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  • Mon sermon du dimanche

    Quel meilleur antidote aux sermons chrétiens nitchéens des paroisses officielles qu'un sermon chrétien marxiste dissident ?

    Benoît XVI reprend à son compte une partie de l'analyse de Marx. Il faut dire qu'aujourd'hui il faudrait être un chrétien aveugle pour ne pas reconnaître le caractère mafieux du régime démocratique capitaliste. Ou être un chrétien-démocrate soi-même incorporé dans la mafia : la racaille démocrate-chrétienne gaulliste qui sévit au "Figaro" me paraît être un bon exemple de trahison ostentatoire de la morale chrétienne.

    Comme les mafieux vont à la messe, les démocrates connaissent par coeur le petit catéchisme des "Droits de l'homme". Et regardez-les exhiber sur les plateaux de télé cette ex-musulmane convertie à la religion laïque. Cela ne rappelle-t-il pas les conquistadors qui ramenaient au pays quelques exemplaires indigènes d'Amérique sur leurs galères ? Moins brutaux peut-être en apparence, mais plus sournois et moins curieux, tels sont les néocolonialistes.

    *

    Mais Benoît XVI reproche à Marx son "matérialisme", voire le condamne. Qu'est-ce à dire ? En quoi Benoît XVI et Karl Marx, deux champions de la raison grecque, à la suite de saint Paul, ennemi juré de Nitche, divergent-ils ?

    On remarque surtout que Marx est plus clair : ce que Benoît XVI appelle "sécularisme", Marx l'appelle "anarchie". Ce que Benoît XVI appelle "excès de raison", Marx l'appelle "bêtise". Appeler un chat un chat, et un cochon un cochon, voilà qui est fait pour plaire à un Français comme moi, étranger au romantisme bourgeois.

    Ce que Benoît XVI reproche à Marx, en vérité - le sait-il ? -, c'est son sens aigü de la hiérarchie, digne d'un grand peintre. Les artisans de paix parlent en paraboles ; l'euphémisme est du langage de "technicien supérieur", d'expert, de philosophe ou de théologien libéral.

     

     

     

  • Ex-féminin

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    (Ill. de H.)

  • Lepénisme

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    (Ill. de H.)

  • La pierre angulaire

    L’arme fatale, l’argument ultime de justification du libéralisme, c’est la choa. On peut presque dire : la pierre angulaire. Qui n’est pas libéral, de gauche ou de droite, est automatiquement suspect d’antisémitisme, y compris s’il est Juif lui-même, comme Marx ou Simone Weil.

    Rien de plus logique à ce que Nicolas Sarkozy, à court de propagande et vu que Carla Bruni manque un peu de fesses pour nous tenir en haleine bien longtemps, Nicolas Sarkozy se replie désormais sur ses "fondamentaux" : l’exploitation des crevés juifs de la choa. Et dire qu’à côté de ce cynisme bourgeois scandaleux, on ose flétrir le pacifisme passionné de Louis-Ferdinand Céline !

    Dès le début de son ère, pour se distinguer de Le Pen dont il a repris le discours sécuritaire presque mot pour mot, avec le succès qu'on sait, Sarkozy a fait appel à la choa pour se distinguer du démon Le Pen et rassurer ainsi ses sponsors et la France bourgeoise sur ses véritables mobiles (Rappelons qu'Hitler aussi sut comment s'y prendre pour rassurer les oligarques allemands).
    Issue de la choa, la propagande bourgeoise de Sarkozy retourne à la choa.

    Sarkozy ou Glucksman, BHL, les bourgeois en général, pensent que les cadavres de la choa les protègeront éternellement, qu’ils dissimuleront toujours leurs petites ambitions néocolonialistes, empêcheront le tiers-monde d’accéder à une conscience politique révolutionnaire ? Superstitions bourgeoises que tout ça ! Qui l'antiracisme abuse-t-il encore en dehors des bobos téléspectateurs d'Arte ? Qui un esclave est-il le plus tenté d'écouter ? Les discours de Glucksman, de Kouchner, ou ceux d'Amadinejah ?

    *

    Une parenthèse pour dire que le discours nationaliste ringard et sécuritaire sera toujours de plus en plus en vogue dans un hexagone bourgeois guetté par l’Alzheimer et où sont suicidés 250.000 enfants par an au bas mot, au nom de l’existentialisme de sexe féminin. Du bovarysme au beauvoirisme, il n’y a qu’un changement de mode vestimentaire. Mai 68 ? Encore un gadget pour distraire les téléspectateurs.

    La gauche est prise au piège, étant donné qu’elle n’a fait que préparer le terrain à la politique de Sarkozy, Besancenot et Laguiller y compris, avec leurs revendications corporatistes ; idem pour les démocrates-chrétiens, les Tartuffe comme Bayrou, Xavier Darcos ou Fillon. De vraies courges ! Gonflés d’ambition à l’extérieur, aussi creux que Sarkozy à l’intérieur.
    Mitterrand, à mi-chemin entre Maurras et Marx, représentait encore une alternative crédible. Ségolène Royal, la plus crédible à gauche, n'est que le fantôme de Mitterrand.
    Voilà le niveau : la France, l'Europe, fait penser à un de ces hospices pour vieillards fortunés, les "Hespérides", où on trompe la mort le plus longtemps possible en lisant qui "Le Figaro", qui un roman de Jean d'Ormesson, qui un guide de voyage de Tillinac, qui un "essai" de Philippe Muray.

