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  • Dans la Matrice

    Quelques moralistes athées parviennent à décrire et caractériser assez bien le totalitarisme ; en expliquant, par exemple, qu'il procède de la ruse plutôt que de la violence, contrairement à la tyrannie antique.

    G. Orwell a ainsi bien caricaturé la tendance du discours totalitaire à vider complètement les mots de leur sens : "La guerre c'est la paix, l'esclavage c'est la liberté, l'ignorance c'est la force." On peut ajouter à la liste : "La censure, c'est la liberté d'expression."

    On peut qualifier la ruse de "douce violence" : en sont particulièrement victimes et la répandent autour d'eux les agents du capitalisme dont l'existence ressemble à un long étouffement entrecoupé d'orgasmes, sans parfois le moindre éclair de conscience.

    Le procédé totalitaire a donc assez bien été décrit et analysé ; mais le propos des moralistes athées est descriptif et se heurte comme à une énigme à la motivation profonde de cette nouvelle forme de tyrannie plus subtile.

    Seuls les chrétiens comprennent ce qui se trame vraiment, et c'est probablement Shakespeare qui l'a le mieux exposé. En effet la culture totalitaire opère le renversement le plus radical que l'on puisse concevoir du commandement évangélique d'obéir à l'Amour.

    J'énumère sur ce blog plusieurs exemples, mais il n'est que d'examiner la culture au sujet de l'amour, justement, pour le constater. Tandis que la culture antique ignore l'amour ou presque -on pourrait dire qu'elle ne le connaît que sous la forme du lien le moins social qui soit, c'est-à-dire l'amitié-, a contrario il n'y a presque rien dans la culture totalitaire qui ne soit justifié par le désir, déguisé en amour.

    Cet amour-là, parfaitement contrefait - l'amour de Juliette pour Roméo, et de Roméo pour Juliette, l'amour d'Ophélie pour Hamlet, l'amour de Laërte pour sa soeur, l'amour d'Othello, etc., Shakespeare n'en a pas souligné la contrefaçon par hasard, mais parce qu'il est l'élément-clef de l'antichristianisme.

    Un autre indice qui ne trompe pas, c'est le rôle subversif de premier plan joué par de soi-disant chrétiens dans la culture totalitaire. Quiconque affrontera la démocratie-chrétienne se rendra vite compte que cela revient à affronter Satan en personne - dont les démocrates-chrétiens affirment (on les reconnaît notamment à ce signe) qu'il n'existe pas.

    En effet les évangiles et l'Apôtre -Shakespeare dans ses pas- ont averti les chrétiens que l'Antéchrist vient de l'intérieur de l'Eglise.

     

  • Satan et la Vérité

    J'ai déjà croisé plusieurs fois, dans les livres et dans la vie, des esprits cyniques affectant de mépriser la vérité, ou même la méprisant sincèrement.

    - La raison est bien suffisante, disent-ils, pour ne pas tomber hors du chemin qui mène d'un point A à un point B et errer à la manière des femmes (qui se connaissent rarement elles-mêmes).

    Comment leur donner tort ? La vérité n'est pas une boussole, ce n'est pas un GPS. L'homme est capable de forger des tas d'instruments utiles ou agréables, dont la plupart se contentent. Mais l'homme est incapable de forger la Vérité.

    Cependant la Vérité est la seule chose qui protège le chrétien contre Satan. Celui-là n'a pas d'autre ressource pour ne pas appartenir à Satan que se forger en hâte (la vie est courte) une armure faite de lambeaux de Vérité.

    Non pas que la Vérité soit en lambeaux, mais l'esprit humain est si faible qu'il ne peut saisir les choses que par lambeaux.

    Le chrétien ne peut refuser le combat, bien que la victoire contre Satan soit théoriquement impossible.

    Les esprits cyniques ont horreur de se justifier : ils sont leurs propres juges.