synthèse en elle-même, mais le fait qu’elle est actuellement impraticable.
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Cette affaire illustre à quel point un regard marxiste plus lucide est indispensable lorsqu’on veut avoir un regard critique. Dans le cas de Mgr Fellay, comme dans le cas de la majorité des évêques de France qui lui sont hostiles, ce sont des raisons théologiques qui sont mises en avant pour refuser la réunification, que Benoît XVI, semble-t-il, assez naïvement, voudrait leur imposer (En politique il ne faut jamais imposer ce qu’on n’a pas les moyens, loin de là, d’imposer.) Or, derrière ces raisons théologiques, on voit nettement se profiler des raisons matérielles, des questions de pouvoir.
Marx a raison de redonner dans sa dialectique la primauté à la réalité par rapport à l’idée qu’on s’en fait.
Cette dialectique est à rapprocher des paroles de Jésus-Christ selon lesquelles il est venu sur terre pour les pécheurs ; aussi de ses paroles selon lesquelles l’esprit est fort mais la chair est faible. En s’adressant à ses fidèles comme s’ils étaient de purs esprits, ce qu’a fait l’Église protestante, elle les a livrés au monde, presque tous. Qu’ont fait les prêtres conciliaires ? À peu près la même chose. Or, qu’est-ce que le “monde” pour un catholique révolutionnaire et baudelairien ? Le domaine de prédilection du diable. -
Les Grecs ont toujours raison
« Dans l’ensemble, la situation où nous sommes est assez semblable à celle de voyageurs tout à fait ignorants qui se trouveraient dans une automobile lancée à toute vitesse et sans conducteur à travers un pays accidenté. Quand se produira la cassure après laquelle il pourra être question de chercher à construire quelque chose de nouveau ? C’est peut-être une affaire de quelques dizaines d’années, peut-être aussi de siècles. Aucune donnée ne permet de déterminer un délai probable. Il semble cependant que les ressources matérielles de notre civilisation ne risquent pas d’être épuisées avant un temps assez long, même en tenant compte de guerres, et d’autre part, comme la centralisation, en abolissant toute initiative individuelle et toute vie locale, détruit par son existence même tout ce qui pourrait servir de base à une organisation différente, on peut supposer que le système actuel subsistera jusqu’à l’extrême limite des possibilités. »
Quoi, après avoir réduit l’idéologie démocratique à un doux rêve de crétins par un raisonnement magistral, Simone Weil battrait-elle en retraite pour finir ?!
Pas exactement. Ayant montré comment les gouvernements eux-mêmes, malgré leurs fanfaronnades, subissent l’oppression et sont emportés par le courant capitaliste, que leur énergie se consume entièrement dans la conquête du pouvoir et dans les efforts pour s’y maintenir tant bien que mal, Simone Weil veut se garder de toute illusion, contrairement à Marx, jusqu’au bout.
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Deux exemples historiques me viennent à l’esprit qui montrent la justesse de l’analyse de Simone Weil (1934) sur l’impuissance quasi-complète des dirigeants.
L’exemple de l’Europe est frappant. L’Europe politique, tous les dirigeants européens, je veux parler de ceux de l’Allemagne, la France, l’Italie, la souhaitent sincèrement depuis la fin du deuxième conflit mondial et la victoire des Russes et des Yankis ; cette idée s’impose à eux comme une évidence pour parer à la menace soviétique, russe aujourd’hui, et mieux résister à la guerre économique et culturelle que nous livrent les États-Unis. Eh bien, en un demi-siècle, cette ambition est restée lettre morte. Il y a bien eu la monnaie unique européenne, mais celle-ci a quasiment autant d’inconvénients que d’avantages. Pour l’heure, elle est source de conflits entre la France et l’Allemagne. Si on regarde les choses dans le détail, on constate que la réunification européenne se heurte au capitalisme et à la démocratie, plus encore qu’aux efforts des États-Unis et de leur allié britannique pour empêcher la réunification.
