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  • L'étang de feu

    Une secrétaire du Congrès des Etats-Unis, Diane Reidy, a osé prendre la parole à la tribune pour dénoncer l'imposture de la sociale-démocratie américaine, manifestation de l'antéchrist dans l'histoire, comme l'est toute collusion du "sabre et du goupillon".

    - Cet incident est sans grande portée du point de vue de la presse française "laïcisée" et peu à même de le comprendre. Il pourrait avoir plus de portée dans une nation en guerre, où le pseudo-christianisme dénoncé par Diane Reidy est cyniquement mis au service du patriotisme pour recruter de la chair à canons.

    - Avec l'oligarchie américaine, on frise la caricature ; son masque démocrate-chrétien ne trompe pas grand-monde. Le mérite de cette Diane Reidy est donc d'avoir osé braver les oligarques américains alliés de la France.

    - Bien sûr semblable stratagème en Europe doit être dénoncé de la même façon, notamment Angela Merkel, chef-comptable de la nef européenne, et tous les agents de change judéo-chrétiens qui chantent ses louanges. A quoi bon ? On ne peut pas le savoir. Le complot des nations judéo-chrétiennes repose d'abord sur la peur de ses membres. La peur incline au mensonge. Et l'ignorance ne fait que renforcer la peur.

    - Les nations antichrétiennes (Inde, Chine, principalement, et la France dans une certaine mesure), s'inclinent devant Satan, certes (la grande Semeuse et la grande Faucheuse) ; mais nous, chrétiens, savons mieux qui il est, et pourquoi il délaisse apparemment ses fidèles pour favoriser des nations "judéo-chrétiennes".

  • L'imposture Boutin

    La pasionaria démocrate-chrétienne Christine Boutin a été victime d'une opération de communication des "Femen" en Belgique (rebaptisées "Lilith"). Celles-ci l'ont enlacée et se sont livré à divers attouchements et insultes. Le prélat latin Mgr Léonard a été dans le même mouvement entarté par Noël Godin.

    Cela fut l'occasion pour C. Boutin, qui mêle sans vergogne ambition politique et références à une culture chrétienne qui n'existe que dans ses fantasmes, de nouvelles déclarations publiques délirantes :

    "(..) Nous sommes aujourd'hui entrés dans un combat qui n'est pas d'ordre politique mais d'ordre spirituel. Désormais, la vraie question qui est posée aux Français, c'est celle de la construction, ou non, d'une société sans Dieu. Madame Taubira nous a bien dit qu'elle souhaitait un changement de civilisation. Ce changement de civilisation est en réalité la proposition qui est faite aux Français par le gouvernement actuel, qui est la construction d'une telle société. (...)"

    - L'imposture de Christine Boutin et des démocrates-chrétiens dans son sillage est bien plus démoniaque que celle des Femen-Lilith : elle consiste à faire croire que le combat spirituel peut ou a pu s'accorder avec le combat politique, contre la lettre et l'esprit évangélique.

    La démocratie-chrétienne consiste à mettre en lieu et place de l'apostolat véritable, les fantasmes et les ambitions de bonnes femmes et de clercs calculateurs. Car la civilisation est une notion satanique, et nécessairement le fruit de la géométrie et du calcul.

    - Une civilisation plus ou moins équilibrée se conçoit comme un rapport fructueux ou providentiel de l'homme avec Satan (cf. doctrine de l'antéchrist Nitche), immuable selon la notion de l'éternel retour. C'est la nature et elle seule qui assure l'inaltérabilité de la civilisation, que seul un païen peut appeler de ses voeux. La décadence, dont l'effet le plus visible ne sont pas les singeries des Femen-Lilith, mais bien plutôt l'oppression extraordinaire de l'Occident sur le reste du monde, cette décadence traduit par conséquent une perturbation dans le rapport de l'homme avec Satan, son créateur.

