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  • Drogue et socialisme

    J'entendais l'autre jour une salope de sociologue ou de pédagogue, je ne sais plus, peu importe, s'étonner du penchant macabre de la jeunesse française. Je dis "salope" parce que le suicide des jeunes Français est préparé et méthodiquement organisé par les institutions françaises - à commencer par l'Education nationale.

    Cherchez la vraie raison du monopole de l'Education nationale ; vous finirez par trouver un fonctionnaire à peu près honnête qui vous la dira : le ciment social. Les rapports économiques, sexuels, alimentaires cimentent-ils moins les hommes entre eux ? Non ; donc, le socialisme est la religion la plus coupée de toute métaphysique, en connaissance de cause, afin d'abaisser l'individu au niveau de l'instinct et faciliter sa fusion dans le creuset social.

    Pour le plus grand profit du commerce et de l'industrie, les autorités morales républicaines, du haut clergé au plus bas, rebaptisant "éthique" la vieille morale pour mieux abuser le populo, ont soigneusement éradiqué la métaphysique et, même, l'histoire, remplacée par le catéchisme républicain, destiné à faire oublier que la République française est un régime de propriétaire, le plus meurtrier de tous les temps.

    Dans ce contexte les jeunes Français sont condamnés à la débilité mentale, à la folie ou au suicide, s'ils ne réagissent pas. Si cette réaction a surtout lieu dans les banlieues, c'est que l'odeur de la tartufferie républicaine y est sans doute la plus sensible. Les derniers jeunes Français qui restent sensibles aux "valeurs républicaines" sont les arrivistes. C'est une indication fiable de la durée de vie de ces valeurs républicaines.

    Comme la femme vit sous l'emprise de la culpabilité, et fait ainsi une victime de choix, la société se nourrit de la frustration de ses membres. Aujourd'hui les vieux charognards républicains pédérastes font payer aux jeunes Français le prix de leurs petites satisfactions mesquines. L'exigence d'éliminer le Christ, et même Marx plus récemment, tient à ce qu'il affranchit l'homme de toute culpabilité, privant ainsi le socialisme de ses droits. Dans ce domaine la république ne fait que répéter la vieille tactique monarchique du sabre et du goupillon.

     

  • Shylock règne

    Le commerce de chair humaine à l'échelle mondiale a été prophétisé par Shakespeare ; Marx a ajouté qu'il se fera encore mieux au nom des droits de l'homme : c'est le commerce de chair humaine éthique : le soldat de la paix et l'artiste-pute, le ministre de la culture, tous frères de sang.

    Nous y sommes, dans cet enfer. Au prix de l'inconscience, quelques privilégiés résident au purgatoire : l'existence du bon côté du manche est la plus hypothétique de toutes. Les castes supérieures haïssent la réalité, auprès de laquelle elles semblent des conglomérats d'insectes ; les castes supérieures préférent l'espace-temps, confort de l'esprit.

    Le pouvoir des puissants de la terre est celui de Satan : il consiste à faire croire aux faibles que l'éthique peut les renforcer. L'énigmatique et pompeuse anthropologie n'a pas d'autre secret. Pourquoi le pape défend-il la morale, principe fondamentalement païen ? Pour ne pas que le ciel lui tombe sur la tête, et les dernières pierres de son Eglise ruinée.

    Ainsi, comme l'enfant que sa mère a mis au monde est sans méfiance vis-à-vis d'elle, les faibles d'esprit font confiance à la nature et à ses richesses naturelles.

  • Antimoderne christianisme

    Il va de soi qu'un chrétien ne peut pas être moderne. Karl Marx, par exemple, a taillé cette nouvelle religion en pièce, et prédit que l'élite sociale-démocrate trahirait son propos. Elle l'a fait de la façon suivante : en purgeant le marxisme de son caractère scientifique.

    Au détour d'un article rédigé par un certain Jean-Claude Milner, collaborateur de l'immonde revue baptisée "Les Temps modernes", dont la vocation est de répandre la philosophie morale allemande en France, sous couvert de défendre les juifs, j'ai relevé ce diagnostic que le marxisme n'a eu, en France, aucune influence, notamment pas dans l'Education nationale, contrairement à un préjugé courant. Le diagnostic est parfaitement exact. Ce que Milner ne dit pas, c'est la raison de cette imperméabilité : Marx est le plus hostile des penseurs à l'idée de modernité, confort intellectuel typiquement républicain. Un marxiste ne peut que railler les cérémonies républicaines, conçue par l'élite républicaine afin d'imposer au citoyen lambda le respect d'institutions dont la déliquescence est automatique et programmée. Qui ne sent pas l'odeur nauséabonde de l'éthique républicaine, à probablement été élevé dans le cinéma moderne.

