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  • N'ayez pas peur !

    Ne croyez pas les professeurs d'éthique juifs, chrétiens voire français qui s'avancent masqués derrière l'argument moral. Ce sont en réalité des logocrates égyptiens. Une poignée de gangsters vaut mieux qu'un comité d'éthique.

    - N'ayez pas peur, lance Jésus-Christ à ses apôtres : c'est l'esprit le plus dissuasif de se laisser bercer par des berceuses éthiques. En effet, la comparaison est valable entre les fantômes et les personnes morales. C'est exactement la même sorte de foi, mêlée de raison, qui pousse les hommes à croire aux fantômes et aux personnes morales, grandes pourvoyeuses des cimetières. Le fantôme est une théorie de la personnalité juridique. Certaines institutions continuent de vivre par-delà leur mort ou la perte de leur pouvoir.

    En somme la peur est la cause d'une grande créativité chez l'homme, qui est lâche dans son état normal, et qui trouve dans le moyen collectif de l'éthique une sorte de cuirasse. La valeur esthétique du moindre objet manufacturé se double d'une valeur éthique. La fonction de l'esthétique païenne est de rassurer. L'Egyptien Platon, au stade du déclin de la Grèce, qualifie de "beau" ce qui traduit la santé, la vie, et qui le rassure.

    Contrairement au monde païen,  où l'éthique est encouragée, et les hommes comme plongés dans le formol de leur vivant, le christ adjure ses apôtres de ne pas aller dans le sens de l'éthique. L'aliénation de l'homme par l'homme, à l'aide de l'éthique se nourrit en effet de la peur de l'homme. La folie est une sorte d'antichambre de la mort : le purgatoire.

  • Tour de France

    Un crétin à la radio : "Le public du Tour de France n'a pas conscience du dopage." Il est probable que c'est dans les milieux populaires qu'on a le mieux conscience que toute la France vit sous le régime du dopage, et non seulement quelques fanatiques coureurs cyclistes.

    Quelques tartuffes prêchent la moralisation du football et prétendent qu'on peut éduquer la jeunesse des banlieues à l'aide du sport. Mais le dopage et la tricherie sont inhérentes à la compétition ; celle-ci est le ressort de la politique moderne, et Machiavel qui met à jour le caractère diabolique de la morale et de la politique, démontre que dans ces domaines "la fin justifie les moyens". Plus précisement, en politique, la fin et les moyens sont confondus. Pour résumer le totalitarisme ou le régime technocratique où nous sommes, on peut dire que c'est un pur mobile, dont le but se perd dans les ombres et le brouillard informatique des mathématiques sentencieuses, totalement artificiels. C'est en ça que le régime républicain est avec le régime de Louis XIV qu'il prolonge, le plus étranger à l'esprit français. C'est-à-dire que les meilleurs esprits français ont réagi et réagissent à ces régimes d'oppression, strictement mécaniques. Sans eux la France serait un pays entièrement composé de bonnes femmes allemandes identitaires, comme Madame Bovary ou François Fillon.

    Un régime dont les buts artistique et scientifique trahissent les moyens, quand ces buts sont assez abstraits pour refléter la mécanique qui les anime de façon flagrante, ce régime-là est moderne ou totalitaire, et revient aux formules du même genre, les plus anciennes. L'Egypte antique renaît de ses cendres, à tel point que tout ce qui est dit "moderne", c'est-à-dire adapté aux exigences éthiques ou politiques du moment, comporte un hommage plus ou moins discret à l'Egypte antique. On repère dans la technocratie moderne, outre l'obsession de l'éthique, la formule magique du mysticisme égyptien, entièrement hypothétique ou religieuse, et déjà réfutée par les savants grecs matérialistes jadis. Ceux-ci la décrivent comme une métaphysique truquée, celle de l'espace-temps, qui ne fait que prolonger la physique de façon virtuelle ou abstraite, sans jamais résoudre le paradoxe ou l'absurdité de la physique, autrement que par des solutions elles-mêmes paradoxales. Autrement dit, la métaphysique technocratique n'est qu'une biologie ou une anthropologie, tandis que la logique juive, grecque ou chrétienne contredit le régime des choses virtuelles ; la condition où nous sommes est certes hypothétique, mais elle n'implique pas que l'univers entier le soit, comme doté d'une âme qui, de façon magique, assurerait sa métamorphose ou son renouvellement dans le temps. Exactement comme les Egyptiens se trouvaient dans l'impossibilité de définir le "grand architecte de l'univers", autrement que par un mécanisme tout à fait abstrait ou relatif, les technocrates modernes ne peuvent préciser à quoi mène leur éthique de chiens sentencieux et la compétition qui la détermine, s'exposant ainsi au respect des seuls imbéciles, à qui on jette un os et qui s'empressent d'aller le chercher.

