Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Homme libre...

    ...toujours tu haïras le cinéma.

    Plus un cinéaste clame son antichristianisme atavique, moins il est dangereux. Gare aux mécaniciens démocrates-chrétiens !

  • Demain la guerre

    C'est une assertion étrange de la part de Léopardi lorsqu'il postule que les poèmes d'Homère ont perduré pendant des millénaires par hasard. Léopardi est en effet plus sage d'habitude, et tranche heureusement avec la culture de vie incestueuse de ses compatriotes.

    La résistance de Homère au temps et au hasard est encore plus logique que celle d'Aristote.

    - Très tôt dans l'histoire, Homère renseigne sur la cause de toutes les guerres et les charniers ; il dit pourquoi aucune éthique ne peut les empêcher et comment, ne pouvant les empêcher, elle les prépare insidieusement. Tout professeur d'éthique moderne est nécessairement de l'espèce des logocrates égyptiens, dont le rôle plus ou moins conscient est d'entraîner les peuples vers l'abîme (en créant un inconscient collectif qui libère l'instinct criminel de l'homme). Le masque de la démocratie-chrétienne est transparent.

    - L'erreur de jugement de Léopardi est scientifique, voisine de celle de Lucrèce. Il croit dans la matière et sa vérité, non pas réfugié comme toutes les femelles et gens de robe dans l'abstraction, mais il hésite à croire que l'homme peut dépasser le stade de l'hypothèse, c'est-à-dire qu'il peut triompher de la providence ou du destin. De là son explication providentielle, à l'incroyable longévité d'Homère, le poète qui méprisait la gloire. Le défi à la mort de Homère heurte le sentiment religieux qui, au contraire, se nourrit de celle-ci.

    - La femme est l'objet du désir, et il y a une femme pour deux hommes imbéciles. Cela suffit à Homère pour illustrer la compétition entre les hommes. Cette vérité homérique n'a pas vacillé depuis des millénaires : derrière une bête à concours, on retrouve toujours une femme. Ceux qui parlent de "guerres de religion", occultent que le dieu poursuivi dans ces cas-là n'est qu'une puissance équivalente de l'Etat ou de l'avenir des publicitaires : le produit d'un fantasme ou cette figuration de dieu interdite dans le judaïsme pour parer au piège de la femme. L'hommage des publicitaires modernes rendu aux femmes n'est autre qu'un discret encouragement à la compétition. La compatibilité de cet hommage avec la prostitution est d'ailleurs parfaite. Et le petit chiffon rouge du terroriste musulman, qui va s'écraser contre les panneaux publicitaires, de quoi est-il encore fait ? Un cheptel de vierges.

    Loué sois-tu, Homère, à travers les millénaires, de nous préserver de l'éternel retour de la connerie cléricale !

     

     

  • Satan nous aime !

    Sorti de la bouche d'un pote, assez modeste pour n'être pas tout à fait athée : "Le diable nous aime, parce qu'il ne peut pas se passer de nous."

    Je lui fais observer qu'il est exactement rendu au même point que Baudelaire : pas assez bête pour ignorer de quoi le romantisme et les sentiments sont faits. La plupart des blasphèmes sont en réalité des blasphèmes contre Satan, qui n'en a cure. La lecture des évangiles nous apprend que les blasphèmes, qui provoquent la colère de Jésus, sont presque toujours le fait des apôtres ou des apôtres, qui n'insultent pas dieu mais le salut, faisant prévaloir la société contre celui-ci. L'hésitation de Baudelaire est entre le salut et la société, dont la drogue résume l'illusoire réflexion.

    Il faut dire que mon pote a vu de très près, très jeune, les mâchoires cannibales de la société, et que cette vision d'horreur a définitivement brisé en lui toute velléité de devenir un citoyen romain vertueux.

  • Pourquoi le football ?

    On trouve la raison de cette religion nazie dans la pensée anarchiste grecque. La cause en est simplissime : les personnes les plus intelligentes sont les plus difficiles à gouverner. Entre parenthèses, disons que l'amour de la simplicité et de la forme grecques, altérée par Platon (qui en réalité est égyptien), cet amour implique la haine de la société, importé par Bacon-Shakespeare dans le monde moderne. En effet, c'est le monde qui a la forme d'un labyrinthe compliqué, que les mathématiciens imbéciles s'efforcent de transposer à l'univers tout entier, la science ou encore "dieu".

    - Le libéralisme triomphe en raison du nombre et de la bêtise ; il s'appuie exclusivement sur la quantité. Tel ou tel philosophe libéral, spécialisé dans l'économie, la politique ou la morale, peut bien se croire malin ; en réalité son triomphe est public et repose sur la masse des peuples à gérer. Le philosophe libéral, qui reconnaît rarement avoir fait fausse route comme Tocqueville, et passe plutôt son temps à se faire mousser comme la petite salope François-René de Chateaubriand, cet imposteur profite de l'effet levier. L'idéologie libérale est une sorte de réflexologie féminine, régulièrement engrossée par la physique quantique des nations. L'idéologie libérale coïncide presque exactement avec la musique, pur produit de circonstance, elle aussi.