    La religion moderne a été "conceptualisée", comme disent les modernes dans leur sabir de prêtres égyptiens, par deux suppôts de Satan : Frédéric Nitche et Baudelaire. Tandis que le premier prône ouvertement la doctrine du maître qu'il s'est choisi à la place du dieu des chrétiens, optant pour la "culture de vie" païenne, le second avoue plutôt son écartèlement entre la vertu païenne et la vérité chrétienne. La franchise de ces modernes, inhabituelle dans cette religion largement cauteleuse, fait tout l'intérêt de leur propos. Grâce à Nitche et Baudelaire, on comprend notamment que la religion moderne est édifiée contre le progrès. Le pendant de la haine de Nitche vis-à-vis des chrétiens et des anarchistes/communistes est, chez Baudelaire, ses attaques contre Molière, le plus antisocial des théologiens français, qui s'est appliqué à souligner le caractère démoniaque de tous les types sociaux emblématiques. A travers quel penseur français distingue-t-on mieux qu'à travers Molière la permanence de la bêtise sociale, et donc de l'enfer ? Baudelaire, dont la sagacité n'a pas d'équivalent chez les modernes par la suite, la culture ayant pour effet d'engendrer le gâtisme et le confort intellectuel, Baudelaire a conscience que la civilisation est démoniaque, ou bien qu'elle n'est pas.

    - Grâce à Nitche et Baudelaire, on peut traduire la religion moderne par un vocable moins mystérieux : la muséographie ; pourquoi la religion moderne, labyrinthe destiné à faire obstacle au progrès, se projette-elle dans l'avenir ? Parce qu'elle a la même vertu que la nostalgie chez un vieillard : elle donne un sens à ses dernières années. Le drame du nazisme, c'est que les nazis sont jeunes : inculquer la religion moderne à de jeunes gens, alors qu'elle est conçue pour l'euthanasie ou le gâtisme, c'est leur inculquer la fureur de vivre et le goût de l'auto-immolation.

    Le christianisme n'a pas non plus vocation à être antimoderne, c'est-à-dire à détruire la civilisation. Sur ce point Nitche ment, cherchant à convaincre d'éliminer les chrétiens, les anarchistes et les juifs. La vérité est que le sentiment antimoderne renforce l'éthique moderne, exactement comme la déclaration des vieux cons que "C'était mieux avant, du temps de leur jeunesse.", galvanise les vieux cons. Encore une fois, la religion moderne est une muséographie. Elle entretient les vieilles Eglises et les musées à grand frais, afin de se justifier. C'est le secret du millénarisme nazi ou républicain, comme de l'art moderne. Si Picasso piétinait l'art antique, comment se convaincrait-il qu'il a ajouté à l'art une page nouvelle, malgré l'évidence que, dans le domaine confus de l'abstraction dont l'art moderne aime se parer, l'art Egyptien est, déjà, un point culminant, la science-fiction la plus puissante ?

    Les chrétiens ne cherchent pas à détruire la civilisation, puisqu'elle n'est qu'un mirage, l'inquiétude de l'humanité, retournée comme un gant pour en faire une pellicule protectrice. Le cinéma assassine ainsi ses victimes avec une efficacité redoutable, après les avoir hypnotisées. Non, le Christ cherche à détourner les fous de ce plan macabre et voué au néant, il invite ses apôtres à marcher sur l'eau, plutôt qu'à se noyer dans la foule des hommes civilisés. Hommes libres, haïssez la mer, car elle signifie votre destin macabre.

  • L'Athéisme

    Un pote, peintre moderniste athée, m'avouait récemment : "Si je croyais en dieu, je ne peindrais pas de la même façon." Et, bien sûr, je l'ai félicité, car le pire est de tout mélanger, comme Kandinsky, l'apocalypse avec son contraire, l'art moral abstrait, qui vise le style.

    Ah, si Satan n'était représenté que par des types francs comme Hitler ou Nitche, la partie serait plus facile, et le monde une plaie moins douloureuse et large.

    Sans une idée globale de la nature, il n'y a pas d'artiste, mais seulement des musiciens ou de médiocres poètes dans l'air du temps. Que cette idée globale soit juste ou pas, celle de Copernic-Polonius ou bien celle de Bacon-Hamlet, pour citer l'affrontement le plus fameux de l'Occident, entre deux artistes et deux conceptions opposées de la nature, il faut qu'elle soit.

    Si les chrétiens ont autant de mépris pour la science évolutionniste, par exemple, c'est parce qu'elle est complètement baroque et composite, empruntant à des idées de la nature opposées : chimérique, elle se focalise sur la chimère.

