Quand un navet a autant de succès que "Titanic", c'est qu'il remue quelque chose dans l'inconscient collectif.
La comparaison de l'ancien Premier ministre François Bayrou de la France avec le "Titanic" est l'aveu de sa conception technocratique du pouvoir politique. Quiconque connaît un peu la navigation en mer et les marins sait qu'un commandant de bord exerce un pouvoir tyrannique, au sens d'absolu. On vote peut-être pour la plus belle robe de la soirée quand la croisière s'amuse, mais la démocratie à bord s'arrête là.
Homme libre, toujours tu haïras la mer car c'est un monstre froid comme les Etats modernes !
Dans la conception technocratique du pouvoir, c'est l'être humain le problème, et plus il se situe en bas de l'échelle, plus il est problématique. Les technocrates se comportent en "alphas", non pas qu'ils soient plus méchants à la naissance, mais parce qu'ils ont été formatés ainsi. Ce n'est pas une question d'origine sociale, mais de conditionnement.
Pas question pour F. Bayrou de remettre en question la croisière du "Titanic", sa destination et son mobile mystérieux. Il s'agit de boucher le trou dans la coque et de repartir (la dette qui empêche le navire d'avancer).
De l'iceberg, le krach financier de 2008, on a parlé un minimum (Untel a dit : "Je n'aime pas le monde de la finance.") car il indiquait un commandement ivre, incapable de tenir la barre. Le krach, c'est la faute à pas de chance - raisonnement d'alcoolique.
Les Gilets jaunes sont les passagers de troisième classe : ils sont directement sur la voie d'eau. Il y a sur le "Titanic" français un nombre incalculable de personnels navigants, domestiques, joueurs de pipeau - le "Titanic" c'est de la croisière de luxe : tout ce personnel n'a pas intérêt à ce que l'on balance le commandant par-dessus bord, car leur existence n'aurait plus aucun sens - ils se contenteraient d'un nouveau commandant pour apaiser les esprits échauffés.
La culture contemporaine, c'est la musique du "Titanic" ; son but principal : rassurer les passagers de première classe. Quelque chose comme Vivaldi ou Strauss qui facilite la digestion. Le navire est entre de bonnes mains ! Il ne manquerait plus que les premières classes se mettent à paniquer et commencent à douter elles aussi.