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epstein

  • Mélenchon osera-t-il ?...

    ...se servir de l'affaire Epstein-Maxwell ?

    Quiconque a parcouru un tant soit peu les dossiers Epstein-Maxwell sait que cette affaire est une véritable bombe. Ce n'est pas pour rien que le ministère de la Justice des Etats-Unis a rendus librement consultables ses pièces par les Européens, en prenant soin d'en filtrer une partie. Ce n'est pas pour rien que les médias français, ceux du service public en particulier, s'appliquent à déminer l'affaire.

    L'arrestation d'un des conseillers proches du premier ministre britannique Keir Starmer (Peter Mandelson) illustre ce que les connaisseurs de la Ve République savaient déjà : la justice française est l'une des moins indépendante d'Europe du pouvoir exécutif. La condamnation et l'arrestation de N. Sarkozy est un formidable coup de bluff pour tenter de restaurer l'image de la magistrature et du pouvoir exécutif dans l'opinion publique la plus "légaliste". Par "l'opinion publique légaliste", j'entends la partie de l'opinion publique qui croit que la France est un "Etat de droit", comme dit le président du Conseil constitutionnel (il est payé pour ça).

    L'appareil d'Etat, en France, fait bloc, et il faut adjoindre aux éléments institutionnels les médias des oligarques, qui n'ont pas intérêt à faire sauter une bombe dans une structure institutionnelle qui les protège bien mieux qu'ils ne sont protégés en Russie. Un oligarque russe ne peut pas défier Poutine publiquement, comme certains oligarques ont pu défier E. Macron au cours de son mandat. Il y a au moins trois oligarques français qui, si Macron était Poutine, seraient déjà morts.

    E. Macron n'est pas directement responsable de cette structure oligarchique, dans laquelle s'insère le réseau d'influence Epstein-Maxwell. Ghislaine Maxwell est la tête de pont du réseau d'Epstein en Europe. E. Macron n'a fait que monter dans un train en marche sans s'interroger sur sa destination.

    Les Gilets jaunes républicains -voire révolutionnaires- ne doivent pas penser l'affaire Epstein-Maxwell séparément du régime oligarchique que la France et les Français subissent depuis une quarantaine d'années. Bien sûr les moeurs barbares de certains proches du couple Epstein-Maxwell sont capitalistes (dans la mesure où elles restreignent l'existence à un mobile cupide), mais le cadre oligarchique est le cadre où ces moeurs se déploient. C'est l'oligarchie qu'il convient d'abattre, d'une manière ou d'une autre.

    Jean-Luc Mélenchon est le candidat le plus éloigné du sommet de la pyramide ; le système l'a assez imprudemment désigné comme l'ennemi n°1 et J.-L. Mélenchon est assez malin pour exploiter ce statut. Il a des limites dans une France vieillissante où beaucoup d'électeurs aspirent à mourir dans la ouate.

    Mathématiquement Mélenchon est le plus apte à utiliser la bombe Epstein pour faire sauter la pyramide. A un détail près : il a entrepris d'escalader cette pyramide pour s'installer à son sommet. Pour l'instant, Mélenchon et ses partisans se contentent de brandir la bombe au-dessus de leur tête, pour faire reculer l'artillerie médiatique qui les pilonne sans relâche. Mélenchon n'en est qu'au stade de la menace voilée, et rien ne dit qu'il ira plus loin.

    Qu'est-ce qui plaide le plus en défaveur de Mélenchon et des Insoumis que la tentative ratée du PS de François Mitterrand de rétablir une république parlementaire en 1981, et de mettre fin au régime gaulliste bonapartiste ?

  • Dr Frankenstein & Mr Epstein

    Après quelques semaines de déballage des dossiers confidentiels de l'affaire Epstein-Maxwell, on constate que le pouvoir oligarchique français est le mieux protégé d'Europe contre le scandale et les compléments d'enquête judiciaires, puisque la démission du président de l'Institut du monde arabe, Jack Lang, est la seule conséquence à ce jour. Les régimes britannique, norvégien, sont en revanche ébranlés. Quant à l'Allemagne, c'est le seul pays au monde dont la presse est moins indépendante que la presse française : l'Allemagne est le seul membre de l'OTAN qui, attaqué par un autre pays de l'OTAN en mer Baltique, ne s'est même pas émue de cette attaque.

    Mais la zone de non-droit en quoi consiste la Ve République n'est pas le sujet de cette note... Un aspect de l'affaire saute aux yeux à mesure que l'on épluche les pièces du dossier, touchant non pas aux moeurs pédocriminelles d'Epstein et Maxwell directement, mais plutôt à la culture et la mentalité des membres de ce réseau d'influence, qu'ils soient des criminels actifs comme le conseiller spécial du premier ministre britannique Keir Starmer, ou des criminels passifs comme (semble-t-il) Bill Clinton et Bill Gates.

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  • De quoi Epstein est-il le nom ?

    Le comédien Dieudonné M'Bala M'Bala, harcelé par la police d'Etat française depuis 2013, présente l'affaire Epstein-Maxwell comme un tournant décisif. Du point de vue orwellien, on ne peut le contredire, car l'opacité de l'Etat profond est une condition même de sa survie ; la corruption se développe dans l'obscurité.

    L'idéal de transparence démocratique qui animait Julian Assange -ou la révolution culturelle MAGA en cours- est aussi utopique que la Fraternité qui séduit Winston Smith, utopie dont Orwell indique qu'elle est vouée à l'échec. Non loin d'Hannah Arendt sur ce point, Orwell présente la dissolution de l'action politique dans l'utopie comme le phénomène majeur du XXe siècle. L'utopie ne s'oppose pas efficacement à l'Etat profond, elle le conforte.

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