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  • La vraie Simone

    Mon entêtement à défendre Simone Weil n'est rien à côté de l'insistance de la presse officielle à faire de cette rebelle une bonne soeur laïque ou une féministe BCBG, comme son homonyme entrée à l'Académie.

    La clef pour comprendre Simone Weil, c'est bien son antisémitisme, proche de celui de Balzac, Bloy ou Bernanos. Cet antisémitisme va de pair avec une certaine forme de misogynie. Rien d'incohérent avec le fait que Simone Weil soit elle-même une femme d'origine juive puisque sa pensée n'est pas génétique mais révolutionnaire. Nitche a beau avoir des couilles, il n'en est pas moins une femelle avide de Sécurité Sociale, de lois, de préservatifs, de codes civils ou policiers, d'empirisme... 

    Il est logique qu'une femme moderne éprise de Vérité comme Simone Weil trouve sur sa route à la fois des juifs, des féministes et des pasteurs protestants. Comment se fait-il que les féministes se retrouvent elles aussi parmi le petit personnel en uniforme du Léviathan laïc ? C'est qu'elles savent qu'elles doivent leur émancipation à la loi laïque et au Capital.