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  • New Age

    Le dalaï-lama a récemment déclaré être 'marxiste'. Aveu face aux caméras et à Lech Walesa, vieille figue confite dans la vodka. Du bouddhisme au marxisme, c'est le grand écart ! Vu que le communisme est la religion officielle de la Chine capitaliste alliée des Etats-Unis, les propos du lama sont donc quasi-énigmatiques.

    Quoi qu'il en soit, le pape Benoît XVI devient après cette défection le meilleur représentant du bouddhisme orthodoxe dans le monde.

  • Fin de partie

    La question de l'Infini est fréquemment posée sous l'angle du temps ou de l'espace, sous le rapport de la vitesse... Voire du Néant, qui vient sur le tapis vert en fin de partie, immanquablement, et a le don de méduser tous les Rosencrantz et les Guildenstern.

    Pas assez de mon point de vue sous l'angle de l'Infinie Bêtise humaine. Celle de l'astrophysicien André Brahic, par exemple, entre cent abrutis qui publient chez Odile Jacob.

    Ce taré de Brahic embrasse toutes les superstitions de l'ingéniérie avec une ferveur laïque significative : le 'big-bang' comme les Martiens, la pluralité des mondes, le collisionneur de particules suisse, le chat de Schrödinger, etc. : plus c'est con plus ça sera bel et bon pour ce genre de fanatique.

    Brahic s'en prend à un philosophe, Paul Virilio, un truc comme ça, effrayé, lui, par la perspective d'être avalé par un 'trou noir' creusé par ce satané LHC. C'est complètement absurde, à peu près comme de craindre d'être dévoré dans son sommeil par son ordinateur portable. Mais le mérite de ce qui est absurde, c'est de révéler l'hiatus entre la physique et la superstition laïque. De ce point de vue Virilio est plus utile que Brahic.

    En fait de 'trou noir', il y a une 'faille' dans le tissu ésotérique d'équations baptisé 'modèle-standard' de ces béotiens. Une faille telle qu'on peut en trouver déjà chez Pythagore ou, plus récemment, chez les pères-fondateurs de la géométrie algébrique. Pour se faire mousser auprès du grand public et traduire CE QU'ILS NE PIGENT MEME PAS EUX-MEMES, les mecs maintenant disent 'trou noir'.

    Un risque plus sérieux que le collisionneur de particules fait courir, vient du magnétisme qu'il engendre, énergie qui peut être fatale. Mais les Suisses qui sont au-dessus ne semblent pas s'en inquiéter. Il est vrai que les banquiers et horlogers suisses ont déjà tous plus ou moins vocation à finir au fin fond de l'enfer de Dante.

    Ah, surtout ne confondez pas Brahic avec Brahé.

  • Le goût janséniste

    Assez malin d'exposer Jeff Koons à Versailles. D'une certaine façon Versailles est le point de départ de ce jeu de masques et la matrice de l'art totalitaire naissant dans un jardin 'à la française'. Artifice absolu aussi que la 'ferme de Marie-Antoinette'. Des mondanités on passe vite à la torture des sens. Pascal n'est pas le seul exemple, hélas, de ce change à taux réduit.

    Pour faire l'eau de boudin Koons, il faut d'abord du sang. Les soubassements de Versailles en sont plein.

  • Signes sataniques du temps

    Un trait caractéristique du théologien laïc, c'est sa haine spéciale de l'apocalypse. Par conséquent de saint Jean et de saint Paul. Des athéologiens aussi célèbres que Nitche, Gilles Deleuze, D.H. Lawrence, etc., s'en sont pris frontalement ou sournoisement à l'apocalypse, le texte même de la révélation ou ses auteurs.

    Les angles d'attaques sont assez variés, qui vont de la diffamation pure et simple, comme lorsque l'incendie de Rome est imputé aux chrétiens plutôt qu'à Néron, voire carrément la chute de l'Empire romain tout entier, jusqu'au sketch de Yann Moix à la télé, accusant saint Paul d'être un usurpateur et chantant les louanges de la gourdasse Edith Stein pour avoir néanmoins son article dans les gazettes démocrates-chrétiennes BCBG.

    Plus intéressante est l'accusation lancée par Gilles Deleuze à saint Jean de n'avoir aucun talent poétique. Cette remarque prouve que la confusion entre l'Ancien Testament et le Nouveau est le fait de la théologie laïque et pas seulement presbytérienne.

    Récemment la chaîne 'Arte' a diffusé dans la même veine une émission où une bande de clampins bardés de diplômes s'évertuait à démontrer que l'Apocalypse de Jean n'était autre qu''un pamphlet dirigé contre saint Paul', ce qui, je l'avoue, m'a fait peu chrétiennement tordre de rire pendant cinq bonnes minutes devant mon poste de télé. Différents théologiens de mes deux, catholiques comme protestants, avaient consenti à tremper dans cette escroquerie, sans doute contre salaire.

    Pire il faut le dire est le travail de sape du clergé démocrate-chrétien qui s'acharne à NE PAS parler de l'apocalypse et continue de bassiner ses ouailles, après les sermons sur la monarchie de droit divin, avec des sermons sur le mariage de droit divin, le coïtus interruptus à l'américaine, les syllogismes de Benoît XVI, la messe en latin... ou pas, etc. Amen.

  • Le furet du bois joli

    A chaque nouvelle exhibition de Sarkozy à la télé, j'ai l'impression qu'il porte un nouveau masque. Je suis plutôt physionomiste, pourtant je ne le remets pas, il me semble que c'est un autre ; ça doit être le fait de son embaumeur et de son préparateur physique... Pourtant, si j'apprenais que l'Elysée emploie une bonne demi-douzaine de sosies pour permettre à Sarkozy de s'échapper plus souvent en amoureux avec Carla à Disneyland ou Brégançon, je ne serais pas plus étonné que ça. 

  • Le Procès Céline

    Formule bancale de l'expert P. Alméras à propos de Louis-Ferdinand Céline dans son dernier recueil d'articles : "Ce qui fait l'écrivain Céline, c'est moins l'importance de ce qu'il dit que la façon dont il le dit, et beaucoup moins ce qu'il dit que ce qu'il a extirpé du non-dit." Qu'est-ce que c'est que ce charabia proustien ? D'autant qu'Alméras s'échine par ailleurs à prouver que Céline est un thésard raciste...

    Est-ce à dire que la littérature d'entre deux guerres est raciste mais que seul Céline ose avouer et son penchant et le mettre en équation ? Non, le vrai fossé est entre pauvres et riches, pas entre noirs et blancs, et ça Céline le sait bien, il a assez poussé sa charette et celle de sa mère pour le savoir. Céline n'est pas si différent de Marx : contre les banques juives aussi bien que les hommes d'Eglises au service des cartels, et toute la valetaille en uniforme.

    Au vrai c'est le caractère apocalyptique de la littérature moderne, quel que soit son registre, qui fait sa valeur. Et cet extrait de Céline cité par Alméras prouve que Céline comme Balzac ou Marx est apocalyptique :

    "L'Amérique, c'est Carthage en beaucoup plus brut, plus arrogant, plus pourri."

    Les points d'exclamation, les signes de ponctuation en veux-tu-en-voilà, c'est le côté maniaque de Céline, son côté Homais. Nul n'est parfait.