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666

  • Des Miracles

    Au sujet des miracles, la question n'est pas de savoir si l'on y croit ou pas ; l'opposition des esprits "cartésiens" à ceux qui ne le sont pas n'a pas plus d'intérêt.

    En effet, la foi dans le hasard est très répandue de nos jours, et le hasard est une forme de miracle. Le miracle s'étale d'ailleurs quotidiennement et en permanence sous nos yeux. Pour les personnes prudentes, dont je suis, la survie des personnes imprudentes est un miracle qui ne lasse pas de me surprendre. Parfois j'en sursaute, même : - Certainement ce con-là doit avoir un ange gardien à son service ! me dis-je en voyant toujours vivant, malgré le temps qui passe, un qui a le don de se jeter dans tous les pièges mortels de la vie.

    On pourrait multiplier les exemples ; je suis sûr qu'à l'inverse, l'existence des personnes prudentes a quelque chose de miraculeux pour les têtes brûlées.

    L'économie capitaliste fonctionne à partir d'impulsions irrationnelles ; on peut donc dire que son fonctionnement relève du miracle.

    D'une certaine façon, le miracle est banal et ce sont les choses qui n'arrivent pas par miracle qui sont rares.

    La signification du mot "miracle" a changé depuis que l'Eglise catholique s'en est emparé pour le besoin de sa propagande. On le voit actuellement, où l'Eglise romaine multiplie les décrets de canonisation, piétinant allègrement au passage la doctrine de saint Paul sur les oeuvres et le salut.

    En présence d'un miracle, la vraie question est de savoir si c'est Dieu qui opère, Satan, ou bien un démon quelconque ? Comme la question est ardue, les théologiens s'y risquent rarement, même si beaucoup indiquent la réticence de Jésus-Christ à accomplir des miracles.

    L'évangile de Jean, dans sa partie la plus prophétique, évoque les grands miracles accomplis par "la bête de la terre" (dont le nombre est 666) à la fin des temps afin de détourner l'homme de Dieu ("Elle [la bête] opérait de grands prodiges, jusqu'à faire descendre le feu du ciel sur la terre, à la vue des hommes, et elle séduisait les habitants de la terre par les prodiges qu'il lui était donné d'opérer (...)" Ap. XIII, 14-).

    Comme la culture est le principal argument contre Dieu (notamment au sein d'Eglises soi-disant chrétiennes), et que la culture contemporaine est essentiellement "technocratique", on peut déduire que les grands miracles accomplis par l'Antéchrist sont les grandes découvertes techniques que l'homme s'attribue, et qui ont bouleversé son mode de vie au cours des dernières décades, tantôt lui apportant plus de confort et de sécurité, tantôt se traduisant par des fléaux dévastateurs pour l'humanité. Ces fléaux font apparaître que l'homme n'a qu'une maîtrise relative de ce qu'il présente comme son oeuvre.

    J'ai remarqué depuis longtemps que les grandes trouvailles technologiques impressionnent beaucoup plus les esprits dévots et superstitieux que les esprits sérieux. Ces derniers font un effort pour que les super-pouvoirs (à double tranchant) de la technologie empiètent le moins possible sur leur existence.

  • Résurrection

    Avant de pouvoir ressusciter, encore faut-il vivre, ce que la culture moderne ne permet pas selon une ruse de Satan (ruse dont le nom de code est 666). La culture moderne contraint l'homme à la fuite, et c'est dans cette mesure qu'il ne vit pas, mais que le néant l'aspire petit à petit. L'existence moderne ressemble à celle du soldat, concentré sur des détails, mais à qui le sens général des choses échappe, et que l'on caricature justement comme "la chair à canon".

    - Il existe deux voies pour échapper à la condition absurde de l'homme moderne ; la première voie est la voie de Satan ; elle permet à l'homme de se décharger d'un poids de souffrance inutile pour jouir raisonnablement.

    - La seconde voie est la voie de Dieu ; elle permet à l'homme de trouver l'amour véritable en le débarrassant de toutes les illusions amoureuses engendrées par Satan à travers l'Eglise romaine et son clergé fornicateur.

    L'inertie du monde et de la culture modernes tiennent à ce que peu d'hommes font un choix véritable, préférant se laisser conduire bêtement par le hasard.

  • Le nombre d'homme 666

    La science moderne, axe de la culture moderne, est une science qui repose principalement sur l'hypothèse, et non sur l'expérimentation scientifique comme certains le croient ou tentent de le faire croire.

    L'importance des lois et démonstrations mathématiques dans la science moderne est un indice, sinon une preuve de ce défaut d'expérimentation, de même que le goût pour la science-fiction, répandu dans les régimes technocratiques. La science expérimentale s'accorde mal avec la fiction.

    Or l'hypothèse des hypothèses, qui fait office pour l'homme de certitude, c'est la mort. Dire que l'homme est déterminé par le péché ou qu'il l'est par la mort revient au même.

    Il n'y a pas de logique humaine au sens strict, dans la mesure où, si l'homme est capable d'inventer des moyens de vivre, il ne trouve pas en lui-même de raison de vivre. La jouissance est un but trop fragile pour qu'un jouisseur n'en perçoive pas les limites. Du point de vue chrétien, la logique est donc extérieure à l'homme. Cette logique est liée à l'imagination : il faut de l'imagination pour ne pas se juger condamné à mort.

    L'au-delà, prolongement de la vie au-delà de la mort, dilatation du temps et de l'espace, lui, est entièrement spéculatif et hypothétique, une perspective humaine, contrairement à dieu, qui renverse la raison humaine, tendue vers le moyen de survivre. Il n'y a pas d'au-delà dans les évangiles, pas de "séjour des âmes" comme dans certaines religions païennes. "L'au-delà" trahit une conception humaine, quasiment mathématique, de la religion.

    Sous cet angle, on comprend que la religion s'oppose à dieu, comme l'hypothèse s'oppose à l'imagination. Dieu échappe à la raison mathématique, d'une certaine manière ; mais cela ne signifie pas que dieu n'est pas un objet de science. Cela signifie tout simplement que la raison mathématique est limitée. Qu'est-ce que la science du cosmos, si ce n'est un tas d'hypothèses enchevêtrées ? Le cosmos échappe largement au raisonnement mathématique qui voudrait l'enfermer dans une définition, mais, pour autant, le mystère qui entoure le cosmos n'est pas une raison suffisante de le nier.

    Comme je l'ai dit par ailleurs, les mathématiques modernes font l'homme dieu, puisqu'elles enferment des réalités qui dépassent l'homme dans le raisonnement humain. Mais le pouvoir de cet homme-dieu repose seulement sur la rhétorique. Bien des réalités physiques peuvent réduire le pouvoir de l'homme-dieu à néant en un instant.

