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jean nouvel

  • Sans hâte

    Je profite de l'été pour rédiger un bouquin qui me tient à coeur, "Critique de l'esthétique de Hegel". Afin de ridiculiser le goût national-socialiste dont l'architecture totalitaire de Jean Nouvel, par exemple, n'est qu'un avatar.

    Installé à la terrasse d'un café, je poursuis les plus belles filles du regard en me retenant de leur adresser la parole, je ne me hâte pas : avant 2030 ou 2040, mon bouquin ne devrait intéresser personne.

  • YSL = CRS

    Il n'y a pas que Jean Nouvel qui perpétue le style laïc, l'urbanisme d'Albert Speer ; sur le plan de la mode vestimentaire, après Coco Chanel il faut citer Yves Saint-Laurent. Que le féminisme soit associé à cette façon de se fringuer comme un homme, c'est tout un programme ! Et pas n'importe quel homme... Un bureaucrate en costard sombre et cravate, le prototype du "malhonnête homme", qui s'empêtre lui même dans ses calculs et finit par se gourer de bouton. C'est presque aussi fort que la pomme d'Adam de Mme Kouchner, comme image du féminisme laïc.

    Le totalitarisme vous laisse deux possibilités : ou de vous habiller à la mode de votre ghetto, ou l'uniforme strict griffé YSL. Bien sûr dans le genre "gauleiter", avec ses esclaves décharnés, Karl Lagerfeld fait la paire, en plus cultivé (la fameuse culture nazie dont parle Littell).

     

     

     

     

  • Pour un art communiste

    - Ce qui est gênant dans cette exposition des maquettes du Berlin d'Albert Speer, l'architecte chouchou d'Hitler, c'est qu'elles préfigurent le goût yanki pour l'empilage de gros cubes, avec tout le blabla qui va avec. Et pas besoin d'avoir fait l'école du Louvre pour voir qu'il y a plus de dessein chez Speer que chez Jean Nouvel ou Portzamparc.

    - Vous connaissez le "paradoxe de Johnatan Littell", qui fit l'admiration naguère des vieillards gâteux de l'Académie française ? Les nazis sont cultivés, et pourtant ce sont des barbares ! Traduit en langage bobo, ça donne : "Comment ça, nous pourrions regarder "Arte" pendant des années, écouter Finkielkraut sur "France-Culture", sans nous transformer pour autant en humanistes ?" Interpellant, pas vrai ?

    Le paradoxe, c'est l'hypocrisie des petits malins ou des crétins. Bien sûr Littell ne démontre pas que les nazis sont savants. Comment peut-on être savant et prendre Heidegger deux secondes au sérieux ? Il prouve simplement que les nazis sont plus savants que les yankis. Tout laisse penser que le nazisme restera dans l'histoire comme l'"âge d'or du capitalisme", c'est-à-dire la période où le capitalisme a eu sur lui-même le regard critique le moins émoussé (ce qui ne l'a pas empêché de courir à sa perte).

    Hegel, penseur de l'Etat laïc gouverné par un homme providentiel est sans aucun doute le penseur qu'on peut le mieux accoler à Adolf Hitler et à son régime martial soutenu par des hommes d'affaires démocrates-chrétiens. Eh bien il faut être honnête, Hegel c'est quand même autre chose que la niaiserie post-moderne qu'on doit se coltiner aujourd'hui.

    - Ce que les communistes un peu mollassons de Mai 68 ont oublié de préciser, en comparant la CRS à la SS, c'est que la CRS est une SS décadente, ou, pour reprendre le vocabulaire marxiste, une parodie de SS. Marx c'est aussi l'art de la mise en perspective et de la révélation ; le contraire du procès photographique ou cinématographique iconoclaste.

  • De la Mie et des Jeux

    Deux symboles de l'inepte politique  d'experts-comptables baptisée pompeusement "libéralisme". Une idéologie qui fait désormais l'unanimité juqu'au PS, Bertrant Delanoë, Manuel Valls, Claude Allègre... sans doute une manière de rendre hommage à Mai 68.

    - La propagande en faveur des machines à pain, d'abord. Les médias capitalistes, "Le Point", "M6", se font un devoir d'inciter les familles,  en prenant la ménagère par les sentiments, c'est-à-dire en arguant d'une centaine d'euros d'économie par an, à acheter des machines à pain fabriquées par des esclaves en Chine, alors même que la boulangerie est un des rares artisanats qui survit au démantèlement de l'économie et qui créé des emplois dignes de ce nom dans tout le pays. Difficile de faire plus bête sur le plan économique. Bien sûr c'est au nom de la liberté que les classes moyennes ont le droit de manger de la mie de merde au lieu de manger du pain cuit. Il convient de rappeler ici que l'Education laïque a oeuvré, bien avant Sarkozy ou Jacques Attali, soyons équitables, à dégoûter les enfants de l'artisanat en particulier, et de l'art en général. Elle en a fait de parfaits petits spéculateurs et de parfaits petits mathématiciens - sans distinction de sexes.