    - Le point de vue libéral nie Satan, autant que le point de vue antilibéral affirme que Satan est contenu dans le libéralisme.

    - Dans cette gigantesque nation - les Etats-Unis -, qui procèdent presque entièrement de la manipulation religieuse, comme l'attestent les salles de spectacles qui parsèment son territoire comme pas d'autre, la bêtise humaine est soigneusement entretenue grâce au principe de la compétition sportive. Dès lors qu'il a un minimum d'intelligence, l'homme devine que le principe de la compétition sportive est le plus sûr moyen pour l'homme de devenir un singe et prouver ainsi le principe de l'évolution de l'espèce.

  • Pièges de la femme

    Le féminisme peut se ramener au commerce ; cette doctrine mondaine épouse en effet l'évolution de ce dernier. Beaucoup plus réticents à nouer des relations sociales, à cause de l'ignominie et la lâcheté qu'elles impliquent, les hommes y sont entraînés par les femmes. Que le goût de la société - c'est-à-dire de l'enfer -, soit généralement inoculé à l'homme par la femme, voilà bien qui prouve la supériorité des fables antiques sur les mathématiques modernes, chères aux lieutenants de Satan.

    - Féminisme = commerce : cela se voit dans la religion des juifs, qui est la plus misogyne de tous les temps, et à laquelle j'emprunte le titre de cette note. Le rabbin juif qui n'est pas misogyne, on peut être sûr que c'est un pharisien, mû principalement par le commerce, et qui pour mieux séduire les veuves enterre sa religion.

    - Pour opposer la misogynie au pharisaïsme, il faut rappeler que la misogynie n'est d'aucun usage sur le plan social, puisqu'elle prévient contre celui-ci. C'est le sens de l'intervention du Christ quand des juifs veulent lapider une femme adultère : l'amour ne peut se mélanger avec l'éthique ou la morale, car L'ETHIQUE EST l'ESPRIT DU TEMPS, véhiculé par des charognards vêtus d'habits sacerdotaux, qui disent : "Ne prenez pas la voie de la chair !", mais continuent de prôner l'éthique ou la vertu romaine, qui est seulement physique, et ne préserve en rien les hommes de se dévorer entre eux. Le cannibalisme n'a rien d'immoral. Pas plus les juifs qui lapident la femme adultère, que les nazis qui éliminent la concurrence, ne sont des personnes immorales ; l'éthique est, comme le langage, un serpent qui mue au fil du temps, et l'accointance du clergé avec Satan est constante à travers les siècles.

    Seul l'amour ne passe pas, tandis que le temps, lui, emporte les civilisations, et les hordes de fainéants efféminés qui les ont édifiées, craignant que le ciel ne leur tombe sur la tête.

    - L'Eglise véritable, épouse du Christ, dont il est largement fait mention dans l'apocalypse de Jean, est dotée d'attributs et de caractéristiques inverses de celles qui déterminent la société ou la civilisation, qui baigne depuis l'origine du temps dans un flou artistique rassurant, et que les fables savantes représentent comme une reine, qui à l'aide de son miroir magique se persuade qu'elle est la plus belle et désirable, mais redoute et combat l'avènement de la pureté ou de l'amour véritable, qui mettra un terme définitif aux charmes et illusions du prince de ce monde. La prostituée de l'apocalypse, elle, épouse le temps et non la vérité, et tous les blasphèmes que son calice renferme ont cette nature de charmes ou de pouvoirs magiques présentés comme la vérité.

  • Grâce à Voltaire

    L'enjeu des Lumières françaises comme mythe fondateur des valeurs républicaines interdit pratiquement de comprendre ce qu'elles représentent et de les étudier comme il convient dans le cadre des institutions républicaines.

    - A cette impossibilité s'ajoutent les travaux obscurs de certains adversaires des Lumières. Dernièrement, la thèse de l'idéologue Zeev Sternhell est parmi les plus vaines, probablement faite pour occulter que le nationalisme juif est un néo-nazisme. C'est se moquer du monde, à la manière de l'imposteur public n°1 Bernard-Henri Lévy, que de faire du "nationalisme" une composante essentielle du fachisme, tout en s'abstenant de vouer aux gémonies l'Etat d'Israël.

    - La critique des Lumières françaises par Karl Marx reste à ce jour, à la fois la plus lucide et la plus politiquement incorrecte. En effet, les usagers de la philosophie des Lumières en tant que mythe fondateur sont idéologiquement liés à leurs adversaires, "comme tenon et mortaise", pour emprunter à Marx sa comparaison de l'idéologie et de la mécanique.

    Cette opposition de nature religieuse recoupe l'opposition de l'éthique républicaine moderne à l'éthique judéo-chrétienne archaïque, opposition où réside le machiavélisme de l'Occident moderne, dont un marxiste authentique tirera argument pour avertir que le nazisme ou le fachisme ne furent que des épiphénomènes. Sur le terrain de la puissance ou de la virtualité où les régimes fachistes et nazis se situaient, ils ont été rapidement écrasés par leurs adversaires. Quiconque comprend un minimum les mathématiques, comprendra ce que signifie l'effondrement rapide d'un régime qui devait durer mille ans. Et, si les logocrates égyptiens qui ont la prétention de gouverner le monde ne comprennent pas les mathématiques, ils n'ont qu'à retourner à l'école de Pythagore ou Platon, ou plus près de nous de ces moines imbéciles du moyen-âge.