  • Kiss the Devil

    - Qui aimera le Diable ? Qui chantera sa chanson ? Qui aimera le Diable et sa chanson ?

    J'aimerai le Diable. Je chanterai sa chanson. J'aimerai le Diable et sa chanson.

    - Qui aimera le Diable ? Qui embrassera sa langue ? Qui embrassera le Diable sur la langue ?

    J'aimerai le Diable. J'embrasserai sa langue. J'embrasserai le Diable sur la langue.

    Eagles of Death Metal

    On raconte que les assaillants musulmans du Bataclan, à Paris (11e), ouvrirent le feu sur l'auditoire des "Eagles of Death Metal", alors que ce groupe de musiciens américains, originaire de Californie, jouait les premières notes de "Kiss the Devil".

    On remarque d'abord qu'il s'agit-là d'un cantique religieux. Sa formulation répétitive en témoigne, ainsi que l'invitation à l'adoration. Que les musiciens ou leur auditoire aient eu foi dans le diable ou non est un autre problème ; ce n'est pas tant le diable ou dieu qui est recherché dans la religion que le rituel et ses vertus réconfortantes. La plupart des religions sont "anthropologiques" et non "théologiques", visant d'abord à satisfaire le besoin humain.

    Au premier abord, la logique de l'affrontement entre des djihadistes mahométans et des suppôts de Satan paraît simple. En effet, le saint Coran des mahométans dénonce largement l'hypocrisie des "gens du Livre", juifs et chrétiens, qui se réclament du livre mais se comportent comme des infidèles. "Ô gens du Livre, vous ne tenez sur rien, tant que vous ne vous conformez pas à la Thora et à l'Evangile et ce qui vous a été descendu de la part de votre Seigneur." (sourate al Ma'-idah)

    C'est tout juste s'il est accordé à une petite minorité de chrétiens et de juifs le respect fidèle de la parole de dieu. En cela le Coran n'est pas loin d'être accordé à l'Evangile et aux apôtres, qui prophétisent que, si beaucoup sont appelés, peu seront élus. Le Coran est accordé à l'ancien testament des juifs, où la colère de dieu contre son peuple est maintes fois illustrée.

    Or, le rituel satanique des "Eagles of Death Metal" et leurs adeptes, s'il n'est pas représentatif de tous les Français, ou de tout l'Occident, est sans doute un phénomène assez répandu pour donner raison au Coran et sa dénonciation de la trahison des "gens du Livre" ; en effet, nombreuses sont les nations occidentales qui se disent "judéo-chrétiennes" - à commencer par les Etats-Unis. La transe musicale, en général, est un rituel satanique. On rapporte d'ailleurs que les soldats américains qui se battent au Moyen-Orient sont galvanisés à l'aide de produits stupéfiants et de musique rock satanique.

    On peut mentionner d'autres pratiques beaucoup plus anciennes trahissant un culte satanique derrière l'apparence du "judéo-christianisme". Les cathédrales gothiques sont un exemple d'art dont la justification évangélique est impossible.

    Apparemment, la confrontation entre l'islam et l'Occident a une certaine logique ; mais, à y regarder de plus près, la confusion est grande en ce qui concerne les deux religions qui s'opposent ici - l'islam d'une part, et la culture satanique occidentale d'autre part, dissimulée le plus souvent derrière une étiquette judéo-chrétienne.

    (A SUIVRE)

     

     

  • Pacte avec la Mort

    Le pacte avec la mort est un nombre d'hommes, le nombre 666. Le pacte avec la mort englobe bien plus que les seuls fanatiques de musique rock, arborant des têtes de mort sur leurs vêtements liturgiques.

    La culture moderne occidentale, dans la mesure où elle se définit comme "anthropologique", est une culture de mort, car le plan humain s'achève dans la mort.

    La mort se résume à un jeu de hasard.

  • 666 - Number of the Beast

    666 is about DEATH and Agreement with DEATH, especially in so-called 'CHRISTIAN' or 'CATHOLIC' Churches.

    Devilish people are not always as frank as Nazi soldiers were, belonging to Security Squads, with their Skulls & Bones on their shoulders; devilish people are mostly cowards and hypocrits who are hiding their intentions to their own children.

    That is why the Apostle Paul does explain that DEATH is the result of SIN - and Jesus-Christ: 'Let the DEAD bury their DEAD' (Luke IX, 60).

    (For more details, read this blog -in French- or Christian Theologian E. Swedenborg's explanations about the Book of Revelation; E. Swedendorg did not belong to any HUMAN CHURCH)

  • Pacte avec la mort

    Ce "pacte avec la mort", dont j'ai montré précédemment qu'il se rapporte au nombre de la bête 666 (apocalypse de Jean), est déjà décrit dans l'ancien testament des juifs (Livre de la Sagesse) comme la coalition ultime contre dieu, la coalition des derniers temps.

    Deux notions sont liées à la mort dans le langage symbolique des Anciens : l'argent et la terre (royaume de Pluton) : cela permet de mesurer l'étendue du complot, car tous n'affichent pas comme les soldats de la SS une tête de mort sur leur uniforme, ou le slogan "Le travail rend libre" à l'entrée des camps de prisonniers, slogan que l'on pourrait écrire "La mort rend libre".

    Un soi-disant "pape" et prêtre chrétien qui baise la terre est une chose qui devrait stupéfier quiconque est un tant soit peu familier des saintes écritures. Devant quel sorte de dieu le pape se prosterne-t-il ainsi ? La bestialité et l'antichristianisme sont doublement rapportés dans la vision apocalyptique de Jean à la mer, puis à la terre.

    Le pacte avec la mort est "transversal", et se manifeste plus ou moins ouvertement dans des cultures différentes, parfois même opposées en apparence, non seulement les jeunes gens adeptes de la culture et de la musique dite "gothique". Il est aussi très répandu dans le clergé chrétien, et se dévoile notamment dans l'apologie de la souffrance, détournement de la parole divine parfaitement satanique, puisque poursuivant un but social prohibé.

    Bien sûr les nations dites "ploutocratiques", entre les mains de consortiums bancaires et industriels sont encore un exemple de l'étendue du pacte avec la mort. Il n'est guère difficile de faire ressortir la connotation macabre des cultes organisés autour de l'argent, quand celle-ci n'est pas affichée clairement.

    La sagesse des anciens fait également état de la complicité de la gent féminine avec la mort, non seulement des soldats dont c'est le métier de tuer pour de l'argent.

