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  • La Femme et l'Evolution

    Une femme me reproche mon manque de délicatesse dans mes propos. La première image qui me vient à propos de délicatesse, ce sont des chimpanzés s'épouillant entre eux, avec une minutie et un amour qui forcent le respect, auxquels tendent à vrai dire nombre de couples modernes, suivant les conseils de leurs psys, sans jamais tout à fait y parvenir.

    La thèse darwiniste repose pas mal sur le hasard et le calcul de probabilité ; mais de mon point de vue, ce n'est pas un hasard si les primates ont d'abord été retenus comme l'étape précédant l'homme. C'est loin de tenir seulement à leur capacité à se tenir debout. Le singe est doté de pas mal de qualités du point de vue féminin, et de beaucoup moins de défauts que le genre humain masculin. Non seulement les hommages de tel ou tel humaniste moderne à l'égard de l'espèce des singes sont sincères, mais en outre ils sont biologiquement fondés.

    Etant donné la proximité démontrée par maints moralistes de l'âme bourgeoise avec celle du cochon, cette dernière espèce aurait pu servir d'appui à l'hypothèse transformiste si les porcs faisaient montre de plus de délicatesse et d'hygiène. On dit d'ailleurs que les hommes qui savent faire rire les femmes détiennent le moyen de les convaincre de s'accoupler avec eux, plus efficace qu'un physique apollinien. Le chimpanzé est inégalable, non seulement pour la délicatesse, mais aussi pour la variété de ses grimaces, en quoi il égale les meilleurs artistes de variété.

    - La seconde image qui me vient à propos de délicatesse n'est pas une image à proprement parler, puisque c'est la petite musique de Proust, poète 100% délicat. La délicatesse, si l'on y regarde à deux fois, est une forme de recherche du temps perdu, qu'il s'agisse aussi bien de l'art le plus délicat de la broderie que de la toilette commune des singes.

    L'indélicatesse est le péché moderne : naître homme vous fait naître pécheur dans le monde moderne, tandis que naître femme vous exonère du péché.

    Plutôt que de souligner ce qui peut inspirer le dégoût de la délicatesse, et qu'il n'est pas difficile de deviner à travers les écrits prophétiques, je préfère souligner ce qui fait le prix si élevé de la délicatesse, au sens figuré comme au sens propre. C'est la même raison qui fait aimer l'opium - la souffrance. L'art moderne n'a de prix qu'aux yeux des personnes souffrantes.

  • Devil and the French Front National

     Let's read (in French) in the anarchist webzine "Au Trou !?" a short dissertation about the Devil and the Front National, its leader Le Pen. They have been playing the role of the Devil in the French Politics and Ethics for about 40 years. During those years, French National Education Service and its two millions Agents lost the Prestige of Clerks and Ethics.

    This phenomenon of constant metamorphosis in the Ethics and the Clergy (The Enlightenment Philosophers took the place of Catholic clergymen in France once) are typical of the 'Western Civilization' that seems to have no fixed anchor point. In the Politics, as much as in the Economy and the Science, this Phenomenon has of course many consequences. Only German G.W.F. Hegel in his scholastic philosophy is trying to make the demonstration that this Phenomenon is Progress toward better Ethics/Spirituality. But both F. Nietzsche and K. Marx made the opposite Demonstration that hegelian idea of 'Progress' has no concrete signification and is entirely rhetoric (Marx is joking about the 'sein und dasein' of Hegel). In his side, F. Nietzsche is showing that modern western culture and modern western art are no culture and no art. And Karl Marx is making the demonstration that modern law and rights are governed by the self-destroying capitalist Economy.

  • Le Diable et la Morale

    A lire dans le webzine anarchiste "Au Trou !?", une note sur l'incarnation du diable par le Front national et son leader dans la vie morale et politique française au cours des 30-40 dernières années, au cours desquelles l'Education nationale et ses fonctionnaires ont perdu le prestige attaché au clergé et à la morale.

    Ce phénomène de métamorphose de l'éthique et du clergé (on vit jadis les philosophes des Lumières investir les positions tenues par auparavant par le clergé catholique) dont les répercussions, tant économiques que politiques et scientifiques sont déterminantes, est un phénomène typiquement occidental. Seule la philosophie scolastique de G.W.F. Hegel s'efforce de démontrer dans ce phénomène culturel, qui présente une analogie avec la force motrice (action-réaction), un progrès vers un plus grand bien ou une plus grande spiritualité.

