vendredi, 15 août 2008

FRENCH ATTACKS

ABOUT THE 'SIXTH SENSE' OF WOMEN: IT IS MORE REASONABLE TO SAY THEY HAVE ONE LESS. BUT WHICH ONE? THE VIEW! I REST ON SIMONE DE BEAUVOIR.

DON'T MIX COMMUNIST DISTRUST FACING FEMINISM WITH THE MISOGYNY OF IDIOTICS SUCH AS SCHOPENHAUER, FREUD, STRINDBERG, NITCHE, AND SO ONE... ARCHAISM HAS NOT BETTER ALLIED THAN FAKE MODERNITY.

lundi, 10 mars 2008

Table rase du cinéma

Pourquoi le cinéma yanki est-il plus intéressant que le cinéma français ? Cette question ! Et pourquoi les souchis sont-ils meilleurs au Japon, le cidre en Normandie ou la bande-dessinée en Wallonie ?
Les Yankis maîtrisent, voilà tout. Ils maîtrisent une industrie qui a perdu depuis longtemps la légèreté du début.
Les Yankis ne confondent pas le cinéma avec autre chose, le théâtre ou la poésie, par exemple.
Un peintre qui confond la peinture avec la sculpture s’expose à des déboires. La petite peinture bourgeoise ratée de Cézanne s’explique ainsi, par un aveuglement, un manque d’objectivité. Un artiste moyen qui respecte le cahier des charges produira une œuvre plus solide qu’un artiste largement doté qui emprunte une voie de garage. Cependant Cézanne se prête bien au format carte-postale.
On range bêtement Picasso dans la catégorie des peintres abstraits, alors que sa fortune critique (démesurée) tient au contraire à son classicisme, que son éclectisme trahit, de sa rupture d’avec la doctrine cubiste ; chez Picasso c’est l’artisan qui domine et lui évite de tomber complètement dans le panneau tendu par la philosophie, à l’instar de Braque, Franz Marc, ou dans une moindre mesure Kandinsky. C’est l’objectivité de Picasso qu’il faut remarquer, confronter à l’extrême stupidité doctrinale de Klee. Le plus concret, le plus madré, l'a emporté.

Si les Yankis n’éprouvent pas de complexe à s’adonner au divertissement pur, contrairement aux Occidentaux en qui l’amour de l’art, le désir de s’élever par l’art - “La beauté sauvera le monde” - subsiste à l’état de nostalgie, c’est parce que l’horizon yanki ne va guère au-delà du divertissement. Même leurs musées sont conçus comme des parcs d’attraction.
Cette bestialité “évolutionniste” est liée à l’absence de conscience politique des Américains. Déjà Hegel disait que l’Allemagne n’était pas un Etat. Par un autre chemin que Hegel, j’en arrive au même constat à propos des Etats-Unis. Les Etats-Unis ne sont ni un Etat, ni même DES Etats. Ils sont une sorte de parenthèse dans l’histoire.

Les Occidentaux, eux, éprouvent toujours le besoin de recouvrir leur cinoche d’une esthétique imbitable qui n’abuse que les bobos. La mesquinerie des bobos est telle qu’ils doivent s’appliquer à faire passer Karl Lagerfeld, Paul Bocuse ou Zinédine Zidane pour des “artistes”.
S’habiller, manger, se divertir, voilà pour le cahier des charges du bobo.

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Gros carton des séries télé yankies en ce moment, notamment auprès des femmes. On leur prête plus d’épaisseur psychologique. “Epaisseur”, c’est un peu exagéré, disons que la clientèle des psychanalystes, des curés démocrates-chrétiens et autres charlatans est plutôt féminine.
Non seulement le public des séries, mais le format aussi est différent. Ce n’est pas la même pornographie, axée plutôt dans les formats courts sur l'exploitation du sexe, de la violence et du bovarysme. Déjà l’allongement moyen de la durée des films s’expliquait par la volonté de jouer sur un ressort plus psychologique, afin de séduire une clientèle féminisée.
La victoire des séries sur le cinéma est non seulement une victoire féministe mais encore une victoire commerciale, car vendue sous forme de dévédés, cette sous-littérature cinématographique s’avère très lucrative. D’une façon générale, les conquêtes féministes sont indissociables des "progrès" du capitalisme. L’idéalisme de Simone de Beauvoir s’est mué logiquement en cette sorte d’impavide cynisme dont font preuve aujourd’hui des féministes comme Caroline Fourest et Christine Ockrent en tête.