    Les notions d'athéisme et de foi rendent assez peu compte de l'effectivité des croyances mondaines en comparaison de la notion de "pacte avec la mort", si répandu qu'il touche même ceux qui, comme les chrétiens authentiques, pensent contre la mort et la bêtise. Le monde moderne où nous évoluons paraît en effet comme l'antichambre d'un cimetière.

     

  • Pacte avec la mort

    Le prophète Isaïe, dans ses prophéties concernant la fin des temps évoque un pacte passé avec la mort et l'enfer (schéol) par les "chefs de ce peuple qui est à Jérusalem" (Isaïe, XXVIII).

    Plusieurs remarques sur ce pacte : disons d'abord que l'Hadès (domaine de Pluton chez les Romains) symbolise non seulement la mort, mais aussi l'argent et la terre. L'argent a donc une connotation macabre ; il est représentatif du pacte passé avec la mort, marqué par la même fatalité négative (= hasard). Deuxième remarque : le nombre énigmatique de la bête (de la terre), 666, "qui est un nombre d'homme" (Ap. XIII,18) a probablement un rapport étroit avec la mort, plutôt qu'il ne désigne un individu précis. Citons aussi le Messie : "Laissez les morts enterrer les morts !", exhortation contre le tropisme de la mort (typiquement féminin).

    Citons maintenant le livre de la Sagesse (I,16) :

    "Mais les impies appellent la mort du geste et de la voix;

    la regardant comme une amie, ils se passionnent pour elle,

    ils font alliance avec elle,

    et ils sont dignes, en effet, de lui appartenir.

    Ils se sont dit, raisonnant de travers :

    "Il est court et triste le temps de notre vie,

    et, quand vient la fin d'un homme, il n'y a point de remède;

    on ne connaît personne qui délivre du séjour des morts.

    Le hasard nous a amenés à l'existence,

    et, après cette vie, nous serons comme si nous n'avions jamais été;

    le souffle, dans nos narines, est une fumée,

    et la pensée une étincelle qui jaillit au battement de notre coeur.

    Qu'elle s'éteigne, notre corps tombera en cendres,

    et l'esprit se dissipera comme l'air léger.

    Notre nom tombera dans l'oubli avec le temps,

    et personne ne se souviendra de nos oeuvres (...)"

    Salomon fait ici une description exacte de la psychologie de l'impie et de la réflexion qui le pousse à pactiser avec la mort. Il ajoute un peu plus loin :

    "Telles sont leurs pensées, mais ils [les impies] se trompent;

    leur malice les a aveuglés.

    Ignorants les desseins secrets de Dieu,

    ils n'espèrent pas de rémunération pour la sainteté,

    et ils ne croient pas à la rémunération des âmes pures.

    Car Dieu a créé l'homme pour l'immortalité,

    et il l'a fait à l'image de sa propre nature.

    C'est par l'envie du diable que la mort est venue dans le monde;

    ils en feront l'expérience, ceux qui lui appartiennent."

     

  • Le nombre d'homme 666

    Dans les temps modernes, la notion de "philosophie naturelle" s'est perdue au profit de concepts éthiques plus flous et arbitraires, dans lesquels les hommes vertueux n'ont pas de peine à reconnaître un signe de corruption ou de décadence.

    Qu'est-ce donc que la philosophie naturelle ? Pour simplifier, disons que la philosophie naturelle est un cercle. Cette figure majeure de la géométrie, pour ainsi dire "divine", symbolise en effet au mieux la notion de philosophie naturelle, c'est-à-dire de sagesse issue de la Nature. Platon avait fait inscrire au fronton de son académie : "Que nul n'entre s'il n'est géomètre." Il aurait aussi bien pu écrire "666", car le cercle est le nombre géométrique, le nombre d'homme suprême - toutes les autres représentations abstraite de la puissance naturelle en dérivent.

    L'anneau ou le cercle est donc le signe satanique par excellence. Il est humainement impossible de sortir du cercle, et jamais aucune institution humaine, politique ou morale, ne parviendra à le briser. Les temps modernes se moquent de Satan, comme le crétin qui a construit une digue élevée croit qu'elle pourra résister à une lame de fond. 

  • Homère, tragédien juif ?

    Homère est-il un tragédien juif comme je le soutiens ? Homère et Shakespeare ne partagent-ils pas à travers les siècles la volonté de faire voler en éclats la culture, c'est-à-dire l'athéisme ?

    Le savant chrétien Francis Bacon a bien conscience, ainsi qu'il l'explique dans ses "Essais", que parler d'athéisme à propos de l'antiquité est un anachronisme.

    Nous voulons parler ici d'athéisme au sens du "cléricalisme", c'est-à-dire la captation du "phénomène divin" par tel ou tel clergé, assortie de la définition de dieu par ce clergé, afin de servir les intérêts d'une élite politique. L'histoire des hommes est émaillée de tels complots. Le complot des juifs pharisiens est sans doute le plus connu. Mais le "Hamlet" de Shakespeare est fait pour rappeler l'épisode du prophète Daniel et du complot déjoué des prêtres babyloniens.

    On peut comprendre ce conflit en termes profanes, puisqu'il oppose de la même façon la technologie et la science. En effet, il est fait état dans les deux cas d'une même prétention scientifique -les régimes technocratiques modernes en ont même fait le "nec plus ultra" de la conscience humaine-, mais la réalité de l'histoire des sciences est celle d'un conflit entre la science technique et les savants.

    L'hostilité de Platon à Homère est donc la première piste. Derrière l'accusation typiquement cléricale d'impiété visant Homère et les mythes homériques, y a-t-il de la part de Platon une volonté plus profonde de défendre le culte égyptien antagoniste de la religion de Moïse, c'est-à-dire cette philosophie naturelle à laquelle est associé par les prophètes chrétiens le nombre de la bête 666. La foi juive de Homère pourrait expliquer sa relative impiété vis-à-vis des figures du zodiaque. Il convient de parler d'impiété relative, car "L'Iliade" n'est pas un pamphlet. On peut penser que le récit de "L'Iliade" vise plutôt le dévoilement complet d'un culte, partiellement occulté par le clergé chargé de sa diffusion. Ainsi le lecteur en sait plus long en lisant "L'Iliade" que le héros Achille du fait de son initiation. Le destin de Troie est celui de l'homme civilisé, ou qui se croit tel, béni des dieux mais non du dieu de Moïse.

    Au plan civil, Platon juge Homère indécent : mais précisément la religion de Moïse et le christianisme ne tiennent pas compte du plan civil, qu'ils décrivent comme une impasse.

    De même, du point de vue de Shakespeare, la culture est l'instrument principal du négationnisme de l'histoire, et donc du salut.