    Le christianisme n'a donc rien d'un mouvement civilisateur, ainsi que les perfides démocrates-chrétiens tentent de le faire croire. C'est au contraire la révolution ou l'instabilité permanente de l'Occident qui porte la marque de l'idéologie catholique romaine. Le libéralisme, c'est-à-dire l'impuissance artistique traduite dans l'économie, l'athéisme, le fantasme démocratique, l'égalité des sexes, le culte identitaire personnel, tout cela n'est que l'effet de l'insanité extraordinaire de l'idéologie occidentale judéo-chrétienne. Le discours grandiloquent de Mme Boutin dissimule mal qu'elle est elle-même une sorte de femme-prêtre à la tête de pédérastes catholiques nostalgiques de la famille. La lâcheté de ces "veilleurs" est manifeste dans la mesure où ils ne se révoltent contre la pourriture libérale que dans la mesure où ils redoutent qu'elle porte atteinte à leurs intérêts patrimoniaux.

    Une grande part de l'apostolat aujourd'hui consiste à arracher le masque de ces imposteurs. La démocratie-chrétienne correspond au phénomène que les apôtres de Jésus-Christ décrivent comme "l'antéchrist" ou la "synagogue de Satan", c'est-à-dire une subversion du christianisme, comparable à celle que la religion de Moïse a subi de la part de ses prêtres.

    L'antichrist Nitche est fondé à dire que le "droit chrétien" ou la "justice chrétienne" représente une menace de mort pour la civilisation. En revanche c'est une stratégie de reconquête satanique qui le pousse à prétendre le "droit chrétien" fondé sur les saintes écritures.

  • Salut romain

    Le dernier évêque de Rome a fait dernièrement dans une homélie une étonnante déclaration, qui trahit l'acharnement de l'Eglise romaine à se situer en dehors de l'histoire. Cet évêque a en effet repris une critique adressée par Luther au clergé et à l'institution romains, sans paraître se douter que Luther décèle ainsi la clef de voûte de l'édifice juridique catholique romain.

    "Il faut combattre le "syndrome de Jonas" qui nous porte à penser hypocritement que, pour nous sauver, nos oeuvres suffisent.

    (...) Jonas avait les choses bien au clair à l'esprit : la doctrine c'est cela et c'est cela qu'il faut faire, que les pécheurs se débrouillent, moi je m'en vais. Ceux qui vivent selon ce "syndrome", Jésus les appelle hypocrites, parce qu'ils ne cherchent pas le salut des petites gens, des ignorants et des pécheurs. (...)

    Tellement de chrétiens pensent qu'ils seront sauvés par ce qu'ils auront fait, par leurs oeuvres. Les oeuvres sont nécessaires, mais sont une conséquence, une réponse à cet amour miséricordieux qui nous sauve. Car les oeuvres seules, sans cet amour miséricordieux ne servent à rien. Et ce syndrome de Jonas, justement, n'a pas seulement confiance qu'en la justice personnelle, dans ses oeuvres."

    Or le salut par les oeuvres est une invention de l'Eglise romaine, qui sans elle n'aurait pas connu la puissance qu'elle a connue ; l'impuissance et la ruine actuelles de cette Eglise autrefois triomphale résultent de la concurrence accrue de nouvelles oeuvres sociales. Elles indiquent le caractère organique et temporel de l'Eglise romaine, et non historique de l'Eglise des saints véritable, telle que présentée par les saintes écritures.

    Cette invention du salut par les oeuvres est par où cette Eglise répète ou prolonge la synagogue des juifs, condamnée par le Messie et l'apôtre Paul.

    "Car nous tenons pour certain que l'homme est justifié par la foi, à l'exclusion des oeuvres de la Loi." (Romains, III, 28)

    Cette subversion de la parole divine - le mot n'est pas trop fort puisque le salut par les oeuvres prend la place de la charité véritable - a une cause institutionnelle et sociale. Autrement dit, le "salut par les oeuvres de la loi" répond à la vocation d'un corps ecclésiastique constitué, à qui il permet de postuler un monopole sur le salut.

    L'évêque de Rome fait donc preuve d'une grande tartufferie, ou bien d'une grande ignorance de l'histoire de son Eglise. En effet, le pape ne trône sur rien d'autre que sur le salut par les oeuvres, et s'il y a bien quelqu'un qui est concerné par le "syndrome de Jonas", c'est celui devant lequel les catholiques romains se prosternent comme leur père.