    Derrière l'athéisme moderne, formulé comme une morale ou une raison pure, il y a bien une conception globale de la nature, nourrissant l'inconscient collectif moderne. Pourquoi mon pote doute de l'inexistence même de dieu ? Il ne le dit pas, mais je le sens : parce qu'il doute de la solidité des certitudes de son époque. Il ne craint pas d'entendre de ma part que la modernité est un truc de cul-béni pour se sentir mieux dans sa peau. C'est le tranquillisant qu'on injecte aux bons citoyens afin qu'ils consentent plus facilement au sacrifice de leur vie au profit du néant. Il en faut toujours plus : c'est la croissance. Il n'y a plus de fric : gare aux bons citoyens qu'il faut séparer brutalement des mamelles de la République, quand ils avaient tout misé dans la continuité de la fonction publique. Si ça se trouve les banquiers paient aujourd'hui les flics qui mettront Neuilly-sur-Sang et sueur du pauvre à sac demain ?

    A la fin du XVe siècle, le grand savant matérialiste chrétien François Bacon Verulam rédige une note dans laquelle il explique comment et pourquoi l'athéisme n'a jamais été, à travers les siècles, qu'une opinion marginale et guère étayée ("Essais") ; cette dissertation n'a pas pris une ride.

    De sorte qu'on peut dire que l'athéisme moderne est "en dehors de l'histoire". La morale ou la politique peuvent resservir de vieux plats, auxquels on a déjà goûté cent fois - et c'est même le rôle des prêtres de nous les resservir cent fois pour le compte des politiciens, en faisant croire à des idées nouvelles, mais, comme dit L.-F. Céline, "l'histoire ne repasse pas les plats", en tant qu'elle est apocalyptique, insensiblement la bête de la terre et les démons qui oeuvrent pour elle s'épuisent.

    L'athéisme moderne, qui n'est qu'un tour de clef supplémentaire dans la science anthropologique est indissociable de la République française, et ne dépasse pas ses limites. Il mourra avec elle. Il y a des tas de mères comme ça, comme la République française, qui n'engendrent et n'élèvent des enfants que par rapport à elle, un peu comme des prothèses. Même cette progression de la prothèse sur la thèse, de la polytechnique sur le vieux paganisme, Bacon l'avait prévue. Et la mort de Fortinbras aussi.

  • L'Année du Dragon

    La logique chrétienne est antisociale. Absolument antisociale, car la société est divisible, fondée sur le compromis avec la mort derrière le masque de la "culture de vie", petite musique de Satan, faite pour rassurer ses ouailles et les entraîner doucettement vers l'abîme. Tandis que la logique est, indivisible et inaltérable.

    Ignorer le caractère antisocial du christianisme, qui perfectionne le judaïsme de ce point de vue, c'est se priver de comprendre Shakespeare ou Molière. Chez ce dernier, l'aumône faite au pauvre par Don Juan l'est en échange du renoncement de celui-ci à Dieu, c'est-à-dire de sa conversion à la société. Fatale erreur pour le pauvre, étant donné qu'elle est pour ce genre d'homme une maîtresse sans pitié.

    Cela me paraît une plaisanterie quand j'entends parler de "sainte Thérèse de Lisieux". Molière et Shakespeare ont affronté un dragon : le XVIIe siècle, siècle satanique s'il en est, où les hommes parlèrent au nom de leur maître, Satan, avec le plus de style. Je n'ai jamais lu sous la plume de Thérèse que des niaiseries teintées de préjugées.

    Vous ignoriez que le christianisme est pur de toute morale ? Vous avez été berné, comme j'aurais pu l'être, si Molière ne m'avait tiré de l'hypnotique morale républicaine ou chrétienne. Le monde entier à intérêt à faire croire à l'existence d'une morale chrétienne. Et vous payez le prix de ce catéchisme mensonger : la société ne fait que des victimes, et la bêtise est la première cause de mortalité. Le dragon ne tue jamais que des hommes qui se croient prédestinés à quelque chose ; le poison de l'éthique fonctionne ainsi ; pour ce qui est des femmes en revanche, leur connerie est généralement telle qu'elles se font un devoir de se jeter dans la gueule du loup. Aristote a raison de dire qu'il n'y a aucune variété chez les femmes et qu'elles sont aussi ennuyeuses et prévisibles que les mathématiques.

    Il ne suffit pas à un homme de savoir comment on ôte ses chaînes, encore faut-il qu'il le veuille pour être libre. Et les femmes ont le goût viscéral de l'esclavage, jusqu'à le porter aux nues. L'art abstrait (la musique) peut se résumer à ça. Bande de connes, votre goût de la musique indique exactement de quoi vous êtes faites ! Evitez au moins de donner à vos congénères des leçons de morale : les putes et les assassins jouent aussi leur partition sociale.