    On peut voir dans la constance des clercs et philosophes platoniciens à travers les âges à vilipender Homère, une preuve supplémentaire de la profondeur de cet antagonisme ; y compris lorsque ce culte platonicien/pythagoricien opère sous couvert du christianisme, comme c'est le cas en ce qui concerne Dante Alighieri, étrangement guidé par un prêtre du culte romain ennemi à travers le paradis, le purgatoire et l'enfer, et théoricien d'un culte impossible, analogue au culte mahométan.

     

  • 666

    "Le temps nous sépare de dieu." Léon Bloy

    Plus nous aimons, moins le temps paraît long. L'ennui touche ceux qui ne savent pas aimer, comme un frôlement d'aile de Satan.

  • Besoin d'amour

    La subversion de l'amour procède comme celle du christianisme. Le besoin d'amour est mis à la place de l'amour, comme le besoin de dieu est mis à la place de dieu. Dieu a-t-il besoin de l'homme ? Non. Tandis que la nature est difficilement concevable sans l'homme, quoi qu'en disent les adeptes du transformisme des espèces, hypothèse elle-même inconcevable en dehors du prisme humain.

    Il est donc aussi difficile pour l'homme d'appréhender dieu qu'il lui est facile de faire la démonstration de la grande architecture du monde (666). C'est, en gros, le drame du prophète Job, que cette distance qui le sépare de son dieu - celle de la bêtise humaine -, tandis que les païens reçoivent tous les jours des témoignages de la présence du grand architecte auprès d'eux, "tutélaire" comme un père ou une mère pour un enfant. Même pour Jésus, dieu ne semble pas bouger le petit doigt, ce qui déclenche les sarcasmes des assassins Juifs et Romains, au nom de la loi.

    L'homme a-t-il besoin de dieu ? Non. Les élites ne peuvent se passer d'un principe qui inspire le respect aux masses qu'elles gouvernent, mais l'homme n'a pas plus besoin de dieu qu'un animal requiert d'être domestiqué. Indiqué comme un besoin, dieu n'est que le principe conçu par les élites pour intimer à la masse le respect de ses possessions. Dans les régimes dits "laïcs", c'est la culture qui joue ce rôle. La culture pour les niais, l'argent pour ceux qui le sont un peu moins.

    C'est ce qui explique l'absence de dieu, mais aussi de l'amour, dans un monde bourgeois ou capitaliste organisé en fonction des besoins ou de la nécessité. Pour ce qui est d'exclure dieu des arts et des lettres, c'est-à-dire de la culture, c'est d'abord le clergé catholique qui s'en est chargé. La technique de Pascal est exemplaire, mais elle est loin d'être le seul exemple. La technique de Pascal est typiquement cléricale, et Voltaire ne la caractérise pas ainsi suffisamment : elle consiste à expulser dieu de la conscience humaine au profit d'un principe d'organisation essentiel : le hasard. Dans l'ensemble, il faut dire que la méfiance atavique du Français vis-à-vis des mathématiciens et des mathématiques est bien fondée. Il faut s'en méfier autant que des femmes, car tous leurs raisonnements partent d'eux-mêmes.

    Un monde sans amour est l'enfer. Si Shakespeare inspire parfois le respect, même à ceux qui n'y comprennent rien, c'est parce qu'il écrit au milieu de l'enfer, que les esprits faibles et les esprits manipulateurs s'entendent pour situer au-delà du moment présent. Pratiquement toute la religion ou la culture est faite pour ça : pour mettre l'enfer et la mort à distance. Ce qui dissout presque instantanément la niaise Ophélie, n'est pas le mépris ou le rejet de son fiancé, mais la conscience subite que le monde dans lequel elle vit ne connaît l'amour que sous la forme d'un subterfuge. Ophélie n'est pas, contrairement à ce qu'elle croit, la fille chérie de son père, mais un vulgaire appât ; pire qu'une putain, car la putain sait qu'elle est un appât, et que la société n'est qu'un bras de fer. La putain est animée par l'énergie du désespoir : la petite Ophélie raisonne comme un fromage à pâte molle.

    Shakespeare est l'auteur d'une charge d'une violence inouïe contre la culture occidentale. Les papes sont à quatre pattes dans la boue, cherchant leurs lunettes. Les rois se tiennent la gorge à deux mains, pour tenter de retenir le sang qui s'en écoule. Le cinéma : le cinéma est un invention uniquement pour tenter de cautériser la plaie que Shakespeare a ouverte.

    Ne laissons pas Shakespeare tenir sa position seul à la bataille d'Armagédon. Prenons la milice de Satan à revers.

  • 666 : l'enquête

    "C'est ici la sagesse ! Que celui qui a de l'intelligence compte le nombre de la bête ; car c'est un nombre d'homme et ce nombre est six cent soixante-six." (Apocalypse de Jean, chap. XIII-18)

    Je recopie ici un dialogue avec Fodio, qui creuse sur son propre blogue le thème de la lumière de Satan-Lucifer, opposée à la lumière divine (l'éthique hégélienne nationale-socialiste, adoptée de façon stupéfiante par la démocratie-chrétienne, tend d'ailleurs vers une lumière, dont la modélisation mathématique indique qu'elle est solaire et fonde un régime de droit analogue à celui des cultes solaires antiques).

    - La lumière luciférienne est associée à l'aurore et au réveil de la création des êtres animés, dont la Genèse raconte qu'elle fut le fruit du péché originel (chute et origine du monde vivant sont associés dans le christianisme, puisque la physique imprime le mode de raisonnement éthique ou moral, dit ("de la connaissance du bien et du mal") ; faut-il le rappeler, contrairement aux persiflages de certains démocrates-chrétiens, la biologie de l'évolution est incompatible avec la science chrétienne, pour la raison que si l'évolution explique "comment" le processus vital se déroule, suivant un déterminisme dont les mathématiciens déduisent le hasard, ou les prêtres païens "la providence" (la main magique d'Adam Smith dans le néo-paganisme capitaliste), elle ne dit jamais "pourquoi" ce processus s'est enclenché, ce qui constitue la vraie question scientifique. D'une façon qui prouve l'effet de l'inconscient, la démocratie-chrétienne, au nom du christianisme, énonce une pseudo-science bouddhiste.

    - à Fodio :

    - Le thème de la confusion entre l'épiphanie de l'esprit et l'aurore du matin (Satan-Lucifer) est au centre du "Hamlet" de Shakespeare. Comme je te l'ai déjà écrit, on lit mieux dans la version anglaise que le père de Hamlet -le spectre-, est une étoile (Chez Shakespeare, les "oiseaux du matin", comme le coq ou l'alouette, ont une connotation satanique : symboles de la culture de vie païenne, ils chantent l'éternel retour du soleil au petit matin.)

