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bête

  • L'Apocalypse ou la Mort

    "Chaque fois que nous regardons notre montre, nous accomplissons un geste babylonien." selon une spécialiste des civilisations antiques.

    L'apocalypse de Jean (chap. XIII) évoque une deuxième bête, qui a deux cornes "semblables à celles d'un agneau" et qui parle "comme un dragon", ce qui évoque un discours satanique tenu au nom de Jésus-Christ.

    Plus loin : "Cette bête fit qu'à tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, on mit une marque sur la main droite ou sur le front, et que nul ne pût acheter ou vendre, s'il n'avait pas la marque du nom de la bête ou le nombre de son nom."

    Ce passage est évocateur d'une soumission de la terre entière à la deuxième bête ; on pense d'abord à l'argent, qui est devenue à l'heure de la mondialisation la marque commune, qui s'impose même aux tribus les plus isolées. Puis on pense au temps, décrit par le bon sens commun comme un équivalent de l'argent.

    La conception moderne ou anthropologique de l'histoire, celle qui pour faire court substitue à l'apocalypse chrétienne la notion de "progrès social" (radicalement étrangère à l'esprit évangélique), revient à redonner au temps un rôle positif ; autrement dit, le culte du veau d'or et la religion du progrès social ne forment qu'une seule et même religion.

    Si vous entendez vanter le progrès social et Jésus-Christ dans le même discours, c'est que vous êtes en présence d'un suppôt de la deuxième bête, qui a deux cornes "semblables à celles d'un agneau" et qui parle "comme un dragon".  

  • Pacte avec la mort

    Ce "pacte avec la mort", dont j'ai montré précédemment qu'il se rapporte au nombre de la bête 666 (apocalypse de Jean), est déjà décrit dans l'ancien testament des juifs (Livre de la Sagesse) comme la coalition ultime contre dieu, la coalition des derniers temps.

    Deux notions sont liées à la mort dans le langage symbolique des Anciens : l'argent et la terre (royaume de Pluton) : cela permet de mesurer l'étendue du complot, car tous n'affichent pas comme les soldats de la SS une tête de mort sur leur uniforme, ou le slogan "Le travail rend libre" à l'entrée des camps de prisonniers, slogan que l'on pourrait écrire "La mort rend libre".

    Un soi-disant "pape" et prêtre chrétien qui baise la terre est une chose qui devrait stupéfier quiconque est un tant soit peu familier des saintes écritures. Devant quel sorte de dieu le pape se prosterne-t-il ainsi ? La bestialité et l'antichristianisme sont doublement rapportés dans la vision apocalyptique de Jean à la mer, puis à la terre.

    Le pacte avec la mort est "transversal", et se manifeste plus ou moins ouvertement dans des cultures différentes, parfois même opposées en apparence, non seulement les jeunes gens adeptes de la culture et de la musique dite "gothique". Il est aussi très répandu dans le clergé chrétien, et se dévoile notamment dans l'apologie de la souffrance, détournement de la parole divine parfaitement satanique, puisque poursuivant un but social prohibé.

    Bien sûr les nations dites "ploutocratiques", entre les mains de consortiums bancaires et industriels sont encore un exemple de l'étendue du pacte avec la mort. Il n'est guère difficile de faire ressortir la connotation macabre des cultes organisés autour de l'argent, quand celle-ci n'est pas affichée clairement.

    La sagesse des anciens fait également état de la complicité de la gent féminine avec la mort, non seulement des soldats dont c'est le métier de tuer pour de l'argent.

    Les notions d'athéisme et de foi rendent assez peu compte de l'effectivité des croyances mondaines en comparaison de la notion de "pacte avec la mort", si répandu qu'il touche même ceux qui, comme les chrétiens authentiques, pensent contre la mort et la bêtise. Le monde moderne où nous évoluons paraît en effet comme l'antichambre d'un cimetière.

     

  • Pacte avec la mort

    Le prophète Isaïe, dans ses prophéties concernant la fin des temps évoque un pacte passé avec la mort et l'enfer (schéol) par les "chefs de ce peuple qui est à Jérusalem" (Isaïe, XXVIII).

    Plusieurs remarques sur ce pacte : disons d'abord que l'Hadès (domaine de Pluton chez les Romains) symbolise non seulement la mort, mais aussi l'argent et la terre. L'argent a donc une connotation macabre ; il est représentatif du pacte passé avec la mort, marqué par la même fatalité négative (= hasard). Deuxième remarque : le nombre énigmatique de la bête (de la terre), 666, "qui est un nombre d'homme" (Ap. XIII,18) a probablement un rapport étroit avec la mort, plutôt qu'il ne désigne un individu précis. Citons aussi le Messie : "Laissez les morts enterrer les morts !", exhortation contre le tropisme de la mort (typiquement féminin).

    Citons maintenant le livre de la Sagesse (I,16) :

    "Mais les impies appellent la mort du geste et de la voix;

    la regardant comme une amie, ils se passionnent pour elle,

    ils font alliance avec elle,

    et ils sont dignes, en effet, de lui appartenir.

    Ils se sont dit, raisonnant de travers :

    "Il est court et triste le temps de notre vie,

    et, quand vient la fin d'un homme, il n'y a point de remède;

    on ne connaît personne qui délivre du séjour des morts.

    Le hasard nous a amenés à l'existence,

    et, après cette vie, nous serons comme si nous n'avions jamais été;

    le souffle, dans nos narines, est une fumée,

    et la pensée une étincelle qui jaillit au battement de notre coeur.

    Qu'elle s'éteigne, notre corps tombera en cendres,

    et l'esprit se dissipera comme l'air léger.

    Notre nom tombera dans l'oubli avec le temps,

    et personne ne se souviendra de nos oeuvres (...)"

    Salomon fait ici une description exacte de la psychologie de l'impie et de la réflexion qui le pousse à pactiser avec la mort. Il ajoute un peu plus loin :

    "Telles sont leurs pensées, mais ils [les impies] se trompent;

    leur malice les a aveuglés.

    Ignorants les desseins secrets de Dieu,

    ils n'espèrent pas de rémunération pour la sainteté,

    et ils ne croient pas à la rémunération des âmes pures.

    Car Dieu a créé l'homme pour l'immortalité,

    et il l'a fait à l'image de sa propre nature.

    C'est par l'envie du diable que la mort est venue dans le monde;

    ils en feront l'expérience, ceux qui lui appartiennent."

     

  • La Bête de la terre

    Le monstre de la fiction a la panse remplie de la chair des hommes, et les babines couvertes de sang encore frais, me dis-je en reposant un bouquin commandé automatiquement par ma bibliothèque avec dégoût. La bête de la terre pourrait bien crever d'obésité prochainement.

    Toi qui, mystérieusement, est né en France, profite de son invitation au réalisme, et laisse le cinéma à la racaille nazie, destinée à l'enfer.