    - La construction dans Paris du "building" de l'architecte assisté par ordinateur Jean Nouvel. On sait l'importance du tourisme dans la balance commerciale, et notamment l'attrait de Paris : pour les libéraux il ne fait aucun doute que ce sont des tours de béton et d'acier que les curieux viennent voir à Paris. Le monde entier nous envie Jean Nouvel, dont les cubes sont inégalables.

    Non plus "du pain et des jeux", mais "de la merde et du football".

  • Les Ecuries d'Augias

    Regret que mon blogue ne soit pas extensible au point de pouvoir me défouler sur TOUS les crétins qui se bousculent dans les médias. Je suis bien obligé de me limiter aux exemplaires Jean d'Ormesson, Finkielkraut, Jacques Attali, Guy Sorman, Onfray, BHL, Philippe Tesson - à quelques têtes de Turcs, faute de place.

    Pourtant c'est pas l'envie qui me manque de me venger AUSSI de ce crétin d'académicien, Jean-Marie Rouart, qui dans le genre "vieux beau", comme dans le genre "faux-derche", avec ses mimiques d'évêque assermenté, n'a absolument rien à envier à Jean d'Ormesson. Avec eux, "impertinence" rime avec "incontinence". Une gaffe de d'Ormesson sur le "lobby juif" : dix ans de cirages de pompes après dans les médias pour éponger ce pet de travers. Dans son dernier bouquin, Rouart égratigne vaguement Sarkozy. Des fois que ça pourrait nuire à sa carrière, il préfère faire la tournée des plateaux pour passer de la pommade. Editorialiste à Paris-Match, Rouart : pas besoin d'en dire plus.

    Ras-le-bol de la navigatrice Maud Fontenoy, inévitable Simone de Beauvoir high tech, avec tout son barda écolo-féministe, qui vient gâcher son beau regard bleu-de-lac suisse.

    Couper la radio, la télé, faire l'autruche, c'est tentant parfois, tant la bêtise des médias redouble la violence des faits divers.

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     Allez, on ne peut quand même pas se laisser faire sans rien dire, alors prenons encore une paire de têtes à claques dans le vent, Philippe Starck et Jean Nouvel - par paquets ça ira plus vite. Leur succès en dit long sur la médiocrité du cinéma. Oui, du cinéma. A quoi ça sert que le seul cinéaste français valable, Jacques Tati, ait ridiculisé ce genre de gugusses prétentieux, si on continue à les prendre au sérieux ? Et spécialement les cinéphiles, comme par hasard...

    La philosophie, le concept de Starck et Nouvel, c'est l'"utilitarisme". Le premier redessine fourchettes et autres objets essentiels pour les rendre plus pratiques, plus "ergonomiques" ; c'est-à-dire qu'ils ne faut plus qu'ils glissent des mains. Il n'a pas pigé que le but d'une fourchette n'est pas d'être pratique. C'est plus pratique de becqueter avec les mains, comme un singe. Pourquoi mettre les petits plats dans les grands ? Pourquoi ne pas imaginer plutôt la casserole-plat-verre-à-dent ? Attention, je ne dis pas que Starck est un singe. C'est plutôt un primate évolué : vous saisissez la nuance ? Voilà où on est réduit, après des années de cinéma et de télé : à expliquer Tati, montrer que le tour de force de Starck, c'est d'obtenir laideur ET incommodité.

     Transposée à l'architecture, je ne sais pas comment on désigne l'ergonomie. Mais peu importe, ce qu'il faut comprendre, c'est que Jean Nouvel est proche des gens, il ne veut rien leur imposer qu'ils n'aient désiré car c'est un démocrate. Bien sûr, avec une telle mentalité, on n'aurait jamais eu Michel-Ange, qui a imposé aux Romains, le salaud, ses clochetons et ses coupoles rêvés, ses escaliers doubles aussi inutiles qu'indispensables.

    Le plus fort c'est que Nouvel prétend être un rebelle. Contre l'ordre des architectes, il n'hésite pas à se dresser. Pourtant le résultat est le même que celui de ses confrères : comme eux il fait entrer les gens dans des carrés, des rectangles, des cercles, à la rigueur des triangles. Voilà qui prouve la force du concept ; son côté pratique c'est qu'on peut le retourner comme une chaussette.