LE MYSTÈRE DU LAPIN-GAROU, dans quelques semaines seulement, au cinéma… Ça faisait très très longtemps que je n'avais pas attendu la sortie d'un film avec autant d'impatience. À vrai dire, j’ai même du mal à penser à autre chose. En espérant que le studio américain n'aura pas transformé Wallace et Gromit en Donald et Mickey. Il m’arrive quelquefois de regretter de n’être pas né Anglais.
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Nominés
Sont nominés pour la première édition du Prix du "Titre le plus con", les ouvrages suivants :
- La Possibilité d'une île de M.H.
- Dors, ange amer de Cathy Bernheim.
- La Loire, Agnès et les garçons de Maurice Genevoix
- La pluie ne change rien au désir de Véronique Olmi
- La Vanité des Somnambules de Chloé Delaume
Ces auteurs ayant rivalisé de bêtise, de vanité et de philosophie, le jury réclame un délai supplémentaire pour délibérer dans son for intérieur. Vous pouvez toujours essayer de l'influencer. -
Deuxième reprise
Tirant les leçons de sa raclée, chez Giesbert, dans "Culture et Dépendance", sur un ring moins savonné, en l’absence d’adversaire direct, Maurice Dantec a su placer sa défense de l’Occident médiéval et de Ferdinand-le-Maudit, citer Tacite à bon escient : « Où ils ont fait un désert, ils disent qu'ils ont donné la paix », au lieu de bafouiller. Le complexe de supériorité a pris le pas sur le complexe d’infériorité - ça vaut mieux dans une baston.
Je lui sais autant gré d’avoir mis en relief le relativisme sénile de Jean d’Ormesson et le ratiocinage atavique de Patrick Besson (qui n’est capable dans une cuirasse que d’en voir le défaut - certains diront que c’est déjà pas mal), que d’avoir placé quelques directs percutants dans les gencives du pitoyable Alan Sokal et, surtout, de la navrante autant qu’immonde Aude Lancelin. Bouh, qu'elle est laide et tordue ! Pas de galanterie pour celles qui montent sur le ring en laissant la grâce au vestiaire.
Dommage que Dantec s’entête à dénoncer dans l’islam les racines d’un nouveau totalitarisme, alors que le Coran est incohérent et que les vieux systèmes continuent de broyer la chair et l’âme humaines, hic et nunc. À trop anticiper, on risque de cogner dans le vide intersidéral.
Ras-la-calotte aussi de l’œcuménisme : cette entreprise hypocrite est un tel fiasco qu’il est plus que temps pour les catholiques de la déclarer en faillite. D'ailleurs Benoît XVI lui-même a relégué aux oubliettes les chimères du jeune Ratzinger.
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A Tribute to Poly
Est-il si difficile de traduire correctement un titre anglais en langue vernaculaire ?
The Pedant in the Kitchen, par exemple, Josette Portiche pour le Mercure de France traduit ça par : Un Homme dans sa Cuisine. Un tel titre ne pouvait manquer de m’allécher vu mon penchant pour la touille, le malaxage et la cuisson des aliments en tous genres, malgré la réputation de Julian Barnes d’être une sorte de Delerm anglais à peine plus roboratif.
Sa manière d’accommoder l’écureuil bio (p.97) m’a d’ailleurs déçu. J’en attendais beaucoup, pourtant, vu que je ne mange plus de lapin.
Ce qui ressort de la sauce un peu trop clarifiée de J. Barnes, en définitive, c’est qu’un Anglais, s’il peut avoir le bec très fin, être un grand goûteur de vins, n’a en revanche rien à faire dans une cuisine française… « So, get out our French Kitchen, you, bad cooked Rosbeef !! »
Un Snob aux Fourneaux, ou Un Anglais dans sa Cuisine, voire Un Pédé dans sa Cuisine, tant qu’à faire, puisque l’iconographie de couverture semble avoir été choisie pour draguer le lectorat homosexuel, auraient moins trahi l’auteur. -
Existentialisme
« Je crois, Lapinos, que chaque instant de bonheur nous devons le payer avec autant de souffrance. » (Une bobo)
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Sur le ring
« Excusez-moi d’employer un mot un peu compliqué… » (Maurice G. Dantec).
Sur le ring d’Ardisson, Maurice Dantec n’a pas tenu un round… Son patalangage n’a pas traversé la garde serrée de Malek Chebel, obscur mi-lourd sorti d’on ne sait trop quel distributeur automatique de diplômes universitaires, et qui a démoli en quelques directs prévisibles mais efficaces le champion des catholiques identitaires. Ce traître de Baffie n’a même pas eu besoin de sortir ses banderillettes.
Dantec a peur, très peur, c’est sûr, ça se voit rien qu’à ses lunettes noires qu’il n’ôte que pour écrire (du moins j’espère). Mais de quoi ? Peur de l’Islam ? de Ben Laden ? des Kosovars ? des Banlieusards ? d'être reconnu ? Peur d’être comparé à Houellebecq ? Il n’a pas l’air de le savoir - c’est peut-être pour ça qu’il flippe tant.
C’est pathétique, comme lorsque Bambi est poursuivi par les méchants chasseurs. J’écrase une larme de compassion pour mon frère. Je ne veux pas qu’on dise que je suis insensible. La dernière fois que j’ai entendu quelqu’un dire qu’il était catho sur un plateau, c’était Sarko, ça m’avait moins ému. Il faut dire que c’était avant qu’il soit cocu (catho et cocu, ça fait beaucoup).
On se dit qu’il aurait mieux fait d’avoir peur d’Ardisson, Dantec, et de ses matches truqués, de planquer un peu de plomb dans la doublure de ses gants.
Quelques minutes auparavant, l’onctueux Jean d’Ormesson s’était fait mettre dans le podex avec une élégance bien française. Dantec, lui, a préféré mettre les bouts en boudant. Il a raison, les temps changent.


