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  • Chaîne publique

    Apologie dans le "talk-shaw" de Laurent Ruquier (samedi 24 oct.) de la pornographie et des "hot d'or", récompenses décernées aux putains les plus acrobatiques et les mieux payées du paysage audiovisuel international. Ennui mortel assuré par la pute qui connaît son rôle par coeur et finira par convoler en justes noces avec son maquereau, mariage chrétien béni par le père La Morandais ou quelque loustic du même acabit. Même si on me payait, je serais bien incapable de baiser ce genre de putain, dont la grille tarifaire rejoint celle de sa rivale bourgeoise de toujours.

    Derrière la pornographie BCBG, une des industries qui dans le monde emploie le plus d'esclaves ; c'est pas ça qui va empêcher ledit Ruquier et ses acolytes de se dire "féministes" à la première occasion où on leur demandera de réciter leur catéchisme. Apôtre de la violence faite aux femmes et de l'excitation qu'elle procure, Zemmour est bien le plus sincère du manège. La seule femme qui compte aux yeux d'un pédéraste en définitive, c'est sa propre mère. L'aveu du vulgaire pékin en dit souvent plus long que les périphrases de celui payé pour lui enseigner les bonnes manières.

    On a fait de Patrick Le Lay un cynique, à cause de ses propos sur la publicité, alors que deux minutes suffisent à comprendre que c'est un parfait imbécile sans le moindre cynisme : à croire qu'il a fait polytechnique comme J. Attali ! Le véritable cynisme est dans les prêchi-prêcha du service public.

     

  • Hommage

    Sur le site ouaibe du Louvre :

    "Après une introduction évoquant la situation de la peinture dans la métropole à l’arrivée de Véronèse (suprématie de Titien, ascension de Tintoret) comparée à ce qui, dans l’œuvre du jeune artiste de terre ferme, a retenu l’attention des commanditaires qui le font venir, l’exposition souhaite montrer, dans un parcours à la fois chronologique et thématique, l’évolution de la peinture lagunaire après 1540 (...)"

    Je me tiens encore les côtes du "lagunaire" et du "jeune artiste de la terre ferme" ! L'expo. qui se veut un hommage à la peinture vénitienne l'est en réalité à Trissotin et aux nécromanes boches, de Panofsky à Jean Clair, cette chiée de branleurs qui n'a jamais rien compris à l'art et n'a eu de cesse de flanquer les muses dans des sarcophages recouverts de hiéroglyphes. La "cote de l'art" et son odeur de sapin.

    Avant même de m'être rendu au Louvre, je suis presque certain de trouver sous les oeuvres saintes de Véronèse, soutenues par une utopie d'une force terrible, les petites fiches qui servent à justifier l'art totalitaire de Kandiski auprès d'une clientèle qui cherche le meilleur placement de ses créances sur la mort. La "sérénité apollinienne" suffit à démasquer la petite connasse nitchéenne dressée à secouer les burettes à l'autel des préjugés laïcs et à plaquer sur Véronèse toute sa fantaisie.

    Mais, "qui vivra verra" comme dit le proverbe ; en attendant laissons danser la mort et son cortège d'académiciens avec.

  • Zemmour & Nolleau

    Zemmour & Nolleau ont pris la relève de Lagarde & Michard. Critique de la critique pour un état des lieux du pays :

    - E. Nolleau, en six mois et sans trop forcer son talent, est devenu la première cervelle socialiste de France, très loin devant Ségolène Royal et BHL, même si le blindage médiatique de BHL a très bien résisté aux attaques de Nolleau. Le véritable homme de médias, c'est bien BHL ; et sa leçon : ne jamais céder un pouce de terrain. Ségolène Royal a tout de même une excuse, c'est que la politique rend stupide (cf. le blogue d'Alain Juppé contraint de lécher le cul de sa femme pour se faire bien voir et d'attaquer le pape allemand "droit dans ses bottes", et même disposé à être ministre de la Cuculture de Sarkozy, si ça se trouve).

    - E. Zemmour, lui, c'est pas Léon Blum comme Nolleau, mais plutôt "Marcel Proust fidèle au poste". Le moyen de comprendre que la pédérastie est transsexuelle, aussi bien hétérosexuelle que gay. Autrement dit, la pédérastie c'est la nostalgie, le contraire de l'histoire.