    Le régime de la compétition généralisée, et donc de la tricherie et du bluff, est plus facilement observable dans les milieux populaires que dans les élites captieuses (au point d'inventer "la propriété intellectuelle", qui consiste à piller l'art populaire avant d'y apposer des scellés), parce que les conséquences dramatiques de la compétition sont plus sensibles dans ces milieux, et par conséquent la tartufferie qui consiste à prétendre conciliable humanisme et compétition. De même, sans les moyens extraordinaires de propagande dont elles disposent, les élites françaises parviendraient sans doute difficilement à convaincre les Français de l'utilité des foyers de guerre allumés par des représentants d'une élite française autocratique dans des pays dont cette élite a auparavant consolidé les tyrans, afin de détourner l'attention de leur propre gabegie (toutes initiatives dont on devine qu'elles sont encore strictement conditionnées par la compétition).

    L'idée que tous les coups sont permis dans le monde des affaires et de la compétition économique, y compris de réduire une partie de la population en esclavage sous un prétexte noble tel que "Le travail rend libre", cette idée est facilement compréhensible du plus grand nombre, qui nourrit peu d'illusions dans ce domaine. Cependant le monde du sport, qui n'est qu'un allégorie du socialisme, comme les tournois de chevalerie contribuaient à mettre en valeur les idéaux aristocratiques dont Shakespeare s'est employé à démontrer le caractère démoniaque, la compétition sportive doit s'efforcer de paraître honorable, et y parvient un peu mieux que le monde des affaires. La raison en est que le sport a un rôle de blanchiment de la compétition. Il correspond à ce que Nitche prône sous le vocable de "morale pure", quand Marx le condamne comme l'opium du peuple. On verra naturellement l'élite s'attacher à défendre la compétition sportive, aussi débile soit elle, parce que la morale pure est toujours l'ultime argument d'une élite pour convaincre de son utilité quand elle a perdu son efficacité, à quoi tient sa seule légitimité réelle. Ou plutôt faut-il dire que la compétition sportive est l'antépénultième argument, puisque la solution finale est la guerre, à laquelle le peuple est exposé par le mouvement macabre de son élite. Le monde n'est pas complexe ou opaque, mais c'est le dessein de l'élite de le rendre tel, car la vérité résout le monde au néant, et donc les élites qui soutiennent le monde à l'instar des titans, ennemis primitifs de dieu.

  • Satan dans l'Eglise

    Les chrétiens qui ont accusé au cours de l'histoire la papauté ou l'Eglise romaine d'être la "synagogue de Satan", pointent parfois du doigt son immoralité ; c'est le cas de Dante Alighieri ou de Luther. D'autres, comme W. Shakespeare ou E. Swedenborg, ont mieux discerné que c'est le pacte avec le monde ou le sécularisme des Eglises chrétiennes qui entraîne la subversion du sens des saintes écritures. Shakespeare dénonce notamment Thomas More, dont la tentative de concilier le pouvoir politique et le christianisme ne pouvait qu'aboutir qu'à des formules ubuesques.

    "Dans le christianisme, le temps a une importance fondamentale. C'est dans sa dimension que le monde est créé, c'est en lui que se déroule l'Histoire du salut, qui a son apogée dans la "plénitude du temps" de l'Incarnation et atteint sa fin dans le retour glorieux du Fils de Dieu à la fin des temps.