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Sartre a démystifié dans Les Mots le cinéma de son enfance - “Inaccessible au sacré, j’adorais la magie” - distraction de petit bourgeois puritain escorté par sa “Môman”. "Le tout transformé en rien”, car en effet du point de vue de l’artiste le cinéma ne crée rien, ne peut rien créer d’autre, dans le meilleur des cas, qu’une sorte de magie. La caméra n'est pas un outil, c'est tout un procès. La production n'est pas un idéal, ni même un plan, c'est une stratégie commerciale.
A l’inséparable et odieux couple formé par le féminisme et le capitalisme, il faut ajouter l’inséparable et odieux couple formé par le puritanisme et la pornographie.
Voyez le bourgeois s’extraire à demi abruti de la salle obscure où il est demeuré aligné en rang d’oignons pour subir patiemment un spectacle conçu pour des masses de voyeurs… Cette fête triste n’inspire-t-elle pas la pitié ? Plus encore que la famine de l'Africain. A ceux qui n'ont pas faim donnez-leur du pain et non du cinéma !
Vivement qu’un art communiste et orthodoxe, à la fois populaire et sacré, vienne refermer la parenthèse. C’est du moins là l’espérance des derniers catholiques, qui s’oppose radicalement aux spéculations et aux martingales des bâtards démocrates-crétins.

samedi, 19 janvier 2008

Table rase des valeurs actuelles

Le mariage est une institution bourgeoise, une façon de régler des problèmes d'héritage.

Quelle institution plus bourgeoise que le mariage, si ce n'est le divorce, qui rajoute encore une dose d'hypocrisie supplémentaire. Avec le "mariage gay", on tombe carrément dans la parodie qui se prend au sérieux. Je fais observer que si on ne sort pas de la logique petite-bourgeoise contemporaine, alors le mariage gay ne paraît pas ridicule, au contraire ! Un curé démocrate-chrétien peut-il refuser le mariage à une paire d'homosexuels sans renier son Idéal ? Non, il sera dépourvu de fondement. Mais il faut ajouter que pour ce qui est de renier leurs principes, les démocrates-chrétiens sont très forts. Ils n'ont pas beaucoup hésité à adhérer aux valeurs brandies par Sarkozy, à voir en lui presque un prophète (cf. Tillinac). Ça ne les empêche pas de juger sévèrement les chrétiens allemands qui ont adhéré aux valeurs du nazisme sans trop hésiter. Moi je trouve Hitler plus sincère que Sarkozy.

L'évolution économique, la division du travail, la généralisation du salariat, le féminisme, ont rendu le mariage caduc. Il ne s'impose plus dans l'organisation de la société, on peut très bien s'en passer. Beauvoir souffle dans le sens du vent, Beauvoir l'"Américaine".

C'est la réalité, et on ne lutte pas contre la réalité avec quelques formules idéalistes. Qui plus est les démocrates-chrétiens sont évolutionnistes, comme tout le monde, ce qui les porte à croire que la dernière forme d'organisation politique et sociale en vigueur est forcément la meilleure. Encore un petit effort de conformisme intellectuel, Mesdames et Messieurs, une petite dose de démocratie participative, et dans quelque lustres on atteindra le Nirvana...

 Demain, manifestation dans Paris contre la libéralisation de l'avortement qui tue un enfant sur quatre. Il faut s'attendre à une mobilisation extrêmement faible, à la mesure de l'embourgeoisement des catholiques français et de leur clergé, presque entièrement convertis aux "valeurs actuelles".