    - Le système babylonien dont tu décris la persistance dans les Etats-Unis, ou bien le système égyptien, outre leurs formulations juridiques, sont rattachés à des cultes, lunaire ou solaire. Bien sûr l'apparence chrétienne des Etats-Unis, elle, est plus étrange que le nazisme et le nitchéisme, ou les cultes païens "classiques" (même s'il n'y a pas besoin d'avoir lu et relu les évangiles pour reconnaître la bizarrerie du serment des chefs d'Etats d'Outre-Atlantique sur la Bible.)

    - Donc le 666 ne semble pas désigner un homme en particulier ; il y a plusieurs antéchrists dans l'histoire, mais ils sont animés par une puissance supérieure, d'ordre astrologique comme l'indique Hamlet, qui s'adresse non seulement aux astres, mais à certains astres en particulier. Le 666 désigne-t-il le soleil ? la terre ? la lune ? le système solaire entier ? Le secret de l'histoire de l'humanité est-il contenu dans la voie lactée, comme Dante Alighieri et Shakespeare le pense (bien que l'interprétation de Shakespeare diffère nettement de celle de Dante, puisque Shakespeare est pur de l'éthique) ? J'ai longtemps pensé au soleil, dont les systèmes anthropologiques antagonistes du judaïsme ou du christianisme traduisent le culte, proclamant la lumière "une" sans raison scientifique de le faire, mais bien juridique.

    - J'ajoute que la "meule de pierre" dont il est question dans la vision de l'apôtre Jean se rapporte elle aussi sans doute au système astrologique entier et à la rotation du système solaire (défendue par F. Bacon alias Shakespeare contre le mode de calcul égypto-copernicien). "Alors un ange puissant prit une pierre semblable à une grande meule, et la lança dans la mer en disant : "Ainsi sera soudain précipitée Babylone, la grande ville, et on ne la retrouvera plus." (Ap. XVIII, 21). 

    - Le site d'où émane la carte indique à juste titre que la révélation chrétienne fournit le point de départ à l'intelligence des hommes en indiquant le caractère anthropologique du 666. L'homme-microcosme, et non pas inscrit dans la chaînes des espèces vivantes, et le produit d'un macrocosme qu'il reflète, selon l'illustration classique des artistes de la Renaissance qui, disposant le corps humain "en étoile", révèle cette origine marco-cosmique. Dans la sagesse grecque, le combat des titans contre Zeus illustre déjà la mobilisation de l'anthropologie contre dieu.

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  • L'Antéchrist Benoît XVI

    Je ne crois pas que le nombre de la bête (666) désigne une personne en particulier. Benoît XVI est plutôt le type de l'Allemand prédéterminé et fier de l'être, comme l'était Hitler auparavant, avec un excédent de bêtise de la part du pape par rapport au chancelier nazi, puisque Benoît XVI prêche la "culture de vie" (sic) au nom du christianisme, tandis qu'Hitler n'ignorait pas qu'elle est l'essence du paganisme.

    La doctrine sociale nazie est d'ailleurs plus cohérente et moins hypocrite que la doctrine sociale du pape actuel (libérale et faite pour justifier le patronat). La doctrine sociale nazie peut être analysée comme l'effort pour adapter l'éthique païenne au monde ouvrier. Son échec en tant que doctrine sociale résulte de la mondialisation des échanges commerciaux. Le darwinisme social libéral prolonge d'ailleurs l'idéologie nazie - il a la même fonction - et sa caution par la démocratie-chrétienne est à la fois un motif de stupéfaction et de scandale. Les chrétiens doivent se montrer absolument intransigeants avec cette race de vipères, comme le fut le christ Jésus avec les marchands du temple de Jérusalem.

    Or, je le dis aux artisans de paix, convaincus comme moi que la démocratie-chrétienne est l'axe du mal, c'est-à-dire qu'elle contient la méthode pour assassiner son prochain en se faisant passer pour un homme juste, le meilleur antidote contre la ruse démocrate-chrétienne est dans le christianisme lui-même, dans l'évangile qui permet la confusion des traîtres et nulle part ailleurs. Autrement dit il ne faut pas se moquer des démocrates-chrétiens, il faut être inflexible avec eux, et ceux dont la conscience n'est pas encore une poutre vermoulue (il y en a nécessairement) "craqueront" ; au lieu de se croire "élus de Dieu", ils verront qu'ils n'ont été que de petits oedipes, tyrannisant autrui et se tyrannisant eux-mêmes, en vertu de principes égyptiens auxquels Jésus et ses apôtres n'ont nulle part. L'évangile est très simple, tandis que la démocratie-chrétienne, elle, traduit la complexité du monde.

    - Contrairement à ce que prétend la philosophe nazie Hannah Arendt, la bestialité sociale n'est pas une chose banale ou naturelle, elle est entretenue par les élites modernes à l'aide d'un discours pseudo-scientifique ou pseudo-artistique, bien loin d'avoir été enterré avec Hitler.

    Du point de vue de la pensée française, il est impossible de différencier un Allemand d'une femme, en raison de leur manière systématique de se croire prédestinés, qu'ils ne remettent jamais en cause, et leur donne le même air mélancolique que les animaux domestiques, qu'ils tentent de faire passer pour la pénétration des choses naturelles, alors que ce sont les choses naturelles qui les pénétrent bien plus sûrement, l'Allemand n'émettant le plus souvent que des paradoxes. Depuis Voltaire, et sans doute plus longtemps, qui a heureusement choisi Leibnitz comme l'exemple de la bêtise humaine, centrale dans la tragédie et le génocide de l'homme par l'homme, on distingue le Français de l'Allemand à ce que les paradoxes qui font rire le premier, suscitent l'admiration dévote du second - l'art contemporain, par exemple.

    - C'est bien plutôt du côté de ce qui incline l'homme à se croire prédestiné et à raisonner ainsi comme une femme ou un Allemand, selon la raison et la foi qui découle de la biologie jusqu'à former la morale pure la plus insane, qu'il faut chercher la signification du nombre de la bête (666), plutôt que dans la désignation d'une personne morale précise. Ainsi cette enquête rejoindra la fable véridique de la Genèse et l'histoire de la chute du couple originel dans l'espace-temps ou le néant.

  • Benoît XVI est-il l'antéchrist ?

    - Contrairement à une idée répandue à cause de la médiocrité de l'enseignement laïc républicain moderne, l'accusation de satanisme visant la papauté n'est pas l'apanage des sectes protestantes évangélistes ou de Martin Luther ; elle est récurrente depuis l'origine du christianisme jusqu'à l'effondrement de l'institution catholique romaine à la fin du XVIIIe siècle. Sans faire de recherches approfondies, on la retrouve dans le poème de Dante Alighieri, ou encore chez l'Italien Boccace, sous une forme moins accusatrice ; mais aussi, prolongeant le propos de Boccace sur la tartufferie et la corruption des moines-prêcheurs, chez Shakespeare ; elle est encore directe chez le philosophe d'Holbach ; enfin, je citerais le théologien apolitique suédois E. Swedenborg, qui eut une influence directe sur Balzac.