    F. Nitche et Karl Marx ont fait la démonstration que l'idée hégélienne du progrès est purement rhétorique. De son côté Nitche montre que l'art occidental est essentiellement décadent et incapable de produire les mêmes effets bénéfiques que l'art antique. Quant à Marx, il fait la démonstration d'un droit moderne soumis aux nécessités d'une économie moderne en voie d'autodestruction.

  • Satan dans l'Eglise

    "Il est opportun que les générations d'aujourd'hui expriment leur entière reconnaissance à tous ceux qui ont accepté un sacrifice aussi lourd." J. M. Bergoglio, évêque de Rome

    "Le Figaro" du jour rapporte ces propos du pontife romain à propos de l'anniversaire du débarquement des troupes alliées en Normandie, cérémonie qui relève de la mascarade hypocrite, non seulement du point de vue chrétien, mais simplement d'un point de vue rationnel.

    Tandis que le successeur de Staline, V. Poutine, est vilipendé un peu partout dans la presse selon une stratégie et des moyens qui relèvent de la propagande totalitaire au service du camp adverse, la "Libération" de la France, qui sans le boucher Staline n'aurait pu avoir lieu, est célébrée en grandes pompes. On reconnaît le pharisaïsme au procédé du blanchiment, et en l'occurrence, le moins qu'on puisse dire, c'est que la couche de chaux est épaisse. Les massacres perpétrés en Normandie par les troupes américaines furent d'ailleurs tels que la population locale redoutait les soudards américains plus encore que les soudards allemands. Le moins suspect de compromission avec le nazisme, l'évêque catholique de Munster Von Galen, face aux mêmes bombardements américains aveugles et meurtriers, reconnut qu'il n'y avait pas de différence entre les nazis et leurs cousins d'Outre-Atlantique. 

    Contrairement aux propos mensongers du chef de la secte romaine qui a modelé l'étrange civilisation occidentale, le Messie et les apôtres SONT PARFAITEMENT DISSUASIFS DE SE SACRIFIER POUR UN QUELCONQUE PLAN MONDAIN.

    Le Messie fit comprendre à son apôtre qu'il était inutile de tirer son épée pour le défendre. Mais il serait souhaitable de le faire pour défendre tel ou tel pacte militaro-bancaire ? Et des prêtres chrétiens pourraient légitimement bénir ça ? De qui les catholiques romains se moquent-ils ? Ils se moquent d'abord de leurs propres gosses. Même à un soudard un peu expérimenté, ce type de procédé pourra sembler abject : non seulement de la gnôle, un prime, un uniforme, des putes, tout l'attirail du parfait connard, mais par-dessus le marché des prières de salopes catholiques pour encourager au vice. Les bonnes femmes mènent les hommes à la guerre, et rien d'autre.

    Ceux de la génération d'aujourd'hui feraient mieux d'écraser du talon les vieilles vipères qui prônent le Christ d'une part, et sont revêtus par ailleurs des ornements sacerdotaux du culte de Mithra.

     

  • Doute et religion

    Le doute est la religion moderne, à la fois la plus humaine et la plus religieuse de toutes, un opium circulant dans les veines de l'humanité à toute vitesse. Sans oublier ce sentiment de culpabilité, caractéristique des alcooliques et des drogués. Le courage manque pour se suicider, comme pour chercher un but, alors on danse, on valse-hésite.

     

    Je ne parle pas du doute comme un scepticisme, mais comme une certitude, une certitude qu'il n'y a pas de vérité, où que le hasard est la vérité. Je parle du doute comme la seule certitude proprement humaine, car il n'y aucune certitude véritable qui ne soit fondée dans l'homme. Quand on se tourne vers l'homme, on ne voit que le néant ou les gagdets technocratiques. Les mathématiciens modernes sont des derviches tourneurs qui donnent la nausée.

    Et je parle du doute comme d'une religion, car il vient d'en haut, il vient des élites ; de façon caractéristique des imposteurs qui, dans l'art ou la science prônent qu'ils est plus important de chercher que de trouver, d'errer que de ne pas errer. Qu'y a-t-il là de rationnel ?