    En Jésus-Christ, Verbe incarné, le temps devient une dimension de Dieu, qui est Lui-même éternel. Avec la venue du Christ commencent les "derniers jours" (cf. He, 1,2), la "dernière heure" (cf. Jn 2, 18), avec elle commence le temps de l'Eglise, qui durera jusqu'à la Parousie." Jean-Paul II

    La théologie de l'avant-dernier pape est des plus ésotériques. C'est une théologie de coucou suisse dans un nid qui n'est pas le sien. C'est bien sûr dans la religion païenne que le temps a une importance fondamentale, ce qui explique notamment que le soleil ou la lune y sont pris pour des divinités supérieures. Les hommes, en général, vivent prisonnier du temps et des heures : "ultima hora necat" (la dernière heure tue) disaient les Romains.

    Dans le christianisme seulement, l'étau du temps ou de la condition humaine est desserré, et une porte étroite ouverte. L'hypothèque de la mort fonde tous les clergés païens, dont le rôle est en quelque chose de préparer l'homme à sa fin pour servir l'ordre social. Plus un homme est haut placé dans la hiérarchie sociale, ou plus il a de loisirs, plus il a besoin de ces drogues qui font oublier l'instant fatidique où il faut retourner à la terre ; tandis que les hommes asservis au travail, eux, sont résignés à la marche inexorable du temps. C'est ce qui fait dire à Aristote que l'homme n'est pas fait pour travailler, doctrine peu germanique : il y a en effet quelque chose qui n'incline pas l'homme, contrairement à l'animal, à l'oubli complet de soi. L'homme n'est pas, contrairement à l'animal, doté d'une farouche culture de vie ou d'un instinct qui l'empêche de voir la mort en face.

    Si les chrétiens espèrent la fin des temps, c'est précisément parce qu'elle coïncide avec la réunion du Christ et de son Eglise. Si Jésus-Christ s'est incarné provisoirement, ce n'est pas pour faire plaisir à l'homme, mais répéter à ses disciples que la chair est faible et qu'il n'y a pas selon cette voie commune de salut possible. C'est un avertissement terrible, car il réduit à néant toutes les espérances sociales ou religieuses, fondées sur la chair. L'antichrist Nitche voit plus juste que le pape, quand il observe que le christianisme est profondément antisocial. Il se trompe quand il accuse les chrétiens ou les juifs d'attenter à l'ordre social. Fondée sur la chair, les païens grecs avant Jésus-Christ le savaient déjà, l'ordre humain ou la civilisation a une faculté d'autodestruction.

    Dire que le temps est une dimension de dieu est un décret sans conséquence sur dieu. Il n'a pour effet que de rapprocher artificiellement l'homme de dieu. Qui peut dire l'âge de dieu ? 


  • La Religion athée

    Qui ignore le caractère religieux de l'athéisme, ignore probablement aussi celui de la musique ou des loisirs dits "culturels", dont notamment le sport ou les jeux de société. Je suis toujours surpris quand une personne -en principe laïque et athée- me déclare qu'elle joue au loto, tant cette activité trahit le sentiment religieux. Les païens pariaient autrefois sur la bienveillance de dieu, exactement de la même façon ; la fête des rogations pour faire venir la pluie sur les moissons chez les anciens païens chrétiens était du même acabit.

    Je me demande combien d'athées déclarés sont capables d'appliquer l'explication psychologique qu'ils donnent du caractère rassurant de la foi religieuse à la politique elle-même, domaine où le quidam place généralement de grandes espérances, "veaux, vaches, cochons, couvées", comme dit la fable ?

    Ces espérances ne sont pas moins rassérénantes que la religion, pour ne pas dire qu'elles accroissent considérablement le nombre des cocus qui dormaient déjà auparavant dans les cimetières, du fait de la religion. Je cite volontiers ici Roméo et Juliette, dont Shakespeare a fait des prototypes de cocus quasi- intemporels, marquant ainsi la réciprocité du cocufiage.

