...lors de la journée du 17 octobre 2026, sur la rive droite de Paris ; quelques jours auparavant les porte-parole des Gilets jaunes ont lancé un appel à renverser le monarque Emmanuel Macron, huit ans après la grève historique nationale des Gilets, qui avait poussé l'appareil d'Etat dans ses derniers retranchements.
En fin de matinée je cherche à gagner la place de la République, point de jonction entre des mouvements poursuivant des buts différents, certains "jusqu'au-boutistes" comme les Gilets, d'autres pas. La surveillance policière est déjà en place pratiquement sur la largeur de Paris, plus dense à mesure que je me rapproche. Il fait un temps magnifique. J'enfile mon gilet jaune réfléchissant. Je comprends vite que je ne pourrai pas atteindre la place de la République, où la bagarre a déjà commencé entre les "robocops", comme j'appelle cette police dédiée à la répression des foules, et des grappes de jeunes types masqués pour n'être pas identifiés grâce aux caméras de surveillance. Les grenades pleuvent, inondant la place de gaz irritant. Les détonations font vibrer l'air et certaines femmes ne peuvent s'empêcher de pousser de petits cris à chaque fois. On se croirait sur le tournage d'un film de guerre.