  • "Ysengrin" ou : "Sarkozyste"

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    (Ill. de H. d'après P.)

  • Revue de presse

    La presse démocrate-chrétienne n'est pas la seule à avoir soutenu inconditionnellement ou presque Nicolas Sarkozy au commencement. La presse féminine, "Elle" en tête, aussi, a facilement cédé au charme toc-toc ravageur du national-sarkozysme.

    Les éditorialistes de "Elle" n'ont pas pris de gants pour faire avaler leurs bibis féministes à l'armada de niaises qui les lisent. Un peu comme cette grande figure du féminisme et de l'anticolonialisme : Christine Ockrent. La vulgarité machiste des clips de rappeurs friqués auxquels certains associent le Président ? "Cool ! Mégatendance les meufs, déserrez vos strings d'un cran..." "Et pourquoi toi aussi tu ne coucherais pas avec un beauf en 2008 ?"

    Je suis prêt à parier que les démocrates-chrétiens et la presse féministe seront aussi les premiers à lâcher Nicolas Sarkozy lorsqu'il sera à poil. Comme cette féministe qui se réveille un dimanche matin avec la gueule de bois et un plouc dans son plumard. Victime de la mode.

  • Gare au sabot !

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    (Ill. de H.)

  • Un peu de sciences pour tous

    Pourquoi s'abstient-on dans les familles catholiques françaises, pas seulement la mienne, de récompenser les enfants qui ont obtenu une bonne note en mathématiques ? Qui comprend ce petit fait en saura plus sur l'identité française et son évolution qu'un ministre assisté d'une batterie d'experts et de tests.

     Rien de plus futile que les mathématiques. L'intérêt trop prononcé d'un enfant pour la bagatelle "mathématiques" sera source d'inquiétude pour sa mère, voire de désapprobation pour son père, dans une éducation humaniste. Ceux qui calculent le mieux sont aussi ceux qui trichent le mieux. Baudelaire et tous les adversaires du jansénisme pourraient ratifier cet adage.

    Dans une école catholique idéale, on ne devrait pas "noter" les aptitudes en mathématiques. L'idée de note en soi, de classement, de bulletin, chère aux laïcs républicains nostalgiques, est porteuse de la décadence de l'Education nationale dont l'évolution vers l'uniformisation et le totalitarisme ne doit rien au hasard. Appliquée aux mathématiques, la notation est carrément absurde.

     *

    Un mathématicienne sur un plateau de télévision qui dénonce les méfaits de la basse finance capitaliste, voilà qui paraît infirmer ma théorie humaniste. Seulement voilà, cette mathématicienne est une spécialiste des... probabilités. Elle est en outre chargée de la formation de jeunes crétins qui se préparent à trahir leur civilisation en devenant "traders" (à Paris-Dauphine ou dans ce genre d'élevage en batterie de petits veaux capitalistes).

    Au lycée, j'ai été forcé de coudoyer une brochette d'apprentis-mathématiciens. Période qui coïncide avec ma croyance dans la théorie de Darwin. J'étais fasciné par le goût de cette bande de... pour le néant algébrique, les combinaisons de signes nuls. Je m'empresse de dire que j'étais largement surclassé dans tous les exercices. Sauf en "probabilités", car mes condisciples n'étaient pas capables de lire les énoncés, bien qu'ils fussent aussi abstraits que possible : <I>"Calculez quelle est la probabilité pour qu'un électeur du Front-National soit raciste."</I> (énoncé garanti authentique datant du milieu des années 90).

     

     

     

     

  • Ségolène et François

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  • Primaire

    L’élection de Barak Obama à la présidence des Etats-Unis serait opportune pour redonner l'illusion d'un peuple américain antiraciste où l'humaniste BHL aime à se promener de cocktail mondain en cocktail mondain pour donner une image plus sympathique de la France que le Roquefort ; exactement comme Nelson Mandela fut placé à la tête de l’Afrique du Sud par les néo-colonialistes pour abuser le tiers-monde.

    Alors que l’organisation juridique des Etats-Unis est présentée comme un modèle en France, de Jacques Attali à Jean-Claude Martinez du Front National, en passant par Jacques Julliard de "L'Obs." ; alors que les Arabes des banlieues françaises portent fièrement des casquettes de base-ball, vont becquetter chez “Kentucky Fried Chicken” et matent des films de Steven Spielberg ou d’Arnold Schwarzeneger, dans ce contexte lorsqu’on critique la RÉALITÉ yankie on se fait traiter d’anti-américain primaire. Pour les experts, Marc-Edouard Nabe est un fantaisiste, ou un antisémite raciste dans la lignée de Céline ou de Bloy.

