dimanche, 20 septembre 2009
Phénix et Colombe
Hamlet nomme "Fortune" le destin pour bien montrer qu'il a les pieds trempés dans le sang et l'argent noirs. Providence gonfle les voiles des sbires de Claudius vers la mort.
06:40 Publié dans Mon Journal de guerre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hamlet, claudius, fortune
dimanche, 02 août 2009
Ratzinger vs Shakespeare
Christian priests and especially last Pope Benedictus XVI has nothing to say about the capitalism but revealing the satanic origin of an "economy" based on time ratio. Christian theology says indeed that time is the devil "opera magna", a "human number" as it is said in saint John Gospel: 666 (Sympathy for the devil of musicians, movie makers and mathematicians comes from the seductive power of time.)
Instead of this we have an insane song that Joseph Ratzinger is singing to his child. His proposition to help politicians who are mistaking him to build new pure capitalism, although capitalism is still builded on the sand of laws, this idea sounds crazy. Does the Pope have an idea to build Egyption pyramids again?
This pope is as blind as an American citizen who would be unable to understand the distance between US Nation fathers wishes and USA today!
Shakespeare is even telling in "Hamlet" and in his poems where the reason of the wedding of Politics and religion comes from: FEAR.
08:34 Publié dans Mon Journal de guerre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : devil, benedictus xvi, shakespeare, hamlet, pope, capitalism, economy, saint john, gospel, 666
mercredi, 24 juin 2009
Angoisse de la nuit
Près de mille ans de temps assassin ont passé, mille ans à ajourner l'Apocalypse faute de combattants en nombre suffisant pour oser affronter comme Shakespeare l'angoisse de la nuit, mille ans que la constance de l'ordre dominicain à servir le Léviathan perdure.
(Je feuilletais récemment la biographie de saint Dominique (de Gusman) par Lacordaire : incroyable tissu de fables et d'hypocrisies ! Cette femelle tente de justifier l'implication de son héros dans la croisade albigeoise qui a ensanglanté le Sud-Ouest de la France, tout en le lavant personnellement du sang versé par les soldats.)
Aujourd'hui c'est :
- Philippe Verdin qui fait l'éloge de la théocratie yankie et regrette que ce système de corruption généralisée ne soit pas appliqué en France par Sarkozy ;
- Jacques Arnould qui fait l'éloge de l'idéologie de Darwin, ciment religieux des régimes laïcs barbares, éternité descendante combattant l'éternité transcendante ;
- Dominique Humbrecht qui, comme un innocent s'interroge sur les causes de la crise des vocations sacerdotales.
Le Gusman dans la pièce de Molière est-il une allusion au fondateur de l'ordre prêcheur de guerre ?
07:51 Publié dans Mon Journal de guerre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hamlet, apocalypse, gusman, moliere, lacordaire, humbrecht, philippe verdin, darwin, jacques arnould, christianisme
mardi, 16 juin 2009
Tranchant double
"Mon oeil joue le peintre et place la substance de Votre beauté dans le tableau de mon coeur ;
Mon corps est comme un cadre qui l'englobe.
Que la perspective soit l'art du meilleur peintre,
A travers laquelle on pourra reconnaître le talent du peintre
A trouver où Votre véritable dessein gît,
Latent dans mon théâtre,
Dont les croisées sont pourvues du vitrail de Vos yeux.
Maintenant voyons quelles bonnes révolutions "yeux pour yeux" a donné :
Mes yeux ont peint Votre forme et Vos yeux sont pour moi les fenêtres
De mon for, par lesquelles, réjouissant dès l'aube, le soleil mène à Vous contempler jusqu'au milieu ;
Jusqu'à présent les yeux habiles, avides de gloire,
Peignent -mais les seules apparences-, ignorant le coeur."
W. Shakespeare, Sonnet 24 (trad. Lapinos)
La difficulté à traduire Shakespeare tient à ce que son art participe de la vision et d'une science exacte des corps animés et inanimés. La langue anglaise de Shakespeare, souple et peu conventionnelle à l'instar de la langue grecque d'Aristote, se prête mieux à la peinture qu'aux litanies funèbres ; à l'érotisme de la science plutôt qu'au sado-masochisme sentimental (Que le thème du poème "Le Phénix et la Colombe" soit romantique est peu probable étant donné la requalification des sentiments amoureux par Shakespeare en prurit de la politique - et vu que le phénix est dans l'esprit de Shakespeare un oiseau démoniaque. François Hugo a fait une effort louable pour ne pas donner dans la guimauve et la traduction hystérique qui conduit à voir des pédérastes partout dans l'oeuvre de S. Mais l'oeuvre de Shakespeare recèle une métaphysique encore plus cohérente que celle que François Hugo dévoile partiellement.)
Donc la langue de Shakespeare ne se lit pas de gauche à droite, elle est faite pour provoquer l'imagination et l'intelligence comme le dessin, non la rêverie. C'est la raison pour laquelle, faute d'un outil adéquat, le théâtre français ne parvient jamais à retrouver comme Shakespeare la formule apocalyptique des tragédiens grecs, même si Molière exploite dans son "Festin de pierre" le thème de la double face du diable (Don Juan-le séducteur/Sganarelle-le dévôt) cher à Shakespeare. Sans oublier que, question d'anticléricalisme, Shakespeare n'est pas en reste sur Dante Alighieri.
*
Plus moderne que l'allemand, le français l'est moins que l'anglais. Peut-on ainsi vraiment aimer Montaigne ET Shakespeare ? A moins de préférer les momies aux êtres de chair comme Proust, cela paraît difficile. Il faut choisir.