    - L'anticléricalisme trouve dans l'Evangile de nombreux appuis, qui rendent l'esprit du christianisme impénétrable à ceux qui n'en ont qu'une vague connaissance, et risquent de confondre cet esprit avec un génie ou un djinn oriental.

    D'abord Jésus-Christ a été assassiné par un complot de prêtres juifs, et le caractère anticlérical de la révélation chrétienne entre bien sûr en compte dans ce crime, auquel le pouvoir politique romain à prêté la main. Jésus en personne incite ses disciples à la méfiance et, son message étant "catholique", c'est-à-dire universel, c'est à tout jamais la théologie qui fut placée par le Nouveau Testament en position d'être critiquée par chacun. Si l'obéissance est militaire et abstraite, l'esprit critique est, lui, chrétien et réaliste. L'avertissement du prophète Jésus est contre les faux prophètes qui parlent en son nom. La vision apocalyptique de l'apôtre préféré de Jésus, Jean, confirme le rôle néfaste de ces faux prophètes dans l'histoire.

    Les colères de Jésus-Christ sont plutôt rares. Elles ont toutes une dimension anticléricale, notamment sa sainte colère contre le commerce d'offrandes organisé par le clergé juif. Ceux qui ont connaissance du fonctionnement d'une institution morale ou politique quelconque, savent à quel point la notion de sacrifice ou d'abnégation de soi est centrale dans une telle organisation. Là encore, contrairement à un préjugé assez grossier, mais néanmoins répandu, l'incitation du Christ n'est pas au sacrifice mais au salut. Et le salut chrétien ne comporte pas cet aspect sacrificiel qui est caractéristique, bien au contraire, de la gloire ou de la consommation païenne. Si ce n'est pas le cas de nombreux théologiens catholiques après lui, Jésus-Christ ne cesse de souligner que l'ordre naturel éthique ou païen est la voie du néant spirituel.

    En outre Jésus dissuade ses apôtres de l'appeler "maître", ce qui constitue une récusation supplémentaire de l'ordre temporel clérical et de son organisation pyramidale. Un maître impose des devoirs, et si Jésus s'en abstient, c'est incontestablement qu'il a sur la condition humaine un regard qui diverge radicalement du point de vue social. Le Christ voit tous les hommes qui vivent dans l'espérance d'un plus grand bien social comme des condamnés à mort. Sa grande pitié et son absence de jugement moral viennent de là, du fait qu'il est parfaitement vain de condamner quelqu'un qui n'est déjà qu'une hypothèse de travail, et se débat dans le monde avec cette plaie atroce dans le coeur.

    Pour ainsi dire la doctrine sociale est, du point de vue chrétien, une doctrine de fainéant ou de parasite, extrêmement dangereuse car elle condamne à mort tous les adeptes du socialisme ; de fait, le socialisme chrétien en Occident est la matrice infatigable d'à peu près tous les charniers.

    - Le pape Benoît XVI, à la tête d'une Eglise romaine à peu près déchue de tous ses pouvoirs temporels, est-il l'antéchrist en personne, dont parle le Nouveau Testament ? La première objection qui vient à l'esprit, c'est qu'il n'en a pas l'envergure. Elle me convainc assez. Bien qu'impossible et sacrifiant la logique chrétienne sur l'autel de la mode, la théologie de Benoît XVI est allemande ou mathématique, c'est-à-dire celle que sa fonction lui impose. La schizophrénie de Benoît XVI est typique de celle du fonctionnaire moderne, lieutenant du chaos qui croit contribuer à l'ordre. Elle est mathématique parce que répétitive, et que l'éthique est au coeur de l'islam comme de l'Eglise romaine depuis des siècles, fluctuant au gré des modèles économiques, aussi peu universelle que possible. La doctrine du pape romain est ésotérique parce qu'aucune institution humaine ne peut endurer la vérité. Si bien que toute institution humaine, même si cela est plus flagrant dans la théocratie égyptienne, est nécessairement sous la bannière de Satan. Toute institution juridique a un plan macabre, que la prétendue complexité du monde, ou la sophistication de l'art religieux abstrait - de la musique ou du cinéma démoniaques - a pour but d'occulter.

    - Je rejoins l'avis du chanoine catholique Crampon sur l'antéchrist et le nombre de la bête, 666, que les savants ou les philosophes chrétiens sont invités à déchiffrer, afin de contribuer à démasquer les faux prophètes. "La meilleure solution ne serait-elle pas de considérer le nombre 666, non plus comme la somme des valeurs numériques des lettres d'un nom propre, mais comme un nombre symbolique exprimant par lui-même, à la manière d'un nom, la nature de l'Antéchrist ?"

    Bien plutôt que telle ou telle personne religieuse ou morale à l'instar de Judas Iscariote, on peut en effet penser que la bête qui résiste à l'avènement de l'amour et de la vérité divines, est plutôt la personnalité morale elle-même, traduite dans le national-socialisme ou le républicanisme comme "l'identité", version juridique de l'aliénation mentale ; celle-ci donne lieu à un culte indécent en France, dont le but mercantile sous-jacent est soigneusement dissimulé aux pauvres gosses de ce pays par les vieillards cyniques qui le dirigent, un coup à gauche, un coup à droite, c'est-à-dire à tâtons.

    E. Swedenborg rapproche justement l'éthique de "la bête de la terre", comme si la terre elle-même était la matrice de l'idéologie païenne, qui incite l'homme au sacrifice de son existence, sous prétexte de la gagner, suivant une logique ubuesque stigmatisée avec force par Shakespeare. L'éthique n'est donc qu'une mystification juridique.

    Et, en effet, aussi coupé soit l'homme moderne de la terre et des vieilles religions païennes, il reste attaché à la terre par l'argent. La terre, chère aux femmes et aux personnes efféminées, n'est-elle pas tout comme le temps, un ersatz de l'éternité, et le point de départ de tous les calculs humains ? Il est écrit en outre dans les saintes écritures chrétiennes que "la terre passera".


  • L'Apocalypse ou la mort !