    Plus que les crétins de droite encore, les sociaux-traîtres français ont accompli au cours de la dernière décennie un travail de nivellement de l’esprit critique. Ce n’est pas la droite qui est devenue plus intelligente avec Sarkozy, mais la gauche qui est devenue plus bête après Mitterrand. On pourra écrire plus tard que l’"Action française" a constitué le “summum” de l’intelligence politique française jusqu’en 1982 : après, plus rien, l’Alzheimer et ses aides-soignants.

    *


    Qu’est-ce qu’un anti-américain primaire si ce n’est un de ces bobos de gauche qui diabolisent George Bush et lui font porter le chapeau de toute la ploutocratie yankie, rabaissant ainsi la politique et l’histoire au niveau de leur petites ambitions démocratiques ? Pas moins stupides que ces bobos de droite démocrates-chrétiens qui prennent George Bush pour le dernier rempart de la chrétienté, ou ce genre d’étronime sottise, preuve qu’on apprend les mêmes conneries anti-historiques à l’école chrétienne qu’à l’école laïque.

    Un anti-américain primaire c'est aussi celui qui refuse d'admettre que le cinéma français est encore plus merdique que le cinéma yanki. En ce qui me concerne l'extrême ennui qui se dégage des navets de Claude Sautet, de Truffaut ou de Chabrol me rendent compréhensif vis-à-vis du beauf qui mate des séries yankies.

    De la même manière, être anti-sarkozyste primaire consiste à dissimuler que Sarkozy n’est que l’ultime produit dérivé du système politico-médiatique. Il n’a pas inventé la console de jeu, c’est juste celui qui sait s’en servir le mieux. Les bobos de gauche le considèrent comme un ennemi, alors qu’ils sont les meilleurs alliés de sa propagande électorale populiste. Comme les Arabes de banlieue. À cette différence près qu’on ne peut pas reprocher à un sauvageon de ne pas avoir de conscience politique, si on a un tant soit peu le sens de l’ordre et de la hiérarchie.

  • Desseins

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    (Ill. de H.)

  • L'affaire Attali

    Jacques Attali et sa bande d'experts polyvalents, c'est-à-dire ineptes, ont vite fait l'unanimité contre eux. Provoquer des grèves "par anticipation", voilà toute la science-fiction de Jacques Attali au service de la France. Et ce n'est pas fini ; la morgue invincible de Jacques Attali va le pousser à continuer d'égrener son chapelet de gags dans les médias.

    Son rapport souffre, nous dit l'X, de ne pas avoir été lu dans son intégralité. Sauf que pour prendre au sérieux un rapport qui ne l'est manifestement pas (la pompeuse référence à Turgot suffit), il faudrait être sacrément con.

    Plus subtilement, Mitterrand qui avait manifestement du temps à perdre disait qu'il était le seul à pouvoir distinguer parmi les trois-cent idées/jour d'Attali celle qui était la bonne. Sarkozy, lui, préfère se désennuyer à Eurodisney. De Pif-Gadget à Mickey Maousse.

    La meilleure blague d'Attali depuis longtemps, selon moi, c'est : <I>"Les droits du livre serviront à combler une partie du déficit."</I> Du micro-crédit au micro-financement. Et si Attali n'avait pas une seule et même idée, pas très originale, qu'il dilue à l'infini ? Une sorte d'homéopathe avec un vocabulaire de rebouteux.

    D'ici que Jacques Attali se dise victime d'un complot antisémite, une sorte de nouveau capitaine Dreyfus qu'on veut envoyer au diable, il n'y a qu'un pas. Le culot, comme les idées, les polytechniciens n'en manquent pas.

  • Le nombre d'or

    Pour vous faire un dessin, si les pous avaient figure humaine, ils ressembleraient à Yann Moix. En effet, la recette : philosémitisme + pauvre enfant victime de son bourreau de père + voyeurisme sexuel + mysticisme démocrate-chrétien + cinéma = succès garanti, prix Goncourt voire Palme d'or à Cannes (Au pire, Yann Moix peut espérer être embauché par Franz-Olivier Giesbert pour tenir une chronique dans Le Point lorsque Patrick Besson partira à la retraite.)

    Ce savant calcul, ce "nombre d'or", Yann Moix ne l'a pas inventé, il l'a simplement pompé et il s'y cramponne comme un quaker à sa Bible, comme Jacques Attali à ses gadgets de polytechnicien.

    Après tout pourquoi un diplômé de Sup. de co. Reims n'aurait pas le droit de faire une carrière d'artiste ? On est en démocratie, oui ou bordel de merde ? (pour causer comme Céline interprété par Moix).

     Du mépris on passe vite à la pitié. D'autant plus lorsque ce Moix est suivi d'un Dominique de Villepin, aussi étranger à l'art, à la poésie, à l'histoire, que l'art, l'histoire et la poésie sont étrangers aux discours soporifiques de Dominique de Villepin. On a envie de dire à Dominique de Villepin, cet espèce de lévrier politique : "Fais le beau et ta gueule !"

    Au moins Moix a l'excuse de sortir de Sup. de co. Reims et d'affronter un marché de l'emploi déprimé.