Etant donné la profession de foi géocentrique d'Hamlet, l'importance de la forme sphérique en peinture à la Renaissance, les pièces de Shakespeare étant représentées en outre au théâtre du "Globe", je discerne un clin d'oeil au coeur du sonnet 24. Où j'ai mis "théâtre", un autre traduit par "échoppe", faisant référence à l'atelier du peintre. Je ne crois pas tant personnellement que Shakespeare file la métaphore du peintre de bout en bout mais qu'il révèle plutôt le secret de son théâtre et qu'il est, d'une manière différente de Christophe Colomb, lui aussi un "révélateur du globe".
Et Miranda dans "La Tempête" :
- O, wonder!
How many goodly creatures are there here!
How beauteous mankind is!
O brave new world
Thas has such people in't! Et Prospéro son mage de père de répondre :
- Tis new to thee.
"Brave new world" : cette expression reprise par A. Huxley comme titre de son (médiocre) "best-seller" a été justement interprétée comme une allusion au "Nouveau Monde" découvert par Christophe Colomb. Précisément ce monde n'était pas neuf pour François Bacon, auteur de la "Nouvelle Atlantide" et plein d'éloge pour la "sagesse des anciens". Bacon tient que l'Atlantide a réellement existé, et croit dans la valeur historique du témoignage de Solon dans le "Timée" de Platon ; Bacon passe même par le mythe des Atlantes pour expliquer le peuplement de l'Amérique (à noter que les vestiges d'une cité engloutie ont été découverts au large de Cuba où Bacon situe le territoire des Atlantes.
*
Il ne faut pas entendre "perspective" ici au sens que lui donnent parfois les muséographes et les archéologues allemands, qui correspond plutôt à la peinture académique et plate de Vermeer, non pas à la peinture de la Renaissance dans laquelle la "perspective" -au sens contemporain- joue un rôle secondaire d'effet spécial dans les grandes compositions ; perspective si secondaire que dans son architecture même, Michel-Ange s'en soucie peu, et lorsqu'il s'en préoccupe, c'est en tant qu'illusion d'optique, pour en jouer ou bien atténuer ses effets. L'idée de la perspective aujourd'hui est inspirée du BTP et des cabinets d'architecture et ne correspond en rien à la mentalité du peintre de la Renaissance.
Sonnet 24 à rapprocher du "Novum Organum" de François Bacon (aphorisme 9, Livre II) :
"(...) Ainsi la recherche des formes qui (par leur nature assurément et conformément à leur loi propre) sont éternelles et immobiles, constituera la métaphysique ; la recherche de la cause efficiente, de la matière, du progrès latent, du schématisme latent (toutes choses qui concernent le cours commun et ordinaire de la nature et non les lois fondamentales et éternelles), constituera la physique. Et on leur subordonnera respectivement une science pratique : à la physique, la mécanique ; à la métaphysique la magie (le mot étant épuré), que je nomme ainsi en considération de la largeur de ses voies et de son plus grand empire sur la nature."
L'empirisme n'est pas ici, on le voit, l'empirisme néo-pythagoricien Galilée ou Descartes, Newton, dont beaucoup d'expériences sont entièrement théoriques, comme les prétendues expériences de Galilée sur la tour de Pise, complètement fantaisistes, ou sa balistique ridicule fondée sur des boulets lancés dans des gouttières ; l'expérience prônée par Bacon est ancestrale et n'a rien à voir avec le gadget technique ou balistique, les conventions algébriques ésotériques de Huygens ou Descartes. L'orgueil laïc est tel qu'au lieu d'écarter carrément Bacon, ce que la place qu'il accorde à la magie par rapport à la physique ou la mécanique oblige n'importe quel commentateur honnête à faire, ou de réserver un traitement à part à Bacon dans l'histoire des sciences, il est NECESSAIRE dans la religion laïque que Bacon soit le père de la science moderne, contre la lettre même de sa démarche scientifique.
07:11 Publié dans Baconian | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : shakespeare, montaigne, litterature, sonnet, phenix, turtle, globe, hamlet, francois-victor hugo
mercredi, 21 janvier 2009
Au Danemark
Une sorte de dogme rédigé en lettre de plomb surplombe la littérature bourgeoise, comme quoi le style serait l'homme lui-même ou son empreinte. Madame de Staël ou Sainte-Beuve sont les principaux prêcheurs de cette paroisse. En persuadant par-derrière Sainte-Beuve qu'une femelle qui se branle en se remémorant les pâtisseries de son enfance mérite elle aussi d'être appelée 'un homme', et par conséquent de posséder son propre style, Proust ne bouleverse pas fondamentalement la critique ; il ne fait qu'effectuer la remise à niveau.
Et, pour finir, pastiche du pastiche : 'Le style, c'est le cameraman.'
Alors qu'en réalité, "Le style, c'est le gnome." Et ça ne vaut pas que pour Sarkozy, même si ça explique en partie la fascination que ce petit Janus en costard exerce sur les amateurs de divertissements proustiens, ravis ou agacés de voir s'agiter sous leurs yeux leur propre caricature.
Au seuil de l'Apocalypse, croyez-moi, mieux vaut tenir une solide épée aiguisée qu'un quelconque style. Et commencer par trancher la gorge avec cette dague, la gorge du petit poète que chacun, porté par l'air du temps, désormais porte en soi, en prenant exemple sur Hamlet d'Elseneur.
12:11 Publié dans Mon Journal de guerre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : proust, hamlet, shakespeare, sainte-beuve, de stael, apocalypse