    La cri de ralliement trouvée par Fodio n'est pas mal puisque l'apocalypse chrétienne peut être regardée comme le remède à la mort. Le Christ a vaincu la mort et montré la voie à ses saints. Clairement, l'armure que Hamlet endosse est celle du combat contre le destin (= 666). Si le profane peut trouver étonnant qu'un chrétien en affronte d'autres, c'est qu'il ignore précisément tout de l'apocalypse chrétienne, en particulier de la synagogue de Satan et de son clergé, après plusieurs siècles de compromis libéral avec les puissances séculières. D'ailleurs où est-il écrit dans le Nouveau Testament que le Christ a le goût de la diplomatie ?

    Seule la vérité permet d'échapper au destin, inséparable de la mort, tel est donc bien le message apocalyptique.

    *

    La science d'Aristote déjà consiste à tourner et retourner la mort dans tous les sens, tant son caractère d'"absolu relatif" paraît étrange à ce grand naturaliste qui embrasse tout. La mort est comme un sophisme d'Einstein ! Comme la statique mouvante du cinéma.

    A quoi tient tout le paradoxe du moyen âge, incarné par Thomas d'Aquin ? A une science en chemin vers l'apocalypse, mais qui se heurte encore à la religion ; au passage on remarque que Dante est plus avancé que Thomas d'Aquin, comme s'il ne pouvait y avoir de véritable théologie qu'en dehors des murs des institutions ecclésiastiques. Il faut en effet mesurer l'effet, volontaire ou pas de la part de Dante, de son intrusion dans le purgatoire, auparavant de l'ordre de la science-fiction juridique. De même que les fictions hollywoodiennes à base de "voyage dans le temps", sur la base du prédicat stupide d'Einstein : ce cinéma ébaubira sans doute le beauf yankee, mais aux yeux d'un public plus humaniste, il fera ressortir la stupidité du prédicat d'Einstein.

    Du côté de la mort, il y a eu, il y a et il y aura toujours la religion, Tartuffe hier, Freud aujourd'hui. C'est précisément la raison pour laquelle l'Eglise catholique, contre son enseignement classique le plus élémentaire, lentement au cours des siècles écoulés a "avalé le diable". Si la religion tend à se recentrer sur la mort et à bannir consécutivement l'apocalypse, c'est en raison de l'enjeu stratégique que représente la mort, sur laquelle les religions "fidéistes" sont centrées. Ainsi, dans la religion laïque ou capitaliste, qui reprend la formule du jansénisme, la foi dans l'homme et ses systèmes implique obligatoirement une forme de lieu temporel abstrait du type du purgatoire, de l'enfer et du paradis jansénistes, où l'homme trouve le réconfort en songe.

    Avant toute chose, la religion existentialiste est la religion du fantasme. Si elle fait autant penser à Pascal, c'est qu'elle ne repose sur rien de sérieux et de concrêt.

    Les chrétiens libéraux, qui de façon satanique font l'apologie de Freud et du freudisme sont trop stupide pour s'apercevoir qu'il fait double emploi avec le purgatoire. Le chrétien libéral porte une veste chrétienne, doublée d'une étoffe païenne, afin de mieux assurer ses actions.

    "L'Apocalypse ou la mort" n'est pas mal ; tiré du livre de Joël par François Bacon, j'aime beaucoup aussi :

    "Vos jeunes verront des visions et vos vieillards rêveront des rêves.", évocation perspicace du grand divertissement capitaliste béni entre autre par le super-crétin en chef Pie XII.

  • Point cardinal

    Il y a entre Joseph de Maistre et Régis Debray ou Charles Maurras l'écart qu'il y a entre Don Juan et Sganarelle. Tandis que le premier maîtrise parfaitement la ronde-bosse et la grisaille maçonnique, le principe architectural fondé sur le nombre 666, fonction suprême de subversion de la vérité, grande matrice du paradoxe et du hasard, mastic idéal, Debray ou Maurras, eux, ne font que réclamer en pleurnichant des gages à la politique, comme des gosses qui se mettent à chialer dès que leur mère fait trois pas hors de leur vue.

    "Nique ta mère !", encore une fois quel trait d'esprit du rap ! Aliénés, sans doute, à commencer par l'âme argentée du Capital qui les tient par les couilles, mais au moins ils ont pigé d'où vient l'aliénation. A comparer au "Seule ma mère ou ma soeur aurait pu me faire renoncer à l'éternel retour" du pédéraste Nitche.

    L'imbécile Galilée (Galileo galilei), parangon du judéo-christianisme, prend Dieu pour une équation ; il faut dire que dans ce cas ce n'est plus "Dieu le père" mais carrément "Dieu la mère".

    De Maistre n'est qu'un point, mais il est cardinal. Il mérite la pourpre. De la haine de Joseph de Maistre pour François Bacon, Voltaire ou la peinture, on peut tirer un enseignement, faire un choix. Maurras ou Debray ne font que dodeliner de la tête comme des bonzes qui ont appris leur leçon par coeur. Des gosses qui ne sont jamais sortis des jupes de leur mère.

  • Ratzinger vs Shakespeare

    Christian priests and especially last Pope Benedictus XVI has nothing to say about the capitalism but revealing the satanic origin of an "economy" based on time ratio. Christian theology says indeed that time is the devil "opera magna", a "human number" as it is said in saint John Gospel: 666 (Sympathy for the devil of musicians, movie makers and mathematicians comes from the seductive power of time.)

    Instead of this we have an insane song that Joseph Ratzinger is singing to his child. His proposition to help politicians who are mistaking him to build new pure capitalism, although capitalism is still builded on the sand of laws, this idea sounds crazy. Does the Pope have an idea to build Egyption pyramids again?

    This pope is as blind as an American citizen who would be unable to understand the distance between US Nation fathers wishes and USA today!

    Shakespeare is even telling in "Hamlet" and in his poems where the reason of the wedding of Politics and religion comes from: FEAR.

  • Scholies d'Origène

    Le mépris réservé par le clergé à l'évangile de Jean, le "fils du tonnerre", et notamment à la révélation de Patmos, que les théologiens aussi bien libéraux qu'archaïsants zappent, m'incite à publier mes propres scholies sur l'Apocalypse au plus tôt - vu l'heure tardive.

    Quand l'Apocalypse n'est pas ouvertement discréditée comme étant une obsession de théologien "millénariste" par un clergé complètement absorbé par les valeurs séculières, elle est subvertie par des romans ou des films qui rendent le canevas historique de l'Apocalypse complètement abscon. Maurice Dantec est un exemple de cette subversion, du détournement de la Révélation au profit du Pacte Atlantique assoiffé d'or noir et armé jusqu'aux dents, Pacte auquel l'islam n'est en mesure d'opposer qu'un judéo-christianisme médiéval sans réelle force militaire. Or, non seulement l'Apocalypse n'est pas une lubie millénariste, mais elle est indissociable de toutes les grandes révolutions théologiques au cours de l'histoire, qui ont profondément marqué l'Eglise elle-même, avant que la religion laïque ne prenne le relais. Les passages un peu mystérieux de l'évangile de Jean concernent d'ailleurs les mêmes sujets que les passages demeurés assez mystérieux des épîtres de Paul.