Le deuxième exemple, je le tire de la pochade brillante de François Brigneau sur Mussolini. Brigneau explique bien comment, preuves diplomatiques à l’appui, Mussolini est le seul dirigeant de premier plan à tenter dans les négociations d’empêcher que la deuxième guerre mondiale n’éclate. Hitler, pourtant sensible aux arguments de Mussolini, ancien combattant comme lui, ainsi que les dirigeants britanniques et français, sont comme poussés à la guerre par une force inexorable. Mussolini, après l’échec de ses efforts et avoir tergiversé jusqu’au bout, incertain sur l’issue du conflit et l’intérêt de l’Italie, choisit son camp.
Simone Weil n’est pas la seule à avoir prédit le déclenchement du conflit mondial, avec anxiété ou effroi, d’autres écrivains comme Montherlant ou Céline ne se faisaient pas plus d’illusion sur le pacifisme des démocraties. Mais, Simone Weil l’a mieux exposé qu’eux, cette force inexorable c’est le capitalisme né de la révolution industrielle. L’hypocrisie démocratique est d’autant plus épaisse, le discours moralisant d’autant plus continuel, que l’économie capitaliste se développe en dehors de toute morale. Le kantisme, le freudisme, l’évolutionnisme, l’existentialisme, le droit de l’hommisme, le féminisme, la théologie du concile Vatican II, toutes ces pensées nulles sont mises en avant. Ce n’est pas un hasard.
Si on nous impose tous ces philosophes lourdingues, Finkielkraut est pour moi l’exemple le plus frappant, ces philosophes incapables d’une pensée originale - qu’on compare ne serait-ce que Bergson à Finkielkraut et on aura le vertige ! - ce n’est pas un hasard.
Dans le domaine de l’art, idem, ce sont des théoriciens de l’art contemporain d’une sottise exemplaire qui tiennent le haut du pavé. Alors qu’on est en l’occurrence dans un domaine où des progrès indéniables ont été accomplis. Je pourrais citer dix noms d’historiens d’art sérieux, capables de parler de peinture ; au lieu de ça, qu’entend-on, à la télévision, dans la presse, qu’est-ce qui se vend en librairie ? Des pignolades de guignols. Ce n’est pas un hasard non plus.
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La lucidité de Simone Weil n’est pas du nihilisme. D’abord parce qu’elle le dit bien, le système du gaspillage économique trouve ses limites dans la nature ; tôt ou tard il faut payer sa dette. Il trouve aussi ses limites dans la guerre économique industrielle qui se joue autour des ressources en matières premières. Lorsque les États-Unis auront fini de délocaliser leurs industries, leurs forces de production, leur puissance ne sera plus que théorique. Ils dépendront du bon vouloir de leurs fournisseurs. Or, autant la capacité défensive des États-Unis paraît grande, autant leur capacité offensive s’est montrée faible.
Refuser de voir le risque du chaos à venir n’est certainement pas la meilleure façon de l’éviter ni d’être un homme qui exerce sa liberté de pensée. Comme dit Simone Weil, l’effort d’analyse critique permet à celui qui l’entreprend d’échapper à la contagion de la folie et du vertige collectif, en renouant le pacte originel de l’esprit avec l’univers.
Est-ce tout ? On peut ajouter une critique catholique à cette conclusion. En effet, pour Simone Weil, il n’est pas certain que cet effort d’analyse critique profite aux générations à venir, les protège contre les mêmes erreurs. Il y a quand même l’Église catholique. Même si elle paraît complètement “dans le siècle” et se contente de critiques marginales, elle a toujours été le lieu où l’on pense à contre-courant, une sorte de parenthèse. Qui sait si la dissidence, qui commence ici ou là à être évoquée ne sera pas mise en pratique ? L’Église catholique est la seule internationale qui a survécu aux aléas de l’histoire. Sur certains continents elle est loin d’être marginalisée ou absorbée comme en Europe.
On peut penser qu’en 1934 Simone Weil était encore un peu trop exclusivement “grecque” et qu’elle n’avait pas encore été touchée par la grâce, une force supplémentaire.