    - L'antéchrist Nitche avait connaissance de l'immoralité du christianisme. Mais c'est néanmoins un imbécile ; en effet l'Occident requiert l'ignorance de cette vérité évangélique, et cela depuis bien plus longtemps que Nitche. Tout le paradoxe de Nitche est de vouloir un Occident oriental - sur le modèle de la technocratie romaine ou égyptienne - tandis que les tartuffes chrétiens contribuent activement à cet enfer bien plus efficacement que Nitche lui-même. Pas plus que le crétin Maurras, Nitche n'indique le moyen de retourner au temps des pharaons. Le peuple ne peut plus être contraint par la force, désormais, et cela n'a rien à voir avec le christianisme mais avec la métamorphose du dragon et la prolifération du genre humain.

    Le socialisme ou le populisme est la meilleure ruse que l'élite a trouvé pour sidérer le peuple. Comme l'élitisme, en soi, n'a rien d'une doctrine charitable, il faut bien que les démagogues prennent ici ou là un peu de marxisme ou de christianisme pour fabriquer des discours flatteurs. Ainsi les banquiers feignent de prendre au sérieux les valeurs républicaines, qui promettent l'égalité au peuple, sachant pertinemment à quel point l'argent organise la compétition entre les hommes, non pas l'égalité, et qu'il est nécessaire pour que l'enfer dure le plus longtemps que l'élite prélève sur le peuple une bonne livre de chair bien saignante, en lui faisant avaler que c'est là le mieux pour lui.

    L'homme d'élite ne peut assassiner le peuple, car il le chevauche et, comme le parasite, se nourrit de son sang. Mépriser le peuple, comme Nitche, est le meilleur moyen de se faire désarçonner. Déverser les drogues de Dionysos sur le peuple, et la musique sacrée, s'avère beaucoup plus malin.

  • Satan dans l'Eglise

    La démocratie-chrétienne est le parti du compromis avec toutes les formes de barbarie moderne. On ne peut pas se contenter d'accuser le seul Benoît XVI.

    Il ne faut pas craindre de dire que le nazisme, comparativement, est moins ignoble que la démocratie-chrétienne, restaurer pour cela l'histoire.

    L'iniquité est la justice des hommes. Elle a tranché en défaveur du Christ, en tant qu'il était porteur d'une vérité dont aucune architecture ne peut s'accommoder. Ce que les juifs ne supportent pas dans le Christ, c'est qu'il les accuse d'être devenus des Egyptiens : des géomètres, quand l'Esprit de dieu ne se laisse pas emprisonner dans les calculs humains.

    La démocratie c'est, en réalité, l'iniquité fourguée par des pharisiens au peuple comme un idéal de justice. Ce n'est pas l'amour qui est compatible avec la démocratie, ce sont les charniers et les cimetières, où règnent non seulement calme, luxe et volupté, mais la plus grande égalité.

    Où les démocrates-chrétiens ont-ils été chercher l'idée de souveraineté populaire ? Ces judas l'ont inventée de toute pièce. Elle n'est nulle part dans le Nouveau Testament.

    De la part des juifs qui se disent "démocrates", le souverain mépris de la Bible et de la loi de Moïse sont flagrants. Hitler a raison de dire qu'il n'y a pas moyen de fonder une république démocratique, en y incluant des juifs, à moins qu'ils ne trahissent dieu au profit de la République, divinité païenne romaine. 

    Un historien montrera aisément que l'idéologie juridique de la "souveraineté populaire", bien qu'elle paraisse s'opposer à la monarchie de droit divin égyptienne, participe de la même connerie juridique. Ce n'est que le gauchissement d'une idée juridique, afin de l'adapter aux circonstances du commerce moderne, DONT LE PEUPLE EST VICTIME D'ABORD. Le slogan de la souveraineté populaire dissimule mal un peuple vulgaire et hystérique, esclave de ses désirs et manipulé par son clergé. Shakespeare, qui a beaucoup fait pour souligner l'imposture satanique de la monarchie chrétienne, est l'antidote parfait de la démocratie-chrétienne en vigueur aux Etats-Unis.

    L'idéologie ordurière de la "souveraineté populaire" repose entièrement sur l'efficience de la technocratie. Le peuple doit comprendre que la souveraineté populaire ne va pas au-delà de la capacité d'une technocratie à s'organiser selon le soin de son élite. L'artifice démocratique s'explique par le besoin qu'ont les hommes, même parfaitement conditionnés, de se sentir libres. Or la démocratie ne rend certainement pas les hommes libres, mais il est facile de montrer qu'elle les abrutit, au contraire. La démocratie a ôté à l'oligarchie française le choix de sa politique. Et le quidam, lui, serait libre ? Les contes pour enfants ne sont pas aussi niais que la démocratie.