    Mais il y a encore pire que Dantec, et qui explique sans doute la manière stupide qui consiste pour ce dernier à défendre l'Eglise en n'hésitant pas pour ce faire à se travestir en suppôt mélancolique (veste de cuir et lunettes noires), c'est l'exégèse officielle, validée par les autorités ecclésiastiques, de l'Apocalypse, qui revient le plus souvent à la disqualifier, à en faire un texte apocryphe.

    Je prends un seul exemple, l'ouvrage récent du franciscain yanki Stéphane Doyle, o.f.m. ("A catholic perspective on the book of revelation") : celui-ci, en fait de "perspective catholique", fournit une interprétation du texte à laquelle un adepte du soufisme musulman, un bonze tibétain ou un druide breton pourrait souscrire. Certainement pas un catholique, pour deux raisons :

    - Stéphane Boyle insinue que l'évangéliste Jean (le préféré de Jésus), n'est pas le véritable auteur de l'Apocalypse (!), mais qu'il s'agirait plutôt d'un disciple de saint Jean le Baptiste. Sans apporter aucune preuve ! simplement parce que l'Apocalypse dénote d'une bonne connaissance de l'Ancien Testament de la part de son auteur. Argument totalement absurde qui révèle qu'un franciscain accrédité aujourd'hui, ignore non seulement ce que la doctrine franciscaine doit à l'Apocalypse, mais aussi la Pentecôte et les dons de l'Esprit qui ne laissent AUCUN des évangélistes dans l'ignorance de l'Ancien Testament, auquel tous se réfèrent COMME Jésus lui-même. Jésus abolit la loi ancienne du sabbat, mais en toute connaissance de cause et d'effet.

    Argument débile, donc, mais lourd de conséquence, presque aussi stupide que la thèse des pasteurs protestants yankis selon laquelle l'Apocalypse -ici on se retient d'éclater de rire- serait un pamphlet contre saint Paul. Le franciscain yanki S.C. Doyle partage la même fascination que le dominicain français Philippe Verdin pour la théocratie, indubitablement satanique selon saint Jean, et c'est ce qui pousse bien sûr Doyle à un travail de sapeur sous couvert d'élucidation, procédé bien pire que celui d'un gugusse comme Dantec, qu'on n'est pas tenu de prendre au sérieux.

    - Pour interpréter le sens du nombre 666, que la vision incite à interpréter, S.C. Doyle passe par la numérologie ou la "guématrie", c'est-à-dire par une sorte de science kabbalistique qui, elle non plus, ne participe guère d'une perspective catholique ou chrétienne. Il traduit ainsi le "code 666" par "Néron", en se gardant de s'appesantir sur la démonstration. C'est une autre manière, elle aussi sournoise, de discréditer l'Apocalypse en frappant le texte de caducité. Le code 666 est cité en Ap. XIII, non loin de la phase ultime. Si 666 = Néron, l'Apocalypse n'a plus rien ou presque à nous dire, c.q.f.d. Je relève que sur internet, un autre site ouaibe passe par la guématrie, une guématrie qui paraît plus sérieuse que celle de Boyle, pour démontrer que l'antéchrist n'est autre que... Benoît XVI (Ce qui n'est pas sans rappeler les attaques ad hominem de Dante Alighieri contre les papes simoniaques.)

    En outre ce franciscain n'en profite même pas pour dénoncer -ce qui est le minimum dans un ouvrage de ce type- la scandaleuse récupération par le nationalisme européen de la symbolique chrétienne. Doublement scandaleux le procédé des chrétiens libéraux atlantistes dans la mesure où la femme aux douze étoiles N'EST PAS Marie, mère de Jésus, et ne peut pas l'être ("Les Pères et les interprètes catholiques sont presque unanimes à reconnaître dans cette femme un symbole de l'Eglise" dixit le chanoine Crampon, qui n'est pas un hurluberlu comme S. Boyle, lui.)

    Aussi scandaleux car l'Apocalypse contient la condamnation sans appel de la doctrine nationaliste en général, les nations étant animées par le diable, et en particulier celle, européenne, de Maurice Schumann et Jean Monnet, nation peut-être "aryenne", napoléonienne, laïque, démocrate-chrétienne, tout ce qu'on voudra, mais sûrement pas chrétienne.

    En attendant de donner mes propres scholies, et puisque le temps me serre à la gorge comme tout un chacun, je fais la publicité des scholies attribuées à Origène, perspicace contrairement à Boyle, et dont je m'apprête à recopier ici même quelques extraits. Il faut signaler ici que toute exégèse "augustienne" de l'Apocalypse est plus ou moins oblitérée par le fait que saint Augustin est pénétré de principes platoniciens décadents gênants pour comprendre l'association dans l'Apocalypse entre le diable, la "bête de la terre", et la politique des nations, qui confirme s'il était besoin l'interdiction prononcée par le Sauveur lui-même de sacraliser toute institution humaine.

    Les sept étoiles et l'épée acérée (1,16)

    "Dans sa main droite il a sept étoiles et de sa bouche sort une épée acérée, à double tranchant, et son visage, c'est comme le soleil qui brille dans tout son éclat."

    Il est écrit au Psaume 56 : "Les dents des fils des hommes sont des armes et des traits, leur langue un glaive acéré." (Ps 56,5). Non que les paroles soient absolument condamnables ; si elles sont les armes des justes (Ep 6,17), des traits choisis et une épée honorable (Is 49,2), - car tous les fils des hommes combattent, les uns pour Dieu et sa justice, les autres pour le mauvais et le péché -, il ne faut pas non plus en douter pour ce qui est dit ici de celui qui est devenu Fils de l'homme et qui a dans sa bouche une épée tranchante.

    Il a dit lui-même : "Je ne suis pas venu apporter la paix sur la terre, mais le glaive" (Mt 10,34) et "un glaive qui peut pénétrer jusqu'à la division de l'âme et de l'esprit" (He 4,12). Les méchants qui méditent sur les fausses doctrines ont fortement aiguisé leur intelligence comme une épée acérée (Ps 64,4), pour la rendre capable de faire du mal à leurs auditeurs, mais les autres ont aiguisé leur intelligence dans les divines Ecritures, pour leur propre salut et pour le salut de leurs auditeurs : leur langue est devenue une épée acérée pour le salut ; car les méchants blessent comme une épée, mais les sages guérissent par leur langue (Pr 12,18) et blessent d'amour : le Sauveur nous a donc blessés de son amour (Ct 2,5).