    Depuis que les gays revendiquent le droit de se marier, on sait que nul n'a pour le mariage et la société bourgeoise dévotion plus grande que le pédéraste ; autrement dit Proust c'est Blum en plus dionysiaque (le "truc" de pédé de C. Boutin consistait à chialer sans arrêt -le gémissement du gosse comme mode ultime de plaidoyer : chialer à l'Assemblée nationale, chialer à la radio quand papa Fillon la vire, les larmes de crocodile de Tartuffe) ; ça peut paraître paradoxal, étant donné que le pédéraste est la première victime de la famille. Paradoxal, mais comme on le comprend en lisant Proust (quelques pages suffisent) ou en écoutant Zemmour causer de ses joujous d'enfance sans aucune pudeur : la famille est la religion du pédé car elle contient l'enfance pure, qui est son Eden. Comme un aveugle recrée le monde à l'aide de la géométrie, le pédéraste s'emploie à rêver son enfance, à la retapisser entièrement de ses rêves s'il le faut. Nulle littérature n'est plus remplie d'artéfact, ne contient plus l'écran total médiatique entre la réalité et l'homme que la littérature de Proust. Houellebecq n'est pas loin, dont il est difficile de dire s'il dénonce la pédérastie ou au contraire en fait l'éloge ? En écartant les cuisses à tous sauf à lui, c'est à l'enfer que sa mère condamne le petit Houellebecq. Il est frappant de voir comme son complice BHL ne paraît pouvoir être accompagné que de femmes, Arielle Dombasle ou sa fille Justine, qui l'idolâtrent comme le nombril du monde et ressemblent comme deux gouttes d'eau aux prostituées sacrées qu'on appelle vestales.

    Eric Zemmour, on a envie de dire "Albertine" tellement ce sous-produit du sarkozysme fait le naïf, érige la violence nationale-socialiste en principe universel (à partir de Freud et d'après sa raison sexuelle) : la violence, le sado-masochisme dans la sexualité est utile au sexe masculin pour chasser l'inceste de ses pensées et épargner ainsi son désir sexuel. Autrement dit : le tabou de l'inceste fonde la pédérastie ; le penchant sexuel du pédéraste est orienté par ce tabou et dépasse la différence des sexes. Il n'est qu'une combinaison culturelle. Pour croire au fondement génétique de la pédérastie, il est nécessaire d'être soi-même nazi. Les déductions du sorcier Lévi-Strauss comme quoi la société s'érige contre l'inceste sont complètement démenties par le fait historique que le contrat social au contraire ORGANISE l'inceste (ici on décèle que Rousseau ou Fourier sont moins radicalement opposés à l'utopie politique (Léviathan) que Shakespeare ou Marx.

    Sur le plan religieux, le capitalisme comme le tribalisme range l'inceste dans la catégorie du "tabou". Dans la religion capitaliste, l'artifice (en l'occurrence le droit) est déclaré "naturel". Pour atteindre un tel seuil de stupidité et de sorcellerie nationaliste, l'étape baroque était bel et bien nécessaire pour opérer la transmutation préalable, avant que l'or ne soit changé en merdre, de la nature en "nombre d'or" (666). Le nécromane nazi partage d'ailleurs avec son grand-frère baroque, non seulement le fait d'avoir avalé Dieu et le diable, le fait d'occulter et trahir la Renaissance. L'oeil froid de Polyphème brille sur le XVIIe siècle.

    Parfaitement hypocrite de la part de Johnatan Littell de dénoncer la pédérastie nazie à partir d'une culture yankie excitant le désir pédéraste bien plus encore que la bourgeoisie hitlérienne nazie, dont le désir de consommation sexuelle était plus modéré. C'est exactement la même hypocrisie des puritains boutinistes lorsqu'ils s'en prennent aux "gays" : cette morale rétrograde de la religion gay qui repose entièrement sur la nostalgie, c'est le puritanisme lui-même qui l'a engendrée. La religion de la fonction politique empêche de voir qu'on est inscrit dans la même trajectoire vicieuse définie par Jarry comme une spirale.

    Soit dit en passant, que les églises chrétiennes se vautrent désormais au niveau de ces considérations génitales est un scandale énorme, bien plus grand que n'importe quelle partouze ou "gay pride" officielle.