    Les ruses sociologiques de la bourgeoisie laïque athée pour mobiliser le peuple au service de valeurs dont celui-ci ne verra bien souvent pas la couleur, ont en effet engendré un nombre de morts incalculable.

    - De même je suis surpris de la persistance dans l'imagerie sulpicienne laïque républicaine de Marianne, vache laitière dont les banquiers judéo-chrétiens ont pourtant tiré tout le lait depuis longtemps.

    Je comprends qu'on ne peut pas enseigner dans l'école laïque républicaine tout ce que l'athéisme moderne doit à de précédents spéculateurs chrétiens. De même ne pouvait-on enseigner auparavant dans l'Eglise que le purgatoire est une idéologie mathématique ou virtuelle - typiquement païenne parce qu'elle répond au besoin social.

    Les sectateurs de la laïcité doivent comprendre que leur prétendue "neutralité religieuse" ne peut pas être opposée aux musulmans du tiers-monde ou aux chrétiens de France. C'est une ruse impérialiste beaucoup trop grossière. Le socle éthique du républicanisme en fait une religion comme les autres, comme toutes les religions qui sont fondées sur la propriété, c'est-à-dire la plupart. Dans le culte marial, par exemple, assez fréquent dans certaines sectes chrétiennes démoniaques, en même temps que la condamnation évangélique de l'érotisme ou de la cupidité, la mère de Jésus est divinisée et l'ancien droit païen restauré.

    Il est si vrai que l'éthique est attachée à des valeurs sonnantes et trébuchantes qu'en cas de banqueroute, adieu le féminisme, l'antiracisme, la démocratie, la gay-pride, l'évolutionnisme, etc., c'en sera fini des slogans religieux à la mode. Si vous êtes attaché à l'une ou l'autre de ces valeurs, à moins d'être un imbécile manipulé, vous devriez vous accrocher à l'union bancaire européenne. Aussi fragile soit-elle, cela reste la plus solide des cathédrales aujourd'hui.

  • Désinformation du Monde

    Le quotidien de propagande capitaliste «Le Monde», aussi dépendant que les banques d’affaires françaises du soutien financier de l’Etat républicain en cas de défaillance, n’a jamais raté une occasion de désinformer ses lecteurs à propos du christianisme, ou de diffamer celui-ci.

    Une querelle entre deux ex-conseillers du président Sarkozy est l’occasion pour «Le Monde» d’afficher en caractère gras sur son site : «Charles Maurras (1868-1952) était une figure de l’extrême-droite catholique».

    Peut-être ne faut-il pas chercher très loin l’explication à la malveillance systématique du «Monde» à l’égard des chrétiens. Le «monde» désigne en effet dans le christianisme la puissance satanique, opposée à l’avènement du christ de la fin des temps. «Mon royaume n’est pas de ce monde» dit en outre le Messie à ses apôtres, renversant ainsi comme il fait systématiquement l’ordre humain, ou ce que les professeurs nomment aujourd’hui «anthropologie», science qui va bien au-delà de l’étude de l’homme, puisqu’elle consiste surtout à le justifier, et qu’elle est l’axe de subversion de la science (L’anthropologie place en effet l’homme au centre de l’univers, pour le besoin de la cause morale ou politique ; elle soumet ainsi la science aux paradoxes mathématiques). L’amour chrétien de la science ou de la vérité a pour contrepartie le mépris de l’anthropologie, «science sans conscience» selon le mot de Rabelais, car ne retenant de la science que l’usage ou la fonction mécanique. Autrement dit l'anthropologie contribue à créer un inconscient collectif extrêmement dangereux pour les personnes les plus faibles, et qui les crucifie véritablement, pour reprendre la comparaison avec l'instrument de torture des tribunaux romains.