    - Disons d'abord ce qui sépare radicalement Marx des "Lumières françaises". Contrairement à la philosophie des Lumières, le point de vue marxiste N'EST PAS UN POINT DE VUE CIVILISATEUR. C'est en quoi on peut rattacher Karl Marx à la spiritualité juive ou chrétienne, outre sa remise en cause radicale de l'argent et de la propriété, valeurs qui fondent le paganisme le plus primaire, tandis que les logocrates judéo-chrétiens tels que Lévinas, Benoît XVI ou Georges Steiner, ne sont en réalité que des scribes égyptiens qui avancent leurs pions derrière le masque hypocrite des "Droits de l'Homme".

    Si un philosophe chrétien ou juif met en avant les "droits de l'homme", vous pouvez être certain d'avoir affaire à un imposteur, pour ne pas dire un avocat du diable. Les droits de l'homme sont aussi étrangers au christianisme que le principe de la monarchie de droit divin, grossière imitation du culte païen égyptien. Le transfert de la souveraineté du monarque au peuple est le fruit d'une manipulation juridique grossière de la bourgeoisie qui, si elle a ravi le pouvoir politique à l'aristocratie, s'est toujours bien gardée de le transférer au peuple.

    La loi de Moïse n'accorde aucun droit aux Juifs, et certainement pas celui, comme font certains citoyens d'Israël abominables, de se servir de dieu pour raffermir la clôture d'un pré carré. Ce blasphème contre dieu est caractéristique d'une logocratie et du procédé des prêtres de Bel. Bien sûr le christianisme ne va pas dans le sens contraire de la loi de Moïse. Il ne remet pas en cause le fait que seules les divinités païennes accordent des dons ou des droits à leurs émules, de telle sorte que le raisonnement anthropologique païen, en termes de droit, circonscrit strictement l'homme à la chair et la compétition qu'elle engendre. L'anthropologie condamne l'homme à mort, en le coupant de la spiritualité.

    - Maintenant, voici ce qui sépare les Lumières françaises du régime républicain qu'elles sont censées fonder, voire de la laïcité française. Les Lumières françaises sont le théâtre d'un débat théologique assez intense, que l'instruction religieuse de ces philosophes permet. Selon la parole de dieu "Qui n'est pas avec moi est contre moi.", on peut considérer Voltaire comme un antichrist ; il n'en reste pas moins que Voltaire connaît mieux le christianisme et son histoire que le conciliabule des évêques de France aujourd'hui, ministres du culte dont les propos traduisent une spiritualité réduite aux acquêts de la propriété républicaine, quand les trafics et opérations militaires les plus odieux ne sont pas aspergés d'eau bénite par ces goupillons mollassons.

    L'originalité de Voltaire est de s'attaquer à Leibnitz et Descartes et dénoncer ainsi une éthique ou une théologie qui n'a de "chrétienne" que l'étiquette. Idem pour Diderot : celui-ci place le clergé catholique en contradiction avec ses propres écritures saintes. Le moins qu'on peut dire est qu'il est peu resté de cet "esprit des lumières" dans la république moderne, sauf peut-être l'hostilité à l'idée des racines chrétiennes de la France, puisque cette dernière, pas plus que l'identité, ne peut s'appuyer sur le christianisme, et qu'elle est un négationnisme historique pur et dur, exactement comme la mythomanie laïque ultérieure.

    On ne voit pas en outre quel philosophes des Lumières possède le degré d'imbécillité nécessaire pour, comme le pape Benoît XVI, croire qu'il est possible de distinguer une sphère des affaires privées, d'une autre qui engloberait seulement les affaires publiques ? Techniquement, autant dire qu'il faut être Allemand pour avaler un tel truc. C'est aussi énorme que d'avancer que la bestialité qui anime les militaires d'un corps expéditionnaire envoyé pour conquérir un pays étranger, n'est pas le résultat d'un entraînement commandé par les plus hautes autorités de l'Etat, mais le résultat de mauvaises habitudes qu'ils ont contractées à leur domicile. Bref, c'est de la tartufferie boche de haute volée. Même les nazis ne se payaient pas la tête du peuple de cette façon.

    - Les "Pensées" de Pascal sont aussi dénigrées point par point fort utilement par Voltaire, comme, à tout le moins, inaptes à fonder une vérité, tant elles paraissent imiter le mouvement vacillant d'une flamme et épouser les doutes de leur auteur. Le "pari de Pascal" est resté comme le symbole de la vanité de ces pensées.

    Etant donné le flou baroque caractéristique de Pascal, et le profit que le clergé sait retirer en général de la fluidité et des envolés lyriques absconses, on peut d'ailleurs bien plus facilement tirer un trait d'union entre l'élite républicaine moderne et Pascal ou l'époque baroque, qu'avec l'élite moderne et Voltaire, qui réserve l'usage du style aux bonnes femmes et aux académiciens.