    - Charles Maurras est une sorte de Nitche français, qui ne clame pas aussi fort que ce dernier sa haine de Jésus et des chrétiens, mais ne se prive pas d’insulter les apôtres du Christ. Contrairement à Nitche qui rêve d’une restauration de la religion païenne romaine («Dieu, famille, patrie»), Maurras se félicite quant à lui que l’Eglise catholique romaine ait opéré la transformation du christianisme en religion d’Etat. On a pratiquement avec Maurras le point de vue le plus éloigné de Molière, qui s'employa au contraire à montrer le caractère de théocratie égyptienne du régime de Louis XIV (siècle où l'emprise des "banques chrétiennes" devint à peu près définitive).

    Ce diagnostic maurrassien, bien qu’il a une part de vérité, n’empêche que l’ordre juridique fantasmé par Maurras soit une pure chimère, comme le retour du paganisme romain rêvé par Nitche. «L’histoire ne repasse pas les plats.» C’est encore d’être une pensée historique, opposée à la pensée juridique, qui sépare le christianisme des religions païennes anthropologiques qui cultivent l’inconscient collectif. Tous les grands historiens occidentaux, à commencer par Shakespeare, mais aussi Karl Marx, sont nettement sous l’influence de la pensée chrétienne anticléricale (le clergé est privé de ses anciennes prérogatives par l’apôtre Paul et Jésus-Christ), et ils ramènent par conséquent à l’apocalypse, récit historique synthétique de la chute des nations impies.

    Le paganisme implique le négationnisme historique, au contraire, sur lequel il fait prévaloir la constitution juridique et le droit. C'est le tour de force de la doctrine nazie de G.W.F. Hegel, en particulier (propagée en France par Sartre et divers autres logocrates), d'inventer un négationnisme historique discret, sous la forme d'un millénarisme juridique, apparemment historique, mais qui ne l'est pas plus que les utopies totalitaires prétendument chrétiennes ou païennes auparavant.

    - On peut presque dire, et Shakespeare invite à le comprendre, que le négationnisme maurrassien ou païen a une cause sexuelle pédérastique ou incestueuse, tant l’identification des institutions morales et politiques à une mère ou une matrice est constante dans l’histoire. L’histoire n’est pas faite pour rassurer l’homme, tandis que la science anthropologique ou juridique, elle, n’a pas d’autre fonction.

    Maurras n’a donc jamais pu séduire que trois sortes d’imbéciles :

    1/ des catholiques au niveau de la kermesse ou du folklore, qui n’ont jamais lu les évangiles et la proscription par le messie de toute forme d’utopie morale ou politique (les institutions juives et romaines ont d’ailleurs collaboré à l’assassinat de Jésus).

    2/ des néo-païens qui, comme les admirateurs de F. Nitche encore une fois, sont incapables d’observer l’évidence que le transfert de souveraineté du monarque ou de l’élite aristocratique au peuple est non seulement un phénomène irréversible, mais que l’organisation même du monde même a rendu ce transfert symbolique nécessaire, qui n’empêche aucunement les élites d’accaparer le pouvoir ; des néo-païens pour qui le droit a par conséquent le même usage qu’une drogue, puisqu’ils en ignorent l’usage pratique. Le paganisme, dans l'Antiquité, a rarement atteint un niveau intellectuel aussi bas.

    3/ des esprits aussi obtus et acharnés que Maurras à ignorer que la devise romaine «Dieu, famille, patrie» est sans doute la moins contestée en Allemagne, et la plus contestée en France depuis des siècles, où l’esprit s’est élevé heureusement un peu plus haut que celui du maquignon ou du hobereau de province, accroché à son cadastre.

    On voit ainsi l'habileté du "Monde" à faire passer pour une idéologie d'extrême-droite catholique, celle qui arrange en réalité le mieux le monde des affaires républicain, dont ce périodique subventionné est l'organe de propagande principal. La présence de "maurrassiens" dans le conseil de l'Etat ainsi que dans de nombreux organes de presse capitalistes est donc parfaitement naturelle, Maurras étant le plus inapte à s'opposer à l'esprit publicitaire du monde, qui assure le maintien de l'élite dans ses prérogatives, bien au-delà de ses compétences, notamment en matraquant le peuple à l'aide de contrevérités érigées en dogme par des journalistes.